ARTE – 20h40 – mardi 26/4 suivi à 21h35 d’un débat.
Pour beaucoup de jeunes Ukrainiens, l’histoire du cataclysme nucléaire qui a frappé leur pays se réduit au monde virtuel. C’est derrière un écran d’ordinateur, aux commandes du jeu vidéo Stalker, qu’ils se confrontent aux multiples dangers et dégâts provoqués par l’explosion du réacteur 4, le 26 avril 1986. Et tandis qu’ils combattent des mutants radioactifs entre les murs de leur chambre, certains ignorent parfois que, vingt-cinq ans plus tôt, leur père ou leur grand-père était “liquidateur”, présent sur les lieux de l’accident pour tenter de contenir les flammes et pour participer aux travaux de décontamination…
Les dangers de l’oubli
D’images d’archives en images de synthèse, s’appuyant sur les témoignages croisés des enfants de Tchernobyl ? qui ont l’âge de la catastrophe ? et de leurs aînés, le réalisateur s’interroge sur la chape de silence qui semble s’être imposée en Ukraine. L’ancienne république soviétique porte pourtant, aujourd’hui encore, les stigmates de l’accident. Depuis 1991, la population aurait diminué de sept millions de personnes et une large proportion d’enfants seraient atteints de maladies chroniques. À la centrale, un projet pharaonique de confinement, dont le coût est estimé à 1,5 milliard d’euros, est en cours. Conçu pour recouvrir le sarcophage ? aujourd’hui abîmé ? édifié par les Soviétiques autour du réacteur endommagé, le nouveau dôme pourrait endetter le pays pour de longues années. Malgré le traumatisme, l’Ukraine poursuit sa politique en faveur du nucléaire : vingt-deux nouveaux réacteurs devraient sortir de terre d’ici 2030.
Rediffusions :
05.05.2011 à 10:00
Mots-clefs : ARTE, Biélorussie, catastrophe, enfant, femme, gouvernement, homme, maladie, nucléaire, radiation, santé, Tchernobyl, Ukraine