Archive for the ‘littérature’ Category

Yölah, nouveau nom de Big Brother

septembre 2, 2015

par Benard Pivot 

L’Abistan est un pays si vaste qu’il n’a probablement pas de frontières. Son nom vient du prophète Abi, qui a été choisi par Yölah pour le représenter sur terre et pour codifier, planifier, imposer le culte qui lui est dû. D’où le saint énoncé rituel : « Yoläh est grand et Abi est son fidèle Délégué ! » La foi est obligatoire. Elle ne souffre ni doute, ni questions. « La soumission est foi et la foi vérité » est l’une des 99 sentences que tout Abistanais doit savoir par cœur. Malheur à ceux qui les oublieraient ou qui parleraient avec légèreté des livres sacrés ! Ils seraient vite dénoncés à l’implacable vigilance de l’Appareil et assimilés aux Makoufs, propagandistes de la Grande Mécréance. Leur exécution collective dans le stade de Qodsabad, capitale de l’Abistan, est la récréation la plus appréciée de la population. Comment se laisser aller au doute ou à la désinvolture quand chaque croyant est soumis à l’Inspection périodique de ses activités, de ses paroles et de ses pensées ? « L’Appareil allait parfois jusqu’à s’inventer de faux ennemis qu’il s’épuisait ensuite à dénicher pour, au bout du compte, éliminer ses propres amis. »

La suite sur : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article29255

L’ étudiant Hamid Babaei emprisonné pour avoir refusé d’être un espion

mars 29, 2014

Hamid Babaei, étudiant iranien de troisième cycle, purge actuellement une peine de six ans d’emprisonnement pour « atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des États hostiles », notamment la Belgique. Il a interjeté appel. Son épouse, Cobra Parsajoo, risque d’être arrêtée pour avoir fait campagne pacifiquement en faveur de sa libération.

La suite et agir sur : http://www.isavelives.be/fr/node/12052?utm_source=email&utm_medium=email&utm_campaign=Suivi+sur+action

Trois journées de soutien à Hamid Babaei sont à présent organisées à Liège et Bruxelles par le groupe universitaire Amnesty de l’Ulg.

1. Le lundi 31 mars – Ulg
Pour les étudiants du CENTRE-VILLE, retrouvez-nous à 12h30 dans le hall des HEC pour une photo géante: « FREE HAMID BABAEI », avec le plus de monde possible.
Pour les étudiants du SART-TILMAN, retrouvez-nous devant les amphis de l’EUROPE à 16h, pour une autre photo géante.
https://www.facebook.com/events/622882834457574/?utm_source=email&utm_medium=email&utm_campaign=Suivi+sur+action

2. Le mercredi 2 avril à 19 h – Ulg
Le groupe AI ULg vous propose une conférence-débat à la salle Gothot (XX-août). Nous recevons Emile Franck, coordinateur Iran d’Amnesty International et projetterons le film: « Les Chats Persans ».
https://www.facebook.com/events/1475608812653435/?utm_source=email&utm_medium=email&utm_campaign=Suivi+sur+action

3. Le jeudi 3 avril à 12h – devant l’ULB
Est organisé un rassemblement devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles (près de l’ULB, en face du campus Solbosh, Avenue Franklin D. Roosevelt,15 à1050 Bruxelles) pour soutenir Hamid Babaei. Les autorités de l’ULB : président, recteur, vice-président seront présentes. Si vous êtes intéressés, nous pouvons organiser un rendez-vous à la gare des Guillemins pour partir ensemble.
https://www.facebook.com/events/527291094054071/?utm_source=email&utm_medium=email&utm_campaign=Suivi+sur+action

Vous ne pouvez pas être présent à l’une de ces journées ?
Chacun peut agir à son niveau. Relayez massivement ce message et la pétition.

Nous vous attendons nombreux. Hamid Babaei a besoin de vous.

Merci à vous.

Lettre de nos libraires.

avril 29, 2013

« Sommes-nous frêles libraires, montés sur nos idéaux comme sur des mules cheminant par grand vent sur les crêtes et au bord des falaises ?

Pourtant nous sommes certains que les librairies indépendantes sont des lieux bien ancrés dans leur sol, lestées du poids de tous les échanges humains qui s’y déroulent, chargées d’une histoire, des voix des auteurs qui y sont passés, des musiciens qui ont joué, encore parfumées des grands soirs de vernissage. Nous ne croyons pas que l’Amazonie et ses savants calculs statistiques peut aussi bien verdir en tout lieu et de la même manière. Et nous disons que les librairies indépendantes sont encore des lieux là où le Grand Marché ne voudrait plus que des espaces (culturels parfois, mais si peu).

Faites vivre les librairies indépendantes de vos villes, elles sont des tribunes, des forêts, des portes d’entrée sur le monde, des coffres à mystères, des arbres à pains et des êtres vivants. Elles ont besoin de vous. Elles dépendent de vous, comme elles dépendent d’une volonté politique dont elles désespèrent, celle qui dira, par exemple, que les livres ne sont pas des biens insignifiants et que les pouvoirs locaux doivent cesser d’exiger pour leurs bibliothèques toujours plus de remise. Elles attendent un choix politique déterminé qui dira que sauver les librairies et à travers elles l’économie du livre n’est pas un gaspillage mais un investissement pour tous.

Alors que tant de personnes subissent les effets d’une crise abjecte, nous ne nous résignons pas à ce monde où, comme l’Homme, le livre devrait être réduit à sa seule valeur marchande, où toute parole autour des idées et de la langue qui s’y réfugient devrait être comptabilisée, rentabilisée et devenir l’objet d’un marchandage de tous les instants.

Nous ne nous résignons pas aux diktats de l’idéologie du confort, du fauteuil et de la boîte aux lettres.

Nous voulons des débats, des disputes, des amitiés, des échanges chaleureux et animés. Nous voulons des surprises, des découvertes. Nous voulons la liberté absolue de création et des lieux pour que la création puisse s’exprimer. Nous voulons des rencontres et du vin pour les arroser, et nous voulons des fêtes.

Nous voulons prendre dans la modernité le meilleur et refuser ce qui endort les consciences et rabote les différences et les particularités. Nous voulons de la diversité et de la liberté.

C’est la confiance tissée entre les libraires et leurs clients qui donnera aux librairies indépendantes un avenir. Notre métier n’a pas dit son dernier mot. »

J’ai trouvé ce texte avec les derniers bouquins achetés chez mon libraire.
Comme je suis tout à fait d’accord avec tout ce qui est écrit, je me suis permis de le reproduire, parce que je pense qu’il doit circuler.
Et, surtout, être suivi d’actes.
Alors, vos prochains livres, achetez-les donc chez un libraire.

A moi seul bien des personnages. John Irving

avril 27, 2013

par Guy Duplat

Le grand écrivain américain raconte la vie haute en couleurs d’un bisexuel. Dans la tradition du « Monde selon Garp », John Irving plaide pour la diversité sexuelle et l’acceptation de la loi du désir. C’est aussi un hymne à Shakespeare et au roman.

La suite à lire sur : http://www.lalibre.be/culture/livres/article/812222/la-belle-lecon-de-tolerance-de-john-irving.html

Guy Debord, la vie d’abord.

mars 29, 2013

par Guy Duplat

Un paradoxe apparent, mais l’occasion de revoir cette pensée révolutionnaire qui revient à la mode.
Quel paradoxe ! Guy Debord exposé à la Bibliothèque nationale de France à Paris ! Lui, le fondateur de l’Internationale situationniste (IS), l’auteur du livre culte « La société du spectacle » (paru en 1967), le grand gourou de mai 68, le pourfendeur des institutions culturelles, le voilà fêté par l’une d’elles ! Sa vie et son œuvre devenant un spectacle ! Il en aurait déduit que, décidément, la société du spectacle et de la marchandisation de tout est capable de récupérer même ses pires ennemis.

La suite à lire sur : http://www.lalibre.be/culture/arts-visuels/article/806300/guy-debord-la-vie-d-abord.html

L’écriture peut être plus forte que la politique.

décembre 11, 2012

Par Guy Duplat   

« Pour moi, l’histoire d’un enfant qui ne peut pas atteindre son école est plus importante que ce que dit ou ne dit pas le Hamas. »

Les Halles de Schaerbeek ne pouvaient pas mieux choisir, pour terminer leur cycle sur les nouvelles écritures arabes, qu’une rencontre ce jeudi soir avec Suad Amiry. Une femme remarquable par son parcours, son aura, et, depuis dix ans, par ses talents d’écrivaine. Une de ces intellectuelles brillantes qu’on peut encore rencontrer à Beyrouth, au Caire ou comme ici, à Ramallah.

La suite à lire sur : http://www.lalibre.be/culture/livres/article/783366/l-ecriture-peut-etre-plus-forte-que-la-politique.html

 

« Ce sont les gens comme Bart De Wever qui salissent mon nid ! »

septembre 29, 2011

Par Béatrice Delvaux  

Dimitri Verhulst est flamand, écrivain, adulé par ses lecteurs. Mais il est conspué par les flamingants. Il le leur rend bien : il a choisi de vivre en Wallonie.

A lire sur  : http://www.lesoir.be/debats/cartes_blanches/2011-09-28/ce-sont-les-gens-comme-bart-de-wever-qui-salissent-mon-nid-866305.php

 

Dimitri Verhulst : « Cultiver l’identité ? Allez … On est en 2011 ! »

juin 7, 2011

Par jonathan Lefèvre

Dimitri Verhulst est un des écrivains les plus connus en Flandre et aux Pays-Bas. Son livre « La merditude des choses », après avoir connu un joli succès cinématographique, est enfin traduit en français. L’occasion d’interviewer un homme qui a appris à parler français dans le café de son village d’adoption, près de Huy.

Jonathan Lefèvre

 

Outre le foot, le cyclisme et les bals populaires, les sujets d’intérêts du personnage sont variés. Combattant le(s) nationalisme(s), il est un des fers de lance de la plateforme « Pas en notre nom/Niet in onze naam ».

Dimitri Verhulst. Nous avons besoin d’une littérature belge. Fonder un prix littéraire belge peut aider. Comme il y avait déjà, si je ne me trompe pas, dans les années 90. Une année ce sont des livres flamands qui peuvent gagner, et l’autre année, des livres francophones. Et qu’est-ce qu’on gagne ? Pas d’argent, mais une traduction dans l’autre langue. C’est déjà un beau cadeau je trouve. Comme cela, on peut ouvrir notre fenêtre à l’autre Communauté.

Lire la suite de l’article sur : http://www.ptb.be/nieuws/artikel/dimitri-verhulst-cultiver-lidentite-allez-on-est-en-2011.html

 

Quelques livres ….. parmi d’autres.

mai 29, 2011
Xavier Deutsch, Tombé du camion, Mijade, 2008
Avis : « L’écriture de l’auteur est loin des sentiers battus de la littérature pour adolescents. Les personnages sont attachants et l’intrigue s’installe efficacement. Une relation père-fils décrite en peu de mots bien choisis. » E.D.
Tom a quinze ans, bientôt seize. Il vit tantôt chez son père, tantôt chez sa mère et son nouveau–mec–gentil–qui–tente–de–sympathiser–avec–le–fils–de–sa–copine.
À l’anniversaire de Tom, on se souvient de ce qui arrive aux adolescents de 16 ans : la loi impose qu’on leur implante une puce électronique, qui servira à la fois de carte d’identité, de carte de paiement, de GPS et qui permettra de les localiser où qu’ils soient… Tom refuse qu’on lui vole sa liberté et fuit avec l’aide de son père.
Daniel Zimmermann, Nouvelles du racisme ordinaire, Le cherche midi, 1994
Avis : « Ce recueil devrait être lu par tous les enfants des écoles car ils doivent comprendre que dans la vie, il est plus facile de faire le mal que le bien, la compréhension et l’acceptation des différences demandent des efforts, Daniel Zimmermann dénonce… un impitoyable constat sur la nature humaine…» B.O.
Singuliers, les personnages de ces textes brefs et cinglants ? Non, banals. M. et Mme Toulemonde. Ils peuvent détester les jeunes, les vieillards ou les policiers. Ils peuvent avoir peur des Noirs, des Juifs, des Chinois, des Arabes, des Tziganes, des homosexuels. Ils ont peur et réagissent par la haine, le mépris, le désir de meurtre, voire son accomplissement, et jusqu’à la profanation. Moments de notre vie quotidienne, où s’entremêlent la platitude et l’horreur, ressaisis avec virulence dans les mises en scène sans bavure de Zimmermann. Une écriture sèche et violente qui nous atteint au défaut de notre cuirasse humaniste, là où nous sommes tous des racistes ordinaires.
François Brune, Sous le soleil de Big Brother, L’Harmattan, 2000
Avis : « 1984 est-elle derrière nous ? Quelle distance sépare réellement la réalité de la fiction ? » J.P.
Sous-titré Précis de 1984 à l’usage des années 2000, cet ouvrage plus qu’une analyse de l’ouvrage de George Orwell (1984), est une mise en perspective du système « Big Brother » et de nos sociétés contemporaines. Par une déconstruction précise de l’œuvre , François Brune révèle son incroyable – et effrayante – modernité.
Baptiste Morgan, Mon voisin, c’est quelqu’un, éd. Fayard, 2002
Avis : « Il faut être fou ou malade pour être nazi ! Pas si sûr…Le quotidien, l’ennui, le hasard, la solitude, la peur et bien d’autres ingrédients, combinés ou non, suffisent parfois. Comment est-ce que je réagis face à l’injustice quotidienne petite ou grande qui m’entoure ? Suis-je plus maligne que mon voisin ? Une grande résistante dans l’ âme ? Je n’en suis pas si sûre ! Et vous ? » E.D.
Comment un aquariophile pas très malin devient l’homme de main d’un obscur parti néo-nazi et tourne au parfait salaud. Comment des militantes démocrates avisées, des politiciens et des journalistes méfiants se laissent manipuler par les médias. Comment un sombre inconnu, à la dialectique populiste bien rodée, prend le pouvoir en quelques mois dans un pays florissant d’Europe. Deux cents et dix pages qui montrent que l’Homme est loin, bien loin de s’élever au-dessus des différences nationales et des hiérarchies sociales. Peuple responsable de l’enlisement d’une démocratie qui n’a plus pour elle que son sens étymologique, et encore
Peter Spier, Cinq milliards de visages, Ecole des Loisirs, 1994
Avis : «Un beau souvenir d’enfance, celui d’un éveil de la curiosité et de l’émerveillement devant tant de diversité! Un grand voyage au pays… des êtres humains! A mettre sans modération dans les mains des enfants! » A.T.
Nous sommes tous différents : visage, couleur de peau, habillement, religion, fêtes, écritures, nourriture, habitation. Avec justesse et humour, Ces « cinq milliards de visages » nous ramènent, par le dessin, à la globalité de l’être humain, à son universalité.

 

 

 

 

 

 

 

 
 

http://www.territoires-memoire.be/index.php?page=mediatheque_coupscoeur

 

Talents Hauts.

avril 7, 2011

Connues pour leurs livres sans sexisme, les éditions Talents Hauts inaugurent une nouvelle collection d’albums : Les Papareil.

Destinés aux enfants de 8 ans et plus, celle-ci met à l’honneur des personnages hors du commun qui tirent parti de leurs différences.

Ainsi le pianiste Aldo, devenu aussi plat qu’une crêpe, se reconvertit en détective privé capable de se glisser n’importe où.

de son côté, Emilie transforme sa chevelure encombrante en un atout professionnel.

Les deux premières aventures, imaginées par Fred L., sont drôles, dynamiques et très graphiques. On attend donc les suivantes avec impatience ! (S.D.)

Aldo, un garçon tout en finesse; Emilie, une fille qui décoiffe, Fred L., coll. Les Papareils, Talents hauts 2011, 12,80€. Dès 8 ans.

A paraître en octobre : Suzanne est à la hauteur; Emond, un homme très attirant. 

www.talentshauts.fr

(Axelle – 138 – avril 2011)