Pas chères les belles tomates, pas chères

par Nicolas Sersiron

Des serres marocaines à nos étals de supermarchés, les étapes de la vie d’une tomate rendent compte à elles seules de la vision court-termiste et prédatrice du capitalisme, motivé par la rentabilité immédiate. Le temps de production, de circulation des marchandises, de travail sont toujours soumis à l’impératif de rentabilité, de vitesse et d’accélération continues. Le capitalisme et l’agriculture productiviste qu’il promeut, dénués de considération pour le temps de régénération des ressources naturelles, pour la qualité des vies humaines, ne tiennent pas compte des véritables coûts agricoles, sociaux et écologiques. Suivre l’itinéraire d’une tomate, comprendre ses implications, est une invitation à un freinage d’urgence, à une sortie radicale de cette course effrénée à l’abîme, une invitation à inscrire notre avenir dans le temps lent de la nature, aux antipodes de celui du profit. En ce sens, changer la manière de nous nourrir et de nous procurer les aliments est un levier puissant.

La suite sur : http://www.cadtm.org/Pas-cheres-les-belles-tomates-pas

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