Archive pour février 2010

Un médicament dangereux toujours en vente depuis 1999.

février 23, 2010

Par Napakatbra.

Révélés par le New-York Times, des rapports confidentiels affirment que plus de 500 attaques et 300 troubles cardiaques pourraient être évités chaque mois en retirant un médicament contre le diabète du marché, l’Avandia. Au troisième trimestre 2009, 304 vies auraient même pu être épargnées si les diabétiques avaient opté pour une autre pilule, répondant au doux nom d’Actos.

La Rosiglitazone [molécule active d'Avandia] doit être retirée du marché“, conclut le rapport de deux responsables de la Food and Drug Administration (FDA). Depuis 1999, des dizaines d’études scientifiques indépendantes ont abouti à la même conclusion. Mais d’autres auraient prouvé le contraire, notamment (et surtout) celles de GlaxoSmithKline (GSK), le fabricant du médicament, qui fournit régulièrement de belles études bien ficelées qui prouvent l’innocuité de sa molécule. Au final, paralysée par cette controverse interne depuis plus de dix ans, la FDA n’a toujours pas bougé le petit doigt.

Le Sénat s’énerve

Du coup, le Sénat US est entré dans la mêlée, tête la première. Et les conclusions de son enquête menée sur plusieurs années (et sur plus de 250.000 documents internes à GlaxoSmithKline) sont formelles. Le risque existe, il est connu depuis des années, et GlaxoSmithKline aurait dû avertir les patients des risques potentiels du médicament. “Au contraire, les cadres de GSK ont tenté d’intimider des médecins indépendants [...] et cherché les moyens de minimiser le fait que les médicaments concurrents pouvaient réduire le risque cardiovasculaire“, affirme le rapport bipartisan du Sénat.

Lire la suite : http://www.lesmotsontunsens.com/etats-unis-un-medicament-dangereux-toujours-en-vente-depuis-1999-7157

 

Minuit moins une. Jacques Viesvil

février 22, 2010

Minuit moins une…   

J’entends courir

dans les coulisses de la mémoire,

un bruit de bottes

       et de portières qui claquent.

Le coeur s’affole,

         le souffle bat de l’aile.

La peur galope

       à toutes cordes,

        dans la gorge

         mais nul cri ne remplit le cri.

J’entends courir

         dans les dédales de l’histoire.

Le sang ne fait qu’un tour

       d’hier à aujourd’hui.

La liberté se cogne au mur

       les jambes se dérobent

       la tête cogne sur le pavé.

Minuit moins une !

il est plus tard que vous ne pensez.

(Jacques Viesvil – Cri d’amour sur champ de mort)

Toscanini par lui-même.

février 22, 2010

La Deux – 22h50 – lundi 22/2         documentaire de L. Weinstein, H. Sachs

Portrait du célèbre chef d’orchestre italien du XXe siècle, structuré autour de scènes reconstituées, de lettres inédites, de conversations.

http://www.youtube.com/watch?v=Nt7pPKXDhPc

Un militant du Val d’Oise à la ministre : mettez-moi en examen, car je boycotte .

février 22, 2010
A lire, ci-dessous, la lettre adressée par Serge Grossvak, militant de la campagne boycott actif dans le Val d’Oise, à la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie. J’ai participé à l’action de dénonciation des produits de la colonisation dans un hypermarché du Val d’Oise, alors mettez-moi en examen si vous le voulez, dit Serge à la ministre.

Serge Grossvak 95 – Val d’Oise

Ministère de la Justice Madame Alliot-Marie 13 place Vendome 75042 Paris

Groslay, le 22 février 2010 Lettre Recommandée

Madame la Ministre,

Je l’avoue,

Je boycotte les marchandises d’Israël. Je ne veux pas de ces produits poussés dans le sang et la domination. Ils puent la haine et l’oppression. Je les refuse, et je pense à mes parents m’enseignant le martyr infligé par les nazis. Cette géhenne qui avait dévoré notre famille. « Plus jamais ça ! » était la clameur venue du cœur, au sortir du malheur. « Plus jamais ça » avaient dit les survivants. Enfant de juifs immigrés, j’avais entendu cette leçon comme un devoir d’humanité, comme un engagement de solidarité, comme une exigence de vie. Je boycotte, aujourd’hui, pour que les petits enfants d’un grand martyr sortent du chemin assassin, pour que l’État d’Israël et son peuple égaré dans un grandissant extrémisme sortent de sa tyrannie.

Je l’avoue, j’appelle au boycott des produits de ce pays aujourd’hui guerrier, conquérant et oppresseur, de ce pays abdiquant toute morale. Je l’avoue, c’est de toute ma voix et de tout mon cœur que je convie à cet acte de résistance. Acte pacifique. Acte raisonné. Mon appel est une clameur contre l’indignité des crimes commis, la pratique des colonies. Mon appel est pour peser et faire renoncer à la guerre.

Je l’avoue, j’y étais. J’étais dans ce supermarché de Cormeilles pour sortir les produits israéliens des rayons et les déposer en vrac à l’entrée des caisses. J’y étais, et j’y ai pris la parole. Les services de police peuvent l’attester, j’avais donné mon nom. Lorsqu’on agit pour l’honneur, nul n’est besoin de se cacher.

Je l’avoue, j’y étais et j’ai accompli tout cela pour mon humaine dignité et l’honneur de mes ancêtres. Parce que je ne peux supporter d’abandonner dans la souffrance et l’injustice le peuple de Palestine. Parce que je suis juif descendant de Marek Edelman, de Joseph Epstein et de Raymond Aubrac, ma racine juive est du côté des opprimés, de tous les opprimés.

Madame la Ministre et gardienne des sceaux de justice et des lettres de cachet, condamnez moi, pas Sakina ! Madame la ministre, puisque vous avez fait vœu de châtier ces gestes de résistance et d’honneur, oubliant qu’ils visent un Etat désigné comme relevant de « crimes de guerre, voir crimes contre l’humanité » par le juge Goldstone (juif comme moi), condamnez moi, pas Sakina. Madame la Ministre, je ne redoute pas vos geôles et vos invectives, je suis prêt à affronter vos fureurs comme mon père avait du affronter l’internement par une police aux ordres d’un pouvoir totalitaire.

Madame la Ministre, rien ne me fera renoncer à mon engagement pour la Paix et la Justice, pour que le peuple palestinien recouvre sa dignité dans son pays indépendant, aux frontières de 67 et à la capitale en Jérusalem-est.

Madame la Ministre, je vous prie d’agréer toute ma détermination à combattre vos menaces à l’encontre d’une lutte juste et votre soutien à un extrémisme nationaliste qui fait honte à ma culture juive.

Serge Grossvak

http://www.europalestine.com/spip.php?article4791

L’étau.

février 21, 2010

ARTE – 20h40 – dimanche 21/2       d’Alfred Hitchcock avec Frederik Stafford, Dany Robin, John Vernon, Claude Jade, Michel Piccoli,

Sur fond de crise des missiles à Cuba, André Devereaux, l’un des responsables français du contre-espionnage, affronte un dangereux réseau prosoviétique français, qui répond au nom de code Topaze.

Rediffusions :
24.02.2010 à 14:45

www.arte.tv

Le cinquième anniversaire de la lutte de Bil’in.

février 21, 2010

Lettre de prison d’Abdallah Abu Rahma

  

Cette lettre d’Abdallah Abu Rahma a été transmise depuis sa cellule par ses avocats. S’il vous plaît circuler largement.

Chers amis et sympathisants,

Cela fait maintenant deux mois que l’on m’a menotté, bandés les yeux et emmené de chez moi. La nouvelle d’aujourd’hui m’est parvenu à la prison militaire d’Ofer, que le mur de l’apartheid sur les terres de Bil’in sera finalement déplacé et que les travaux du nouveau tracé ont commencés. Cela rendra la moitié des terres qui ont été volés à notre village. Pour ceux d’entre nous, emprisonné à Ofer, pour notre participation aux manifestations contre le mur, cette victoire rend la douleur d’être enfermé, plus facile à supporter. Après avoir résisté activement contre le vol de nos terres par le mur de l’apartheid et contre la colonisation israélienne chaque semaine, nous aspirons à être debout aux côtés de nos frères et sœurs à l’occasion de cette victoire et le cinquième anniversaire de notre lutte.

Ofer est une base militaire israélienne dans les territoires occupés, qui sert de prison et de tribunal militaire. La prison est faite de tentes délimitée par des barbelés et d’une clôture électrique. Chaque unité comprend quatre tentes, et chaque tente comprend 22 prisonniers. Or en hiver, le vent et la pluie s’engouffrent par les fissures et nous n’avons pas assez de couvertures, de vêtements et autres produits de nécessité.

L’alimentation est un enjeu crucial ici et il n’y en a pas suffisamment. Nous survivons en achetant des ingrédients à la cantine de la prison que nous préparons dans nos tentes. Nous n’avons qu’un seul petit plat chaud, et c’est aussi notre seule source de chaleur. Certaines familles peuvent mettre de l’argent sur un compte pour acheter de la nourriture, mais beaucoup ne peuvent pas se le permettre. L’aspect positif est que j’ai appris à cuisiner ! Ce soir, j’ai fait des falafels et des bonbons pour célébrer la nouvelle de notre victoire. Je ne veux plus attendre pour rentrer dans ma maison et cuisiner pour ma femme et mes enfants !

Quand j’ai été arrêté, j’étais en pantoufles, et à ce jour, ma famille a été incapable d’obtenir la permission de me fournir une paire de chaussures. J’ai finalement reçu ma montre après des demandes répétées. Pour moi c’est un moyen essentiel de garder le sens des réalités, il m’était insupportable de ne pas voir le temps passé. Quand je l’ai reçue, je me sentais si heureux, comme un enfant qui reçoit sa première montre. Je peux à peine imaginer ce que ce sera le jour où je recevrai une paire de chaussure.

En raison de notre incarcération, l’armée considère nos familles comme une menace pour la sécurité. Il est très difficile pour nos épouses, nos enfants de recevoir des droits de visite. Mon ami Adeeb Abu Rahma, lui aussi prisonnier politique de Bil’in, ne peut pas recevoir de visites de sa femme et une de ses filles. Même sa mère, une femme octogénaire qui est actuellement en mauvaise santé, est considéré comme une menace pour la sécurité ! Il a peur de ne pas la voir avant qu’elle meure.

Je suis un enseignant et avant mon arrestation, j’enseignais dans une école privée de Birzeit et m’occupait également d’un élevage de poulets. Ma famille a dû vendre la ferme après mon arrestation. Je ne sais pas si je vais récupérer mon poste à l’école quand je serai libéré. Les neuf membres de la famille d’adeeb se retrouvent sans ressources, comme beaucoup d’autres familles. Nous ne sommes plus en mesure de prendre soin de nos proches qui ont besoin de nous, c’est la chose la plus insupportable quand on est ici.

Le soutien que je reçois de ma famille et de mes amis, m’aide à tenir. Je suis reconnaissant auprès des dirigeants palestiniens qui ont pris contact avec ma famille, ainsi que les diplomates de l’Union européenne et les activistes israéliens qui ont exprimé leur soutien au cours des audiences. Les relations que nous avons construit avec ses militants, sont allés au-delà de simples relations de partenaires ou amicales, nous sommes frères et sœurs dans cette lutte. Vous êtes une source d’inspiration dans votre solidarité sans relâche. Vous nous avez soutenus durant toutes les manifestations et les audiences du tribunal, mais lors d’occasions heureuses et douloureuses. Être en prison m’a montré combien j’avais de vrais amis, je vous en suis si reconnaissant à vous tous.

Des confins de mon emprisonnement, il me devient aussi évident que notre lutte est beaucoup plus importante et va au delà de la justice pour Bil’in ou même de tout la Palestine. Nous sommes engagés dans une lutte internationale contre l’oppression. Je sais que ceci est vrai quand je pense à vous tous de partout dans le monde qui ont rejoint le mouvement pour arrêter le mur et la colonisation. Les gens ordinaires, exaspérés par l’occupation, ont fait de notre lutte la leur, et nous ont rejoint dans la solidarité. Nous allons certainement s’associer à la lutte pour la justice dans d’autres endroits quand la Palestine sera enfin libre.

Manquer le cinquième anniversaire de notre lutte à Bil’in sera comme manquer l’anniversaire d’un de mes enfants. Dernièrement je pense beaucoup à mon ami Bassem dont la vie a été prise lors d’une manifestation non-violente l’année dernière, et combien je le regrette. Malgré la douleur de cette perte, et la nostalgie que j’éprouve en pensant à ma famille et à mes amis, je pense que si c’est le prix que nous devons payer pour notre liberté, alors cela vaut la peine, et nous serons prêts à payer beaucoup plus.

Bien à vous,

Abdallah Abu Rahmah, depuis la prison d’Ofer.

20/02/2010

De petites victoires en petites victoire la campagne BDS progresse. http://www.europalestine.com/spip.php?article4789

http://www.bilin-village.org/francais/

http://www.dailymotion.com/video/x8huck_béton-apartheid-film-d-animation-ar_news

Le procès fait au GIEC.

février 21, 2010

Par Denis Clerc  

Dans la Grèce antique, on tuait le messager porteur de mauvaises nouvelles quand on ne voulait pas les entendre. Aujourd’hui, la dénégation est plus simple. 

La polémique autour du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, m’inquiète. Depuis plus de vingt ans, cet organisme, qui regroupe plusieurs milliers de scientifiques, confronte les analyses des uns et des autres concernant le changement climatique et s’efforce de les synthétiser pour en tirer des rapports d’évaluation adoptés par consensus. Ce qui ne signifie pas qu’il n’existe pas en son sein des désaccords, ni que les enjeux politiques sous-jacents ne jouent pas un rôle dans les orientations préconisées : on n’a jamais vu une communauté scientifique unanime et les experts eux-mêmes ne sont pas des êtres désincarnés et protégés de toute influence économique, idéologique ou politique. Après tout, même un expert peut se tromper : ne sous-estimons pas la complexité des phénomènes étudiés, les incertitudes inhérentes à toute prévision – « les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir », disait Pierre Dac –, les divergences dans l’interprétation des données, etc. Bref, les rapports du Giec ne sont ni Dieu (« qui sait tout et voit tout », me disait-on dans mon enfance), ni le pape (infaillible, affirme le dogme) : ce ne sont que des constructions humaines, faillibles parce que s’appuyant sur des probabilités plus que sur des certitudes.

Lire la suite : http://www.alternatives-economiques.fr/le-faux-proces-du-giec_fr_art_633_48124.html

Tribune : Dialoguer avec le Hamas, par Arik Diamant et David Zonsheine .

février 20, 2010

Exprimant leur « honte » devant l’opération Plomb Durci dont la plupart des victimes étaient des civils, Arik Diamant et David Zonsheine, tous deux soldats de réserve, s’élèvent contre une stratégie de confrontation avec le Hamas qu’ils jugent inefficace pour Israël et appellent à un dialogue direct avec un groupe qui représente une partie importante du peuple palestinien et a prouvé par le passé sa capacité à faire respecter un accord. — L’assassinat d’un militant du Hamas à Dubaï, qui s’apparente à du terrorisme d’Etat, montre que la voie choisie en Israël est toute autre. Le Hamas, s’il décide de venger ce crime, fournirait alors un alibi aux partisans de l’escalade et du conflit perpétuel, qui redoutent plus que tout la paix et le sacrifice des conquêtes territoriales illégales qui devrait l’accompagner.

Par Arik Diamant et David Zonsheine, Guardian, 15 février 2010

Les médias israéliens ont pratiquement transformé en célébration le premier anniversaire la guerre contre Gaza, l’opération « Plomb Durci ». L’opération est presque unanimement considérée en Israël comme un triomphe militaire, un combat victorieux contre l’un des plus mortels ennemis d’Israël : le Hamas.

Lire la suite : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2982

La terre de nos ancêtres. (3/5)

février 20, 2010

ARTE – 20h40 – samedi 20/2            documentaire de Chris Eyre

3. La piste des larmes.    

Dans la première moitié du XIXe siècle, les Cherokee s’opposent par tous les moyens à l’expulsion de leurs terres. Y compris en s’assimilant, en adoptant le mode de vie et les lois des Européens, en se convertissant au christianisme. Certains iront même devant la Cour suprême des États-Unis pour défendre leur cause… jusqu’à leur déportation en octobre 1838 vers l’Arkansas et l’Oklahoma.

Rediffusions :
21.02.2010 à 14:55
05.03.2010 à 03:00

www.arte.tv

Monstres et Cie.

février 20, 2010

RTL-TVI – 20h45 – samedi 20/2        film d’animation des studios Pixar

Grâce à un ingénieux système de placards, une équipe de monstres, travaillant pour Monstres & Compagnie, pénètre toutes les nuits dans le monde des humains pour terrifier les enfants et récolter leurs hurlements. Ces cris de terreur sont ensuite transformés en énergie pour alimenter Monstropolis, une ville peuplée de monstres.

Le Terreur d’élite le plus réputé s’appelle James P. Sullivan, surnommé Suley. C’est un énorme monstre à cornes à la fourrure verte parsemée de taches violettes.

http://www.youtube.com/watch?v=ErT7RPTFArI


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