Archive pour avril 2009

B…. comme Babylone.

avril 25, 2009

ARTE – 21h35 – samedi 25/4      documentaire de Bernard George

Une plongée parmi les trésors de la première grande capitale mondiale, à la fois ville maudite et berceau d’une civilisation fascinante, disparue il y a 3 000 ans.

Salam Jawad, jeune iconographe d’origine irakienne, collecte des objets babyloniens afin de concevoir une encyclopédie en ligne. En sa compagnie, nous rencontrons quelques-uns des spécialistes qui ont pu explorer le site de la ville disparue, aujourd’hui inaccessible, comme Béatrice André-Salvini du musée du Louvre, l’une des rares personnes au monde à lire le babylonien “dans le texte”, ou Joachim Marzahn, à Berlin, qui nous invitent à un formidable voyage dans le temps. Grâce à leurs explications, nous pouvons admirer de près les trésors retrouvés de la cité mésopotamienne, depuis les splendides figurines miniatures jusqu’aux premières tablettes en argile témoignant de l’écriture cunéiforme.

Un nom qui fait rêver
La cité de Babylone est née en Mésopotamie il y a près de 5 000 ans. Disparue deux millénaires plus tard, elle fut seulement redécouverte à l’orée du XXe siècle. La célèbre porte d’Ishtar, exhumée en 1898 puis transportée pierre par pierre et reconstruite au Pergamon Museum de Berlin, de même que le code d’Hammurabi, conservé au musée du Louvre, ou les fameuses tablettes en argile couvertes de cunéiforme, sont autant de signes de la grandeur de cette civilisation. Son histoire à travers les siècles est celle d’un mouvement perpétuel qui oscille entre destruction et reconstruction. À l’image de la tour de Babel, symbolisant aussi bien l’aspiration à l’unité que l’orgueil démesuré des hommes, Babylone, présentée dans la Bible comme l’anti-Jérusalem, a longtemps été source d’attirance et d’effroi… Reconstruite par Saddam Hussein puis investie par une base militaire américaine lors de la guerre en Irak, elle continue de faire rêver.
Rediffusions :
29.04.2009 à 05:00
11.05.2009 à 05:00
www.arte.tv

 

A la recherche du roi Gilgamesh.

avril 25, 2009

ARTE – 20h45- samedi 25/4     documentaire de Peter Moers et Franck Papenbrook

L’épopée de Gilgamesh, considérée comme le plus ancien récit de l’humanité, suscite nombre de questions sur ses origines. Histoire ou mythe ?

L’épopée de Gilgamesh, oeuvre attribuée à Sin-Leqe-Unnini et comprenant 3 000 vers rédigés en écriture cunéiforme sur douze tablettes d’argile il y a près de 3 200 ans, raconte les exploits du roi sumérien Gilgamesh, personnage brutal et impétueux, vivant dans la démesure et le luxe. Qu’il ait vraiment existé et régné sur Uruk, en Mésopotamie, n’a pas été jusqu’ici démontré. Mais de nouveaux fragments de tablettes ont récemment été découverts, et avec eux autant d’indices. À quoi s’ajoute la mise au jour récente du site d’Uruk par des archéologues allemands. L’épopée décrit le voyage initiatique du roi, accompagné de son alter ego Enkidu. Ce dernier meurt, et Gilgamesh, au désespoir, part à la recherche du secret de l’immortalité avant de comprendre qu’il n’est pas dans la nature de l’homme de braver la mort. Assagi, le roi retourne à Uruk où il bâtit un immense rempart pour garantir la prospérité et la paix dans la ville. Aujourd’hui, des recherches archéologiques, présentées dans le film, ont mis au jour les ruines de cet ancien rempart. On verra aussi renaître Uruk, la première métropole du monde, grâce aux images de synthèse, alors que des scènes de fiction font revivre la cour de Gilgamesh, les différents épisodes de son épopée ainsi que les grands moments des fouilles, comme la découverte par l’archéologue britannique Henry Layard, en 1872, à Ninive, des premières tablettes d’argile mentionnant le Déluge – ce qui avait fait sensation à l’époque. Une (en)quête passionnante, entre mythe et histoire.
Rediffusions :
12.05.2009 à 05:00
www.arte.tv

 

Le bon, la brute et le truand.

avril 25, 2009

AB3 – 20h30 – samedi 25/4   film de Sergio Leone avec Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef,

En pleine guerre de Sécession, trois crapules prétendument associées en affaires s’affrontent sans merci pour s’approprier un fabuleux magot.

Un bon vieux western spaghetti, de la meilleure veine qui soit, signé Sergio Leone évidemment, avec un casting en or.

http://www.youtube.com/watch?v=phItHsHEu1w

Décès du comédien et humoriste Bernard Haller.

avril 24, 2009

Pollux, le chien du Manège enchanté a perdu sa voix. http://www.dailymotion.com/video/x4969s_le-manege-enchante-le-sidecar-de-po_fun

L’humoriste et comédien suisse Bernard Haller est décédé vendredi matin à Genève des suites d’un problème pulmonaire. Il avait 75 ans. Il alternait depuis 50 ans une carrière entre spectacles solos, théâtre, cinéma et télévision.

 

Il se disait «mélancomique», Bernard Haller s’est éteint vendredi à Genève, à l’âge de 75 ans. Le Genevois a fait carrière en France. Cet humoriste était aussi metteur en scène et comédien. Il a même travaillé dans un cirque et tâté du roman-photo.

L’homme aux cent visages

«Je suis en train de construire l’échelle qui va me mener à mes 80 balais. Et croyez-moi, je vais monter chacun des échelons à la vitesse de l’escargot!», confiait l’artiste lors d’un entretien accordé à l’ATS à l’occasion de son 70e anniversaire.

«J’aime toutes les facettes du spectacle, la diversité de ce métier, surprendre, être surpris…», avait-il raconté. Volontiers espiègle, il confiait: «Je fête Noël le 3 février! Février est un mois sinistre et le 3 une date épatante! Vous pouvez choisir vos cadeaux sans problème dans les magasins.»

Sur scène, cet homme aux cent visages accompagnait ses mimiques d’intonations désopilantes. Ce jongleur de mots avait le talent de pouvoir faire rire ses spectateurs aux éclats puis de leur nouer la gorge l’instant d’après.

Fin observateur du genre humain, Bernard Haller brodait souvent ses textes sur le thème de l’échec ou de la mort. Il réussissait toutefois à rendre ses observations savoureuses en y mêlant habilement sagesse populaire et dérision.

La suite : http://info.rsr.ch/fr/news/Le_melancomique_Bernard_Haller_n_est_plus.html?siteSect=2010&sid=10613590&cKey=1240575660000

 http://www.dailymotion.com/video/x8ieqo_le-concertiste-bernard-haller_fun

 http://archives.tsr.ch/player/invite-haller

 

Festival de la soupe.

avril 24, 2009

Ce samedi 25 avril, place Reine Elisabeth, aux Vennes, à Liège.

L’occasion de déguster des soupes du monde entier (50 centimes la tasse) entre 16h et 20h.

Une initiative du comité de quartier.

Lutins mutins pour la sauvegarde de la planète.

avril 23, 2009

Nous sommes tous les réfugiés d’une immense catastrophe écologique d’amplitude planétaire dont les déferlantes mettent la biosphère à l’agonie, inexorablement: désertification, érosion des sols, déforestation, perte de la biodiversité, raréfaction de l’eau douce, pollution des nappes phréatiques, archi-contamination des organismes humains et animaux par les polluants chimiques, etc, etc. Le Titanic Agricole est en train de sombrer et il entraîne toute la biosphère dans son naufrage.

Eu égard au fait que:

- l’agro-chimie a empoisonné les sols, les eaux, l’air et les aliments issus de son agriculture mortifère; laquelle agriculture mortifère fait la fortune des multinationales de la chimie. Avec la complicité des Etats Occidentaux.

- l’agro-chimie a confisqué le vivant (brevets, biopiratage, vol des ressources génétiques cloisonnées dans des “banques” de semences non accessibles aux peuples); laquelle confiscation fait la fortune des multinationales de la semence. Avec la complicité des Etats Occidentaux.

- toute la recherche agronomique, depuis un siècle, a été orientée vers la création de marchés captifs (hybrides F1, clones et chimères transgéniques), vers la promotion de l’agriculture de synthèse (avec des variétés ne “fonctionnant” qu’avec le “package” des intrants de la chimie), vers la promotion de systèmes d’irrigation intensive et surtout vers la création, depuis 1905, de variétés agricoles hautement susceptibles, à dessein, à de nombreuses pathologies (voir les travaux de l’agronome Canadien Raoul Robinson “Return to Resistance”); lesquelles variétés débiles font la fortune de la mafia des pesticideurs. Avec la complicité des Etats Occidentaux et des organismes de “recherche publique” tels que l’INRA (si l’on considère, du moins, les directives qui ont présidé à ses activités depuis sa création car il existe, bien sûr, une minorité d’insoumis dans toutes les structures, fussent-elles d’Etat).

- la grande majorité des variétés agricoles modernes pompeuses d’eau, pompeuses d’intrants de synthèse, et pompeuses de pesticides, produisent non seulement des aliments toxiques (qui, générant cancers et autres pathologies, font la fortune des industries pharmaceutiques) mais aussi, de par une sélection variétale inconsidérée, produisent des aliments déficients en éléments nutritionnels; lesquelles variétés déficientes, par ricochet, engendrent la fortune des industries de compléments alimentaires qui, sous l’égide du Codex Alimentarius, vont se retrouver sous la coupe des multinationales de la pharmacie, “protection” du consommateur oblige. D’où l’équation: agronomie moderne= malnutrition + poison. Pour plus d’informations voir, par exemple, l’étude réalisée par l’USDA et l’Université du Texas, portant sur plusieurs décennies et 43 espèces potagères.

- le machiavélisme des multinationales de la semence va jusqu’à proposer des variétés résistantes au “réchauffement climatique”, aux bouleversements du même acabit et à la sécheresse après avoir détruit ou confisqué la grande majorité des ressources génétiques traditionnelles et résilientes. (Les “agronomes” après avoir réalisé la prouesse de transformer le maïs, plante C 4 et résistante à la sécheresse, en une chimère assoiffée d’eau qui en nécessite de 1000 à 1500 litres pour produire 1 kilo de grain sec, nous proposent leur nouvelles variétés trafiquées pour résister, prétendument, à la raréfaction de l’eau!).

- l’agriculture biologique est officiellement et légalement contaminée par les chimères génétiques.

- malgré les “promesses” de l’Etat (une pratique politique permettant aux démocraties déliquescentes de perdurer pendant des dizaines d’années) pour limiter les pesticides dans l’agriculture, tout est fait pour ne rien faire et cela fait des années que le cirque perdure: les extraits fermentés ne sont toujours pas “libérés” à l’usage des jardiniers (ou des paysans d’ailleurs).

- les premières vagues des tsunamis alimentaires sont déjà là, en train de remodeler les territoires et de provoquer encore plus de souffrances.

- ce sont les mêmes multinationales qui contrôlent la semence, l’agro-chimie, les pesticides, la pharmacie, les compléments alimentaires…

- il aura fallu à la société Occidentale deux siècles, seulement, d’agriculture intensive et d’industrialisation pour saccager la biosphère.

Des petits Kokopellis à l’assaut du Nécro-Codex

Le Codex Alimentarius, que les multinationales de la chimie, de la pharmacie et de l’agro-alimentaire nous mijotent depuis des dizaines d’années, est presqu’à point. Et personne ne soulève une quelconque objection! Inspirés par notre mentor Jean-Pierre Berlan, nous avions osé, au printemps 2007, le néologisme “nécro-carburant” qui avait alors abondamment circulé sur la toile, pour caractériser la gigantesque arnaque des agro-carburants. En ce printemps 2009, pouvons-nous oser le néologisme “Nécro-Codex”? Car c’est bien de cela qu’il s’agit: c’est un Codex Mortiferus et non point Alimentarius, qui va sonner le glas des quelques dernières libertés que les maîtres des multinationales ont laissées à leurs peuples esclaves. Et les lutins mutins de nous souffler à l’oreille que ce codex pourrait se manifester sous de nombreux avatars Pan-Européens! (nous donner des berlues: un berluscodex, susurre un petit lutin latin; générer un Système d’Asservissement des Races: un …, chuchote un autre lutin très mutin, censuré; et pourquoi pas un Kokodex, s’exclame un lutin hutin!).

L’entonnoir qui fut le symbole de la démence d’une certaine gouvernance durant les années mutines de l’ancêtre Grenelle, ne pourrait-il pas être le symbole du “Nécro-Codex”? L’entonnoir génétique, tout d’abord, symbole du rétrécissement génétique des espèces alimentaires et de la diversité variétale au sein des espèces, et l’entonnoir à gavage, ensuite, symbole du mépris affiché des multinationales vis à vis des peuples qu’ils empoisonnent avec de la nourriture frelatée génératrice d’obésité épidémique.

Le Codex Alimentarius est le système qui va nous pourrir la Vie à la solde de leur ancien Nouvel Ordre Mondial, de leur nouvelle “Alliance globale pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition” (prônée par le MOMA, et autres groupuscules du terrorisme alimentaire) et de leur “New Deal Ecologique Mondial” prôné par l’ONU, le “machin” à la solde des grandes puissances dont l’impuissance à limiter les bombes, que les populations civiles se prennent sur la tête, sera sûrement à la mesure de son impuissance à limiter les Autorités dans leur inclination à imposer, aux peuples, un nouveau totalitarisme mondial, fût-il écologique.


Mutins, Lutins, dans les Jardins

Les chasseurs-cueilleurs ont vécu sur cette planète pendant un million d’années, (et peut-être même plus, pour ce que l’on en sache).

Il existe sur cette planète des milliers et peut-être même des dizaines de milliers de plantes alimentaires et médicinales.

L’agriculture a perduré pendant 10 ou 15 000 ans, (pour ce que l’on en sache), et les paysans, les paysannes, les jardiniers et les jardinières, ont créé, à partir de ces plantes sauvages alimentaires, des centaines de milliers de variétés de blés, de maïs, de riz, de tomates, de piments, de pommes de terre, etc. Sans agronomes, sans techniciens agricoles, sans le GNIS, sans l’INRA, sans la DGAL, sans l’AFSSA, sans les Chambres d’Agriculture, sans Unigrain, sans le Crédit Agricole, sans le Cirad, sans le Cemagref, sans l’Agence Bio, etc, etc…. (il en existe des dizaines et des dizaines…).

Eu égard à tous ces faits, et dans un optimisme béat vis à vis du génie potentiel de l’humanité d’oeuvrer en co-évolution avec la Terre-Mère, l’Association Kokopelli a l’extrême plaisir, en toute coquinerie et mutinerie, de lancer sa nouvelle campagne Lutins, Mutins, dans les Jardins. Polleniseurs, Humuseurs et Convivialité.

C’est tout un programme, nous en convenons, mais après 17 ans de dur labeur, d’embûches, de tracasseries, de procès, le moment est venu pour nous de promouvoir du jardinage ludique. Et chez certains peuples premiers, Kokopelli, le Troubadour, le Dissident, l’Hérétique, n’est-il pas aussi le “Magister Ludi”, telle la cigale mythologique des Hopis?

L’Association Kokopelli invite donc les jardiniers, les maraîchers, les paysans (et par dizaines de milliers, pourquoi pas: plus on est de lutins, plus on rie) à se mutiner et à jouer dans les jardins. Imaginons (ainsi que nous le suggérait un jour un petit lutin des Editions du Souffle d’Or) ce qu’il adviendrait du discours de certaine gente politique dont les individus composant les audiences, un par un, éclateraient de rire à gorge déployée et quitteraient la salle en toute hilarité. Laissons cette gente, en effet, à ses berludondaines!

- Les Autorités interdisent les variétés anciennes: disséminons-les par le don et l’échange.

- Les Autorités interdisent certaines plantes médicinales: faisons-les croître dans les jardins.

- Les Autorités interdisent les extraits fermentés, ou toute information les concernant: faisons circuler les recettes dans tous les foyers et faisons circuler les ressources génétiques (consoudes, orties, prêles…) nécessaires à leur élaboration.

Les Autorités, et leurs polices végétales, n’auront jamais la capacité de contrôler, de légiférer, de codifier, d’espionner des dizaines de milliers de jardins et autant de lutins à l’humus facétieux.

Disséminons des mutineries ludiques dans tous les jardins. Multiplions les territoires d’insoumission. Faites l’Humus et pas la guerre!! Face à la grisaille de la mitraille verbale des bouffons pathétiques, soyons des Humuseurs fertiles, colorés et biodiversifiés.

D’ailleurs, n’est-ce pas ce qu’évoque notre ami poète, agro-écologiste et vice-président de Kokopelli, Pierre Rabhi, lorsqu’il imagine des “Oasis en tous lieux” inspirées par “l’Insurrection des Consciences”?

- C’est dans cet esprit que nous avons décidé d’inviter Tom Wagner en France, un créateur génial de centaines de variétés de tomates et de pommes de terre, afin d’animer un cycle de formations (et de distribuer des ressources génétiques à un très vaste réseau).

- C’est dans cet esprit que nous souhaitons disséminer des variétés de céréales annuelles et introduire, même, des variétés de céréales vivaces, dont la pérennité et la résilience en font des plantes de biomasse par excellence, à l’usage de la fertilité humique.

- C’est dans cet esprit que nous souhaitons introduire des tubercules andins et autres plantes amérindiennes sur lesquelles des amateurs passionnés travaillent depuis des dizaines d’années.

- C’est dans cet esprit que nous souhaitons promouvoir les recherches de ceux que l’on appelle en Anglais des “free-breeders”, qui oeuvrent dans le domaine public au service de la nutrition et de l’autonomie.

Par manque de terme adéquat en Français, l’Association Kokopelli propose de traduire le concept de “free-breeders” par “polleniseurs” ou par “pollinnovateurs”. Le terme “obtenteur” nous paraît entaché, en effet, de toute une connotation terroriste-légaliste (upov-molotov et compagnie) et surtout de l’arrogance de l’agronomie moderne qui prétend faire cracher à la Nature ce qu’elle n’a pas envie de donner de bon coeur.

D’aucuns nous rétorqueront peut-être, que “lutins, mutins, pollinnovateurs, humuseurs, et autres Kokopolleniseurs”, cela ne fait pas très sérieux. Sans doute les mêmes qui nous dirent, il y a plus de dix ans, que “Kokopelli”, cela faisait Italien, poétique, métaphysique et tutti quanti.

Magnifique: c’est bien, en effet, tout ce que nous demandons aux Autorités, c’est de ne pas nous prendre très au sérieux. Nous voulons juste jouer avec les vers de terre, les petites abeilles, le pollen des fleurs de tomates et de pommes de terre, avec le vent, les orties qui piquent et les lutins qui se cachent dessous les champignons …

Des petits lutins clandestins, qui préparent les destins des clans et plantes à venir, des Tribus du Futur.

Mutins ou Mutants, c’est aux peuples de choisir. Maintenant.

Dominique Guillet. 18 février 2009

http://www.kokopelli.asso.fr/campagnes/lutins-mutins-dans-jardins.html

 

Durban II, délire et désinformation.

avril 23, 2009

Rarement une conférence des Nations unies aura donné lieu, en Occident, à une campagne aussi puissante de désinformation, de fantasmes et de mensonges.

Libération, le 21 avril, titre à sa Une : « Un antisémite à l’ONU ». Avec, en explication : « Après le discours du président iranien, qui s’en est pris à Israël avec une rare violence, la conférence Durban II est mal partie ».

Le président Ahmadinejad est un personnage peu recommandable. Il a fait des déclarations négationnistes. Il dirige un régime qui poursuit les opposants, restreint les libertés, accapare les richesses du pays. Faut-il, pour autant, refuser de négocier avec ses adversaires ? Ce n’est en tout cas pas ce que pense le président Obama : « Iran : Obama veut continuer l’effort de dialogue malgré les propos d’Ahmadinejad. »

Faut-il déformer ses propos ? On peut lire son intervention intégrale : « President Ahmadinejad’s speech at the Durban Review Conference on racism ». Reprenons la phrase qui a déclenché les polémiques. « A la suite de la seconde guerre mondiale, ils (les pays vainqueurs) ont recouru à l’agression militaire pour transformer toute une nation en peuple sans abri sous le prétexte de la souffrance juive et ils ont envoyé des immigrants d’Europe, des Etats-Unis et d’autres parties du monde pour mettre sur pied un gouvernement totalement raciste en Palestine occupée. Et, pour compenser les terribles conséquences du racisme en Europe, ils ont aidé à amener au pouvoir le régime le plus cruel et le plus répressif en Palestine. » Dans tout le discours, on ne retrouve aucune des négations de l’holocauste dont le président s’était fait le porte-parole. Il a supprimé de son discours, à la demande du représentant des Nations unies, une phrase qui disait que l’holocauste était « ambigu et douteux » (« Ahmadinejad Anti-Israel Speech Was Toned Down : UN », par Bradley S. Klapper et Alexander G. Higgins, The Huffington Post, 21 avril).

Lire la suite : http://blog.mondediplo.net/2009-04-22-Durban-II-delire-et-desinformation

Sous-marins nucléaires : une collision tous les 18 mois !

avril 23, 2009

Cette information a récemment été communiquée par la secrétaire d’État britannique à la Défense, qui répondait aux questions parlementaires posées par Angus Robertson, député nationaliste écossais du SNP au Parlement de Westminster.

La secrétaire d’État à la Défense a admis qu’en 21 ans, de 1988 à 2009, pas moins de 14 sous-marins nucléaires britanniques avaient été impliqués dans des collisions (c’est à dire une collision tous les 18 mois) soit avec des navires marchands ou de pêche, des icebergs, des yachts ou, plus récemment, avec le sous-marin nucléaire français, le Triomphant.

Lire la suite : http://cozop.com/parti_breton_parti_breton/sous_marins_nucleaires_collision_tous_les_18_mois_selon_le_ministere_de_la_defense_britannique_1

D6BELS : Slam, applaudissez les poètes.

avril 23, 2009

La Deux – 22h50 – jeudi 23/4

Comme le rap en son temps, le slam milite pour une libération du verbe, un corps  à corps avec les mots, qu’ils soient d’amour, d’humour ou de révolte. Cette forme d’expresion popularisée dans le monde francophone grâce à des artistes comme Grand Corps Malade ou ABD Al Malik, remet la poésie au goût du jour, en traitant de thèmes très actuels.

http://www.dailymotion.com/video/x2pwdw_grand-corps-malade-les-voyages-en-t_music

http://www.youtube.com/watch?v=cb6EZmLTIPk

Promo de la semaine : Droits de l’homme au rabais.

avril 23, 2009

En promo cette semaine :

  • Chemise Homme. Fabriquée au Bangladesh par Sarmin. 21€ par mois. 80 heures de travail hebdomadaire,
  • Jean’s dame vendue en Belgique par Nicole, temps partiel involontaire, contrat à durée déterminée, 810€ de salaire net, 510€ de loyer.

 

 

Ce mercredi 22 avril, à Grivegnée, la Campagne Vêtements Propres a informé les clients et interpellé la direction d’Aldi sur les conditions de travail dans les usines qui fabriquent les vêtements mis en vente par le discounter. De manière ludique, les participants à l’action ont exigé un « Meilleur Marché », c’est-à-dire un marché qui garantit des conditions de travail décentes aux travailleurs et informe les clients sur l’impact social de leurs choix. D’autres actions suivront prochainement vis-à-vis d’autres chaînes de la grande distribution et du discount dont Carrefour, Lidl, Cora et Trafic.

Envie de participer à une action : contactez la campagne Vêtements propres – jean-marc@vetementspropres.be – 010 45 75 28.

MM_action_ILDA1« Il faut arrêter de faire croire aux gens que l’on peut indéfiniment casser les prix sans faire de casse sociale sur le dos des travailleurs les plus faibles. » affirme Jean-Marc Caudron, coordinateur de l’action Meilleur Marché au sein de la Campagne Vêtements Propres.

Numéro 10 mondial de la distribution, Aldi est présent dans 18 pays et atteint un chiffre d’affaires de 47 milliards d’euros. Son mot d’ordre : logistique minimale, main-d‘œuvre limitée et polyvalente, vente en masse de produits à prix discount. Les vêtements et équipements de sport y jouent le rôle de produits d’appels, ceux qui convaincront les clients (comme un allemand sur deux) à franchir la porte de ses magasins… Une machine bien rôdée mais dont les impacts sociaux sont lourds, notamment dans ses filières d’approvisionnement.

La Campagne Vêtements Propres a en effet mené l’enquête auprès de 30 usines dans quatre importants pays de production de vêtements, l’Inde, le Sri Lanka, le Bangladesh et la Thaïlande, y interrogeant 440 travailleurs et de nombreux directeurs d’entreprise, acheteurs, intermédiaires et spécialistes du secteur.

Au Bangladesh, c’est chez un fournisseur d’Aldi que le salaire de base le plus bas a été trouvé, soit 13,50 euros par mois, un salaire inférieur au minimum légal, déjà insuffisant pour couvrir les besoins fondamentaux du travailleur. Toujours au Bangladesh un fournisseur d’Aldi faisait usage de tabassages pour réprimer la volonté de travailleurs de se joindre à un syndicat. Deux travailleuses tentant d’organiser leurs collègues ont non MM_action_ILDA2seulement été licenciées, mais elles ont également été contraintes de déménager sous la pression.

Ces situations ne sont malheureusement pas exceptionnelles. Elles témoignent au contraire d’une pression insoutenable et systématique sur les conditions de travail et de vie dans les filières d’approvisionnement en vêtements de la grande distribution. Aux salaires bien trop faibles et à la répression des syndicats s’ajoutent souvent des heures supplémentaires excessives et non payées et le recours de plus en plus important à l’emploi précaire.

A taille de géant, responsabilité de géant Par leur taille et la pression irraisonnable qu’ils exercent sur les prix, Aldi et les autres grands distributeurs mènent la tendance mondiale au nivellement par le bas des conditions de travail. Aldi a répondu à la critique en souscrivant à un code de conduite et en multipliant les audits de fournisseurs, s’affiliant pour ce faire à l’initiative d’entreprises BSCI. Pour la Campagne Vêtements Propres, ces démarches sont totalement insuffisantes. Elles permettent au mieux de déceler des problèmes mais ne mettent pas en place les mécanismes permettant de les prévenir ni d’y remédier de manière durable.

« Bien avant le manque de contrôle, ce qui conduit aux abus et aux violations des droits c’est d’abord les prix et les délais que les grands distributeurs imposent à leurs fournisseurs dans le but de maximiser leur propre profit, dénonce Carole Crabbé, coordinatrice de la Campagne Vêtements Propres. C’est donc cela qu’il faut changer. »

MM_action_ILDA3L’action de ce mercredi à Grivegnée permet non seulement de le rappeler mais avance des initiatives concrètes à mettre en œuvre par le discounter : garantir un salaire vital aux travailleurs de ses filières d’approvisionnement, améliorer effectivement les conditions de travail dans ses filières en coopération avec ses fournisseurs et les organisations représentatives des travailleurs concernés, évaluer et au besoin modifier ses pratiques d’achats pour permettre des améliorations, et enfin informer ses clients sur les lieux et les conditions de production de ses articles. La Campagne Vêtements Propres appelle les représentants d’Aldi en Belgique à en débattre prochainement

En tant que consommateurs, nous avons le pouvoir de faire changer les choses, alors agissons, faisons pression sur les grands distributeurs en choississant nos achats.

 


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