Des groupes pétroliers brûlent le gaz naturel généré durant le processus d’extraction et provoquent des dégâts massifs sur l’environnement. Un scandale ignoré du grand public.
Lorsque l’on extrait du pétrole, une immense quantité de gaz naturel est acheminée vers la surface du globe. Or, au lieu de l’utiliser à bon escient, les compagnies pétrolières brûlent cette précieuse matière première, considérée aujourd’hui comme une ressource énergétique primordiale pour l’avenir. Ce processus dit de “gas flaring” fait disparaître chaque année l’équivalent du tiers des besoins européens en gaz naturel, tandis que 400 millions de tonnes de gaz à effet de serre sont relâchées dans l’atmosphère. Il semble toutefois que ce phénomène n’inquiète pas outre mesure les compagnies pétrolières, dont l’unique but reste de puiser dans les réserves d’or noir, au plus vite.
Si ce sont surtout les populations de pays africains comme le Nigeria qui pâtissent de l’exploitation pétrolière, la Russie, plus gros fournisseur de pétrole de l’Europe, est championne du monde en matière de gaspillage de gaz naturel. Pourquoi les compagnies pétrolières du monde entier brûlent-elles sans vergogne ces précieuses ressources ? Et surtout, pourquoi personne ne semble-t-il s’en soucier ?
Le 20 avril 2010, le complexe pétrolier “Deepwater Horizon” est détruit par une explosion. La marée noire qui en résulte est considérée comme l’une des pires catastrophes environnementales de l’histoire. Enquête sur la multinationale BP.
D’après les conclusions du Congrès américain, l’un des principaux responsables de ce désastre écologique est la multinationale BP. Les dégâts massifs sur l’écosystème de la région, que l’on impute au groupe, sont dus, pour la plupart, à de simples négligences, ou au non-respect des règles de sécurité élémentaires.
Greg Palast, l’un des chefs de file du journalisme d’investigation américain, enquête depuis vingt ans sur les pratiques du géant pétrolier. Ses périples l’ont mené du golfe du Mexique aux nouveaux territoires convoités par BP dans la partie arctique de l’Alaska, puis vers l’une des régions les plus polluées au monde, celle des champs pétrolifères d’Azerbaïdjan. Son enquête prouve que le groupe a parfois usé de méthodes pour le moins douteuses afin de s’arroger des contrats juteux. Le prochain est déjà scellé : jouissant de la bénédiction de leurs États respectifs, BP et l’entreprise publique russe Rosneft ont signé un accord permettant l’exploitation de puits de forage situés en Russie arctique.
Comment le système éducatif mis en place depuis la Révolution industrielle nous formate – ainsi que nos enfants – à autocensurer toute forme de créativité au profit de notre seule utilité productive. Voici l’analyse animée, en vidéo et en dessins, de Ken Robinson, universitaire britannique issu d’une famille ouvrière de Liverpool.
A la façon des films noirs américains, l’histoire est construite en un long flash back. Mihomme mi-légume L’Homme à tête de chou revit l’histoire tragique de son amour fatal pour Marilou qui l’aura conduit à la folie et au crime. Sur un plateau nu, sans meuble ni décor, Jean-Claude Gallotta met en scène cette histoire en différents tableaux chorégraphiques interprétés par une troupe de 14 danseurs. Les chansons de Serge Gainsbourg sont chantées sur bande par Alain Bashung avec de nouvelles orchestrations et des musiques additionnelles de Denis Clavaizolle.
Espagne, 1975 : mort du dictateur Franco, au terme de 40 ans d’un régime répressif qui a fait des centaines de milliers de victimes – orphelins, prisonniers, exilés, déportés, torturés. Aujourd’hui, plus de 35 ans après, et après des années de silence, l’Espagne commence à lever le voile sur cette période et à rendre justice aux victimes du franquisme.
Après le droit international et les droits des Palestiniens, c’est la liberté de la presse que “la seule démocratie au Proche-Orient” veut écraser. Après avoir aussi menacé de mort des citoyens non violents qui ne font que leur devoir de solidarité devant l’injustice et la violence imposées à un peuple assiégé. [http://france-palestine.org/article17705.html
La petite ville de plus de 2 300 habitants surplombe la mer. Les bas-côtés des routes sont bien entretenus et les champs d’orge accueillent de rares coquelicots. Mais fin mai, sur le sentier des douaniers, qui traverse la longue plage de Trez-Bellec, la crique de Trez-Bihan et sa pinède, le randonneur se pince le nez.
Au détour du sentier, une tranchée de 200 mètres de long et de 3 mètres de large transperce le bois pour déboucher sur une clairière. A l’abri des regards, 160 mètres cubes d’algues vertes s’y décomposent. Rapidement, les sentinelles de l’association Baie de Douarnenez Environnement réagissent, et dénoncent le scandale sanitaire et écologique.
Afin d’échapper à la prison, Randle McMurphy simule la folie et se fait interner. Devenu populaire auprès des patients grâce à sa joie de vivre et son insolence, il prend la tête d’une rébellion contre l’autorité exercée par Miss Ratched, l’implacable infirmière-chef.
On vit dans un pays de moules. Un pays de moules qui s’effrite. Mais surtout, un pays le moules où l’on vous dit, jour après jour, que réagir, c’est bien, mais il ne faut surtout pas le faire trop fort. L’un des concepts les plus énervants en la matière a été pondu dans les sous-sols du Vlaams Belang voici 6 ou 7 ans. Au départ, il consistait à dire : «vous n’avez pas le droit de nous critiquer, car en le faisant, vous critiquez un million d’électeurs.» Le reproche était destiné aux médias flamands d’abord — autrefois d’excellents opposants antifascistes, y compris un certain Siegfried Bracke. Mais ce concept a évolué : si on affirmait, en 2004, que le Vlaams Belang était fasciste ou néo-nazi, cela revenait à dire — se dit la presse Vlaams — qu’un quart de Flamands, soit un million de gens l’étaient aussi. Et vu le soi-disant passé collaboratif de la Flandre (que je déconstruis dans mon dernier essai), on imaginait qu’en critiquant Dewinter, on en arrivait en fait à accuser la Flandre entière, jusqu’à ses vaches, veaux, cochons, ses moulins et chacun de ses polders de n’être rien d’autre qu’un grand espace de nazitude. Rien n’est plus faux, bien sûr.
La prochaine réunion préparatoire du G20 se tient à Paris les 22 et 23 juin. A l’instigation de la présidence française, les questions agricoles sont à l’ordre du jour car, comme en 2008, le cours des céréales recommence à flamber. L’occasion de faire un point sur l’état des semences et de la guerre invisible qui se joue autour de ces petites graines qui sont la source de notre alimentation.