Archive pour janvier 2010

Questions à la une.

janvier 20, 2010

La Une – 20h25 – mercredi 20/1  

Faut’il interdire le voile à l’école ?  

 Le nombre de femmes voilées ne cesse de croître en Belgique: en rue, mais aussi à l’école. Le port du voile suscite un débat souvent vif : comment concilier Islam, culture et traditions musulmanes avec nos principes fondamentaux de neutralité de l’état et d’égalité hommes femmes? Un Athénée de Verviers et, pour la première fois, la seule école islamique reconnue et subventionnée par la Communauté française de Belgique, nous ont ouvert leurs portes. Notre enquête: le foulard est-il un choix? Une obligation? Une contrainte religieuse, culturelle, sociale ou familiale? Une enquête de Pascale Bourgaux et Carol Gilet.

Musulmanes : l’émancipation à quel prix ?   

Derrière le foulard, il y a l’Islam, certes, mais il y a aussi et surtout, les traditions et la famille. Une famille, qui, parfois, empêche les filles de vivre comme elles l’entendent. Contrôlées, sermonnées, séquestrées et parfois mariées de force, certaines de ces jeunes femmes ont trouvé la force et la volonté de s’opposer à ces pressions familiales. Pour vivre librement et s’émanciper, elles ont dû fuir leur foyer… Parfois, au risque de leur vie. Une enquête de Pascale Bourgaux et Carol Gilet.

Haïti, l’aide internationale a-t-elle été efficace ?   

Danielle Welter et Ridha Ben Hmouda nous ramènent d’Haïti un reportage à la fois poignant et interpellant. Si les Belges de B-Fast furent sur place en un temps record, ont-ils vraiment pu secourir les Haïtiens comme ils l’auraient souhaité ? Comment la coordination sur place s’est-elle vraiment déroulée ? Les Haïtiens ont-ils bénéficié ou non de cette aide internationale dont ils ont un criant besoin ? Ce reportage inédit et éclairant tourné dans les premiers jours après la catastrophe vous sera présenté ce mercredi.

http://www.rtbf.be/laune/programme-tv/detail_questions-a-la-une?uid=42577513668&idshedule=e156d023014c4fbb513d3d026561bd33

Shoah.

janvier 20, 2010

ARTE – 20h35 – mercredi 20/1       film documentaire de Claude Lanzmann

http://www.dailymotion.com/video/xjcph_shoah-claude-lanzmann_shortfilms

À l’occasion du 65e anniversaire de la libération d’Auschwitz, le 27 janvier, ARTE rediffuse intégralement, en deux fois, l’oeuvre monumentale de Claude Lanzmann.
“L’action commence de nos jours à Chelmno-sur-Ner, en Pologne. À 80 kilomètres au nord-ouest de Lodz, au coeur d’une région autrefois à fort peuplement juif, Chelmno fut en Pologne le site de la première extermination de juifs par le gaz. Elle débuta le 7 décembre 1941. Quatre cent mille juifs y furent assassinés en deux périodes distinctes : décembre 1941-printemps 1943, juin 1944-janvier 1945. Le mode d’administration de la mort demeurera jusqu’à la fin identique : les camions à gaz. Sur les quatre cent mille hommes, femmes et enfants qui parvinrent en ce lieu, on compte deux rescapés : Mikael Podchlebnik et Simon Srebnik. Celui-ci, survivant de la dernière période, avait alors 13 ans et demi : son père avait été abattu sous ses yeux, au ghetto de Lodz, sa mère asphyxiée dans les camions de Chelmno. Les SS l’enrôlèrent dans un des commandos de “juifs au travail” qui assuraient la maintenance des camps d’extermination et étaient eux-mêmes promis à la mort…”  (Extrait du texte d’introduction diffusé au début du film)

La mémoire au présent
Claude Lanzmann a retrouvé des rescapés juifs des camps d’extermination. Il a traqué les nazis qui se cachaient et réussi à les filmer clandestinement. Il est retourné sur les lieux, dans les villages limitrophes de Chelmno, Ponari, Treblinka, Sobibor, Auschwitz, pour interroger les témoins polonais. Ni fiction – tous les protagonistes ont été en contact direct avec les camps -, ni documentaire – il ne s’agit pas d’une compilation de souvenirs -, Shoah est avant tout un film de la mémoire (Claude Lanzmann parle, lui, d’”immémorial”) qui abolit la distance entre le passé et le présent. Sans recourir aux documents d’archives – il n’y a pas un cadavre dans cette oeuvre pétrie de mort – ni aux “images chocs”, Shoah (“anéantissement”, “destruction”, en hébreu) démonte les rouages de la “solution finale”. “Nous avons lu, après la guerre, quantité de témoignages sur les ghettos, sur les camps d’extermination ; nous étions bouleversés, écrivait Simone de Beauvoir en 1985. Mais, en voyant aujourd’hui l’extraordinaire film de Claude Lanzmann, nous nous apercevons que nous n’avons rien vu. Malgré toutes nos connaissances, l’affreuse expérience restait à distance de nous. Pour la première fois, nous la vivons dans notre tête, notre coeur, notre chair. (…) Jamais je n’aurais imaginé une pareille alliance de l’horreur et de la beauté.”

www.arte.tv

 

Sharognards !

janvier 20, 2010

On connait les exploits de la propagande israélienne. Mais détourner les photos d’enfants palestiniens en détresse, pour les faire passer pour de pauvres enfants israéliens, et faire appel aux dons, voilà une nouvelle prouesse qui en dit long sur l’absence de principe de cet Etat.

http://www.europalestine.com/spip.php?article4685

Salopards !

A propos de compassion lors de catastrophes naturelles (lire l’article précédent sur Haïti), Israël n’hésite pas à en déclencher quand ses dirigeants le jugent bon.

“Israel a ouvert les vannes d’un barrage dans la partie orientale de la bande Gaza

Les autorités israéliennes ont ouvert les vannes du barrage sans aucun avertissement ou coordination avec les autorités locales de Gaza, stupéfiant les résidents du secteur, a annoncé le correspondant de PRESS TV à Gaza tard dans la soirée de lundi.

http://www.europalestine.com/spip.php?article4681

Gideon Levy : “J’essaye de raconter au peuple israélien une histoire qu’il ne veut pas entendre”.

janvier 19, 2010

Je suis un « bon garçon » typique de Tel Aviv, un produit banal du système éducatif israélien. Je ne viens pas d’une famille engagée et j’ai fait mon service militaire quand j’ai eu l’âge. J’ai même fait pire que ça : j’ai travaillé pour Shimon Perès pendant quatre ans… Pendant tout ce temps, on m’a dit que les Arabes étaient mauvais et cherchaient à nous détruire, qu’Israël était David et faisait face au Goliath Arabe. J’ai écouté Golda Meir quand elle disait qu’après la Shoah, les Israéliens pouvaient tout se permettre. J’aurais dû rester dans cet état d’esprit, normalement. Mais voilà, je suis allé dans les territoires palestiniens, j’y ai rencontré des gens, et j’ai évolué du tout au tout. Depuis 25 ans j’essaye de raconter au peuple israélien une histoire qu’il ne veut pas entendre.

L’homme qui parle ce soir [http://article11.info/spip/spip.php?article671

Pierre Etaix : Miousik Papillon.

janvier 19, 2010
En ce début d’année, malgré une décision de justice en sa faveur, les films de Pierre Étaix sont toujours “invisibles”. (*** plus d’infos en bas de page)  Alors, puisqu’il est impossible (pour l’instant) de revoir “YOYO” au cinéma, Pierre Étaix a décidé de le faire revivre…. SUR SCÈNE !
 
Après quarante années d’absence, le clown-cinéaste va donc bientôt remonter sur les planches pour nous présenter son tout nouveau spectacle: “MIOUSIK PAPILLON”, merveilleuse alchimie mêlant clown, mime, magie, jazz et music-hall…
 
Si le cœur vous en dit, venez donc saluer YOYO (Pierre Étaix), mais aussi Hadrien Trigance (mime), Odile Étaix (chant), Patrice Authier (piano), Pierre Maingourd (contrebasse), Marc Étaix (batterie) dans
 
MIOUSIK PAPILLON
vendredi 22 et samedi 23 janvier à 20h 30
dimanche 24 janvier à 16 heures
au Théâtre du Pont Tournant
13 rue Charlevoix de Villers
33000 Bordeaux
Plus d’infos sur le site
www.theatreponttournant.com
 
 
MIOUSIK PAPILLON ne bénéficie d’aucune subvention, d’aucune aide, hormis l’indéfectible soutien des adhérents, des donateurs ou de personnes comme Ève Marinone, Jacques Marty, Erwan Creff, Alice Duval, Alain Jomier ou Stéphane Alvarez, directeur du Théâtre du Pont Tournant de Bordeaux qui, en offrant à la petite troupe de Pierre Étaix son théâtre et ses équipes, a permis à ce beau projet d’exister. 
 
Pour “vivre” (et être diffusé), MIOUSIK PAPILLON a maintenant besoin d’un petit (ou plutôt d’un gros) coup de pouce.
 

Donc, si comme nous tous, vous souhaitez que le papillon s’envole, rejoignez-nous  en cliquant
 
YOYO a besoin de votre aide et votre soutien !
 
 
 
Note:
  
*** Quand reverrons-nous les films  de Pierre Étaix?
 
Le 26 juin 2009, la justice redonnait enfin à Pierre Étaix et Jean-Claude Carrière la possibilité d’exploiter librement leurs films.
 
Joie immense !… mais de courte durée :  Gavroche Productions (la société qui prétendait détenir les droits des films de Pierre Étaix) décide de faire appel de la décision de justice. Concrètement, et sans entrer dans les détails de la procédure, le jugement du 26 juin va être réexaminé. Les restaurations, ressorties, exploitations, éditions DVD des films de Pierre Étaix sont définitivement reportées… Pour combien de temps encore ?
 
Un malheur n’arrivant jamais seul, Maître Pierre Reynaud, premier avocat de Pierre Étaix dans cette longue affaire, s’est retourné contre son client et lui demande aujourd’hui plus de 20 000 euros d’honoraires supplémentaires !
 
Le moral, vous l’aurez compris, n’est pas forcément au « beau fixe ». Malgré tout,  on ne vient pas si facilement à bout d’un homme comme Pierre Étaix ! À 81 printemps, il poursuit son chemin, travaillant sans relâche… et c’est pour cela que son cœur bat et que son œil brille !

Comment ils ont ruiné Haïti.

janvier 19, 2010

Par Ashley Smith

Un terrible tremblement de terre, le pire depuis 200 ans, a frappé Port-au-Prince mardi dernier, provoquant d’innombrables dégâts et victimes. L’intensité du séisme était de 7,0 sur l’échelle de Richter et a été suivi durant toute la nuit jusqu’au matin par 30 autres secousses, toutes supérieures à une magnitude de 4,5. Le séisme a fait tomber des maisons, des hôtels, des hôpitaux et même les principaux bâtiments publics de la capitale, dont le palais présidentiel. L’effondrement de tous ces batiments a provoqué un gigantesque nuage qui a plané au-dessus de la ville et une pluie de poussière sur le sol dévasté.

Selon les estimations, on compterait plus de 100 000 morts pour une métropole de 2 millions d’habitants. Ceux qui ont survécu vivent dans la rue par crainte de retourner dans les constructions qui sont encore debout. Partout dans le monde, les Haïtiens tentent d’entrer en contact avec leurs familles et amis mais la plupart des lignes téléphoniques du pays sont coupées. Alors que la majorité des gens ont réagi à cette crise en cherchant comment fournir de l’aide ou faire un don, le fanatique de la Droite Chrétienne (US), Pat Robertson, s’est distingué par une déclaration raciste abjecte. Il a expliqué que les Haïtiens étaient maudits parce qu’ils avaient signé un pacte avec le diable pour se libérer de l’esclavagisme de leurs maîtres français lors de la révolution haïtienne, il y a 200 ans.

Les grands médias ont expliqué que le séisme avait été provoqué par un glissement de plaques tectoniques le long d’une faille située sous la capitale de Port-au-Prince, et que la misère et l’impuissance du gouvernement Préval avaient amplifié le désastre. Mais ils n’ont pas tout dit. « La couverture médiatique du séisme se caractérise par une déconnexion quasi totale entre le désastre et l’histoire sociale et politique d’Haïti », explique le militant de la solidarité avec Haïti, le Canadien Yves Engler. « Ils répètent que le gouvernement n’était pas du tout préparé pour faire face à une telle crise. C’est vrai. Mais ils n’ont pas expliqué pourquoi. » Pourquoi est-ce que 60 pour cent des bâtiments à Port-au-Prince étaient-ils mal construits et dangereux, même dans des conditions normales, selon le maire de la capitale ? Pourquoi n’y a-t-il pas de réglementation sur les constructions dans une ville située au-dessus d’une faille ? Pourquoi est-ce que la population de Port-au-Prince est-elle passée de 50.000 habitants dans les années 50 à 2 millions de miséreux aujourd’hui ? Pourquoi l’état a-t-il été totalement dépassé par les évènements ?

La suite de l’article : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article12732

Lire aussi : http://michelcollon.info/

Les pouvoirs publics veillent sur nous…

janvier 19, 2010

Par Sylvie Simon

Le gouvernement britannique vient de présenter ses « sincères regrets et sa profonde sympathie » aux parents des victimes de la thalidomide qui a causé de nombreux dégâts irréversibles, entre 1958 et 1961. On estime à environ douze mille le nombre d’enfants nés avec d’affreuses malformations des yeux, oreilles ou cœurs, et des membres atrophiés ou manquants. La moitié de ces enfants n’ont pas survécu. Plus tard, on a découvert que certains survivants transmettaient leurs handicaps et déformations à leurs propres enfants par le truchement de l’ADN modifié.

Ce poison a été approuvé par toutes les administrations chargées de son agrément qui ont donné l’assurance que ce médicament pouvait être administré « avec une sécurité absolue aux femmes enceintes et aux accouchées, étant sans effets nocifs ni pour la mère ni pour l’enfant ». Il a fallu attendre que se produisent des milliers d’accidents et de morts pour que ce médicament « sans effets nocifs » soit enfin retiré de la circulation. Et il aura fallu 50 ans supplémentaires pour que Mike O’Brien, ministre de la Santé du Royaume-Uni, annonce aux survivants britanniques, qui réclamaient depuis des dizaines d’années au gouvernement d’assumer sa part de responsabilité et touchaient déjà quelques indemnités du fabricant de ce poison, qu’ils recevront un dédommagement annuel supplémentaire de la part des fabricants. Il est évident que ces délais ont permis d’économiser le dédommagement des victimes décédées depuis ces années perdues. En France, sa prescription est limitée à un mois chez les femmes pouvant procréer.

Le Distilbène® fut employé pour éviter les avortements spontanés alors qu’en 1971, une étude américaine sur quatre mille femmes pendant cinq ans démontra qu’il engendrait des grossesses difficiles, et pouvait provoquer des cancers de l’utérus chez la mère et des malformations de l’appareil génital de l’enfant. La FDA, qui était alors beaucoup plus rigoureuse qu’elle ne l’est actuellement, en interdit immédiatement l’usage, suivie au cours de l’année par les services de santé d’autres pays. Mais en France, au mépris de tous les risques encourus par son utilisation, sur les conseils d’experts véreux, on a continué à l’administrer pendant six ans supplémentaires avec la bénédiction des pouvoirs publics et du ministère de la Santé.

La suite de l’article : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article12730

La Dolce Vita.

janvier 19, 2010

France2 – 1h20 – mardi 19/1      film de F. fellini avec M.Mastroiani, A. Ekberg, A. Aimée,

Portrait d’une société décadente, sous le regard d’un chroniqueur désabusé, sans cesse à l’affut d’échos indiscrets et de nouvelles aventures.

http://www.dailymotion.com/video/x8d9se_la-dolce-vita-scene-culte_shortfilms

Noms de dieu.

janvier 19, 2010

La Deux – 23h05- mardi 19/1      Invité : André-Mutien Léonard

Depuis le 18 janvier 2010, André-Mutien Léonard est primat de Belgique, à la place di cardinal Daneels, atteint par la limite d’âge.

L’ancien évêque de Namur, licencié en théologie et docteur en philosophie est considéré comme un prélat conservateur et certaines de ses prises de positions ont provoqué de vives réactions.

Le rôle des Nations Unies dans la guerre et la paix.

janvier 18, 2010

Denis Halliday

  

« L’ONU des marchands d’armes – le commerce le plus répréhensible et pourtant le plus profitable de la planète »

Le 1er décembre 2009, Denis Halliday donnait une conférence à Montréal intitulée « Le rôle des Nations Unies dans la guerre et la paix ». M. Halliday, qui a travaillé une trentaine d’années pour les Nations Unies, a exposé les grandes lignes des nombreuses défaillances de l’organisation : l’incongruité du Conseil de sécurité et l’importance de sa réforme, le principe des deux poids deux mesures appliqué par les cinq membres permanents et qui sert les intérêts d’une minorité, la nécessité de criminaliser la guerre etc.

Il arrive que le New York Times fasse ce qu’il faut. Ce matin (1er décembre 2009) l’éditorial a condamné le vote du référendum suisse pour interdire partout au pays la construction de minarets sur les mosquées. Sur la page en regard de l’éditorial, Bob Herbert a cité Eisenhower : « Je déteste la guerre, comme seul le peut un soldat qui l’a vécu, qui a vu sa brutalité, sa futilité et sa stupidité. » Il ajoute, « Chaque canon jamais fabriqué, chaque navire de guerre lancé, chaque roquette mise à feu représente, au bout du compte, un vol au détriment de ceux qui ont faim et ne sont pas nourris, de ceux qui ont froid et ne sont pas vêtus »

Merci particulièrement au professeur Chossudovsky de m’offrir cette opportunité de parler à Montréal, d’écouter les réactions et commentaires de l’assistance et d’apprendre de ceux-ci.

Comme vous l’avez peut-être deviné, cette analyse de l’ONU ne se veut pas « résolument optimiste ». Nous sommes ici pour réfléchir et envisager quelque chose de mieux, de différent. Quelque chose de représentatif, un organisme respectueux des lois internationales, qui se consacre à l’égalité des pays et des peuples. Une organisation qui croit réellement en une seule norme de comportement et de traitement pour tous… et non aux deux poids deux mesures, comme c’est le cas actuellement.

L’éditorial du New York Times du 21 novembre suggère que les lecteurs ne devraient pas être trop critiques envers la récente visite du président Obama en Chine… alors qu’il tente toujours de restaurer l’autorité morale des États-Unis ! Ma première pensée fut : Restaurer quelle autorité morale ?

Ma deuxième réflexion fut : le concept de restauration devrait absolument s’appliquer aux Nations Unies ! Et en particulier au Conseil de sécurité responsable de la paix et de la sécurité dans le monde. C’est vers ce Conseil que nous devons nous tourner pour une autorité morale laïque, un leadership mondial, le respect de la loi internationale et l’administration de la coexistence pacifique dans le monde. Mais nous ne le faisons pas non ?

Avant de plonger dans l’entreprise de restauration, examinons comment l’ONU est perçue de nos jours.

Premièrement, il y a l’ONU des attentes irréalistes des peuples : la façon dont nous voulons qu’elle soit, qu’elle agisse, qu’elle nous représente nous qui sommes préoccupés ! Une ONU qui apporterait de la bonne volonté et du bien-être à l’humanité partout où elle se trouve.

Nous voulons qu’elle soit l’ONU du préambule : « Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre […] à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer […] la justice et [le] respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international, à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande, et à ces fins à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage, à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales […] »

Je crois que la plupart d’entre nous veulent une ONU qui se distingue des affreuses politiques du G-8, de l’UE, de l’OTAN des États-Unis et du Royaume-Uni et des guerres menées illégalement par des États membres de l’ONU, comme au Congo, en Tchétchénie, à Gaza, en Géorgie, en Irak, au Pakistan, au Soudan et en Afghanistan, au moment où l’on se rencontre ce soir. Les politiques atroces ont miné le Préambule – en fait, elles ont négligé l’esprit et la lettre de la Charte de l’ONU !

Malheureusement, cette ONU parfaite n’existe pas. Pas plus que son autorité morale.

La suite de l’article : http://www.france-palestine.org/article13761.html


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