Archive pour mai 2010

Prison et droit d’asile : l’ONU tance la France.

mai 24, 2010

Le Comité contre la torture de l’ONU vient d’achever à Genève sa nouvelle Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (programme en français ici). La France n’est pas épargnée sur sa politique pénitentiaire et sur le droit d’asile. Et l’on reparle de « Serpico », tortionnaire argentin décoré par la France et actuellement jugé dans son pays…

L’ONU a entre autres tenu compte du rapport de 54 pages présenté par l’Observatoire international des prisons (OIP). Dans un éditorial, l’OIP estime que « La sévérité des appréciations formulées sur la situation carcérale française marque un désaveu cinglant de la politique pénitentiaire mise en oeuvre depuis le dernier examen (2005) et consacrée par la loi du 24 novembre 2009 » et demande « … que le processus d’élaboration des décrets d’application de la loi, actuellement en cours d’examen par le Conseil d’Etat, soit interrompu pour prendre pleinement en compte les observations du Comité contre la torture ».

Lire la suite : http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2010/05/prisons-et-droit-dasile-lonu-tance-la-france.html 

http://www.educationsansfrontieres.org/IMG/fckeditor/UserFiles/Blis_47.pdf

L’avenir de l’agriculture paysanne.

mai 23, 2010

Par Éros Sana

Par un intense lobbying auprès du Parlement, les semenciers profitent du projet de loi sur la modernisation de l’agriculture pour asseoir leur contrôle sur les semences et les plantes. Objectif : faire des paysans qui replanteraient les fruits de leur récolte des délinquants. La bataille législative s’annonce rude.

Les sénateurs ont commencé à discuter ce 18 mai de « modernisation de l’agriculture », nom du projet de loi déposé par le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Lemaire. Alors que le modèle agricole est confronté à une profonde crise, le texte n’apporte pas vraiment de solutions. Sauf peut-être pour les semenciers.

Ces entreprises contrôlent le secteur des semences : un chiffre d’affaires annuel de 2,3 milliards d’euros, dont la moitié est réalisée par le leader français du secteur (avec Monsanto ou Syngenta), Limagrain. Ces opérateurs économiques considèrent le vivant en général – ici les semences et les plants, sources de toute activité agricole – comme une banale marchandise. Le contrôle et la commercialisation des semences servent à maximiser les rendements et les profits tout en rendant « captifs » les clients : les agriculteurs.

Agriculteurs captifs

Aux États-Unis, cette captivité passe notamment par les brevets, sur les OGM par exemple ou sur telle variété de tomate calibrée. En Europe, l’industrie préfère asseoir son contrôle sur le monde paysan par d’autres moyens : les certificats d’obtentions végétales (COV). Moins connus et moins décriés que les brevets sur les variétés de céréales ou de légumes, ces certificats peuvent s’accompagner d’un brevet sur des gènes manipulés. Ils sont considérés par les semenciers comme « un titre de propriété ». Ils interdisent « à quiconque la production et la vente des semences de la variété sans l’accord de son propriétaire, l’obtenteur ». Bref, la graine que vous plantez dans votre potager ou les semences qu’un paysan compte réutiliser l’année suivante appartiennent aux semenciers. Et cela, avec la bénédiction de nombreux sénateurs.

Car le lobby des semenciers, Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS), a arpenté les couloirs du Sénat. Il a convaincu plusieurs honorables parlementaires de déposer une série d’amendements pour renforcer le contrôle par les grands groupes sur les semences paysannes, celles que produisent et s’échangent les petits exploitants.

Lire la suite : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article13764

La collection RTBF.

mai 22, 2010

La Deux – 22h50 – dimanche 23/5              

3/4 Vivre pour l’art et/ou de l’art.       

A partir de quand une oeuvre devient-elle un produit ? Quelle influence ont les galeristes sur le travail d’un artiste ?

Parmi le travail posthume de Félix Gonzales Torres, présenté au Wiels à Bruxelles, se trouvait une pièce constituée d’un mouchoir du père de l’artiste sur lequel étaient déposés des bonbons pour la gorge. Un geste filial sans ostentation qui se chiffre à plusieurs millions d’euros.

Musée de la TOLERANCE !

mai 22, 2010
Pour y installer son “Musée de la Tolérance” (sic), le centre Simon Wiesenthal a dégagé les “nuisances”, que représentaient des centaines de squelettes inhumés dans ce cimetière qui date du 12ème siècle. Article De Carole Sandrel.

“Savez-vous ce qu’on appelle « pestilence » en bon hébreu ? Dans la seule démocratie du Proche Orient, ce sont des centaines et des centaines de squelettes autrefois inhumés dans le cimetière central musulman de Jérusalem, qui date du XIIè siècle.

Cette « pestilence » doit disparaître fissa parce que le centre Simon Wiesenthal » prépare la construction d’un « Musée de la Tolérance », en toute tolérance, doit gommer au passage des morts. Enfin, pas n’importe lesquels, des morts palestiniens. De sorte que, le pays au monde qui n’arrête pas de multiplier les manifestations mémorielles (à temps et à contre temps) a décidé de profaner un lieu, sacré entre tous, en pays civilisé, mais manifestement pas en Israël.

Voilà pourquoi, dévoile le Ha’aretz, cette « pestilence » a été évacuée, « clandestinement, au cours de cinq mois de travaux ininterrompus et exténuants ». La « pestilence » a donc été dégagée « aussi vite et secrètement que possible », les restes humains ayant été « évacués » dans une fosse à ciel ouvert.

Le projet est financé par une institution juive au « panache hollywoodien », celle de Marvien Hier, qui « a amené le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger en Israël, pour la cérémonie préparatoire de ce musée en 2004 ». Ce musée est évidemment objet de violentes contestations, de recours devant les tribunaux, et de colère pour les Palestiniens et pour tous ceux qui respectent toutes les mémoires et pas seulement la mémoire juive. Il y a même des archéologues qui sont furieux, parce qu’évidemment les méthodes utilisées pour « évacuer les pestilences » ne respectaient aucune règle.

Ajoutons qu’à Askelon, dans l’enceinte de l’hôpital Barzilei, les archéologues-iédologues israéliens viennent de fouiller des tombes sans réussir à y trouver la moindre trace de « présence juive ». Que des “paëns”, à les en croire ! Est-ce le nouveau nom des Palestiniens ? Il est vrai que si on évacue les « pestilences » de Jérusalem, on ne va pas rendre hommage aux « pestilences d’Askelon ».

Il fut un temps où Claudel – à qui on parlait de Tolérance, à propos de l’affaire Dreyfus, répondait : ” La tolérance ? Il y a des maisons pour ça »…

http://www.europalestine.com/spip.php?article5055

Cora rappelle du saumon atlantique fumé.

mai 21, 2010

Les hypermarchés Cora demandent aux clients de ne pas consommer et de ramener dans les magasins du saumon atlantique fumé de la marque Winny.

Les services de contrôle qualité de Cora ont en effet ont décelé la présence de Listeria monocytogénes dans le saumon atlantique fumé de la marque Winny.

Le produit concerné est vendu en barquettes avec le code EAN : 5.400.247.045.607 et les lots ont été vendus entre le 8 avril et le 20 mai 2010, précise la chaîne de magasins.

Les clients sont invités à ne pas consommer ce produit et à le ramener dans les magasins Cora en vue d’un remboursement intégral.

“La désobéissance éthique” d’Elisabeth Weissman

mai 21, 2010

Par Bernard Gensane

Le livre d’Élisabeth Weissman fait partie de ces ouvrages dont on redoute de poursuivre la lecture : chaque page annonce une horreur, une bonne raison de désespérer, même si, de ci delà, l’auteur nous concède une ou deux flammèches d’espoir. Un livre de plus qui nous explique magistralement, avec rigueur et humanité, pourquoi et comment la classe dominante française met à mort l’État, les valeurs républicaines, la citoyenneté, la solidarité, la société au sens classique du terme.

Préfacé par ce grand résistant que fut, et demeure, Stéphane Hessel, La Désobéissance éthique nous introduit d’emblée dans le drame que connaissent trop de travailleurs français aujourd’hui : le suicide d’hommes et de femmes qui retournent contre eux la violence de leur existence en entreprise ou en usine. L’auteur rappelle la réaction spontanée des autorités face à ces actes, comme le mépris de Didier Lombard, P-DG de France Télécom, évoquant une « vague suicidaire ». Il ne leur suffit pas d’éviscérer les services publics : il leur faut stigmatiser ceux qu’ils broient. Depuis, en gros, Chirac/Raffarin, les dirigeants français ont décidé d’appliquer au public les méthodes du privé. Comme le court terme et les gains de productivité sont privilégiés par rapport à l’intérêt général et aux investissements à long terme, mieux vaut amputer le pied d’un diabétique que de lui prodiguer des soins plus coûteux mais qui lui laisseront ses deux pieds

La suite : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article13752

Liège.

mai 21, 2010

Liégeois ou touristes, un site à ne pas rater :  http://www.fabrice-muller.be/

Découvrir Liège, ses musées, ses monuments, ses lieux typiques…

Grippe A/H1N1 : pas d’enquête à l’UE.

mai 21, 2010

Il n’y aura pas, au Parlement européen, de commission spéciale temporaire chargée d’”examiner les modalités de gestion” de la grippe A/H1N1 dans l’Union européenne (Le Soir du 6 mai).

Ainsi en ont décidé, jeudi à Strasbourg, les chefs de groupes politiques du Parlement européen.

Le chef du groupe conservateur (PPE) et celui du groupe socialiste-démocrate ont opposé leur véto aux désideratas des Verts, des Libéraux et des ex-communistes.

Plus de 200 eurodéputés avaient signé pour cette commission. ( M. Li – 24 ‘heures en 1 coup d’oeil – Le Soir du 21/05/2010)

Y aurait-il quelque chose à cacher ?

Reporters : Sydney – Bruxelles, entre terre et ciel.

mai 21, 2010

RTL-TVI – 19h45 – vendredi 21/5      

C’est un exploit inédit dans le monde de l’aéronautique: sept pilotes ont parcouru près de 28.000 kilomètres en ULM et relié Sydney à la Belgique en survolant une vingtaine de pays.

Routé par le météorologue Luc Trullemans, emmené par le journaliste Michel De Maegd, l’expédition “Earth Challenge” avait pour but de dresser un état des lieux du réchauffement de la planète au moment où les décideurs se réunissaient à Copenhague.

Un projet soutenu notamment par le WWF, l’institut royal de météorologie et l’institut d’aéronomie spatiale belge.

Cette mission scientifique extraordinaire permet de se rendre compte de l’immense fragilité de notre planète, déjà frappée par endroits par les changements climatiques.

Des sècheresses extrêmes d’Australie au désespoir des réfugiés climatiques du Bangladesh, de la fonte des glaciers de l’Himalaya à celle des glaciers du massif alpin, ce reportage est aussi une véritable aventure humaine.

http://blogs.rtlinfo.be/reporters/2010/05/17/sidney-bruxelles-entre-terre-et-ciel-21052010/

http://www.depleinfouet.be/climat/annonce.html

Le coton Bt menace les plantes.

mai 21, 2010

Article paru dans Le Soir des 15 et 16 mai 2010     

Ce n’est pas une histoire de plante génétiquement modifiée qui se multiplie soudain sauvagement dans la nature que recense cette semaine le magazine Science. Mais il s’agit pourtant bien d’un échec cuisant concernant un OGM et de son impact négatif sur son environnement.

Après dix années de culture en Chine de plants de coton génétiquement modifié, le constat est sans appel pour Yanhui Lu et ses collègues de l’Académie des sciences agricoles chinoise. Les plants de coton transgéniques Bt abondamment cultivés dans le pays constituent une menace pour d’autres espèces végétales.

Ces plants tirent leur appellation de la bactérie Bacillus thuringiensis qui leur a été adjointe. Cette bactérie exprime une protéine jouant un rôle d’insecticide vis-à-vis de parasites qui s’attaquent à cette culture. Le coton Bt était ainsi supposé offrir un meilleur rendement tout en limitant l’utilisation d’insecticides.

L’étude de terrain menée sur 10 ans de culture dans le nord de la Chine de cet OGM révèle que l’utilisation du coton Bt a conduit à un changement dans les populations d’insectes nuisibles de la région, avec une spectaculaire augmentation d’un type de punaises jusqu’alors rencontrées en faible quantité : les miridés.

Le Dr. Yanhui Lu et ses collègues relèvent que ces populations de miridés ont récemment explosé suite à l’utilisation réduite des insecticides traditionnels dans la région. Et comme les miridés consomment un large éventail de plantes, Lu et ses collègues estiment aujourd’hui que ces insectes sont pour la première fois en train de devenir une menace pour d’autres cultures dont la vigne, les pommiers, les pêchers et les poiriers…

Cette découverte montre comment un changement dans une lutte contre les insectes nuisibles qui n’en cible qu’un seul au départ peut conduire à l’arrivée à la propagation d’autres “nuisibles”. (C.D.B.)

Cela n’empêche pas les apprentis sorciers de jouer avec la nature

http://www.journaldelenvironnement.net/article/autorisation-des-essais-en-plein-champ-de-vignes-ogm,17452

Une seule solution le bio !


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