Archive pour avril 2009

Impunité en France pour les bandes fascistes de la Défense Juive et du Bétar ?

avril 27, 2009
Interpellée en direct il y a quelques jours par une auditrice de France-Inter sur la dangerosité des groupes paramilitaires israéliens en France, le « premier flic de France », Michèle Alliot-Marie, a fait semblant de ne pas comprendre, avant que la direction de la radio ne coupe opportunément la communication téléphonique.

L’auditrice avait quand même eu le temps de mettre le ministre de l’Intérieur en face de ses responsabilités, en rappelant que les bandes de la Ligue de Défense Juive (LDJ) et du Bétar sont des bandes fascistes, agissant en toute impunité depuis trop longtemps, y compris lorsqu’un de leurs nervis poignarde un commissaire de police, comme ce fut le cas il y a quelques années.

Convaincues de bénéficier des plus hautes protections, quoi qu’elles fassent, ces bandes redoublent actuellement leurs agressions raciales, dans le cadre d’une stratégie de la tension sciemment développée par le gouvernement israélien et les divers organes et relais dont celui-ci dispose en France (ambassade, Agence Juive pour Israël, CRIF, etc.). Ivre de violence, la direction israélienne, la plus ouvertement raciste qu’ait connue Israël depuis sa fondation il y a soixante ans, encourage plus que jamais l’escalade : car s’il est bon de brûler les enfants de Gaza au phosphore, on peut bien manier la matraque et le couteau à Paris, non ?

Mercredi 22 avril, les voyous s’en sont pris à une soirée culturelle (expositions de l’artisanat palestinien, danse, musique) organisée par l’association Génération Palestine, dans les locaux associatifs du 21ter rue Voltaire, à Paris XIème arrondissement.

En l’occurrence, la bande, forte d’une vingtaine de membres casqués et armés selon les témoignages, a attaqué, des jeunes qui se rendaient, individuellement, à la soirée de solidarité avec la Palestine.

Leurs chefs ont tellement répété à ces miliciens qu’ils n’avaient rien à craindre des autorités françaises que l’attaque a eu lieu, cette fois, sous le nez des policiers déployés sur le boulevard Voltaire (proche de la rue Voltaire) pour surveiller le bon déroulement de la soirée de Génération Palestine, événement annoncé publiquement depuis plusieurs jours.

Avant que la police intervienne, une quinzaine de ces sauvages ont eu le temps de s’en prendre à deux jeunes, et de les blesser sérieusement. L’un s’est vu délivrer par l’hôpital une ITT (incapacité temporaire de travail) de 4 jours, et l’autre de 2 jours.

Seulement, cette fois, plusieurs des agresseurs (trois seulement, alors que 10 avaient été cernés par les flics) n’ont pu échapper à l’interpellation, et ont été mis en garde à vue.

Mais rapidement, sur ordre des plus hauts niveaux de la hiérarchie, comme l’ont reconnu anonymement des policiers de terrain, les jeunes agressés ont également été arrêtés, et placés eux aussi en garde à vue, histoire, pour le parquet de Paris, de pouvoir vendre à une presse complice une affaire de « rixe entre bandes rivales sur fond de tensions communautaires ».

Les trois voyous « juifs » arrêtés en flagrant délit ont finalement été mis en examen pour violences en réunion, en raison de l’appartenance raciale réelle ou supposée de leurs cibles. Opportunément, la préméditation de leurs actes, qui saute pourtant aux yeux, n’a pas été retenue à ce stade par l’appareil judiciaire.

Mais les jeunes agressés, qui, à la différence de la LDJ, avaient une raison évidente d’être présents boulevard Voltaire mercredi soir puisqu’ils se rendaient à la soirée de Génération Palestine, ont également été mis en examen, avec des qualifications identiques, alors même que, submergés par le nombre, ils ont été dans l’incapacité d’esquisser le moindre geste de défense, et encore moins de pouvoir rendre le moindre coup !

Génération Palestine a fait savoir lundi matin qu’elle allait se constituer partie civile, tout comme le CICP, gestionnaire des locaux associatifs du 21ter rue Voltaire. L’association informe également, dans un communiqué, que plusieurs des agresseurs de mercredi soir ont été reconnus, par des témoins, comme ayant participé à une autre attaque récente, celle qui a eu lieu il y a quinze jours contre le Théatre Aydar (Square Rapp, Paris VIIème), où était programmé le spectacle « Talents pour Gaza ».

Sarkozy et ses collaborateurs matraquent quotidiennement l’opinion sur ce qu’ils appellent « les bandes », et annoncent un renforcement de la législation répressive. Mais ils ont sous les yeux, avec la LDJ, une bande raciste armée. Au lieu de la dissoudre (une loi spécifique aux milices existe en France depuis plus de 70 ans, et elle a été appliquée à des groupes exerçant infiniment moins de violences que ces sionistes), ils ferment les yeux, ou se bouchent les oreilles comme Alliot-Marie à France-Inter. Ce faisant, ils prennent ouvertement le risque d’escalades meurtrières.

http://www.dailymotion.com/video/x27be3_victime-du-betar-et-ldj_news

http://video.google.com/videoplay?docid=-4387451248571002391

http://www.bladi.net/forum/81633-betar-vacances-militaires-frais-secu/

http://www.geostrategie.com/cogit_content/verbatim/UnancienduBetarparle.shtml

 

RSA : nucléaire rien à signaler.

avril 27, 2009

La Une – 22h25 – lundi 27/4    documentaire d’Alain de Halleux (2009)

RAS. Chacun connaît le sens de ces trois lettres en jargon accéléré : RAS pour “rien à signaler”. Dans l’industrie nucléaire, ces trois lettres sanctionnent les rapports très réguliers des inspecteurs. “RAS” signifie donc qu’aucun incident nucléaire n’est  à signaler.

Cela, c’est pour la théorie. L’étonnant documentaire d’Alain de Halleux, RAS, nucléaire rien à signaler, diffusé en cette époque où l’on commémore traditionnellement la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), montre une réalité moins connue de la polémique nucléaire. Sans le moindre alarmisme ni catastrophisme, il indique le degré d’inquiétude du personnel des centrales nucléaires qui ont cette impression que la sécurité est de moins en moins la priorité des autorités nucléaires. “En fait, explique une spécialiste, le nucléaire est passé d’une logique du service public dont le but était de fournir de l’énergie à tout le monde à une logique privée où le seul but est de faire du fric.”

Dans ce contexte, ce film met en lumière une réalité peu connue : la sous-traitance, par les fournisseurs d’énergie de type Electrabel/EDF/Suez. “Il y a un paradoxe intolérable, dit Michel Lallier, du haut comité à la Transparence, qui réside dans le fait qu’une industrie qui utilise les plus hautes technologies génère un prolétariat sous-rémunéré.”

Statistiquement, on parle d’un risque d’accident sérieux tous les 100.000 ans. La question est donc moins dans le risque d’un nouveau Tchernobyl que dans le quotidien des 440 réacteurs (dont la moitié en Europe).

Dans nos pays 8O% du travail de maintenance est confié à des sous-traitants. Autrement dit : ce sont eux qui prennent les vrais risques d’irradiation et de contamination, pour un salaire extrêmement faible et sans être reconnus comme “travailleurs du nucléaire” (ils n’entrent donc pas dans les statistiques des accidents de travail).

Certains décrivent ainsi leur travail au coeur des réacteurs. Mais le plus étonnant, révèle le documentaire, c’est que même le personnel salarié des centrales ignore souvent l’existence de ceux qu’on appelle “les nomades du nucléaires”.

D’autres brisent la langue de bois : “On nous demande de signer RAS même s’il y a un défaut. Nous, nous déclarons une fissure. On nous répond “ Vous n’allez pas nous faire chier, faites pas les cons, on n’a pas le temps. Ce n’est pas une fissure, c’est une rayure.” Et la  plupart acceptent de mettre RAS au bout de leur rapport !”

(Jean-François Lauwens – Le Soir 27/4)

Les incidents nucléaires connus de 1960 à nos jours : http://www.echoslogiques.com/incidents%20nucleaires.php

En 2008 : http://nucleaire-nonmerci.net/actualite/risque-nucleaire-europe.html

http://www.dailymotion.com/video/x8upzk_edf-rend-visite-a-greenpeace-authen_news

L’Orchestre royal de chambre de Wallonie à Flagey.

avril 27, 2009

La Deux – 22h55 – lundi 27/4

Direction : Augustin Demay. Avec Maria Joao Pires, Pavel Gomziakov,

Après un demi-siècle d’existence, L’Orchestre royal de chambre de Wallonie ne montre aucun signe d’essoufflement. Au contraire, tout en continuant  à jouer un rôle prépondérant dans la vie musicale de sa ville de Mons et dans toute la Belgique, l’orchestre élargit ses ambitions en se tournant vers des scènes internationales.

http://www.youtube.com/watch?v=WYVarRQavag

Symphonie N° 9 de Mahler.

avril 27, 2009

France 2 – 0h25 – lundi 27/4

Concert enregistré à la salle Pleyel à Paris, le 18 février 2009, avec Philippe Aïche (violon solo).

http://www.youtube.com/watch?v=BjuWwc-H4IY

Balkan Soul & Gypsy Blues.

avril 27, 2009

ARTE – 22h35 – lundi 27/4    documentaire d’Alexander Carlo Stenzel

Ils chantent la mélancolie, le bonheur de vivre, les drames de l’amour… Balade à travers l’Europe du Sud-Est, à la découverte du son des Balkans.

Pendant de longues années, les musiciens des Balkans ont été coupés du monde derrière le rideau de fer. En Occident, la musique rom était, au mieux, considérée comme de la “musique de gitans” sentimentale, venue d’Espagne ou de Hongrie. C’est à partir des années 1990, grâce aux émigrants, que le son des Balkans a conquis le monde entier. Alexander Carlo Stenzel est parti à la découverte de cette musique bien vivante, entre orchestrations tonitruantes et mélodies proches du blues. Parmi les artistes rencontrés : le célèbre Taraf de Haïdouks, qui électrise le public par l’impétuosité de ses violons, la fanfare Ciocarlia, la charismatique chanteuse Esma Redzepova, surnommée “la reine des tziganes”, et le gypsy punk d’Eugene Hütz, le leader de Gogol Bordello, qui a séduit la génération MTV.
Rediffusions :
28.04.2009 à 05:55
03.05.2009 à 06:00
www.arte.tv

http://www.dailymotion.com/video/x2xzsu_latcho-drom-taraf-de-haidouks_music

http://www.dailymotion.com/video/x24f6n_gogol-bordello-not-a-crime-clip_music

 

Le cuirassé Potemkine.

avril 27, 2009

ARTE – 23h30 – lundi 27/4    film de Sergeï Eisenstein avec  Alexander Antonow, Alexander Ljowschin, Grigori Alexandrow, Michail Gornorow, Wladimir Barskij

À (re)découvrir en version restaurée et non censurée, la révolte d’Odessa en 1905 telle qu’immortalisée par Eisenstein. Monumental, lyrique et toujours révolutionnaire !

En juin 1905, dans le port d’Odessa, les marins du cuirassé Potemkine, qui reviennent de la guerre du Japon, se mutinent, poussés à bout par la viande avariée des rations. Rejoints par une partie des officiers, ils jettent les autres par-dessus bord. La population de la ville, enthousiaste, se mobilise pour leur porter des vivres. Mais la répression tsariste est en marche…

Plus grand que nature
Commandé à Eisenstein par les autorités soviétiques pour le vingtième anniversaire de la révolution de 1905, ce film va devenir l’un de ses plus fameux chefs-d’oeuvre, l’un des plus censurés aussi, y compris dans son pays, pour être parvenu à exalter la révolte des humbles avec trop de puissance. Cette restauration lui restitue la splendeur des origines, avec un souffle révolutionnaire intact, notamment dans la séquence la plus célèbre de l’histoire du cinéma – le landau dévalant les escaliers du port tandis que la mère agonise lentement sous les balles tsaristes -, à découvrir ce soir dans son intégralité. Car outre un préambule écrit par Trotski, évidemment soigneusement supprimé par ses successeurs, et les sous-titres originaux, les restaurateurs, sous la direction d’Enno Palatas, ont exhumé des oubliettes de l’ex-URSS plusieurs plans coupés et restés jusque-là inconnus. À noter que lesdits escaliers sont en réalité tout petits, et que les massacres de civils qui ont suivi la mutinerie du Potemkine ont eu lieu ailleurs dans la ville. Mais c’est la version d’Eisenstein qui a triomphé dans l’imaginaire du monde entier, comme la prise du Palais d’hiver faussement spectaculaire par lui orchestrée dans Octobre.
Rediffusions :
17.05.2009 à 03:00
www.arte.tv

http://www.dailymotion.com/video/x4kx0n_cuirasse-pont_shortfilms

http://www.dailymotion.com/video/xkku7_jean-ferrat-potemkine-palmares-1966

 

“Tel Aviv beach” au bord du canal du Danube.

avril 26, 2009
Mobilisation générale : Le maire de Vienne (Häupl, socialiste) a donné l’autorisation à la chambre de commerce israelienne pour la création d’un “Tel Aviv Beach” au bord du canal du Danube, qui passe par le centre ville, pour célébrer les 100 ans de Tel Aviv !

L’initiative “Gaza muss leben” (Gaza doit vivre) qui regroupe pratiquement toutes les organisations pro-palestiniennes (Femmes en noir, les anti-imperialistes AIK, les organisations musulmanes,…) nous informe qu’elle a bien l’intention de pourrir la vie à cette initiative obscène pendant tout l’été à venir, et nous appelle à l’aide.

De nombreuses actions sont prévues, nous informent nos amis autrichiens : de la distribution de tracts (lire ci-dessous) à l’installation d’un camion de l’armée autrichienne sur le canal, décoré avec de grandes affiches montrant les horreurs de l’attaque de Gaza, et transformé en “prison”, en passant par des projections de films et des effets “sonores”, pour rappeler que la population de Gaza a été — et reste— terrorisée par le bruit des bombardements et des bombes assourdissantes larguées depuis des années dans le ciel de Gaza.

Intitulé de cette opération : Coup de soleil à Tel Aviv – Coup de canon à Gaza

Tract :

Massacres à la plage de Gaza ! Bronzage à la plage de Tel Aviv !

Pendant que les Palestiniens sont massacrés dans la Bande de Gaza, les Israéliens fêtent les 100 ans de la ville de Tel Aviv. A cette occasion, un « Tel Aviv Beach » sera installé au bord du Canal du Danube (Donaukanal) qui longe le centre est de la ville de Vienne.

Nous voulons exprimer notre indignation face à cette ” plage de la culture israélienne”, en la confrontant pendant tout l’été 2009 avec la réalité de leurs massacres des Palestiniens. La Plage de Gaza, où le sang palestinien a coloré le sable et la mer en rouge, n’est qu’à quelques kilomètres de Tel Aviv.

Tous à l’inauguration de la plage obscène le dimanche 10 mai prochain à 16 heures sur le Canal du Danube. Métro : Schottenring www.gazamussleben.at

Nos amis autrichiens nous appellent à venir les épauler, pendant tout l’été, pour animer avec eux la nouvelle “plage” ! Montrons notre détermination à tous les collabos du terrorisme d’Etat israélien !

http://www.europalestine.com/spip.php?article4051

 

Le temps d’un week-end.

avril 26, 2009

ARTE – 20h45 – dimanche 26/4    film de Martin Brest avec Al Pacino, Chris O’Donnel, James Rebhorn

À New York, un étudiant sert de guide à un aveugle dans sa tournée des grands ducs. Avec Al Pacino à contre-emploi, extraordinaire.

Frank Slade, lieutenant-colonel à la retraite, aveugle et extravagant, a décidé d’en finir avec la vie. Il veut s’offrir une ultime virée dans les plus grands hôtels new-yorkais. Mais pour ce baroud d’honneur, l’ancien officier a besoin d’un guide. Il le trouve en la personne de Charlie Simms, étudiant désargenté, naïf et docile à souhait. Entre ces deux hommes que tout sépare, une amitié va naître, inattendue…
Rediffusions :
27.04.2009 à 14:45
www.arte.tv

En reprenant le rôle autrefois joué par Vittorio Gassman dans “Parfum de femme”, de Dino Risi, Al Pacino a décroché l’Oscar du meilleur acteur.

http://www.youtube.com/watch?v=1f3F0CikZmk

 

Le 26 avril 1986 : la catastrophe de Tchernobyl !

avril 25, 2009

Paris, France — 18/04/2006 – Greenpeace publie aujourd’hui un rapport inédit et réalisé par 60 scientifiques du Bélarus, d’Ukraine et de Russie, qui démontre que l’impact sanitaire de la catastrophe de Tchernobyl a été largement sous-estimé par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Même si des incertitudes subsistent concernant l’ampleur exacte des conséquences de Tchernobyl, le rapport conclut que 200 000 décès dus à la catastrophe ont déjà été constatés ces quinze dernières années en Russie, au Bélarus et en Ukraine. Le rapport indique de plus, qu’à l’avenir plus d’un quart de million de cancers, dont près de 100 000 cancers mortels, découleront de la catastrophe.

Ces chiffres prouvent que le bilan mis en avant par l’AIEA, qui table sur 4.000 décès, représente une minimisation grossière de l’étendue des souffrances provoquées par Tchernobyl.  « Vingt ans après la catastrophe, le mensonge nucléaire perdure à l’international comme en France. La volonté de l’industrie nucléaire de cacher ses impacts comme les conséquences de Tchernobyl, ou encore la question des déchets nucléaires en présentant l’enfouissement comme une solution, a pour but de servir ces desseins de renaissance » déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. Greenpeace estime qu’il est temps de tourner la page du nucléaire et de construire une autre politique énergétique, axée sur la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Basées sur les statistiques nationales du Bélarus en matière de cancers, les données contenues dans le rapport (1) prévoient environ 270.000 cancers supplémentaires provoqués par Tchernobyl, dont 93.000 cancers mortels (2). Le rapport conclut aussi, sur la base des données démographiques que, durant les 15 dernières années, 60 000 personnes sont mortes en Russie, et estime qu’au total le nombre de morts pourrait atteindre 140 000 victimes supplémentaires en Ukraine et au Belarus (3).

Le rapport se penche également sur les autres impacts sanitaires de Tchernobyl et conclut que la radioactivité relâchée par l’accident a des effets dévastateurs sur les survivants: entre autres, des dommages aux systèmes immunitaires et endocriniens, un vieillissement accéléré, une augmentation des déformations chez les foetus et enfants, des aberrations au niveau des chromosomes, ainsi que des maladies cardio-vasculaires, sanguines et psychologiques. Même si des incertitudes demeurent concernant l’ampleur exacte des conséquences de Tchernobyl, des preuves irréfutables montrent que l’accident a eu un impact important sur la santé de millions de personnes habitant une grande partie de la planète.

Au-delà de l’impact direct des radiations, la santé des habitants de l’Ukraine, du Bélarus et de la Russie a également été affectée par de graves perturbations aux niveaux social et économique, suite à l’augmentation du coût du système de soins de santé, la perte de terres agricoles, le déplacement forcé d’environ 300.000 personnes, une force de travail affaiblie ou encore la crise économique qui a suivi la catastrophe.

Ces conclusions contrastent fortement avec les affirmations de l’AIEA (4).  En avançant le chiffre de 4.000 cancers mortels sans spécifier que ce chiffre a trait à un groupe restreint de personnes (les 600.000 ‘liquidateurs’ et les personnes relocalisées suite à l’accident, alors qu’au moins deux milliards de personnes ont été touchées par les retombées radioactives), l’AIEA tente de minimiser le coût humain de la catastrophe de Tchernobyl. L’AIEA a aussi omis de se pencher sur les impact autres que ceux liés aux cancers et a tenté d’expliquer ceux-ci par une « radiophobie » généralisée.

« Il est regrettable que l’impact du plus grave accident nucléaire soit ainsi minimisé par l’AIEA, souligne Ivan Blokov, chargé de campagne Energie du bureau russe de Greenpeace. Un tel déni des implications réelles est non seulement insultant pour les milliers de victimes, mais remet également en question le mandat même de l’AIEA. Comment, en effet, peut elle prétendre au rôle de gendarme nucléaire mondial si elle ne peut même pas admettre que le nucléaire a anéanti la vie de tant de personnes? »

Notes:
(1)    Le rapport ‘The Chernobyl Catastrophe – Consequences on Human Health’, est disponible à l’adresse: http://www.greenpeace.org/france/press/reports/impact-sanitaire-tchernobyl
Le résumé est téléchargeable à l’adresse: http://www.greenpeace.org/france/press/reports/impact-sanitaire-tchernobyl-fr
(2)    L’agenda des événements sur la commémoration de la catrastrophe de Tchernobyl est consultable en ligne à l’adresse: http://www.greenpeace.org/france/agenda
(3)    Joint Institute of Power and Nuclear Research, Académie nationale des Sciences du Bélarus, Dr.Michail V.Malko, chercheur principal.
(4)    Centre of the Independent Environment Assessment, Académie des sciences de Russie, Dr. Veniamin Khudoley (et al.).
(5)    Communiqué de presse du 5 septembre 2005.
(6)    L’exemple le plus préoccupant en date est celui du réacteur David Besse, aux Etats-Unis.  Malgré les contrôles réguliers, des fissures n’y ont été découvertes qu’après une dizaine d’années, et on a frôlé l’accident  grave.  

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/estimations.html

La ville Louvre.

avril 25, 2009

ARTE – 23h20 – samedi 25/4     documentaire de Nicolas Philibert

À l’occasion du grand réaménagement du Louvre à la fin des années 80, Nicolas Philibert (Être et avoir) a filmé le ballet des oeuvres et des hommes. Un hommage émouvant et insolite à tous les artisans de l’art.

Derrière une petite porte de la réserve, des oeuvres se dévoilent dans le rond de lumière d’une lampe de poche. Bientôt, elles seront accrochées aux murs des nouvelles salles. Les oeuvres – sculptures, peintures – et les hommes – techniciens, restaurateurs – ont déjà entamé leur ballet : dans la cour, une grue soulève une immense toile représentant une femme aux mains jointes ; à l’intérieur, les peintres rafraîchissent les murs, les restaurateurs travaillent dans leur atelier, les oeuvres se déplacent le long des couloirs ; deux conservateurs organisent les nouveaux accrochages, des employés reçoivent une formation de secourisme…

Des oeuvres et des hommes
Histoire secrète, insolite et émouvante d’un lieu qui se réorganise, La ville Louvre révèle déjà tout le style de Nicolas Philibert, notamment son sens du cadre et de la situation, de la narration et des personnages. Ici, ce sont moins les oeuvres qui l’intéressent que le rapport que le personnel du Louvre entretient avec elles. En introduisant une caméra mobile et très vive au coeur de l’agitation fébrile du grand réaménagement, Nicolas Philibert rend hommage aux “artisans” de l’art, qu’ils soient conservateurs ou ouvriers. Il privilégie l’émotion mais aussi les situations cocasses nées du contraste entre la trivialité des moyens utilisés et la beauté immortelle des oeuvres. Des moments où le quotidien se mêle à l’exceptionnel, le prosaïque au sublime. Par exemple lorsqu’une sculpture noire aux yeux perçants est transportée tel un supplicié au bout d’un Fenwick ; quand un peintre en bâtiment repeint une plinthe au pied d’un tableau ; ou lorsqu’une jeune fille tire au pistolet en plein musée pour tester l’acoustique.
Rediffusions :
04.05.2009 à 03:00
10.05.2009 à 03:00
www.arte.tv

http://www.dailymotion.com/video/xyqo6_louvre-la-visite_events

 


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