Archive for décembre 2010

Deux sortes d’otages.

décembre 31, 2010

Il suffit qu’un otage soit journaliste pour qu’on ait le droit aux mêmes voix pleines de trémolos obscènes à la manière des Enfoirés et autres drogués de la charité devenue « bizness ».

Il y a cinq ans, c’était pour Florence Aubenas. Aujourd’hui, pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Les autres otages ? Ils n’ont le droit ni à leurs noms cités au journal télévisé, ni à leur portrait géant sur les édifices publics, ni à un comité de soutien. Certains otages seraient-ils plus méritants que d’autres ?

« Nous ne les oublions pas », osent nous dire les Pujadas et consorts qui risquent d’autant moins d’oublier les noms des « cinq salariés d’Areva et de Satom » qu’ils ne les ont jamais sus.

Bruno Testa
for lunion.presse.fr

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Bonne Année !

décembre 31, 2010

Au revoir 2010 et sa morosité, bonjour 2011 et son austérité !

A vous qui passez par ici je souhaite une année riche en recontres, découvertes, petits et grands bonheurs et de l’Amour, de l’Amour, de l’Amour !

Moins de biens plus de liens.

Valorisons l’être  plutôt que l’avoir !

Je vous souhaite de pouvoir savourer le silence, une nuit étoilée, le temps qui passe, la beauté de la nature, la liberté, le réconfort de l’amitié, la puissance de l’amour.

Même si http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article15547

Je veux vivre dans un pays où il n’y a pas d’excommuniés. Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette. Je veux qu’on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries. Je veux qu’on n’attende plus jamais personne à la porte d’un hôtel de ville pour l’arrêter, pour l’expulser. Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie. Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos. Je veux que l’immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s’épanouir.  (Pablo Néruda)

Slava Snowshow.

décembre 31, 2010

ARTE – 20h45 – vendredi 31/12   

Bienvenue dans le monde de Slava Polunin. Fondateur du Licedeï, grand clown russe contemporain, Slava emprunte sa gestuelle à Marceau et à Chaplin. C’est un poète, amoureux du public. « Mes spectacles ont du succès parce que je ne les joue pas, je les vis », dit-il. De Hong-Kong à Sydney en passant par New York, son Snowshow, événement visuel et musical, fait pleurer de joie le monde entier. Ce spectacle où chaque scène a la grâce d’un tableau raconte l’épopée absurde d’un « commando » de quinze clowns au nez rouge. Bulles de savon, tempête de neige, créatures vertes aux longs chapeaux, corde de pendu transformée en fil d’Ariane, esquif en perdition dans une mer agitée, requin improbable pris dans des eaux brumeuses, clowns et public en lutte avec une gigantesque toile d’araignée, vrai-faux entracte, adieux déchirants à un portemanteau… : on n’en finit pas d’égrener les joyaux de cet univers poétique. Quant au surprenant final, chut.

Rediffusions :
15.01.2011 à 05:00
21.01.2011 à 03:25
www.arte.tv

Chicken Run.

décembre 31, 2010

Club-RTL – 20h – vendredi 31/12                

 En 1950, en Angleterre, dans le Yorkshire, la vie paisible du poulailler de la ferme Tweedy semble plaire à ses locataires. La nourriture est abondante et l’endroit est chaleureux. Mais la poule Ginger est loin de partager l’avis de ses consoeurs : elle rêve de grand espace et de liberté. Chaque jour, elle essaie sans succès de s’évader de la basse-cour. La courageuse Ginger s’arme de patience pour faire comprendre à ses copines volatiles que le grillage n’est pas autour de la ferme mais bien dans leur tête.
Ses espoirs reprennent vie lorsqu’un « coq-boy libre et solitaire », Rocky, atterrit dans la basse-cour. Ginger voit alors en lui le sauveur de toutes les poules. S’il pouvait leur enseigner à voler, elles seraient capables de s’enfuir. Car elles n’ont pas le choix : M. Tweedy, le propriétaire de la ferme, a décidé de les passer à la casserole un jour ou l’autre.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27791.html

Et c’est ce pays qui prend samedi la présidence de l’Europe !

décembre 30, 2010

Par Jean-Sébastien Lefèbvre

Le 20 décembre, la Hongrie – qui prend samedi la présidence de l’Europe – a adopté une loi liberticide sur la presse. Elle permettra à un « conseil des médias » pro-gouvernemental de sanctionner les journalistes dépourvus « d’objectivité politique » ! Interview d’un journaliste hongrois contraint de garder l’anonymat, à la fois pour lui-même et son journal.

Lire son article sur : http://www.rue89.com/2010/12/30/presse-muselee-en-hongrie-le-cri-dalarme-dun-journaliste-182807

Né quelque part.

décembre 29, 2010

Pour MSF.

décembre 29, 2010

Cartouches d’encre et toners vides pour MSF.  

Le Cartridge Shop est un magasin de matériel de bureau, spécialisé dans les cartouches d’encre et les toners.

Il organise régulièrement des collectes de cartouches et de toners vides au profit de MSF.

Si vous avez des cartouches et des toners vides que vous souhaitez donner à MSF, rendez-vous sur le site www.leeggoed.be .

Les cartouches d’encre reconditionnées coûtent deux fois moins cher que les cartouches neuves et offrent la même qualité tout en étant plus écologiques.

Depuis qu’Otar est parti.

décembre 29, 2010

La Trois – 21h55 – mercredi 29/12       de J. Bertuccelli

 A travers l’histoire d’un mensonge d’amour, le portrait délicat de trois femmes de générations différentes dans la Géorgie d’aujourd’hui.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=47725.html

Lettre ouverte de Gaza : deux ans après le massacre, une exigeance de justice.

décembre 29, 2010

Un appel des organisations de la société civile de Gaza.  

Nous, les Palestiniens de la Bande de Gaza assiégée, en ce jour du 27 décembre 2010, deux ans après l’attaque génocidaire d’Israël contre nos familles, nos maisons, nos routes, nos usines et nos écoles, disons assez d’inaction, assez de discussions, assez d’attente – il est maintenant temps de tenir Israël pour responsable de ces crimes incessants contre nous.
27 décembre 2010

Le 27 décembre 2008, Israël a lancé un bombardement aveugle sur la Bande de Gaza. L’attaque a duré 22 jours, elle a tué 1.417 Palestiniens dont 352 enfants, selon les principaux organismes pour les droits de l’homme. Pendant 528 interminables heures, les forces de l’occupation israélienne ont lâché leurs F15 fournis pas les Etats-Unis, leurs F16, leurs chars Merkava, du phosphore blanc interdit au plan international, bombardé et envahi la petite enclave côtière qui abrite 1,5 millions de Palestiniens, dont 800.000 sont des enfants et plus de 80% sont des réfugiés enregistrés par les Nations Unies. Environ 5.300 personnes souffriront de séquelles physiques toute leur vie.

Cette dévastation a dépassé en sauvagerie tous les massacres précédents subis à Gaza, comme les 21 enfants tués à Jabalia en mars 2008 et les 19 civils tués dans leurs maisons lors du massacre de Beit Hanoun en 2006. Le carnage a même dépassé les attaques de novembre 1956 au cours desquelles les troupes israéliennes ont raflé puis tué 275 Palestiniens à Khan Younis, et 111 à Rafah, au sud de la Bande.

Depuis le massacre de Gaza en 2009, les citoyens du monde ont pris la responsabilité de faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international par une stratégie éprouvée de boycott, désinvestissement et sanctions. Comme lors du mouvement mondial de BDS qui a été tellement efficace pour mettre fin au régime d’apartheid sud-africain, nous exhortons les gens de conscience à se joindre à l’appel BDS lancé par plus de 170 organisations palestiniennes en 2005. Comme en Afrique du Sud, le déséquilibre des forces et de la représentation dans cette lutte peut être contrebalancé par un puissant mouvement international, avec BDS en tête, obligeant les hommes politiques israéliens à rendre des comptes, ce que les dirigeants de la communauté internationale ont maintes fois refusé de faire. De même, les opérations civiles créatives comme les navires de Free Gaza, qui ont brisé le siège cinq fois, la Marche de la Liberté à Gaza, la Flottille de la Liberté pour Gaza, et les nombreux convois terrestres ne doivent jamais cesser d’essayer de briser le siège et de souligner l’inhumanité qui consiste à maintenir 1,5 million de Gazaouis dans une prison à ciel ouvert.

Deux années se sont maintenant écoulées depuis le plus grave des actes génocidaires d’Israël, qui n’aurait dû laisser aucun doute sur l’ampleur et la brutalité des desseins israéliens contre les Palestiniens. L’attaque navale meurtrière contre les activistes internationaux à bord de la Flottille de la Liberté à Gaza en Méditerranée a fait ressortir devant le monde entier le peu de cas que fait Israël de la vie palestinienne, depuis si longtemps.

Le monde sait maintenant, bien que deux ans soient passés, que pour les Palestiniens, rien n’a changé. Le Rapport Goldstone est venu et s’en est allé : en dépit de sa longue liste d’infractions au droit international, de « crimes de guerre » israéliens et de « possibles crimes contre l’humanité », bien que l’Union Européenne, les Nations Unies, la Croix Rouge et toutes les principales organisations pour les droits de l’homme aient appelé à mettre fin à ce siège illégal et médiéval, Israël continue sans relâche. Le 11 novembre 2010, John Ging, chef de l’UNRWA, a dit, « Il n’y a eu aucun changement significatif pour la population sur le terrain ici en termes, pour eux, de statut, de dépendance à l’aide, d’’absence de toute reprise ou reconstruction, d’asphyxie de l’économie… L’assouplissement, tel qu’il a été décrit, n’a rien été d’autre qu’un assouplissement politique de la pression sur Israël et sur l’Egypte. »

Le 2 décembre, 22 organisations internationales, dont Amnesty, Oxfam, Save the Children, Christian Aid et Medical Aid for Palestinians ont produit le rapport « Dashed Hopes, Continuation of the Gaza Blockade » appelant à une action internationale pour obliger Israël à lever le blocus sans condition, disant que les Palestiniens de Gaza sous siège israélien continuaient de vivre dans les mêmes conditions épouvantables. Une semaine après, Human Rights Watch publiait un rapport global « Separate and Unequal » qui dénonce la politique israélienne comme étant de l’apartheid, faisant écho aux sentiments similaires exprimés par les militants anti-apartheid sud-africains.

Nous, Palestiniens de Gaza, voulons avoir la liberté de rencontrer nos amis palestiniens ou nos familles de Tulkarem, Jérusalem ou Nazareth ; nous voulons avoir le droit de voyager et de circuler en toute liberté. Nous voulons vivre sans craindre une nouvelle campagne de bombardement qui fasse des centaines de morts parmi nos enfants et beaucoup d’autres blessés ou souffrant de cancers à cause de la contamination du phosphore blanc et des armes chimiques d’Israël. Nous voulons vivre sans être humiliés aux checkpoints israéliens, sans l’indignité de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de nos familles à cause du chômage dû au contrôle économique et au siège illégal. Nous demandons la fin du racisme qui sous-tend toute cette oppression.

Nous posons la question : quand les pays du monde agiront-ils en accord avec le principe premier d’égalité de traitement des peuples, quelles que soient leur origine, leur ethnicité ou leur couleur : est-ce si saugrenu qu’un enfant palestinien mérite les mêmes droits que n’importe quel autre être humain ? Pourrez-vous regarder derrière vous et dire que vous vous êtes tenus du bon côté de l’histoire, ou aurez-vous soutenu l’oppresseur ?

Nous appelons donc la communauté internationale à prendre ses responsabilités pour protéger le peuple palestinien contre l’odieuse agression d’Israël, en mettant immédiatement fin au siège avec une totale compensation pour la destruction de la vie et des infrastructures qui nous a été infligée par cette politique évidente de châtiment collectif. Rien ne justifie la politique délibérée de sauvagerie, dont la rupture de l’approvisionnement en eau et en électricité pour 1,5 million de personnes. La conspiration internationale de silence envers la guerre génocidaire qui a lieu contre plus de 1,5 million de civils à Gaza indique la complicité dans ces crimes de guerre.

Nous appelons également tous les groupes de solidarité avec la Palestine et toutes les organisations de la société civile internationale à exiger :

– la fin du siège imposé au peuple palestinien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza à cause de l’exercice de leur choix démocratique,
– la protection des vies et biens civils, comme stipulé dans le droit humanitaire international et les droits de l’homme internationaux comme la quatrième Convention de Genève,
– la libération immédiate de tous les prisonniers politiques,

– que les réfugiés palestiniens dans la Bande de Gaza reçoivent immédiatement un soutien financier et matériel pour faire face aux immenses difficultés qu’ils éprouvent,
– la fin de l’occupation, de l’apartheid et autres crimes de guerre,
– les réparations immédiates et compensation pour toutes les destructions perpétrés par les forces israéliennes d’occupation dans la Bande de Gaza.

Participez à la campagne BDS, rejoignez les nombreux syndicats internationaux, universités, supermarchés, artistes et écrivains qui refusent l’Apartheid israélien. Exprimez-vous pour la Palestine, pour Gaza, et surtout, AGISSEZ. Maintenant.

Organisations de la société civile de Gaza
Depuis Gaza assiégée, Palestine
27 décembre 2010.

Liste des signataires :

General Union for Public Services Workers
General Union for Health Services Workers
University Teachers’ Association
Palestinian Congregation for Lawyers
General Union for Petrochemical and Gas Workers
General Union for Agricultural Workers
Union of Women’s Work Committees
Union of Synergies—Women Unit
The One Democratic State Group
Arab Cultural Forum
Palestinian Students’ Campaign for the Academic Boycott of Israel
Association of Al-Quds Bank for Culture and Info
Palestine Sailing Federation
Palestinian Association for Fishing and Maritime
Palestinian Network of Non-Governmental Organizations
Palestinian Women Committees
Progressive Students’ Union
Medical Relief Society
The General Society for Rehabilitation
General Union of Palestinian Women
Afaq Jadeeda Cultural Centre for Women and Children
Deir Al-Balah Cultural Centre for Women and Children
Maghazi Cultural Centre for Children
Al-Sahel Centre for Women and Youth
Ghassan Kanfani Kindergartens
Rachel Corrie Centre, Rafah
Rafah Olympia City Sisters
Al Awda Centre, Rafah
Al Awda Hospital, Jabaliya Camp
Ajyal Association, Gaza
General Union of Palestinian Syndicates
Al Karmel Centre, Nuseirat
Local Initiative, Beit Hanoun
Union of Health Work Committees
Red Crescent Society Gaza Strip
Beit Lahiya Cultural Centre
Al Awda Centre, Rafah

Traduit de l’anglais par MR pour ISM :
http://www.ism-france.org/news/article.php ?id=14780&type=analyse&lesujet=Boycott

Texte original en anglais :
http://www.pacbi.org/etemplate.php ?id=1432

http://www.silviacattori.net/article1450.html

http://www.france-palestine.org/article16363.html

McDO, une passion française.

décembre 29, 2010

ARTE – 21h30 – mercredi 29/12           documentaire suivi, à 22h d’un débat

Il y a des vérités qui font mal à l’estomac. En trente ans, la France, le pays de la bonne chère et des grands crus, s’est imposée comme le deuxième marché pour la firme McDonald’s, juste derrière les États-Unis. Aujourd’hui, la Gaule est occupée par un total de mille deux cents restaurants. Que s’est-il passé ? Ce film raconte comment une poignée d’opposants a poussé l’ennemi à changer de stratégie pour parfaire une conquête déjà bien partie. Parce qu’au fond, le fast-food, les Gaulois aiment ça. Le réalisateur revient sur l’affaire du McDo de Millau avec José Bové, s’offre une virée en compagnie du gastronome et animateur Jean-Luc Petitrenaud et visite McDo avec le critique gastronomique François Simon. Il décortique ainsi notre identité culinaire, explorant le décalage entre l’idée que les Français se font d’eux-mêmes et la réalité.

Rediffusions :
13.01.2011 à 15:35
www.arte.tv

http://www.louvrepourtous.fr/McDo-au-Louvre-une-faute-de-gout,339.html