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Un ancien néonazi à la tête d’une section de l’Institut de la Mémoire Nationale polonaise

mars 18, 2021

Ce pays membre de l’Union européenne depuis 2004 est en proie avec son histoire. Depuis plusieurs années, le parti conservateur catholique au pouvoir à Varsovie tente d’imposer un nouveau récit national. L’institut en charge de cette mission est devenu une véritable police politique usant de révisionnisme historique. Le mois dernier, il a été révélé que l’un de ses responsables locaux provient des rangs néonazis – RÉVISION DE L’HISTOIRE.

La suite sur : http://resistances-infos.blogspot.com/2021/03/un-ancien-neonazi-la-tete-dune-section.html

A droite toute.

février 8, 2009

France 3 – 20h35 – dimanche 8/2 – (1/2)     téléfilm de Marcel Bluwal avec Bernard-Pierre Donnadieu, Béatrice Agenin, Samuel Labarthe, Hervé Briaux.

France 3 – 22h15 – dimanche 8/2 – (2/2)

 

Roman d’une famille tapie à l’extrême droite.

Du fond, en béton, et beaucoup de style : cette fiction mérite amplement les quatre prix qui l’ont distinguée en 2008, dont le FIPA d’argent de la meilleure série et le prix du meilleur scénario au festival de Luchon.

La période du Front populaire en France a fait récemment les belles heures de télévision, notamment par son aspect passionné. « A droite toute » illustre un autre versant : la montée de l’extrémiste et le complot d’un frange d’industriels, de militaires et d’intellectuels pour renverser la République, celle qu’ils appellent « la gueuse. »

Le réalisateur, Marcel Bluwal, a choisi un industriel parisien d’extrême droite pour nous inviter à entrer dans le récit. Le téléspectateur découvre sa famille, son travail, ses intrigues, remarquablement bien construites, avant d’entrer, par leur entremise, dans l’histoire et les mécanismes de la montée en puissance de l’extrémisme.

Il est d’autant plus aisé de s’accrocher au récit que cet industriel, Salmon, constructeur automobile, est magistralement interprété par Bernard-Pierre Donnadieu. Samuel Labarthe, qui interprète Le Quesne, un écrivain antisémite, et Didier Bezace, qui joue Deloncle, leader du mouvement « La Cagoule », sont eux aussi remarquables. Notons aussi la présence de Michel Aumont dans le rôle de l’éditeur de Le Quesne.

Cette période, Marcel Bluwal l’a vécue. C’est pour cette raison qu’il se permet d’intervenir dès l’entame de son téléfilm. « Alors on va les chercher ses flingues à la fin ? », lance un des personnages, avant que l’image ne se fige. « Stop », intervient le réalisateur. « Non, les flingues,  plus tard. Je m’appelle Marcel Bluwal, et je suis le metteur en scène de ce film, qui débute en 1935. En 1935, j’ai dix ans, et je suis témoin. » Aujourd’hui, sa « colère est intacte », et nourrit sa fiction.

Lui, qui a débuté à la télévision en 1949, s’en est éloigné de nombreuses années, regrettant le manque d’indépendance et de liberté qu’elle laissait à ses créateurs. Mais un jour, la diffusion d’un téléfilm le fit changer d’avis (Jusqu’au bout de Failevic).

« J’ai créé une famille de fiction, plongée dans des événements bien réels. Salmon n’a pas existé, mais j’ai connu, dans mon enfance, un industriel de son acabit, explique-t-il. Mon père était son employé. De la même manière, le romancier Le Quesne est inventé, mais il est à l’évidence un coussin de Drieu La Rochelle. Les éléments de fiction sont inspirés de ma propre expérience et de mes souvenirs d’enfant. » Et ils semblent encore très précis.

(Charline Vanhoenacker dans Le Soir 7-8/2/2009 )

En 1935, devant la menace que représentent pour lui les grèves qui touchent son usine et la montée du Front populaire, l’industriel Salmon, fondateur des « Automobiles Salmon », accepte de rencontrer en secret Deloncle, le fondateur de « La Cagoule », un mouvement d’exrême droite anticommuniste et antisémite.

L’histoire de « La Cagoule » : http://tech-noir.anotherlight.com/tncag.html

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18863706.html