Archive pour mai 2010

Boycotter les boycotteurs.

mai 20, 2010

Par Gideon Levy for Ha’aretz

Alors qu’on reconnaît au boycott international le mérite d’avoir entraîné la chute du régime de l’apartheid sud-africain, on considère ici (en Israël) qu’il est hors de propos et qu’il n’y a pas de comparaison possible entre les deux situations.

La plupart des gens d’ici sont scandalisés à l’idée qu’il puisse, au-delà des frontières d’Israël venir à l’idée de quiconque de boycotter leur pays, ses produits ou ses universités. Après tout, les boycotts sont considérés comme illégaux en Israël. Quiconque appelle à ce type d’action est perçu comme un antisémite et un haïsseur d’Israël qui remet en question le droit à l’existence de l’État. En Israël-même, ceux qui appellent au boycott sont classés comme traîtres et hérétiques. L’idée qu’un boycott, si partiel qu’il soit, peut convaincre Israël de changer de méthodes — pour son propre bien — n’est pas tolérable ici. Même une mesure évidente et logique — comme le boycott de l’Autorité Palestinienne sur les produits fabriqués dans les colonies — est hypocritement considérée comme une provocation par les Israéliens. De plus, alors qu’on reconnaît au boycott international le mérite d’avoir entraîné la chute du régime de l’apartheid sud-africain, on considère ici (en Israël) qu’il est hors de propos et qu’il n’y a pas de comparaison possible entre les deux situations.

À la rigueur, on pourrait admettre ces réactions intolérantes si Israël n’était pas lui-même l’un des boycotteurs les plus prolifiques du monde. Non seulement il boycotte mais il prône le boycott à d’autres, et va même quelquefois jusqu’à les traîner de force dans son sillage. Israël a imposé un boycott culturel, universitaire, politique, économique et militaire sur les territoires. En même temps, ici, presque personne n’a émis la moindre contestation en remettant en question la légitimité de ces boycotts. Et on envisage de boycotter le boycotteur ? Voilà qui est inconcevable.

Le plus brutal et le plus flagrant des boycotts est, bien entendu, le siège de Gaza et le boycott du Hamas. À la demande d’Israël, presque tous les pays occidentaux ont souscrit au boycott avec un empressement inexplicable. Ce n’est pas seulement un siège qui met Gaza dans l’indigence depuis trois ans. Et ce n’est pas seulement un boycott total (et stupide) du Hamas, sauf quand il s’agit de discuter de la libération du soldat Gilad Shalit. C’est une kyrielle de boycotts : culturel, universitaire, humanitaire et économique. Israël menace presque chaque diplomate désireux de se rendre à Gaza pour y voir de ses propres yeux l’insupportable spectacle.

De plus, Israël refuse l’entrée à quiconque souhaite apporter de l’aide humanitaire. Il faut noter que le boycott n’est pas seulement contre le Hamas, mais contre Gaza toute entière, contre quiconque y vit. Le convoi de navires qui partira bientôt d’Europe pour tenter de briser le siège transportera des milliers de tonnes de matériaux de construction, de préfabriqués et de médicaments. Israël a annoncé son intention d’arrêter les navires. Un boycott est un boycott. Médecins, professeurs, artistes, juristes, intellectuels, économistes, ingénieurs, aucun n’est autorisé à entrer à Gaza. Il s’agit d’un boycott total étiquetté “Made in Israël“. Ceux-là mêmes qui parlent de boycotts immoraux et inefficaces s’y livrent sans sourciller quand il s’agit de Gaza.

Lire la suite : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article13747

http://www.europalestine.com/spip.php?article5047

Le dindon de la farce !

mai 20, 2010

Voici une formidable innovation saluée comme il se doit par « L’Auvergnat de Paris », le journal des cafetiers et restaurateurs, du 15 avril.

« Des pièces de viande, des pavés, des jarrets, de l’osso-bucco, du fondant de porc surgelé quasiment prêts à l’emploi », s’enthousiasme la revue, qui raconte : « Il suffit en effet de placer ces portions individuelles au bain-marie, durant une quinzaine de minutes, voire au micro-ondes, pour obtenir des morceaux prêts à servir que l’on pourra accompagner dans l’assiette avec des sauces surgelées prévues à cet effet ».

Le bienfaiteur des papilles s’appelle Cuisine Solutions (ça ne s’invente pas), créé il y a vingt et un ans aux États-Unis par un français, et devenu l’un des poids lourds du cuisiné surgelé sous vide pour restaus. Sa recette ? La viande est cuite sous vide à très basse température pendant quarante-huit heures puis surgelée. Ce qui permet de la déguster jusque dix-huit mois plus tard ou de la servir encore six jours après décongélation.

Baptisée « les pièces du boucher », la gamme de viandes prêtes à l’emploi compte neuf morceaux différents et six « sauces d’accompagnement »… Cuisine Solutions, qui « révolutionne la viande » dixit le journal, fait économiser du temps au cuistot, et sa « cuisson basse température permet de transcender les viandes de second choix ». Comme c’est joliment dit : « transcender »… Le directeur de Cuisine Solutions : « Le coût économique de la portion devient très compétitif car nous utilisons des matières premières un peu moins nobles pour faire des fabrications ».

Qu’on se rassure, le restaurateur n’a aucun risque de se faire griller. Comme l’explique « L’Auvergnat de Paris » : « Il suffit d’un passage d’une minute sur la plaque à snacker pour que le client final n’y voie aucune différence ». À quand le dindon de la farce sous vide ?

Le Canard Enchaîné N° 4672 du 12 mai 2010

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article13715

Le vent se lève.

mai 20, 2010

ARTE – 20h35 – jeudi 20/5                    film de K. Loach

http://www.ina.fr/art-et-culture/cinema/video/3092062001022/festival-de-cannes-le-vent-se-leve-de-ken-loach.fr.html

http://www.dailymotion.com/video/xbt2l_ba-le-vent-se-leve-vo_creation

En 1920, dans le comté de Cork, Damien O’Connor s’apprête à partir pour Londres achever ses études de médecine. Les campagnes irlandaises sont alors livrées aux exactions des Black and Tans (les “Noir et Fauve”), des milices chargées par la Grande-Bretagne de combattre par tous les moyens le soutien de la population à l’armée républicaine irlandaise (IRA), en guérilla ouverte depuis l’échec du soulèvement de Dublin quatre ans plus tôt. Au retour d’une partie de hockey, parce qu’il s’obstine à répondre en gaélique à une patrouille, un gamin de 17 ans, camarade de Damien, est battu à mort sous ses yeux. Il décide alors de rejoindre l’IRA, où son frère aîné Teddy se distingue déjà.

La terre et la liberté
Accusant Ken Loach d’antibritannisme primaire, sur fond de guerre en Irak, une partie de la presse anglaise a crié au scandale quand celui-ci, en compétition officielle à Cannes pour la huitième fois avec Le vent se lève, y décrocha enfin la Palme d’or. C’était, d’une certaine manière, donner raison au vétéran du cinéma britannique qui, avec ce scénario minutieusement documenté, affirmait vouloir ouvrir les yeux de ses compatriotes sur des réalités coloniales qu’ils continuaient obstinément à méconnaître. Mais le film va bien au-delà d’une dénonciation manichéenne. Superbement filmé, privilégiant les décors et les lumières naturelles, c’est une ode presque élégiaque à la beauté du monde. Sous forme d’épure romanesque, s’y révèle aussi toute l’acuité politique que Ken Loach a placée au coeur de son cinéma : quels sont les mécanismes de l’oppression ? Pour quelle liberté est-on prêt à se battre ? La violence peut-elle être légitime ? Interrogeant le sens de toutes les guerres, ce récit sobre et déchirant d’un affrontement fratricide a une portée universelle.

Rediffusions :
10.06.2010 à 00:45

www.arte.tv

Tout s’explique. Recyclage : mode d’emploi !

mai 20, 2010

RTL-TVI – 19h45 – jeudi 20/5                

Papier, bouteilles en plastique, briques de lait, canettes : que deviennent les déchets du genre que nous mettons à la rue ? Où vont-ils ? Comment les traite-t-on et en quoi les transforme-t-on ?

Et les bouteilles en verre ?

Gros plan sur la seconde vie des déchets.

12h08 à l’est de Bucarest.

mai 19, 2010

ARTE – 23h30 – mercredi 19/5            de C. Porumboiu

http://www.premiere.fr/Bandes-annonces/Video/12h08-a-l-est-de-Bucarest#

En Roumanie, une télévision locale invite deux témoins à raconter “leur” révolution de 1989… Une vision grinçante et hilarante de la Roumanie postcommuniste.

Seize ans après la révolution roumaine, Virgil Jderescu, animateur dans une télévision locale, décide d’organiser un débat autour de la journée du 22 décembre 1989. Ses invités s’étant désistés à la dernière minute, il doit se rabattre sur Tiberiu Manescu, un professeur d’histoire alcoolique qui collectionne les créanciers, et Emanoil Piscoci, vieux retraité un peu bougon qui fait le père Noël pour arrondir ses fins de mois. Sur le plateau, les deux hommes doivent débattre de la question suivante : leur bourgade a-t-elle réellement pris part à la révolution ? Les manifestations du 22 décembre ont-elles commencé avant l’annonce par la télévision de la fuite des Ceausescu, à 12h08, ou seulement après – ce qui serait nettement moins glorieux ? Monopolisant la parole, Tiberiu Manescu entreprend de raconter ses instants de gloire révolutionnaire. Aussitôt, les téléspectateurs se bousculent au téléphone pour contester son témoignage.

Rediffusions :
01.06.2010 à 01:15

www.arte.tv

Histoire de l’Afrique du Sud.

mai 19, 2010

ARTE – 20h35 – mercredi 19/5          documentaire de J. Völker

Première partie (1652-1795)

Le Portugais Barthélemy Diaz a été le premier Européen à atteindre le cap de Bonne-Espérance en 1488. Mais en 1652, c’est pour la Compagnie des Indes néerlandaises qu’un certain Jan Van Riebeeck vient y aménager une escale pour les navires en route vers l’Extrême-Orient. Dans un premier temps, on échange pacifiquement avec les autochtones des produits de Hollande contre du bétail. Mais un nombre croissant de colons affluent, qui s’approprient les meilleures terres et importent des esclaves pour leurs besoins en main- d’oeuvre. La révolte gronde au sein des populations locales.

Deuxième partie (1795-1913)

Les Boers (“paysans”) néerlandais combattent la mainmise des Britanniques. Après deux guerres, le territoire du Cap est officiellement annexé au Royaume-Uni en 1814. Les conflits entre les deux communautés restent latents. Les Anglais parlent de liberté et d’abolition de l’esclavage, tout en affermissant leur prééminence politique et économique. Leurs missionnaires cherchent à évangéliser la population, mais contribuent aussi à former une élite africaine. Les Néerlandais, eux, se replient sur leurs terres de l’intérieur. Vers 1880, avec la découverte des diamants et de l’or, déferlent des aventuriers de tout poil. Les guerres entre Boers et Britanniques succèdent à celles contre les Zoulous. Battus, les Boers sont internés dans de véritables camps de concentration. Les deux puissances coloniales signent le traité de paix de Pretoria en 1902. En 1910, est créée l’Union sud-africaine. En 1913, le gouvernement Botha fait voter une première loi foncière qui jette de facto les bases d’une politique de ségrégation.

Troisième partie (1913-2010)

Britanniques et Boers se sont partagé les pouvoirs et les richesses de la nouvelle Union sud-africaine. Les grands perdants sont les peuples noirs. Mais la résistance commence à s’organiser. Le Congrès national des natifs sud-africains (SANNC) devient en 1923 l’ANC (Congrès national africain). Organisé comme un parti politique à l’anglaise, il s’inspire des théories de la non-violence prônées par Gandhi, qui vient de passer plusieurs années dans le pays. Nombre de Boers se sont déclarés en faveur du IIIe Reich, mais le gouvernement s’engage aux côtés des Alliés. En 1948, le Parti national remporte les élections à une faible majorité et instaure le régime d’apartheid, qui organise la séparation stricte des communautés et la suprématie des Blancs. Progressivement, alors que l’ANC opte pour la lutte armée, l’Afrique du Sud est mise au ban de la communauté internationale. Jusqu’à ce 10 mai 1994 où Nelson Mandela est élu président d’une nouvelle nation “arc-en-ciel.

Rediffusions :
25.05.2010 à 09:40

www.arte.tv

Faut-il avoir peur du Pakistan ?

mai 19, 2010

La Une – 22h15 – mercredi 19/5             documentaire de N. Glimois

Convaincu que l’avenir du monde va peut-être se jouer dans la région, la communauté internationale s’inquiète de l’évolution récente du Pakistan.

Allié indispensable des Etats-Unis dans la région, le pays est aussi miné par une instabilité politique permanente. Course à l’armement, ultra-nationalisme islamique de plus en plus marqué : prisonniers de leurs intérêts, les Occidentaux laissent faire.

Faudrait pas lui dire merci en plus !

mai 18, 2010

Marée noire : “Un impact très modeste” selon le patron de BP !

“Minuscule comparé au volume total de l’eau”
D’ores et déjà, le directeur général de BP se veut rassurant. Dans une interview à Sky News, Tony Hayward affirme qu’il “pense que l’impact sur l’environnement de ce désastre sera très, très modeste”. Vendredi dernier, il avait déjà minimisé la fuite du puits, en déclarant au Guardian : “Le Golfe du Mexique est très grand et le volume de pétrole et de dispersant que nous y mettons est minuscule comparé au volume total de l’eau”.

ou encore :  la réaction de BP face à une situation d’urgence avait été “un cas d’école”.

Lire tout l’article : http://www.metrofrance.com/info/maree-noire-un-impact-tres-modeste-pour-le-patron-de-bp/mjer!7KgvH6rmCHQc/

Lire aussi : Marée noire, le Tchernobyl de l’industrie pétrolière.

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article13729

Et aussi la pollution, sans médiatisation, des sables bitumineux : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-05-05-Sommet-UE-Canada-les-sables

Les pirates israéliens.

mai 18, 2010

Les gouvernements de l’Europe laisseront-ils les pirates israéliens attaquer les bateaux qui se dirigent vers Gaza alors que ceux-ci ne navigueront à aucun moment dans les eaux israéliennes ?

On peut le craindre vu la lâcheté généralisée de leurs réactions lorsqu’il s’agit d’Israël !

Les dirigeants israéliens viennent de donner l’ordre aux gouvernements européens d’empêcher leurs ressortissants de se porter au secours de la population de Gaza. Un premier bateau, le “Rachel Corrie” est parti d’Irlande pour rejoindre la Turquie et les 9 autres bateaux qui prendront la mer dans les jours qui viennent, pour porter assistance à la population de gaza assiégée. Israël menace de tirer sur ces internationaux humanitaires. A Gaza, la population manifeste contre 62 ans de ce régime sanguinaire.

Les dirigeants israéliens ont convoqué les diplomates turc, grec, irlandais et suédois pour leur, faire savoir qu’ils ne laisseraient pas passer les bateaux qui vont se diriger vers Gaza, malgré le fait que ces derniers ne navigueront à aucun moment dans des eaux israéliennes.

la suite : http://www.europalestine.com/spip.php?article5047

Le mystère de la disparition des abeilles.

mai 18, 2010

ARTE – 20h35 – mardi 18/5                documentaire de M. Daniels

http://www.youtube.com/watch?v=R4iQZe_HGCY

Des ruches désertées. À l’extérieur, pas de cadavres. À l’intérieur, une reine en bonne santé, des larves viables et une poignée de jeunes adultes affaiblis. Mais nulle trace des autres ouvrières. C’est le syndrome d’effondrement des colonies : un mal foudroyant qui décime les ruches américaines par centaines de milliers depuis 2006. Peu à peu, il s’étend au reste du monde. Cette situation d’urgence menace de précipiter un peu plus un déclin continu entamé dès l’après-guerre. Or, même si ce n’est qu’aujourd’hui que l’on en prend conscience, les insectes pollinisateurs, aux premiers rangs desquels les abeilles domestiques et sauvages, constituent un rouage irremplaçable de la biodiversité et de notre agriculture. Sans ces sentinelles de la nature, pas de pollinisation des fleurs, et donc pas de fruits ni de légumes…

Fuite en avant
Scientifiques et apiculteurs sont confrontés à un problème aux ramifications multiples, que cette enquête soignée décortique point par point. De l’acarien varroa venu de l’Est, qui parasite les ruches d’Europe et d’Amérique, à l’usage massif de produits chimiques induit par le productivisme agricole, Mark Daniels montre comment la mondialisation a accéléré la mise en coupe réglée de la nature. Ainsi des gigantesques champs d’amandiers de Californie, dont le poids dans l’économie locale entraîne les agriculteurs dans une perpétuelle fuite en avant. En manque d’abeilles en 2005, ils en importent en masse d’Australie. Puis, en 2006, intervient le syndrome d’effondrement des colonies. Saturant leurs plantations de pesticides, obligeant des milliards d’abeilles à des transhumances éreintantes, remplaçant fréquemment leurs reines, ils jouent aux apprentis sorciers de la biologie.
Dans les laboratoires français, américains ou allemands, des recherches convergentes mettent en évidence l’interaction d’une multiplicité de facteurs dans la surmortalité des abeilles. Impossible, par exemple, d’incriminer les seuls pesticides comme dans les années 1990. En revanche, combinés à un virus, ou à un champignon, l’effet de certains produits semble se démultiplier, comme l’indiquent les études les plus récentes.

Tour de force
Mais si beaucoup de chercheurs appellent à promouvoir d’urgence une agriculture plus respectueuse de l’environnement, d’autres spéculent déjà sur la fabrication d’une abeille transgénique. Face aux débats de la science, les autorités louvoient, coincées entre des agriculteurs dépendants des pesticides, des industriels qui défendent leurs produits bec et ongles et des apiculteurs qui sonnent l’alarme. Dans les fleurs où butinent les abeilles, derrière l’oeilleton des microscopes ou dans les pas d’un apiculteur écossais philosophe, la caméra de Mark Daniels réussit le tour de force d’exposer avec limpidité ce problème aux enjeux si complexes.

Rediffusions :
20.05.2010 à 14:45
09.06.2010 à 01:20

www.arte.tv

http://www.youtube.com/watch?v=p3U4hQlY494

Si vous trouvez un essaim d’abeilles, NE LE DETRUISEZ PAS, appelez :

France Mean 0472/88 56 29

Didier Marenne 0497/06 78 88

Jean-Marie Remy 0496/46 33 78

Francis Walgraffe 0496/15 03 77

http://www.frpla.be/


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