Minuit moins une…
J’entends courir
dans les coulisses de la mémoire,
un bruit de bottes
et de portières qui claquent.
Le coeur s’affole,
le souffle bat de l’aile.
La peur galope
à toutes cordes,
dans la gorge
mais nul cri ne remplit le cri.
J’entends courir
dans les dédales de l’histoire.
Le sang ne fait qu’un tour
d’hier à aujourd’hui.
La liberté se cogne au mur
les jambes se dérobent
la tête cogne sur le pavé.
Minuit moins une !
il est plus tard que vous ne pensez.
(Jacques Viesvil – Cri d’amour sur champ de mort)
Mots-clefs : facisme, J. Viesvil, liberté, poésie, racisme, société