Par Napakatbra.
Révélés par le New-York Times, des rapports confidentiels affirment que plus de 500 attaques et 300 troubles cardiaques pourraient être évités chaque mois en retirant un médicament contre le diabète du marché, l’Avandia. Au troisième trimestre 2009, 304 vies auraient même pu être épargnées si les diabétiques avaient opté pour une autre pilule, répondant au doux nom d’Actos.
“La Rosiglitazone [molécule active d'Avandia] doit être retirée du marché“, conclut le rapport de deux responsables de la Food and Drug Administration (FDA). Depuis 1999, des dizaines d’études scientifiques indépendantes ont abouti à la même conclusion. Mais d’autres auraient prouvé le contraire, notamment (et surtout) celles de GlaxoSmithKline (GSK), le fabricant du médicament, qui fournit régulièrement de belles études bien ficelées qui prouvent l’innocuité de sa molécule. Au final, paralysée par cette controverse interne depuis plus de dix ans, la FDA n’a toujours pas bougé le petit doigt.
Le Sénat s’énerve
Du coup, le Sénat US est entré dans la mêlée, tête la première. Et les conclusions de son enquête menée sur plusieurs années (et sur plus de 250.000 documents internes à GlaxoSmithKline) sont formelles. Le risque existe, il est connu depuis des années, et GlaxoSmithKline aurait dû avertir les patients des risques potentiels du médicament. “Au contraire, les cadres de GSK ont tenté d’intimider des médecins indépendants [...] et cherché les moyens de minimiser le fait que les médicaments concurrents pouvaient réduire le risque cardiovasculaire“, affirme le rapport bipartisan du Sénat.
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