Le revenu est une première donnée objective possible pour déterminer ce qu’est la classe moyenne. Selon ce seul critère, elle regroupe tous ceux qui touchent entre 75 et 150 % du revenu moyen. En Allemagne, les statistiques font apparaître que cette classe moyenne se réduit depuis des années : sa part dans la population est passée de 65,3 % en 1990 à 58,7 % en 2009. En France où la réduction n’est pas aussi sensible, la peur du déclassement est pourtant exprimée par les deux tiers de la population. Elle est avant tout suscitée par l’augmentation du coût de la vie, soit la part des dépenses de consommation hors achat de logement, passée de 21 % des revenus en 1979 à 36 % en 2005, et par l’envol des prix de l’immobilier, qui ont plus que doublé en l’espace de dix ans. Mais, souligne Jean-Paul Fitoussi, le concept de classe moyenne désigne aussi un processus dynamique par lequel les catégories les moins favorisées peuvent espérer connaître une progression sociale. Or dans les deux pays, les difficultés des jeunes, même diplômés, à trouver un emploi stable et suffisamment rémunéré pour être autonomes renforcent leur inquiétude et celle de leurs parents quant aux chances de conserver leur statut social. Et quand le chômage vient mettre à mal un équilibre précaire, les inégalités se creusent encore plus vite. La classe politique, de chaque côté du Rhin, va-t-elle bientôt prendre conscience de cette évolution alarmante pour la démocratie ?
La Fondation Nicolas Hulot a du plomb dans l’aile. Elle vient de se voir épinglée par un rapport de l’Assemblée Nationale sur « les modes de financement et de gouvernance des associations de protection de la nature et de l’environnement »… Morceaux choisis :
«Des liens troubles existent avec les grandes entreprises qui les financent, voire qui siègent à leur conseil d’administration – certaines directement concernées par les politiques publiques en matière d’environnement. L’identification d’une fondation à un individu accroît le risque de confusion entre intérêt général et action personnelle :
Après les Latinos, les Arabes. Et demain, les Africains ? Pourquoi Washington et Paris ont dû reculer en Tunisie et Egypte. Comment ils vont essayer de sauver l’essentiel du système néocolonial. Et quel est notre rôle à tous pour que le monde se transforme vraiment.
Longtemps, l’Empire a paru invincible. Les Etats-Unis pouvaient à leur guise et sous les prétextes les plus absurdes, violer la Charte de l’ONU, appliquer de cruels embargos, bombarder ou occuper des pays, assassiner des chefs d’Etat, provoquer des guerres civiles, financer des terroristes, organiser des coups d’Etat, armer Israël pour ses agressions…
Ils semblaient pouvoir tout se permettre, et le pessimisme dominait. Combien de fois ai-je entendu : « Ils sont trop forts, comment pourrions-nous mettre fin à ces régimes arabes corrompus et complices d’Israël ! » La réponse est venue d’en bas : les peuples sont plus forts que les tyrans.
Mais chacun sent que le combat ne s’est pas terminé en éliminant juste Ben Ali et Moubarak, il ne fait que commencer. Pour arracher de véritables changements, il faudra neutraliser ceux qui tiraient les ficelles en coulisses. D’où l’importance décisive de bien cerner les mécanismes de ce système qui produit les tyrans, les protège et au besoin les remplace. Pourquoi cet Empire s’affaiblit, et comment il va essayer de se maintenir à tout prix.
Les deux révolutions méditerranéennes de ce début 2011 doivent beaucoup aux réseaux dits « sociaux ». Or, la désactivation du compte de l’artiste danois Frode Steinicke, après avoir mis en ligne « L’Origine du monde » de Gustave Courbet, montre les limites du libéralisme de Facebook.
DSK a le vent en poupe nous dit-on partout à propos des prochaines élections présidentielles. Et le malin préfère ne pas faire trop de déclarations. Pour vivre heureux, vivons cachés… le plus longtemps possible. Mais, on ne peut pas indéfiniment nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Dans un article intitulé “Qui est Strauss-Kahn ?, Raoul Marc Jennar rappelle à juste titre quel est le parcours de ce politicien rompu à toutes les basses manoeuvres. Des élections libres : c’est une chance, certes, mais pour quoi faire si les choix proposés n’en sont pas ?
Après de brillantes études en Europe, Daam est de retour à Tableau Ferraille, la banlieue de Dakar dont il est originaire. Dans l’espoir d’améliorer la vie de ses proches, il se lance en politique. Rapidement, ses détracteurs mettent à mal son intégrité en l’accusant d’être impliqué dans un scandale financier.
Contre l’avis des Etats-Unis, de l’URSS et de la Grande-Bretagne, le général de Gaulle teste la première bombe nucléaire française. Le 13 février 1960, l’explosion a lieu dans le désert du Sahara au sud de Reggane, sur le territoire encore français de l’Algérie. De Gaulle voulait absolument la bombe, qu’il considérait comme une condition de l’indépendance à l’égard des deux blocs de la Guerre Froide. Cette bombe a été un des enjeux de la guerre d’Algérie. Le Sahara ne faisait pas partie des tractations. Les Français ont négocié : après l’indépendance, les militaires et les scientifiques ont continué à faire des essais nucléaires pendant des années.
Audiard, Blier, Gabin et Ventura, quatre noms qui suffisent à évoquer tout un pan de l’histoire du cinéma, un cinéma d’hommes au caractère bien trempé maniant aussi bien le verbe que le calibre. Qu’ils aient joué les Tontons flingueurs ou les Barbouzes, les trois acteurs nous ont servi avec un plaisir communicatif les savoureuses répliques du réalisateur-scénariste. Mais derrière les bons mots, les coups de pétoire et les bourre-pifs mémorables, c’est aussi l’histoire d’une bande d’amis dont les destins n’ont cessé de se croiser. Quatre monstres sacrés, quatre inséparables, mais aussi quatre hommes simples, qui ont influencé les générations d’acteurs qui les ont suivis.