Même s’ils doivent être pris avec prudence, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2011, la faim dans le monde touche toujours un milliard de personnes. “Environ la moitié d’entre elles sont des petits paysans qui cultivent moins de 2 ha de terres”, explique Olivier De Schutter. A cela s’ajoutent 200 millions de paysans sans terre qui ont été amenés à travailler dans de grandes exploitations pour des salaires de misère; 150 millions de petits pêcheurs et éleveurs itinérants, et une masse croissante de pauvres affamés qui vivent dans des bidonvilles. “A côté de ce milliard de personnes, on recense aussi environ 2,5 milliards de gens mal nourris. Même s’ils disposent des calories nécessaires pour mener une vie active, leur alimentation n’est pas suffisamment diversifiée. Ce qui entraîne des retards dans le développement mental, des cas de cécité, etc. Aujourd’hui, il y a 3,1 millions d’enfants qui meurent chaque année des conséquences directes ou indirectes de la faim ou de la malnutrition.”
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