La lune en moi.

ARTE – 22h30 – dimanche 8/3

Une enquête drôle et décalée sur l’un des grands mystères de la féminité – les règles -, menée par une jeune baroudeuse pleine d’esprit.

Comme de nombreuses femmes, Diana, jeune trentenaire, souffre de règles douloureuses. Est-elle en bonne santé ? Ces spasmes ont-ils des racines plus profondes, familiales, sociales, voire culturelles ?
Partant d’un questionnement intime, la cinéaste propose une enquête drôle et iconoclaste, mais on ne peut plus sérieuse, sur la perception des menstruations – un sujet encore largement tenu secret et objet de nombreux préjugés. Car si les règles sont la promesse de fécondité, elles s’accompagnent essentiellement de représentations négatives : impureté, instabilité de l’humeur, manque d’efficacité au travail, superstitions diverses…
De Bratislava (sa ville natale) au Brésil en passant par l’Espagne, Londres et Paris, Diana part à la chasse aux idées reçues et à la recherche d’éventuels remèdes. Une enquête décalée au cours de laquelle elle rencontre des médecins et des experts (anthropologue, sociologue, psychanalyste…), confie une caméra à une jeune fille de 12 ans qui témoigne de ses peurs avant l’arrivée des règles, organise des rencontres avec des femmes dans le même cas qu’elle… Un film enlevé et plein d’humour, mêlant dessins d’enfants, animations, anciennes réclames et fausses publicités.

M les maudites
À la simple évocation du mot « règles », les hommes que Diana rencontre fuient, rient ou font les dégoûtés. Des micros-trottoirs qui, dès l’entrée du film, en disent long sur l’omerta menstruelle ! Si les experts en sciences humaines peuvent expliquer l’origine de ces réactions, ancrées dans l’histoire de nos sociétés patriarcales, cela ne guérit en rien les douleurs de Diana. Comment rendre supportables ces maudites périodes dépressives et douloureuses ? Le film, décalé à souhait – ne serait-ce que par les animations en pâte à modeler qui racontent la vie d’un ovule -, prend alors l’allure d’une quête. Si Diana renonce à recourir à l’implant hormonal prescrit par un médecin pour qui les règles ne sont pas naturelles – selon lui, elles représentent le Mal ! -, elle trouve d’excellents conseils auprès d’âmes soeurs : une professeure de danse qui propose une thérapie par la visualisation et le mouvement de l’utérus, et une gynécologue qui préconise de se masturber et de se caresser les seins. Vous voilà prévenu(e)s !

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