La faim dans le monde est produite par les politiques des gouvernements. Il faut soutenir les petits agriculteurs et relocaliser les systèmes alimentaires.
Même s’ils doivent être pris avec prudence, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2011, la faim dans le monde touche toujours un milliard de personnes. “Environ la moitié d’entre elles sont des petits paysans qui cultivent moins de 2 ha de terres”, explique Olivier De Schutter. A cela s’ajoutent 200 millions de paysans sans terre qui ont été amenés à travailler dans de grandes exploitations pour des salaires de misère; 150 millions de petits pêcheurs et éleveurs itinérants, et une masse croissante de pauvres affamés qui vivent dans des bidonvilles. “A côté de ce milliard de personnes, on recense aussi environ 2,5 milliards de gens mal nourris. Même s’ils disposent des calories nécessaires pour mener une vie active, leur alimentation n’est pas suffisamment diversifiée. Ce qui entraîne des retards dans le développement mental, des cas de cécité, etc. Aujourd’hui, il y a 3,1 millions d’enfants qui meurent chaque année des conséquences directes ou indirectes de la faim ou de la malnutrition.”
Le “berlusconisme” a modifié la culture politique. Au populisme du chef du gouvernement se greffent les influences de la Ligue du Nord et de la droite radicale.
“Foera di ball” Umberto Bossi, en vrai Lombard, n’a pas eu peur, dernièrement, d’utiliser le dialecte pour exprimer son ras-le-bol face à l’arrivée de milliers d’immigrés sur les plages de Lampedusa. Cette expression colorée, que nous traduirons poliment par “Hors de nos jambes “, a fait la une des journaux italiens, accompagnée de longs articles indignés, de photos des visages tristes des immigrés et des réactions offusquées de l’opposition.Et pourtant, dans le nord de la Péninsule, nombreux pensent que le chef claudicant de la Ligue du Nord est le seul à oser dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.
Depuis la crise financière de 2008, les pouvoirs publics ont tout fait pour éviter la même situation que la crise de 1929 en prêtant des milliards d’euros aux banques. Quels ont été les véritables causes de la crise financière ? Devons-nous encore craindre le pire ? Existe-t-il une alternative à la politique actuelle ? L’avis de Xavier Dupret, chercheur au Gresea et auteur d’une brochure sur la question.
Chez Areva, il y a aussi du déchet dans le traitement de l’information. C’est le constat dressé le 19 mai lors d’une conférence de presse par Éric Zelnio, responsable de l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) chargé d’inspecter les usines de retraitement des déchets nucléaires de La Hague (Manche). Areva a sous-estimé, selon lui, trois événements survenus en 2010, en les classant au niveau 0 sur l’échelle INES [1] alors qu’ils étaient de niveau 1 (« anomalie »).
José Manuel Barroso, pourfendeur de l’opacité dans le secteur des industries extractives ? Une tribune du président de la Commission européenne, parue le 24 mai, n’a pas manqué d’indigner l’association Aitec. Cette dernière vient de publier un rapport sur la politique commerciale de l’Union européenne (UE) sur les matières premières, qui pointe les différentes atteintes à la souveraineté des pays du Sud. Là où le président de la Commission européenne évoque de « véritables partenariats avec l’Afrique [pour] l’aider », l’Aitec dénonce « des politiques d’accaparement et de prédation des ressources au profit des multinationales européennes ». « Ces entreprises ne laissent que 5% de leurs profits dans le pays, et les 95% restant repartent chez elles, » témoigne Alfredo Tovar, syndicaliste minier colombien.
À Lescar, les 125 membres de la communauté Emmaüs ont de l’énergie et des idées. Professionnels de la récupération, ils se sont lancés dans l’éco-construction, convaincus que l’intégration passe par le bien-être dans l’habitat. Chaque compagnon est invité à construire la maison dont il rêve. Lieu d’accueil pour tous ceux qui le souhaitent, sans condition, la communauté Emmaüs Lescar-Pau expérimente au quotidien décroissance et solidarité.
Hélène Bénardeau a découvert en 2002 qu’elle avait un cancer du sein. Sur son blog, elle partage avec humourson parcours médical. Mais, depuis qu’elle a découvert le projet de baisse du remboursement des prothèses mammaires, cette professeure d’espagnol ne rit plus du tout.
En France comme dans la plupart des démocraties libérales, les membres de la classe dirigeante constituent un groupe social conscient de lui et séparé des autres. Mais l’intégration à ce monde ne s’opère pas spontanément. Entamée au moment des études, elle se prolonge au sein de cercles élitistes, tel Le Siècle, et de réceptions mondaines où se coudoient les vedettes issues de divers horizons professionnels.
Par François Denord, Paul Lagneau-Ymonet et Sylvain Thine
Le mécontentement face à l’immigration et la défiance envers l’Union alimentent les nationalistes.
Le 11 mai 2011, des cris de joie et des applaudissements fusent du bureau du Parti du peuple danois, formation populiste, dans le château de Christiansborg, siège du Parlement à Copenhague. Les députés du PPD sablent le champagne dans les locaux décorés pour l’occasion de drapeaux rouge et blanc. Ambiance de victoire électorale ou presque. Le parti, le troisième le plus important du Folketing, qui assure depuis 2001 la majorité au gouvernement minoritaire de centre droit, célèbre une grande victoire : la réintroduction des contrôles aux frontières. Imposée au gouvernement du libéral Lars Loekke Rasmussen, elle se veut un frein à l’immigration clandestine, à la criminalité transfrontalière venue notamment des pays de l’Est et au trafic de drogue.
Les nationalistes britanniques ont en commun une chose : la détestation universelle de leurs voisins. Mais le British National Party, le UKIP et le Scottish National Party ont aussi chacun leurs dadas.
Le robuste Nick Griffin du British National Party (BNP) milite depuis des années contre l’immigration de toutes les couleurs. L’élégant Nigel Farage du United Kingdom Independence Party (UKIP) déclame à l’envi contre l’Union européenne et sa capitale, “Brussels”. Quant au spirituel Alex Salmond du SNP (Scottish National Party), il veut rétablir la frontière avec l’ennemi traditionnel, l’Angleterre. Voilà pour le tableau.