ARTE – 20h40 – samedi 30/10 documentaire
Entre 2005 et 2006, le Sedna, un somptueux trois-mâts de 51 mètres, a traversé l’Océan austral avec à son bord une équipe de cinéastes et de scientifiques cherchant à mesurer les répercussions des changements climatiques sur le dernier continent vierge de notre planète. Car l’Antarctique, plus vaste que l’Europe et peuplé d’une faune extraordinaire (manchots Adélie, manchots papous, manchots à jugulaire, albatros, phoques, otaries, éléphants de mer, baleines à bosse…), est l’une des régions du monde qui se réchauffe le plus vite. Ces paysages d’une beauté à couper le souffle, ces eaux figées durant les neuf longs mois de l’hiver austral, ces icebergs majestueux surnommés autrefois “les géants endormis”, constituent un régulateur essentiel pour la grande machine climatique terrestre. Écosystème encore mal connu, dont l’on découvre au fil du voyage la splendeur constamment changeante, l’Antarctique est désormais affecté directement par le réchauffement des eaux, la fonte des glaciers et, peut-être, le rayonnement ultraviolets plus intense aujourd’hui, dû au trou de la couche d’ozone. Ainsi, la population des manchots Adélie diminue rapidement, la hausse des températures perturbant la période de reproduction, avec des chutes de neige tardives qui inondent les nids et noient les poussins. Comme beaucoup d’autres espèces, mais de façon plus spectaculaire, elle souffre aussi de la raréfaction d’une ressource alimentaire essentielle : le krill, un zooplancton indispensable à la survie de bons nombres d’animaux marins, qui a diminué de 80 % au cours des trente dernières années, apparemment parce que la hausse de la température des eaux freine sa reproduction.
Rediffusions :
06.11.2010 à 09:45
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Mots-clefs : antarctique, ARTE, climat, documentaire, planète, réchauffement