Par Hélène Crié-Wiesner
La fuite de pétrole dans le golfe du Mexique a des conséquences inattendues :
- des milliers d’animaux de compagnie sont abandonnés par leurs maîtres,
- des religieux écolos profitent de la crise pour responsabiliser leurs ouailles,
- et la gastronomie cajun est à un tournant critique de son histoire.
Ces nouvelles ne font certes pas la une des grands médias, qui se concentrent -avec raison- sur l’opération ultra-risquée en cours dans le golfe du Mexique : un nouveau capuchon vient d’être placé sur la tête du puits endommagé, lequel, pour l’heure, a stoppé l’écoulement du pétrole dans l’océan.
Mais dans les parages, une sorte de crevasse vient d’être détectée sur le sol de la mer, qui laisse craindre le pire : et si le pétrole, empêché de sortir par ici, allait s’échapper par là ? La catastrophe serait alors sans commune mesure avec ce qu’on a connu depuis le 21 avril.
En attendant la fin du cauchemar, les comportements de survie des uns et des autres peuvent surprendre. Ainsi, cette « Journée nationale de prière pour le golfe », organisée le dimanche 18 juillet par le réseau Evangelical environmental network dans l’ensemble des Etats-Unis.
Le mouvement religieux vert, parfois défini comme une « éco-théologie », a pris de l’ampleur avec les changements climatiques. (Plus sur le sujet dans ce précédent papier.) Transcendant les obédiences – le nombre d’églises différentes aux Etats-Unis est vertigineux -, les militants de la « green religion » sont venus nombreux soutenir la Louisiane depuis le 21 avril.
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