Sommes-nous tous fous ? C’est ce que laisserait supposer la nouvelle version du DSM, la bible des psychiatres recensant troubles mentaux et comportements « anormaux ». Plus on compte de malades, plus le marché de l’industrie pharmaceutique s’élargit. Surtout, le DSM apparaît comme un moyen de faire rentrer dans la norme ceux qui seraient jugés « déviants » – une part de plus en plus grande de la population. Ces « mal ajustés » de notre société orientée vers la rentabilité économique, où l’individu se doit d’être performant et adaptable. Enquête sur un processus de normalisation qui, sous couvert de médicalisation, façonne les individus.
Qu’on le veuille ou non, notre monde est condamné au chômage. Nombreux sont ceux qui – à droite comme à gauche – s’en effraient, mais cela devrait pourtant tous nous réjouir : car cela signifie que le progrès technique n’est pas mort, ce qui permet à l’homme d’espérer atteindre encore ce qui devrait être l’un de ses objectifs prioritaires, à savoir de se séparer, à terme, de la nécessité du travail dans nos sociétés.
La campagne (BDS) de boycott des produits provenant des colonies fait la une des médias. Par contre, la vente des produits palestiniens reste discrète. Comment faire pour acheter des produits palestiniens ? Investig’Action est allé à la rencontre de Jean-Marie Dansette, fondateur de l’association Le Philistin. Cet homme fait le pont entre les agriculteurs palestiniens et nous, Occidentaux.
Comment voulez-vous qu’une Europe dont l’économie est basée sur le système économique de l’école de Chicago de Milton Friedman, et dont les brillants effets ont été testés grandeur nature au Chili durant les années Pinochet, avec les résultats dévastateurs que l’on sait, puisse apporter une solution à l’avenir de l’humanité ?
Elle s’appelle Inge Hannemann. Depuis deux semaines, elle fait les titres des journaux de l’autre côté du Rhin. Elle a travaillé comme conseillère au Pôle emploi allemand de Hambourg de 2005 à début 2013. Elle a été suspendue pour activité politique.
Ce qui irrite Israël c’est que ce rejet vient d’un scientifique célèbre, et que c’est la science qui entraîne son économie, son prestige et sa puissance militaire. La décision de Stephen Hawkings de boycotter la conférence du président israélien est devenue virale. Plus de 100 000 partages Facebook de l’article du Guardian au dernier décompte. Quelle que soit la suite de l’histoire, la lettre d’Hawkings est sans équivoque. Son refus est intervenu à la suite de demandes d’universitaires palestiniens. Témoin la vitesse avec laquelle le lobby pro-israélien s’est emparé de la déclaration initiale, erronée, de l’Université de Cambridge selon laquelle Hawkings s’était retiré pour raisons de santé, pour condamner le mouvement de boycott ; et leur embarras lorsque, quelques heures plus tard, l’université a dû rectifier d’un air penaud. Hawkings a aussi précisé que si il y était allé, il aurait critiqué la politique d’Israël envers les Palestiniens.
Un excellent documentaire de Franck Merat (Réalisation Foumonde.info) sur la résistance des pêcheurs de la bande de Gaza face au blocus israélien, et à la terreur quotidienne dont ils sont victimes de la part de l’occupant. Un poignant appel au secours et à la solidarité, vers les syndicats de pêcheurs français.
par Benjamin Pestieau, Axel Bernard et Jonathan Lefèvre
Elio Di Rupo l’avait annoncé en novembre 2012 : le gouvernement veut modifier la loi de fixation des salaires (loi de 1996). Avec comme objectif déclaré de rattraper le « handicap » salarial que la Belgique aurait avec ses voisins. Ce qui pourrait mener à un blocage salarial pendant au moins 6 ans. Solidaire a mis la main sur l’avant-projet de loi daté du 22 mars 2013. On ne sait pas les suites que le Conseil des ministres lui a données. Mais l’attaque sur les salaires serait grave. Le gouvernement organiserait la modération salariale permanente, donnerait des cadeaux fiscaux aux patrons et mettrait les syndicats hors jeu. Rien que ça.
- En 2010, au détour d’un paragraphe d’une communication de la Commission européenne, on trouvait ceci : "S’il existe une relation entre coûts salariaux unitaires et performances à l’exportation, elle est faible et du second ordre par rapport à la dégradation de la balance commerciale, et donc ceux-ci (les coûts salariaux) ne peuvent en être la cause."