Contre les violences faites aux femmes.

novembre 20, 2009 par raannemari

Ce dimanche est la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. Des millions d’entre elles en sont victimes de par le monde. Violences sexuelles, verbales, physiques, etc. A cette occasion, de nombreuses actions seront organisées à travers le monde. La Belgique mettra également les femmes à l’honneur ce dimanche au travers de rassemblements et de gestes de solidarité.

A Bruxelles, Amnesty International organise un rassemblement sur la place de la Monnaie contre les viols perpétrés sur les femmes en République Démocratique du Congo (RDC). L’organisation sera présente de 11h à 13h pour sensibiliser le public à ces atrocités et faire signer une pétition contre l’impunité des violeurs.

L’asbl Actions des Femmes pour le Développement (AFEDE) organisera également lundi à Bruxelles (Arts-Loi) une marche silencieuse entre 11h et 13h pour les femmes congolaises victimes de violences sexuelles.

Campagne du « ruban blanc » organisée par des hommes

Par ailleurs, une action de sensibilisation aux violences faites aux femmes en général sera menée dans les dix zones de police de Liège: les chefs des zones seront invités à signer, en compagnie du Député provincial en Charge des Affaires sociales, les 26 et 30 novembre, la charte d’adhésion au mouvement du ruban blanc et à ensuite distribuer des pin’s de ruban blanc à leur personnel.

La campagne du ruban blanc est une action organisée par des hommes du monde entier qui cherchent à mettre fin à la violence faite aux femmes, plus particulièrement à la violence conjugale. Cette campagne est née à l’université de Montréal où, le 6 décembre 1989, un forcené tuait 14 jeunes filles en criant “Je hais les féministes”. Un groupe d’hommes bouleversés par ce massacre a lancé en 1991 la première campagne “Ruban blanc”. Cette campagne est arrivée quelques années plus tard en Europe.

Par cette campagne, des hommes ont décidé de militer contre la violence que les hommes font subir aux femmes. Par le port d’un ruban blanc, ils montrent leur engagement personnel à ne jamais commettre un acte de violence contre une femme et à ne jamais cautionner ou passer sous silence des actes de violence contre des femmes commis par d’autres hommes.

La Journée Internationale contre les violences faites aux femmes est, quant à elle, née à l’issue de la Conférence des Nations Unies sur les Femmes à Pékin en 1997. “Cette journée annuelle doit attirer l’attention sur cette problématique et rappeler aux Etats les obligations qu’ils ont prises lors de cette Conférence”, explique Françoise Guillitte de Amnesty International.

Nets progrès en Belgique

En Belgique, de nets progrès ont été opérés en la matière, “mais c’est toujours insuffisant”, estime-t-elle. “La politique de tolérance zéro, par exemple, n’est toujours pas appliquée dans tous les arrondissements judiciaires bien que la circulaire de la ministre Onkelinx d’avril 2006 le prévoyait”, déplore encore Françoise Guillitte.

Cette politique, appliquée par le parquet de Liège depuis septembre 2004, veut que toute intervention des forces de l’ordre pour des faits de violence conjugale fasse l’objet d’un procès-verbal à l’intention du parquet qui mettra en œuvre les mesures adéquates, depuis la médiation pénale jusque la délivrance d’un mandat d’arrêt dans les cas les plus graves.

http://www.rtlinfo.be/info/archive/62177/journee-contre-les-violences-faites-aux-femmes/?&archiveYear=2007

http://www.youtube.com/watch?v=6UO7uvJ-V9s

http://www.youtube.com/watch?v=4-Z0tAX2-lI

http://www.youtube.com/watch?v=-PnVct3FHm8

 

20eme anniversaire des Droits de l’enfant.

novembre 20, 2009 par raannemari

2009 correspond au 20ème anniversaire de la ratification de la convention internationale des droits de l’enfant. Approuvée à l’unanimité des États membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Article 9 : 

Droit d’être protégé contre les violences

Aucun enfant ne doit subir de violences physiques, psychologiques ou sexuelles, de négligence ou d’abandon.

Taser contre une fillette de 10 ans !

La maman a dit oui, et un policier américain a tiré un coup de pistolet Taser sur une petite fille de 10 ans recroquevillée sur le sol de sa maison, parce qu’elle refusait de prendre sa douche avant d’aller dormir.

Vernon McDaniel, le maire de la ville d’Ozark (Arkansas) a demandé une enquête indépendante sur l’utilisation d’un pistolet Taser contre une fillette de 10 ans

.http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6231

De la mère ou du policier, on se demande quel est le plus imbécile des deux !

 

Le marathon des lettres.

novembre 20, 2009 par raannemari

http://www.youtube.com/watch?v=ehKA8vi2EbE

La solidarité internationale avec les personnes dont les droits fondamentaux sont bafoués est au cœur de l’identité et de l’engagement d’Amnesty International, de ses militants et sympathisants, depuis sa création il y a bientôt 50 ans.

Le « marathon des lettres » mobilise le public en faveur de personnes en danger. cet évènement autour du 10 décembre, journée internationale des droits de l’Homme, entraîne l’envoi massif de courriers de pression aux autorités mais aussi de messages de soutien aux personnes.

Entre le 5 et le 13 décembre 2009 aura lieu la 8ème édition du Marathon des lettres, évènement mondial organisé par les militants d’Amnesty International incitant les citoyens du monde entier à se mobiliser pour d’autres personnes dont les droits sont menacés.

Dans le monde entier (du Burkina Faso à la Mongolie en passant par la France), le marathon donne l’occasion à chacun de nous, par des gestes simples et accessibles à tous, de contribuer au respect des droits humains d’autres personnes à travers le monde.

Inscrivez-vous et soyez les premiers informés de la mise en ligne des pétitions !

Nabucco.

novembre 20, 2009 par raannemari

France3 – 0h15 – 21/11        opéra de Verdi

Acte I. Jérusalem. Le temple de Salomon. Les Hébreux supplient Jéhovah de leur venir en aide face aux troupes babyloniennes. Le grand prêtre Zaccaria qui a pris en otage Fenena, la fille de Nabucco, le roi de Babylone, excite la ferveur de son peuple. Fenena sera la garantie de la paix entre hébreux et babyloniens. Mais le neveu du roi des hébreux, Ismael annonce l’avancée des troupes babyloniennes. Les hébreux sont prêts à se défendre. Ismael se retrouve seul avec Fenena: ils chantent leur amour réciproque et sont prêts à s’enfuir ensemble. Nabucco surgit dans le temple. Zaccaria menace de tuer Fenena, s’il ne capitule pas. Mais Ismael s’interpose et empêche le grand prêtre de tuer la jeune fille. Nabucco peut ainsi reprendre sous son aile sa fille, piller le temple et emprisonner les hébreux et leur meneur…

Acte II. L’impie. Nabucco, omnipotent à Babylone, désigne sa fille recouvrée, Fenena pour diriger le royaume des vainqueurs. Mais il ne sait pas qu’elle s’est convertie à la religion juive. Abigaille dévoile son appétit de puissance tout en ne cachant pas sa naissance adultérine. Alors qu’il se déclare l’égal de Dieu, Nabucco est foudroyé par le tonnerre. Il devient fou. Abigaille en profite pour prendre le pouvoir.

Acte III. La prophétie. Abigaille réalisera le voeu de Nabucco: exterminer le peuple hébreu. Sur les bords de l’Euphrate, le peuple soumis pleure la patrie lointaine (célèbre choeur “va pensiero”…). Zacaria prédit l’imminence du châtiment divin.

Acte IV. L’idôle renversée. Nabucco comprend que Fenena périra avec le peuple dont elle a épousé la foi. Le roi parvient à se resaisir et délivrer sa fille. Un miracle fait tomber la statue de Baal, le dieu des babyloniens.  Nabucco pardonne aux juifs et permet leur retour dans leur terre. Abigaille , coupable et repentante, met fin à ses jours, en implorant le pardon de Fenena.
http://www.classiquenews.com/applaudir/lire_article.aspx?article=1106&identifiant=200752132UTQG3331F2ELMANGOJ16XKS

http://www.youtube.com/watch?v=y0EAL3vXZrM

 

 

 

La mémoire aux alouettes.

novembre 20, 2009 par raannemari

La Deux – 22h45 – samedi 21/11     documentaire de P. Meyer

Toni Santocono, fils d’immigré italien, vit en Belgique. Quant à Nino Séviroli, comédien et bibliothécaire en Sicile, il a vécu en Belgique pendant quinze ans.

Ensemble, ils s’intéressent à l’immigration italienne.

A travers des images d’archives et des enquêtes menées en Italie et en Belgique, ils reviennent sur l’histoire des charbonnages, et notamment sur la catastrophe minière de Marcinelle, en 1956.

http://www.archivesolidaire.org/scripts/print.phtml?section=&object_id=31039&action=Print

 

 

Télétourisme : Magritte.

novembre 20, 2009 par raannemari

La Une – 13h40 – samedi 21/11

- Magritte : Le Musée de Jette et la maison Scutenaire On a beaucoup parlé de l’ouverture du nouveau musée Magritte, Place Royale. Savez-vous qu’il existe à Jette, commune de l’agglomération bruxelloise, un autre musée consacré au peintre surréaliste. C’est ce musée plus discret que Télétourisme visite aujourd’hui ainsi que la maison d’un grand ami du peintre, Louis Scutenaire. Un reportage de Michel Breucker – Magritte : Les innovations technologiques du Musée Magritte Le musée Magritte s’est doté d’outils de visite modernes et pédagogiques destinés à faciliter l’accès aux oeuvres du peintre. Les nouvelles technologies interactives donnent accès à des archives inédites. Télétourisme examine aujourd’hui les systèmes d’information et de diffusion des connaissances du nouveau musée. Un reportage de Michel Breucker – Magritte : Son enfance à Charleroi La maison de Magritte à Chatelet, en compagnie d’un auteur qui connait bien Magritte, surtout son enfance et son adolescence. Portrait d’un Magritte peu connu et bien différent de celui du peintre dans la maison où il y a passé quelques années Un reportage de Christophe de Neuville – Magritte : Les deux cafés de Magritte Magritte aimait boire une bière avec ses copains d’alors. A la ‘Fleur en papier doré “, en plein centre de BXL, le temple du surréalisme belge. Beaucoup de souvenirs décorent les murs du plus vieux café de BXL et c’est là qu’il a connu son premier client, qui est très célèbre. Le deuxième endroit, la Roue d’Or, près de la Bourse, où il jouait aux échecs. Chaque place dans ce restaurant porte un nom de personnage célèbre qui venait ou qui vient s’asseoir pour y manger. Au mur une fresque immense qui nous plonge dans un tableau de Magritte. Un reportage de Christophe de Neuville – Les rendez-vous de Télétourisme Avec Christophe Stefanski et Patrick Heuschen.

Le silence.

novembre 20, 2009 par raannemari

La Deux – 0h20 – vendredi 20/11       film d’Orso Millet avec Mathieu Demy, Natacha Régnier, Thierry de Peretti,

Olivier, un jeune homme d’origine corse, est l’unique témoin d’un meurtre commis par un proche de ses amis. De peur d’être exclu de la communauté, il devra tenter de garder le silence.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18373169&cfilm=53878.html

 

Vivre et mourir en Palestine.

novembre 20, 2009 par raannemari
La presse fait régulièrement état des brimades subies par la population palestinienne aux centaines de points de contrôles et barrages routiers qui parsèment la Cisjordanie occupée. Combien de fois avons-nous lu ces récits de femmes accouchant sur le bas côté de la route, de malades empêchés par les soldats israéliens d’être rapidement transférés vers une clinique ou un hôpital ? Deux réalisatrices britanniques, en transposant cette réalité dans un contexte familier, donnent à ressentir cette violence au quotidien.

http://www.youtube.com/watch?v=-zZhVekDq5Y

Après tout, ne suis-je pas un juif sioniste tout à fait ordinaire ?

novembre 19, 2009 par raannemari

Par Gilad Atmoz.

Mardi 27 octobre 2009

http://www.gilad.co.uk/writings/after-all-i-am-a-proper-zionist-jew-by-gilad-atzmon.html

Je vais vous faire une confidence : je suis un rescapé de l’Holocauste… 

Oui, je suis un rescapé. En effet, j’ai réussi à survivre à toutes ces histoires effrayantes autour de l’Holocauste : l’histoire des savonnettes (1), l’histoire des abat-jours (2), celle des camps, celle des fusillades en masse, celle des gaz (2) et celle autour des marches de la mort (3).

Je ne sais pas comment j’ai fait, mais j’ai réussi à survivre à tout ça…

En dépit de toutes ces histoires suscitant la peur, installées à dessein dans mon psychisme depuis que j’ai ouvert les yeux pour la première fois, je suis devenu un homme valide. Je suis même devenu quelqu’un qui connaît un certain succès. D’une certaine façon, contre toute attente, j’ai survécu à l’horreur ; j’ai même réussi à aimer mon voisin. Malgré tout cet endoctrinement horrifiant et traumatisant, j’ai miraculeusement réussi à maîtriser mon saxophone alto corroboratif, plutôt que les sanglots longs des violons.

De fait, j’ai d’ores et déjà décidé qu’au cas où la Reine (ou un quelconque membre de la Famille royale) envisagerait de m’anoblir, faisant de moi un « Sir » en raison de mes réalisations en matière de be-bop voire pour avoir affronté la barbarie sioniste armé de mon seul stylo, je changerais immédiatement de nom, laissant tomber Atzmon pour adopter celui de Vive, devenant ainsi le premier et unique Sir Vive [ici, jeu de mots sur : Sir Vive, se prononçant, en anglais, comme ‘survive’, c’est-à-dire : ‘survivre’…, ndt].

Par ailleurs, je suis totalement opposé au négationnisme de l’Holocauste : je dénonce très clairement ceux qui dénient les génocides en cours, au nom de l’Holocauste. La Palestine est un exemple, l’Irak en est un autre, et celui que l’on est en train de préparer en Iran est probablement trop horrifiant pour qu’on puisse y penser sans fermer les yeux.

L’holocaustisme est une religion relativement nouvelle (4). Elle est dépourvue de pitié ou de compassion ; en lieu et place, elle promet la revanche, au travers de la rétribution. Pour ses adeptes, c’est là quelque chose, quelque part, de libérateur, car cela leur permet de punir qui il leur chante, dès lors qu’ils en retirent du plaisir. Cela peut expliquer pourquoi les Israéliens ont fini par punir les Palestiniens pour des crimes perpétrés par des… Européens. Il est manifeste que cette nouvelle religion émergente n’est pas basée sur le principe : « un œil pour un œil ». De fait, ce serait plutôt : « pour un œil, des milliers et des milliers d’yeux » !

Il y a, de cela, un mois, le ministre israélien de la Défense, visitant Auschwitz, a laissé un commentaire sur le livre d’or officiel : « Un Israël puissant est à la fois la consolation et la revanche » (5). Nul ne saurait mieux résumer l’aspiration fondamentale de cette religion. La religion holocaustique ne propose aucune rédemption. C’est une manifestation brutale et sanglante de brutalité collective à l’état pur. Elle ne saurait rien résoudre, l’agression ne pouvant conduire qu’à toujours plus d’agression. Dans l’holocaustisme, il n’y a de place ni pour la paix, ni pour la grâce. C’est bien comme l’a écrit Barak : c’est effectivement dans la revanche qu’ils trouvent le réconfort.

Nier le danger que représentent la religion holocaustique et ses adeptes, c’est être complice d’un crime croissant contre l’humanité et contre toute valeur humaine possible.

Je soutiens aussi totalement le Projet National Juif. 

D’aucuns pensent qu’après deux mille ans de « diaspora phantasmatique » les juifs de la diaspora seraient fondés à revendiquer un quelconque « foyer national qui leur appartînt en propre ». Les sionistes, apparemment, le pensaient sincèrement. L’Etat juif est désormais suffisamment réaliste pour avoir fait de la totalité du Moyen-Orient une bombe à retardement. Une revue du casier judiciaire israélien, avec sa litanie de crimes contre l’humanité, au cours des six décennies écoulées, ne laisse guère d’espace à la spéculation. Nous avons affaire, ici, à une société sinistrement pathologique. Partant, autant certains d’entre nous peuvent opiner que les juifs devraient jouir d’un droit hypothétique à un territoire qui leur appartienne en propre, autant la planète Terre n’est certainement pas l’endroit idéal où installer ce machin-là.

Partant, j’exhorte la Nasa à nous rejoindre et à déployer un effort spécial afin de trouver une planète alternative convenable pour le foyer national sioniste, dans l’espace intersidéral, voire dans une autre galaxie que la nôtre. Le Projet Sioniste Galactique aurait pour conséquence immédiate le passage de la « terre promise » vers la « planète promise ». Permettez-moi de souligner avec enthousiasme qu’au lieu de rechercher « une terre sans peuple pour un peuple sans terre », ce dont nous avons besoin, en réalité, c’est d’une « lonely planet ». Il peut même s’agir d’une planète « déserte », puisqu’ils prétendent savoir comment faire fleurir les déserts… Sur une planète bien à eux, les sionistes galactiques n’auraient besoin d’opprimer personne ; ils ne nettoieraient personne ethniquement, ils n’auraient pas à enfermer la population indigène dans des camps de concentration, car il n’y aurait aucun peuple indigène dans les parages à maltraiter, à affamer, à massacrer, ni à éradiquer.

Ils n’auraient nul besoin de déverser du phosphore blanc sur leurs voisins, puisqu’il n’y aurait PAS de voisins. Je recommande hautement à la Nasa de rechercher une planète avec une attraction très peu importante, afin de que les gens puissent errer plus légèrement. Après tout, nous voulons que les nouveaux sionistes galactiques jouissent de leur projet futuriste au moins autant que les Palestiniens et bien d’autres avec eux jouiraient de leur absence.

Aussi, me voici : je suis un juif prospère, malgré tout. Je suis un rescapé, je m’oppose au négationnisme de l’Holocauste et  je soutiens l’aspiration nationale juive. Même le grand rabbin de Grande-Bretagne ne saurait en demander davantage.

(1) Le bobard des savonnettes prétendument fabriquées à partir de la graisse des juifs gazés à Auschwitz a été officiellement reconnu comme un ‘mythe’ par le musée israélien de l’Holocauste, Yad Vashem.

(2) Les abat-jours prétendument réalisé avec de la peau de suppliciés des camps de la mort est un ‘fait historique’, protégé par la loi, en Europe.

(3) Les marches de la mort sont un élément de narration historique légèrement confus. Si les nazis avaient été intéressés à annihiler la totalité de la population juive européenne, comme le suggère la narration sioniste holocaustique orthodoxe, la question de savoir ce qui les a amenés à convoyer ce qui restait des juifs européens vers leur patrie nazie en ruines, au moment précis où il était évident qu’ils étaient en train de perdre la guerre, est embarrassante. Les deux narrations, à savoir celle de l’ « anéantissement » et celle des « marches de la mort » semblent se contredire entre elles. Cette question mériterait d’être développée plus au fond. Je suggérerai simplement que les réponses raisonnables que j’ai pu lire çà ou là sont de nature à  nuire gravement à la narration sioniste de l’Holocauste.

(4) Le professeur de philosophie israélien Yeshayahu Leibowitz fut sans probablement le premier à définir l’Holocauste comme « la nouvelle religion juive ».

(5) http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3790707,00.html

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Gilad_Atzmon.271009.htm

 

Le scandale des agrocarburants dans le Sud.

novembre 19, 2009 par raannemari

Par François Houtart.

L’idée d’étendre la culture des agrocarburants dans le monde et particulièrement dans les continents du Sud est désastreuse. Elle s’inscrit dans une perspective globale de recherche de solution à la crise énergétique. De fait, dans les cinquante prochaines années, nous devrons changer de cycle, passant de l’énergie fossile se faisant de plus en plus rare à d’autres sources.


 

 
Au lieu de réduire sérieusement la consommation et d’investir massivement dans de nouvelles technologies, notamment pour l’énergie solaire, il est, à court terme, plus facile d’utiliser ce qui est immédiatement rentable, c’est-à-dire les agrocarburants et cela d’autant plus que se développe une crise financière et économique réduisant les possibilités d’investissements et exigeant des profits rapides.

Comme toujours, dans un projet capitaliste, on ignore ce que les économistes appellent les externalités, c’est-à-dire ce qui n’entre pas dans le calcul du marché, en l’occurrence, les dommages écologiques et sociaux. Pour que l’agroénergie contribue à la solution de la crise énergétique, dans une mesure de 25 à 30% de la demande, il faudra utiliser des centaines de millions d’hectares de terres arables, en majeure partie dans le Sud, car le Nord n’en dispose pas suffisamment. Il faudra également, selon des estimations prudentes, expulser au moins 60 millions de paysans de leurs terres. Le prix de ces « externalités » non payé par le capital, mais bien par la communauté et par les individus, est donc effrayant.