Territoires Palestiniens Occupés : des semences pour survivre.

By raannemari

Les agriculteurs des Territoires Palestiniens Occupés ont bien du mal à s’en sortir. A cause entre autres de la construction du Mur de séparation et de l’occupation israélienne, vendre les récoltes sur les marchés relève tout simplement de l’exploit.

Le partenaire d’Oxfam, UAWC (Union of Agricultural Workers Commitees) soutient les agriculteurs palestiniens. L’organisation développe notamment un projet d’amélioration des semences et d’accès à l’eau et aux terres cultivables.

Actions et faits.

L’organisation donne des formations aux agriculteurs pour qu’ils puissent sélectionnert les meilleures semences dans leur récolte. UAWC achète une partie de ces semences, garde une certaine quantité en stock et partage le reste entre les paysans. Ceux-ci disposent alors de semences plus résistantes, adaptées aux conditions de la région et nécessitant moins d’engrais.

90% des bénéficiaires sont des femmes qui entretiennent un petit potager.

Le projet sur les semences comprend des études sur les semences locales, la mise en place d’un centre d’information, des formations pour les agriculteurs, …

Témoignage.

Fou’ad Abu Saif, directeur de programme d’UAWC.

“De nombreux agriculteurs ont perdu des terres à cause de la construction du Mur. Dans le meilleur des cas, ils arrivent encore à rejoindre leurs champs via les portes dans le Mur. Mais pour cela ils ont besoin d’un permis de l’armée israélienne. Les portes sont la plupart du temps fermées. Elles sont généralement ouvertes le matin et le soir. En outre cultiver la terre à proximité du Mur est dangereux. L’armée et les colons israéliens harcèlent les paysans, les expulsent ou les arrêtent…”

Contexte.

Depuis le début de la construction du Mur de séparation en 2002, beaucoup d’agriculteurs ont perdu leurs terres. Le Mur a été construit à travers leurs terres et sépare les villages des terres cultivables. Les paysans ont souvent été coupés de leurs points d’eau. Le Mur et les nombreux postes de contrôle rendent la circulation des Palestiniens très ardue. Il est difficile de transporter des marchandises comme des fruits et des légumes. Les agriculteurs n’ont pas accès aux marchés et les produits perdent leur fraîcheur à cause des longues files d’attente en plein soleil aux points de passage.

Envie d’en savoir plus ? Lisez Globo “Palestine, 60 ans de dépossession, 40 ans d’occupation”‘ sur le site  www.oxfamsol.be (rubrique Médias).

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