Posts Tagged ‘A. Gitaï’

Des nouvelles de la maison.

janvier 31, 2011

La Trois – 21h05 – lundi 31/1                d’A. Gitaï

Un travail documentaire long de 25 ans autour d’une maison à Jérusalem, et ses habitants successifs, palestiniens et israéliens, la propriétaire suédoise, le voisin (belge !).Comme un archéologue, le cinéaste réputé Amos Gitaï (Prix d’Interprétation à Cannes cette année) inspecte couche par couche le tissu humain de cette maison.

www.rtbf.be/latrois

Free Zone.

mai 27, 2009

ARTE – 23h15 – mercredi 27/5   film d’Amos Gitaï avec Natalie Portman, Hana Laszlo

Une jeune femme pleure, assise à l’arrière d’une voiture. Rebecca est américaine et vit à Jérusalem depuis quelques mois ; elle vient de rompre avec son fiancé. Elle s’est réfugiée dans le taxi d’Hanna, une Israélienne. Mais celle-ci doit aller en Jordanie, dans la zone franche à la frontière irako-syrienne, récupérer une grosse somme d’argent que leur doit l’associé de son mari, dit « l’Américain ». Rebecca la convainc de l’emmener avec elle. Quand elles arrivent dans la free zone, Leila, une Palestinienne, leur explique que l’Américain n’est pas là et que l’argent a disparu…

Taxi girls
Film après film, Amos Gitai commente avec acuité la situation au Proche-Orient, mettant en scène sa vision d’Israël et de ses divisions. Free zone s’inscrit dans cet inlassable questionnement sur l’identité, l’histoire et les origines. Oscillant entre le polar et la parabole, le film se construit autour de trois figures féminines très différentes et pourtant unies par un même destin. Leurs histoires personnelles, Gitai nous les fait découvrir progressivement, grâce à d’étonnants flash-backs en superposition qui ponctuent de magnifiques plans séquence. Il faut dire que la route est, plus que tout, propice à la rêverie. Peu à peu, les personnalités se dévoilent : Hanna l’Israélienne est une femme forte, pragmatique et rentre-dedans, qui veut récupérer son argent à tout prix ; Leila la Palestinienne, heurtée par la spontanéité d’Hanna, abrite une colère sourde ; quant à Rebecca l’Américaine, elle cherche à découvrir le monde et à se comprendre elle-même. Hanna et Rebecca ont laissé derrière elles un pays – Israël – à bien des égards hystérique et paranoïaque (voir la séquence très réussie de l’interrogatoire à la frontière). Elles découvrent que dans la free zone, Israéliens, Irakiens, Palestiniens et Syriens se côtoient dans une paix totale, celle du commerce libre de douanes et de taxes. Comme succombant à l’esprit du lieu, les trois femmes choisissent d’unir leurs forces pour retrouver « l’Américain ». Mais l’entente cordiale sera de courte durée, à l’image d’une paix dont le chemin est encore à trouver.

www.arte.tv

http://www.youtube.com/watch?v=NdBxel9KZcg