Il suffit qu’un otage soit journaliste pour qu’on ait le droit aux mêmes voix pleines de trémolos obscènes à la manière des Enfoirés et autres drogués de la charité devenue « bizness ».
Il y a cinq ans, c’était pour Florence Aubenas. Aujourd’hui, pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Les autres otages ? Ils n’ont le droit ni à leurs noms cités au journal télévisé, ni à leur portrait géant sur les édifices publics, ni à un comité de soutien. Certains otages seraient-ils plus méritants que d’autres ?
« Nous ne les oublions pas », osent nous dire les Pujadas et consorts qui risquent d’autant moins d’oublier les noms des « cinq salariés d’Areva et de Satom » qu’ils ne les ont jamais sus.
Bruno Testa
for lunion.presse.fr
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