ARTE – 22h – mardi 26/4
En avril 1986, le réacteur détruit brûle pendant plus de dix jours. Après être montés à près de 2 000 mètres d’altitude, les gaz radioactifs forment trois nuages qui, poussés par les vents, se dirigent vers la Scandinavie, l’Europe centrale et les Balkans. Même si 70 % des retombées radioactives ont touché la Biélorussie, au nord de Tchernobyl, d’autres régions d’Europe, en Norvège, en Grèce, en Autriche et en France, ont été durablement contaminées.
Des images de synthèse reconstituent l’explosion (photo) et la propagation de la radioactivité vers le nord et l’ouest dans les jours qui suivirent l’explosion. Construit comme un voyage transeuropéen sur les traces de ce triple nuage, le film recueille des points de vue parfois divergents quant à ses conséquences. Avec la participation d’associations et d’experts de l’Union européenne, mais aussi de simples citoyens, ce voyage nous conduit aussi dans une zone interdite en Biélorussie, tout près de la centrale (qui se situe, elle, en Ukraine).
Le film montre que la situation n’est pas stabilisée. Environ-nement, santé et chaîne alimentaire sont affectés pour encore très longtemps et la contamination continue son chemin. En Norvège, par exemple, les populations sami présentent la même concentration de césium radioactif que les voisins immédiats de la centrale.
Rediffusions :
05.05.2011 à 10:55
www.arte.tv
http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-nucleaire-accord-oms-aiea-70234171.html
“L’accord WHA 12-40 entre l’OMS et l’AIEA
Il a été signé le 28 mai 1959. En voici quelques extraits déterminants et vous pouvez aussi le lire dans son intégralité.
* L’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et l’Organisation Mondiale de la Santé reconnaissent qu’elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de renseignements qui leur auront été fournis …
* Le secrétariat de l’AIEA et le secrétaire de l’OMS se tiennent mutuellement au courant de tous les projets et tous les programmes de travail pouvant intéresser les deux parties.
* L’OMS reconnaît qu’il appartient précisément à l’AIEA d’encourager, d’aider et de coordonner dans le monde entier les recherches ainsi que le développement et l’utilisation pratique de l’énergie atomique à des fins pacifiques sans préjudice du droit de l’OMS de s’attacher à promouvoir, de développer, d’aider et coordonner l’action sanitaire internationale, y compris la recherche, sous tous les aspects de cette action.
* Chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord.
* LA RÉVISION DE L’ACCORD : Si une entente ne peut intervenir au sujet de la révision, l’une ou l’autre des parties peut mettre fin à l’accord le 31 Décembre d’une année quelconque par préavis adressé à l’autre partie au plus tard le 30 juin de la même année.
Comparé aux autres accords passés entre les agences onusiennes et l’OMS, l’accord OMS – AIEA diffère peu dans sa rédaction. Nous observons par contre que sa mise en œuvre est lourde de conséquences:
* L’OMS doit déclarer toutes ses intentions d’études à l’AIEA et travailler avec ou céder la place à l’AIEA.
* En 23 ans, aucun programme social et médical digne de ce nom n’a été mis en place dans les zones contaminées de Tchernobyl
* Dans les pays nucléarisés, les études épidémiologiques sont rares voire inexistantes.
* Dans des pays comme la France, le blackout est total sur toutes leurs activités nucléaires civiles et militaires
Cet accord se traduit par un conflit d’intérêts patent qui motive nos actions pour obtenir la révision de cet accord.”
http://www.independentwho.info/ONU_FR.php