Archive pour décembre 2009

A Chypre, des rouges-gorges pour le réveillon !!!!

décembre 27, 2009
“En quarante ans, les Chypriotes ont donné aux Britanniques le goût des kebabs, Easy Jet et George Mickael. Mais au milieu de ces cadeaux divers et variés se cache une coutume moins savoureuse, actuellement en plein essor. A Chypre, ils capturent les rouges-gorges, les font rôtir et les mangent pour dîner”, révèle à ses lecteurs The Times.

“Beaucoup des rouges-gorges britanniques restent au Royaume-Uni toute l’année mais, durant l’hiver, quelques milliers d’entre eux migrent à la recherche de cieux plus cléments et trouvent refuge sur l’île méditerranéenne. Attirés par de faux chants d’oiseaux dans des filets tendus dans les fourrés, ou capturés lorsqu’ils se posent sur des bâtons enduits de colle naturelle, ils font partie du million d’oiseaux gazouilleurs qui sont massacrés et vendus aux restaurants, victimes d’un lucratif commerce clandestin.”

La pratique existait à Chypre depuis le Moyen-âge, précise le quotidien de Londres. Longtemps en délin, elle aurait repris de la vigueur ces trois dernières années. Les rouges-gorges font à nouveau le délice – illégal – des gourmets. Ils entrent notamment dans la composition d’un plat local baptisé ambelopoulia, à base d’oiseaux marinés ou bouillis.

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/12/24/a-chypre-des-rouges-gorges-pour-le-reveillon
http://www.youtube.com/watch?v=bWP34CfYf7o

LES RENTIERS DE L’OPEP : « Satisfaction » après la débâcle de Copenhague.

décembre 27, 2009

«Mon père chevauchait un chameau, je roule en Cadillac, mon fils vole en jet, son fils chevauchera un chameau.»

Proverbe saoudien

45.000 accréditations, 12 jours de négociations et une énergie équivalente à 46.200 tonnes de carbone- soit l’équivalent de la consommation d’énergie d’un pays comme la Somalie en une année- pour aboutir à «un crime contre l’humanité» : Copenhague reste un échec quasi complet. Le texte final ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 ou 2050 et aucune obligation sur l’aide à l’adaptation pour les pays les plus pauvres. Les Etats-Unis et la Chine ont déçu en restant sur des positions qui défendent un système de société à court terme et irresponsable. De plus, aucun calendrier n’a été prévu pour la signature d’un traité l’année prochaine : Copenhague représente une régression par rapport à Kyoto et une fin de non-recevoir pour la feuille de route conclue à Bali. Finalement, chaque pays fera ce qu’il veut.

Petit rappel : le réchauffement climatique est responsable de 300.000 morts par an et coûte 125 milliards de dollars (90 milliards d’euros) chaque année, selon un rapport publié vendredi 29 mai par le Forum humanitaire mondial, présidé par l’ex-secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Cette étude, qui se présente comme la première à avoir mesuré l’impact mondial du changement climatique, souligne que ce sont les 325 millions de personnes les plus pauvres de la planète qui sont le plus affectées. Elle relève, notamment les difficultés du Bangladesh, où des millions de personnes doivent affronter régulièrement des inondations et des cyclones, de l’Ouganda, où les agriculteurs souffrent de la sécheresse et de certaines îles des Caraïbes et du Pacifique menacées de disparition à cause de l’élévation du niveau de la mer. Or les 50 pays les moins avancés contribuent à moins de un pour cent des émissions mondiales de CO2, relève le rapport. «L’alternative est une famine de masse, une migration de masse, des maladies de masse, et des morts en masse», a averti Kofi Annan. Le réchauffement climatique est «la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps», a-t-il insisté. Selon ce rapport, vers 2030, les morts dues au réchauffement atteindront près d’un million par an et le coût montera à 300 milliards de dollars.(1)

Après l’échec avéré et reconnu de Copenhague, les langues commencent à se délier pour situer les responsabilités de chacun. Un bouc émissaire qui assume est désigné à la vindicte populaire : l’Opep ; cette organisation de rentiers qui n’en finit pas de mourir mais qui est toujours là du fait qu’elle permet de canaliser pour le compte des pays industrialisés, les turbulents du pétrole sous l’oeil vigilant de l’Arabie Saoudite qui se sent pousser des ailes et qui fait du zèle surtout depuis qu’elle a un strapontin au G20.

Comme tout rentier qui vit d’une rente qui n’est pas le fruit d’un effort, et d’une intelligence, les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) redoutaient les «retombées négatives sur leur économie» d’une éventuelle nouvelle taxation du pétrole et du gaz, lors de la conférence internationale sur le climat de Copenhague. En clair, ces pays ont peur d’encaisser moins, peu importe ce qui se passe dans le monde. S’il est vrai qu’il ne faut pas être naif au point de croire que c’est l’Opep qui a fait capoter Copenhague- comme on se plaît à l’insinuer dans les articles- ou que la Chine ou les Etats-Unis sont des prophètes qui veulent sauver la Terre, il n’en demeure pas moins que l’ostentation de l’Opep est quelque chose d’obscène

Quels sont les enjeux pour l’Opep?

Les pays exportateurs de pétrole, écrit Etienne Dubuis, ont beaucoup à perdre dans la bataille du climat. Ils revendiquent une aide financière des pays industrialisés pour compenser la chute de leurs revenus si la Conférence de Copenhague atteignait ses objectifs. C’était joué d’avance. Le chef de la délégation saoudienne à la Conférence de Copenhague, Mohammed al-Sabban, a profité de l’affaire des e-mails controversés de l’université britannique d’East Anglia pour remettre en cause le réchauffement climatique. «Le niveau de confiance est affecté, a-t-il déclaré lundi, au premier jour du sommet. Le Climategate va clairement influencer la nature de ce en quoi nous pouvons croire [...] et les orientations qui seront prises dans les jours qui viennent.» Dès 1992, écrit Etienne Dubuis, l’Arabie Saoudite et, derrière elle, l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) se sentent menacées par la lutte contre le réchauffement climatique depuis qu’elle s’est dessinée, en 1992, au Sommet de la Terre de Rio.(…) Les membres de l’Opep se considèrent, malgré leur richesse comme des pays en développement et revendiquent pour eux-mêmes une aide financière des pays industrialisés si leurs revenus pétroliers en viennent à baisser. Une aide qui doit leur permettre de compenser les pertes financières subies et d’assurer leur transition vers une nouvelle économie.(2)

D’après le site E 24, sans changement de politiques énergétiques, «les revenus de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se chiffreront à 28 milliers de milliards de dollars entre 2008 et 2030. Ils ne seront «que» de 24 milliers de milliards» si des mesures décisives contre le réchauffement climatique permettaient de limiter au niveau de 450 ppm (parties par million) les émissions de CO2, a affirmé Fatih Birol, le directeur des études de l’AIE. Même dans cette dernière hypothèse, a aussitôt souligné Fatih Birol, «les revenus de l’Opep seraient 4 fois supérieurs» à ceux de la période 1985-2007. L’adoption de mesures décisives contre le réchauffement climatique représenterait certes un manque à gagner de 4 milliers de milliards de dollars, mais «on peut le voir comme un simple ajournement de revenus (pour les producteurs), car les réserves plus importantes laissées dans le sous-sol seront une source de revenus pour les générations futures», précise l’agence dans son rapport. La concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, limitée à 450 ppm (parties par million) permettrait, selon les scientifiques, de limiter la hausse de la température mondiale à +2 degrés. Sans infléchissement des politiques énergétiques actuelles, la demande de pétrolière devrait atteindre 105,2 millions de barils par jour (mb/j) d’ici 2030. En revanche, elle n’atteindrait que 89 mb/j dans le scénario de 450 ppm, soit une progression de seulement 5 mb/j sur 20 ans. (3)

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a, sans surprise, maintenu ses quotas de production pour soutenir les cours du baril de brut, dont le prix oscille autour de 75 dollars depuis plusieurs semaines. Réunis dans la capitale angolaise, Luanda, mardi 22 décembre, ses douze membres ont décidé qu’ils ne pomperaient pas plus de 24,84 millions de barils par jour (hors Irak), le niveau fixé en décembre 2008, pour enrayer la chute du prix du baril tombé à 32 dollars. Certains ministres de l’Opep, écrit Jean-Michel Bezat, dont les pays étaient représentés à Copenhague, se sont aussi félicités que le sommet mondial des Nations unies sur le climat n’ait pas débouché sur des mesures contraignantes – notamment l’instauration d’une taxe carbone – qui auraient pénalisé les producteurs d’or noir.

Pour Jean-Michel Bezat du Monde, «Les Etats du Golfe ne se sentent pas responsables du dérèglement climatique. Le Qatar, les Emirats arabes unis, Bahrein ou le Koweït ont certes le niveau d’émissions de CO2 par tête le plus élevé de la planète (extraction des hydrocarbures, climatisation, véhicules gourmands…), mais ils comptent aussi très peu d’habitants comparés à la Chine, à l’Inde ou aux Etats-Unis. L’Opep affirme également que les pays consommateurs profitent de la manne pétrolière : en cinq ans, ils ont encaissé autant de taxes que le cartel a engrangé de recettes, soit 3400 milliards de dollars.(4)»

«Les prix sont excellents», a résumé à Luanda le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Nouaïmi, chef de file de facto de l’Organisation. L’horizon n’est pourtant pas entièrement dégagé : l’abondance de l’offre pétrolière et la fragilité de la demande risquent toujours d’entraîner les prix du pétrole à la baisse. Les stocks de brut atteignent des niveaux historiquement élevés dans les pays riches. 55 millions de barils de brut et 98 millions de barils de produits pétroliers s’entassent par ailleurs dans des bateaux à l’ancre, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Mais la donne a changé depuis l’échec, la semaine dernière, des négociations de Copenhague sur le climat. Et à Luanda, les ministres de l’Opep avaient peine à cacher leur soulagement. Le ministre algérien Chakib Khelil, s’est toutefois dit déçu du résultat de Copenhague. Selon lui, les engagements pris par les pays riches de financer des transferts de technologie énergétique vers les pays du Sud n’ont pas été réitérés à Copenhague. «C’est un pas en arrière», a-t-il estimé. (5)

On le voit, les préoccupations de l’Opep sont aux antipodes des préoccupations de la Terre. Ce qui les intéresse en priorité c’est le niveau de leur rente. D’une façon ridicule, ils demandent aux pays industrialisés de les aider dans la transition énergétique eux qui ne font rien de sérieux, qui ne disposent pas de stratégie énergétique, pas d’institut de recherche sur les énergies, maintes fois annoncé et qui n’essaient même pas de prendre leur part du fardeau en annonçant une double tarification du brut avec un avantage significatif pour les pays très pauvres qui représentent moins de 1% de la consommation mondiale.

A qui profite aussi l’échec de Copenhague?

En dehors de l’Opep pointée du doigt à juste titre par la presse en des termes durs, il y a naturellement les lobbies : la fête peut continuer ! Plutôt discrets pendant l’ensemble de la Conférence, les sociétés pétrolières – Exxon est allée jusqu’à financer des études niant le réchauffement climatique – les industriels liés, notamment au pétrole ou au charbon, ont la cote. Ils n’ont pas eu à se faire plus pressants pendant la négociation tant les dirigeants des pays les plus polluants (Chine, États-unis, Russie, Inde notamment) avaient intégré dans leurs positions ces arguments économiques. Transports aériens et maritimes eux aussi peuvent continuer leurs affaires sereinement. Il y a aussi la Chine et l’Inde : pas de manifestation de joie, certes, mais ces 15 jours à Copenhague ont célébré l’intransigeance de la Chine qui n’a pas voulu céder sur les contrôles des émissions de gaz à effet de serre sur son sol par des entités extérieures. Ces deux pays, qui avaient placé leur croissance économique au premier rang de leurs priorités repartent satisfaits. Il y a enfin les Etats-Unis : Obama est reparti avec ce qu’il voulait : peu d’engagement et surtout pas de contrainte. Barack Obama perd en revanche beaucoup de crédit vis-à-vis de tout ceux qui ont cru à un miracle, perdant de vue que c’est le Sénat qui décide de l’avenir du monde. Johan Hari dresse un catalogue des contradictions qu’il décèle dans les positions défendues à Copenhague. «Les Etats acceptent sans barguigner de se soumettre aux sanctions de l’OMC, note-t-il, mais l’idée d’une instance de contrôle des émissions a été largement repoussée. Le copyright d’une marque serait-il plus important que le climat? Comment les Etats peuvent-ils affirmer vouloir limiter les émissions et dans le même temps rechercher frénétiquement de nouveaux carburants fossiles? Comment ne pas tenir compte de la «dette environnementale» des pays développés qui sont responsables de 70% du CO2 présent dans l’atmosphère?»(6)

Nous laissons Nicolas Hulot conclure sur les vrais enjeux du futur : «Avec Copenhague, on a changé d’échelle d’appréciation. En revanche, nous sommes encore au milieu du gué sur l’ambition politique ; rien n’est fait. Il faut s’interroger sur ce qui nous a amenés à la situation actuelle du climat : c’est une crise de l’excès, de la démesure – une dérive que l’on a constatée aussi dans la crise financière. La démesure : c’est là un point commun à toutes les civilisations qui ont sombré. Copenhague est un carrefour : il faut désormais dépasser la confrontation entre les néolibéraux et les adeptes de la décroissance. La décroissance est un phénomène subi, ce qui n’est jamais bon. De plus, la décroissance des flux de matières et d’énergies, si elle est accompagnée d’une perte de richesse économique, aboutira au chaos social. La croissance et la décroissance sélectives, c’est autre chose ».(7)

« Il y a deux raisons de passer au «postcarbone» : la dégradation du climat, si on croit au réchauffement, et le pic pétrolier, c’est-à-dire le début de l’épuisement des réserves. Il n’y a pas de plan B immédiat pour se passer du pétrole, mieux vaut donc organiser la décroissance en ce domaine plutôt que la subir. Impossible de poursuivre la croissance économique, de créer des richesses et de les partager vraiment sans réguler les flux, surtout pour les matières en voie d’épuisement. Nous devons donc fixer des limites. Or, l’homme n’est pas très apte à la limite. La crise de la démesure est dans la nature humaine. C’est donc à la puissance publique d’organiser cette régulation, ce qui exige, pour éviter tout autoritarisme, de repenser en même temps le principe démocratique. (…) Le problème climatique ne peut se résoudre sur le dos des pauvres. La contrainte n’est pas l’ennemie de la liberté, elle en est la condition». (7)

1.Le réchauffement climatique coûte 125 milliards de dollars par an. Le Monde 29 mai 2009

2.Etienne Dubuis : Copenhague L’Opep joue des billions. Le Temps 9 décembre 2009

3.L’Opep E24 avec AFP 18 decembre 2009

4.Jean-Michel Bezat : L’Opep n’est pas fâchée de l’échec de Copenhague. Le Monde 23.12.09

5.L’Opep maintient ses quotas et garde un oeil inquiet sur la reprise. Le Monde 22.12.2009.

6.Tribune : les contradictions de Copenhague, par Johan Hari 21 décembre 2009

7.Christophe Barbier Pour Hulot, «Copenhague est un carrefour», L’Express 17/12/2009

Pr Chems Eddine CHITOUR

Ecole Polytchnique enp-edu.dz

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article96118

France : Identité nationale : Lettre ouverte d’un écrivain franco-marocain au Président Sarkozy.

décembre 27, 2009

De Mustapha Kharmoudi

Monsieur le Président,

Je ne supporte plus ces dérapages volontaires, ces phrases imbéciles qui explosent comme des bombes mortelles des bouches haineuses de vos ministres et de votre entourage.

Je ne suis pas de votre bord politique, mais j’ai toujours su garder le respect nécessaire à votre fonction. Maintenant, à vrai dire, je commence moi aussi à éprouver la même haine à votre égard et l’égard des vôtres… Et pour que les choses soient dites sans détour et avec la même désinvolture que vos émissaires en terre FN, votre idée de la France, je n’en veux pas. Mieux : votre France, je n’en suis pas, je vous la laisse ; gardez-la pour vous et pour les vôtres, faites-en une réserve pour une seule « espèce » de citoyens à l’exclusion de toutes les « racailles » envahissantes que nous sommes nous autres.

Pourtant il m’a fallu du temps pour me sentir membre à part entière de cette belle aventure qu’on nomme France. Déjà par un apprentissage précoce de la langue de Molière depuis ma tendre enfance au fin fond de la campagne marocaine. Ensuite par quarante longues années de vie parmi ce paradoxal peuple de France : aussi généreux qu’inquiétant. Mais aujourd’hui j’en arrive à comprendre les jeunes que vous nommez « racailles » quand ces jeunes sifflaient la Marseillaise. Pourtant à l’époque cela m’avait offusqué. Oui, je n’en peux plus de courir après « votre » France, que vos diatribes estampent de devant moi tel un mirage qui s’éloigne indéfiniment. J’en ai assez de me rapprocher de gens qui sans cesse jettent le doute sur ma « fidélité française » à cause de mes origines et de mes supposées croyances. J’en ai assez de subir l’invective à chaque fois qu’un gouvernement et un président sont en mal de popularité.

Avec l’âge, je ne crois plus guère que le temps règlera les choses sans heurts voire même sans violence, vu que le temps qui passe ne fait qu’aggraver la situation. Alors, autant jouer franc jeu, si j’ose employer ce terme : à partir d’aujourd’hui, je cesse de défendre mon identité française. Peut-être vos ministres xénophobes s’en donneront-ils à cœur-joie et se laisseront aller à plus d’accusations racistes. Peut-être des mouvements extrémistes (des deux bords) vont-ils exploiter cette situation. En vérité, cela m’importe peu dorénavant. Et je vais de ce pas militer pour que nous soyons nombreux à s’octroyer une certaine « objection de conscience identitaire ».

Monsieur le Président, c’en est trop que vos discours et ceux des dirigeants politiques en général distillent impunément et à longueur de médias cette idée venimeuse qu’un fossé infranchissable sépare les bons Français de nous autres les métèques, les « musulmans », les « quand il y en a un ça va… », les « non white », les « gris par mariage », « les qui sifflent la marseillaise », enfin toutes ces hordes et les rejetons de ces hordes qui ont fui les guerres, les dictatures et « toute la misère du monde ». Bref, les impurs voire même les impies d’une France et d’une Europe si radicalement chrétiennes qu’elles ne sauraient accueillir en son sein ces turcs musulmans…

Si ce n’était que politique politicienne, on pourrait se terrer le temps d’une campagne électorale. Mais vos discours renforcent au sein de la population les comportements les plus discriminatoires, une discrimination qui met déjà au banc de la société des pans entiers de la jeunesse « non native », même quand cette jeunesse est diplômée des fleurons de nos universités. Pour nommer les choses telles qu’elles sont, vos méthodes ressemblent à s’y méprendre à quelque stratégie – consciente ou inconsciente – d’apartheid. Et, à mon niveau, j’ai comme le sentiment que vous savez ce que vous faites. Quoi qu’il en soit, tout semble illustrer votre état d’esprit ségrégationniste : votre jeu de petites phrases malsaines ne nous est-il pas en fin de compte destiné : histoire de nous faire comprendre que vous êtes de ceux qui sauront nous mettre au pas le moment venu ? Ne sert-il pas aussi à rassurer les « vôtres » et à les protéger de toute mixité contagieuse ?

Comme ce pays bascule de jour en jour dans le repli, je suppose qu’il n’y a aucune raison que cela s’arrête. Je sais que les nombreuses campagnes électorales à venir seront autant d’occasions de « nous » vexer, de « nous » humilier, de nous classer dans la catégorie « non intégrable » malgré « votre » immense hospitalité française… Eh ben, soit ! Jouons donc ensemble à ce jeu vicieux puisque vous semblez y tenir tant. Mais il vous faudra vous habituer à un changement nécessaire afin que les règles soient moins « injustes » : nous n’accepterons plus dorénavant votre injonction à être français selon votre bon vouloir. Non, vous ne pourrez plus nous sommer d’être ceci ou cela, encore moins sous peine d’excommunication…

Pour ma part, j’affirme ne pas me sentir français quand je vous entends parler des « miens » avec arrogance et mépris. A vrai dire, votre façon d’être français me fait plutôt honte. Non, je ne suis pas de « votre » France, je ne suis pas de cette France frileuse, repliée sur elle-même, de cette France raciste qui pense qu’un jeune français de confession musulmane est un être à part, un être dangereux, asocial. Tout comme hier dans les colonies. Bref, je ne suis pas de cette France chrétienne avec des relents collaborationnistes voire même croisés…

Non, Monsieur le Président, votre France n’est plus la mienne. Gardez-la pour vous et pour les vôtres. Et parquez ceux qui ne partagent pas votre conception de la France, cette France qui hait ses jeunes dont le faciès n’est pas aux normes, cette France qui dresse un mur entre elle et nous autres « dangereux étrangers ». Oui, c’en est fini de nous prêter à ce jeu stupide qui consiste à ce que les plus « méchants » de la classe politique nous insultent et nous vexent pendant que les plus « gentils » nous somment de ne pas crier de peur de réveiller la bête immonde…

Aussi, j’appelle tous ceux qui en ont marre de cet affront à se rebeller, à se révolter. Je leur demande de crier haut et fort qu’ils ne sont plus français, en tout cas pas à la manière de ces racistes qui nous pourrissent la vie par des vexations assassines pour voler quelques voix à l’abject Le Pen… Je demande à tous ceux qui se sentent concernés de se mettre en quelque objection de conscience identitaire.

Éventuellement, nous voudrons bien faire partie d’une autre France si tant est que nos politiques nous en offrent les perspectives, la France des Lumières, de la grande Révolution française, celle de la résistance et celle qui a combattu l’esclavage et le colonialisme. Oui une France qui saurait respecter chaque français, quelle que soit son origine, qui le traite à égalité des droits et des devoirs, sans préjugé et surtout sans cette haineuse discrimination qui agit en écho à la haine qui transparaît jusqu’aux cœur même du pouvoir…

Mustapha Kharmoudi
Ecrivain franco-marocain
Copyright Yabiladi.com

http://www.yabiladi.com/article.php?cat=politique&id=1893

L’Egypte interdit l’entrée du camp de concentration de Gaza.

décembre 27, 2009

« On a du mal à comprendre cette interdiction » : le veto du gouvernement égyptien a pris de court les organisateurs de la « marche pour la liberté de Gaza ». Quelque 1.300 délégués originaires d’une quarantaine de pays sont attendus ces jours-ci au Caire à l’initiative d’un collectif d’associations, la Coalition internationale pour la levée du siège illégal de Gaza.

Leur but affiché : franchir la frontière entre l’Égypte et Gaza le 31 décembre, un an après la guerre, pour « rappeler à la communauté internationale sa responsabilité face au maintien du blocus » et apporter « un soutien aux Gazaouis » en coordination avec des ONG locales, comme le Centre palestinien pour les Droits de l’Homme ou le Croissant Rouge.

« Notre initiative n’est pas tournée contre l’Égypte et ne vise pas davantage à s’immiscer dans la politique intérieure palestinienne. C’est une rencontre entre sociétés civiles et un geste de solidarité », précise Thomas Sommer, du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens qui rassemble associations, syndicats et partis de gauche.

L’Égypte a justifié son interdiction par la « situation sensible » à Gaza et la fermeture du terminal douanier de Rafah – fermé en quasi permanence depuis trois ans – après les incidents provoqués par l’annonce, au début du mois, de la construction d’un mur souterrain destiné à lutter contre le trafic d’armes. Les ouvriers égyptiens ont essuyé des tirs venant de Gaza, et les travaux ont été provisoirement suspendus. « On peut comprendre la préoccupation du gouvernement égyptien, mais on ne lui demande que le droit de passer à Gaza », souligne Ann Wright, une ancienne militaire et diplomate américaine. « Cela fait des mois qu’on est en contact avec le ministère des Affaires étrangères. Il aurait quand même été mieux pour tout le monde, y compris pour l’image de l’Égypte, que cette décision ne soit pas prise à la dernière minute. »

La bande de Gaza est un casse-tête pour le pouvoir égyptien, qui doit faire en permanence le grand écart entre des exigences contradictoires : éviter de heurter son opinion publique et les autres pays arabes en asphyxiant les civils palestiniens tout en maintenant sa frontière close pour ne pas endosser la responsabilité de l’approvisionnement de Gaza, ce qui ferait le jeu d’Israël, ni renforcer le Hamas, lointaine émanation de ses principaux opposants politiques, les Frères musulmans.

Un an après avoir été accusée de complicité avec l’attaque israélienne, l’Égypte voudrait détourner les projecteurs de sa frontière. Outre l’interdiction de la Gaza Freedom March, elle a refusé au convoi d’aide humanitaire Viva Palestina du controversé député britannique George Galloway, actuellement en Jordanie, le droit de transiter par le port de Nuweiba, sur le golfe d’Aqaba, pour l’obliger à faire un long et coûteux tour du Sinaï en bateau, via le canal de Suez.

Menacés de poursuite en cas « de violation de la loi ou de l’ordre public », les organisateurs de la marche espèrent de leur côté trouver une solution de compromis. « Cela reste un moment historique », insiste Ann Wright, selon laquelle 98% des délégués ont confirmé leur venue au Caire. « On négocie avec le gouvernement pour qu’il laisse passer quelques personnes à Gaza ou au moins le matériel (médicaments, jouets, matériel scolaire…) qu’on a collecté », ajoute Thomas Sommer. Dans le cas contraire, dit-il, « les habitants de Gaza resteront une fois encore seuls dans leur prison ».

(26 décembre 2009 – Avec les agences de presse) – aloufok.net

http://france-palestine.org/article13570.html

 

En 2010, construisez votre maison en terre.

décembre 26, 2009

Construire une maison en terre ? A l’encontre des idées reçues, ce système de construction est possible pratiquement partout. La moitié de la population mondiale vit dans une habitation en terre crue et non en béton. Ces bâtiments sont écologiques et quasiment inusables : certains sont encore debout après des millénaires. Alors, la terre, une ressource pleine d’avenir ?

Construire une maison de terre, ce n’est pas une lubie alternative de salon écologique. La moitié de la population mondiale vit dans des habitations en terre crue. Une tradition tombée en désuétude après 1945 dans les pays riches. « C’est un oubli paradoxal. En France, 15 % du patrimoine architectural est en terre crue  », souligne Romain Anger, chercheur au laboratoire CRATerre de l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble. Les maisons à colombage du Nord de la France sont, par exemple, constituées d’ossatures en bois remplies de terre. En Rhône-Alpes, 50 % des habitations sont construites en terre, selon la technique du pisé. « La norme était de construire avec ce qu’on avait sous les pieds. C’est la logique de la Muraille de Chine : là où le sol est en terre, la muraille est construite en terre. Lorsqu’il y a de la pierre, le matériau principal est la pierre. Comme un caméléon, la construction change de nature selon l’environnement ». Une réalité aujourd’hui oubliée en France, où on préfère transporter des matériaux sur de grandes distances.

Lire la suite de l’article : http://www.bastamag.net/spip.php?article821

Pierre et le Loup.

décembre 26, 2009

ARTE – 19h – dimanche 27/12         film d’animation

Composé en 1936 par Prokofiev, Pierre et le loup, conte musical destiné à familiariser les enfants avec les instruments de l’orchestre symphonique, continue de séduire à chaque nouvelle génération. Pour l’adaptation à l’écran, la réalisatrice Suzie Templeton a imaginé un monde d’images fantastiques et animées inspirées de la Russie rurale du début du XXe siècle. Dans son film au graphisme tendre et sophistiqué, les marionnettes prennent vie selon le procédé du stop motion (articulation image par image), afin que leurs mouvements soient en parfait accord avec chaque note.

Rediffusions :
03.01.2010 à 11:15

www.arte.tv

http://www.arte.tv/fr/content/tv/02__Universes/U2__Echapp_C3_A9es__culturelles/04-Dossier/edition-2009.12.05_20Spectacles_20de_20Noel/01_20Inhalt/06_20Inclassables/09_202009-12-27_20-_20Pierre_20et_20le_20Loup/2957510.html

Quai des Belges : Claude Semal.

décembre 26, 2009

La Deux – 22h55 – dimanche 27/12       documentaire de Tanguy Cortier

“Semal nécessaire”.

Portrait de l’un des chantres de la Belgitude.

http://www.youtube.com/watch?v=F63PnjeFyRI

http://www.youtube.com/watch?v=Bd8_wDCyMrU

http://users.skynet.be/selkirk/chanson.htm

http://retouralarchipel.net/semal/Theatre/ubu.htm

Montréal, mon amour.

décembre 26, 2009

ARTE – 23h15 – samedi 26/12     documentaire de Pierre Séguin

Une déclaration d’amour à la capitale mondiale du jazz, en compagnie des plus grands musiciens.

Tous les ans, au mois de juillet, Montréal devient la Mecque du jazz, du blues et des musiques du monde. Au programme : plus de cinq cents concerts en plein air, au coeur de la ville ! Rendez-vous incontournable pour le public – plus de 1 million d’aficionados – et les musiciens (au fil des ans, toutes les pointures du jazz s’y sont produites), le plus grand festival jazz du monde a fêté ses 30 ans l’été dernier.
ARTE présente les moments forts de cette édition anniversaire avec Dave Brubeck, Ben Harper, Patrick Watson, Nikki Yanofsky, Jesse Cook, Amadou et Mariam (photo)… et revient sur trois décennies de musique à Montréal avec des sommités qui ont marqué l’histoire du jazz, mais aussi de la ville – Oscar Peterson, Oliver Jones, Ella Fitzgerald, Miles Davis, Dizzy Gillespie, Diana Krall, Dee Dee Bridgewater, Buddy Rich, Branford & Wynton Marsalis et Wayne Shorter.

www.arte.tv

http://www.youtube.com/watch?v=faJE92phKzI

http://www.youtube.com/watch?v=WZwZDEMORtY

http://www.youtube.com/watch?v=TR5b0Eryr1U

http://www.youtube.com/watch?v=EMsSEqsnugk

Don Giovanni.

décembre 26, 2009

France 2 – 3h05 – samedi 26/12     Opéra de Mozart. Mise en scène de Gérard Corbiau. Interprété par l’Orchestre Bell Arte. Enregistré au Château de Vaux-le-Vicomte, en 2002.

http://mymozart.free.fr/dongiovanni.htm

http://www.vaux-le-vicomte.com/index.php

http://www.youtube.com/watch?v=nemAKvtXL8w

L’Avare.

décembre 26, 2009

France 2 – 20h35 – samedi 26/12       pièce de Molière mise en scène par Catherine Hiegel avec Dominique Constanza, Christian Blanc, Denis Podalydès, Jérôme Pouly, Pierre Louis-Calixte, Serge Bagdassarian, Marie-Sophie Ferdane, Benjamin Jungers, Stéphane Varupenne, Suliane Brahim

Harpagon sacrifie tout ce qui l’entoure à l’objet unique de son attention : sa fortune, son bien placé ou ses pièces d’or enfermées dans sa ‘cassette‘. Il lui sacrifie sa progéniture ou ses domestiques, réduits à la mendicité et au vol, sa maison inconfortable à l’extrême, sa réputation comme son train de vie, sa santé. Il abandonne sa fille à son voisin Anselme, car celui-ci n’en exige aucune dot. Il se laisse dévorer par un désir paroxystique et paradoxal de posséder l’argent, de le saisir, de le manipuler pour ce qu’il représente : la promesse de pouvoir disposer de chaque chose et de chaque être. Il amasse par son argent les probabilités de jouir de tout, mais demeure incapable de passer à l’acte de la dépense et d’en profiter.

http://www.evene.fr/culture/agenda/l-avare-28223.php


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.