Guerre à la guerre

« – Nous étions déjà tous perdants, même avant d’avoir commencé. Vaincus dès le départ, de ne pas avoir su ne pas faire la guerre.

– La notion de vainqueur était pour le moins discutable : uniquement des morts, des croix, des terres ravagées par les obus, des anonymes massacrés dans des cris de douleur ne permettant pas de distinguer la nationalité. »

(Carnet de route – M. Lopez)

« L’affirmation de la paix est l’un des plus grands combats. » Jean Jaurès

Haïkus de la guerre 14 – 18

La mort a creusé sans doute
Ces gigantesques sillons
Dont les graines sont des hommes.

Dans un trou du sol, la nuit,
En face d’une armée immense,
Deux hommes.

Je l’ai reçu dans la fesse
Toi dans l’oeil
Tu es un héros, moi guère.

Des arrivages de chair
Bien fraîche, toute préparée,
Pour cette nuit sont signalés.

(Guerre à la guerre – Ed. Bruno Doucey)

« Une baïonnette est une arme avec un travailleur à chaque extrémité. » (Eugène V. Debs)

« Comme quoi les seuls vaincus de cette guerre, comme de toutes les guerres, ce sont les morts, tous les morts. » (Roger Crouquet)

Haïkus de la guerre de 14 – 18

De Vailly à Craonne,
Le Chemin des Dames
Est pavé de crânes.

chemin des Dames

Ils étaient six dans la cave
On sait qu’ils y sont encore.
Mais où est la cave ?

Berry-au-Bac

https://rodlediazec.blogspot.com/2020/11/14-18-le-temps-des-bouchers.html

http://cafardages2.canalblog.com/archives/2020/11/11/38643807.html

En souvenir du onze novembre (A Henri Vinez et Gustave Martin)

Un jours, baissant la voix, j’ai dit à mon enfant :
« Tu n’iras point porter des fleurs au monument,
Dussions-nous encourir la haine du village…
Les pauvres soldats morts à la fleur de leur âge
Ont connu sur la terre un pénible destin;
En moi leur souvenir ne s’est jamais éteint,
Et bien des fois, tout seul, j’ai sangloté dans l’ombre
En pensant au total effrayant de leur nombre…
De tout mon coeur, amer et triste, je les plains !
Je sais qu’ils ont laissé de petits orphelins
Et des bons vieux parents que la douleur torture…
Mais je hais tellement la sinistre aventure
Dont ils sont les martyrs et non pas les héros,
Que je ne marche pas derrière leurs bourreaux!
Au lieu de prendre part à la cérémonie
Où l’on glorifiera les « morts au champ d’honneur »
Nous resterons ici l’âme toute meurtrie,
En maudissant la guerre et son immense horreur.

(Eugène Bizeau – 1924)

http://bizhumour.over-blog.com/2020/11/armistice.html

http://lescenobitestranquilles.fr/2020/11/maudite-soit-la-guerre-6/

https://www.investigaction.net/fr/14-18-on-croit-mourir-pour-la/

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