Paris, marche contre le racisme.

« Tu as débarqué chez nous avec dans ton maigre bagage, une grande espérance, tu sais que si on te renvoie chez toi, tu seras emprisonné et plus personne n’entendra parler de toi. A peine es-tu arrivé chez nous qu’on t’enferme, parfois avec femmes et enfants. On te tabasse, on te refait ce que tu as déjà enduré chez toi.

Tu supplies qu’on te donne un laisser-passer, un visa pour la vie plutôt que pour l’éternité, tu es un demandeur d’asile, si tu ne trouves pas asile ici, tu trouveras asile de l’autre côté, tu attends un billet pour la mort ou pour la liberté.

Mon voisin me dit : »quest-ce que tu racontes ? Ce que tu dis ça se passe ailleurs, pas ici ? »

Hélas mon voisin, , ça se passe tout près, à deux pas de chez toi et toi et moi nous marchons libres dans le soleil.

Sais-tu que rien n’est sûr sur cette boule ronde, sais-tu que ce qui est sûr c’est que rien n’est certain et que nous pourrions devenir toi comme moi des sans-papiers ?

 Que sait-on de l’avenir dans le tohu-bohu de ce temps ? Si cela arrivait par malheur, alors il ne faudrait pas nous étonner que nous soyions traités comme nous avons traité chez nous les sans-papiers. »       (Julos Beaucarne)

http://www.bastamag.net/article1574.html

 

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