Nous savons depuis un moment que l’Egypte avait succombé à l’argent américain en étant le récipiendaire d’une aide financière généreuse en échange d’un soutien à la politique extérieure des Etats-Unis et en devenant l’ami d’Israël.
Qui aurait jamais imaginé que ce membre de la ligue arabe et adepte de la foi islamique pourrait tourner le dos à ses frères de l’autre côté de la frontière ? Qui aurait jamais imaginé que l’Egypte vendrait son âme tout en sachant la souffrance que l’on trouve de l’autre côté de sa frontière ? Combien de fois allons-nous voir d’autres membres de la Ligue Arabe « s’occidentaliser » et perdre tout sens spirituel ? Comment peuvent-ils prétendre être de bons musulmans alors qu’ils permettent à ce génocide de se poursuivre ?
Nous tous avons vu la progression du « mur de Berlin » en Palestine et maintenant nous voyons le coup mortel porté par ce mur souterrain entre l’Egypte et la bande de Gaza qui a pour but de couper les voies vitales d’approvisionnement : les tunnels de Rafah. Comment les Etats-Unis et l’Egypte peuvent vivre avec la conscience de ce qu’ils font ? Et comment font-ils pour réaliser ce « projet humanitaire » aux proportions géantes ? Quelle pression a été exercée et qui est impliqué ?
L’Egypte ne veut pas prendre la pleine responsabilité de Gaza et a toujours été sous pression des Etats-Unis et d’Israël pour stopper la « contrebande » d’armes. Peu de temps après que Barack Obama ait été intronisé en janvier, juste après que la guerre contre Gaza, il avait promis une aide à l’Egypte pour faire cesser cette dite contrebande. Avant même qu’Obama ne soit installé à son bureau de Washington, le gouvernement des Etats-Unis avait octroyé 23 millions de dollars d’aide militaire à l’Egypte et mis à disposition une équipe d’ingénierie pour former les Egyptiens sur la frontière avec Gaza. Beaucoup de de projets ont été imaginés, dont un profond canal le long de la frontière afin d’empêcher le percement de tunnels.
L’idée d’un canal ou d’un mur a émergé il y a quelques temps quand cette criminelle de guerre notoire et en liberté, Tzipi Livni [qui était favorable à un canal], et l’autre criminelle de guerre et associée Condoleezza Rice, ont discuté la question du contrôle des frontières [de la bande de Gaza]. De fait Rice avait pris une longueur d’avance lorsqu’elle avait déclaré qu’Israël devait accepter de modifier le traité de paix de 1978 afin de permettre à un nombre supérieur de soldats égyptiens d’être postés le long de la frontière. L’Egypte a voulu doubler sa force en passant de 750 soldats à 1500, mais Israël s’y est opposé. Comme je l’ai dit plus haut, en quoi l’Egypte est-elle encore un état souverain alors qu’elle est totalement sous la coupe des Etats-Unis et d’Israël ? Mais qu’est-ce que la corruption ne peut pas faire !
Cette même année les Etats-Unis ont envoyé deux figures de premier plan [Robert Danin du département d’état et de Mark Kimmitt du département de la défense] au Sinai pour qu’ils constatent par eux-mêmes l’engagement de L’Egypte sur cette question. Les corps d’ingénieurs des Etats-Unis ont réalisé la même visite et ont proposé la conception mise en œuvre aujourd’hui et qui ressemble grosso-modo à l’image ci-dessous.
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Ceux qui appellent au boycott de la Suisse et de ses produits devraient faire de même avec les vacances en Egypte.

