Posts Tagged ‘atome’

Tel est le nucléaire.

mars 15, 2013

par Fabrice Nicolino

Publié dans Charlie Hebdo du 6 mars 2013
À Hanford, on a fabriqué le plutonium qui a rasé Nagasaki. Le site, qui a la taille d’un département comme l’Essonne, dégueule du plutonium plein pot dans la nappe phréatique et le fleuve Columbia. Les autorités s’en cognent à fond.

Situons l’endroit : Seattle, la grande ville du nord-ouest américain, est à 260 kilomètres au sud-est du pays de l’atome. Le complexe nucléaire Hanford est aujourd’hui le lieu le plus pollué des États-Unis, qui compte pourtant un paquet de sites maudits.

La suite à lire sur : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article22500

Bienvenue dans le nanomonde.

mars 30, 2010

La Une – 22h35 – mardi 30/3          documentaire de Ch. A. de Rouvre, J. Scemla

La science de l’infiniment petit a fait naître l’idée d’assembler des objets atome par atome.

Une agence très spéciale.

mars 5, 2010

ARTE – 22h05 – vendredi 5/3           documentaire de M. Hemschemeier

Comment l’Agence internationale de l’énergie atomique, au premier plan dans le bras de fer avec l’Iran, lutte contre la prolifération des armes nucléaires.

Organisation autonome fondée en 1957 à Vienne et placée sous l’égide des Nations unies, l’AIEA est un forum intergouvernemental mondial pour la coopération technique dans l’utilisation pacifique de technologies atomiques. Elle est chargée en particulier de veiller à ce que les États ne fabriquent pas en secret des armes nucléaires. Au coeur de ce documentaire, Mohamed El Baradeï, qui a présidé aux destinées de l’Agence de 1987 à 2009, parle d’autant plus librement qu’il a terminé son mandat. Il explique ici les succès rencontrés, mais aussi ses craintes pour l’avenir qui risque d’être plus irradié que radieux…
En parallèle, on suit sur le terrain deux des enquêteurs de l’agence : Ghislain Berthelot, qui vient de terminer sa formation d’inspecteur du nucléaire et a déjà conduit quelques missions en Europe de l’Est ; et Valérie Rouillet-Chatelus, spécialisée dans le contrôle des matières fissiles susceptibles de tomber aux mains de groupes terroristes, qui part régulièrement enquêter sur le terrain – cette fois, c’est au Ghana. De laboratoires en postes-frontières, de réacteurs nucléaires à l’arrêt en débats sur la portée réelle du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, un périple passionnant… et angoissant.

Rediffusions :
06.03.2010 à 11:10

www.arte.tv

http://www.youtube.com/watch?v=_NeEyoV8wLI

RSA : nucléaire rien à signaler.

avril 27, 2009

La Une – 22h25 – lundi 27/4    documentaire d’Alain de Halleux (2009)

RAS. Chacun connaît le sens de ces trois lettres en jargon accéléré : RAS pour « rien à signaler ». Dans l’industrie nucléaire, ces trois lettres sanctionnent les rapports très réguliers des inspecteurs. « RAS » signifie donc qu’aucun incident nucléaire n’est  à signaler.

Cela, c’est pour la théorie. L’étonnant documentaire d’Alain de Halleux, RAS, nucléaire rien à signaler, diffusé en cette époque où l’on commémore traditionnellement la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), montre une réalité moins connue de la polémique nucléaire. Sans le moindre alarmisme ni catastrophisme, il indique le degré d’inquiétude du personnel des centrales nucléaires qui ont cette impression que la sécurité est de moins en moins la priorité des autorités nucléaires. « En fait, explique une spécialiste, le nucléaire est passé d’une logique du service public dont le but était de fournir de l’énergie à tout le monde à une logique privée où le seul but est de faire du fric. »

Dans ce contexte, ce film met en lumière une réalité peu connue : la sous-traitance, par les fournisseurs d’énergie de type Electrabel/EDF/Suez. « Il y a un paradoxe intolérable, dit Michel Lallier, du haut comité à la Transparence, qui réside dans le fait qu’une industrie qui utilise les plus hautes technologies génère un prolétariat sous-rémunéré. »

Statistiquement, on parle d’un risque d’accident sérieux tous les 100.000 ans. La question est donc moins dans le risque d’un nouveau Tchernobyl que dans le quotidien des 440 réacteurs (dont la moitié en Europe).

Dans nos pays 8O% du travail de maintenance est confié à des sous-traitants. Autrement dit : ce sont eux qui prennent les vrais risques d’irradiation et de contamination, pour un salaire extrêmement faible et sans être reconnus comme « travailleurs du nucléaire » (ils n’entrent donc pas dans les statistiques des accidents de travail).

Certains décrivent ainsi leur travail au coeur des réacteurs. Mais le plus étonnant, révèle le documentaire, c’est que même le personnel salarié des centrales ignore souvent l’existence de ceux qu’on appelle « les nomades du nucléaires ».

D’autres brisent la langue de bois : « On nous demande de signer RAS même s’il y a un défaut. Nous, nous déclarons une fissure. On nous répond «  Vous n’allez pas nous faire chier, faites pas les cons, on n’a pas le temps. Ce n’est pas une fissure, c’est une rayure. » Et la  plupart acceptent de mettre RAS au bout de leur rapport ! »

(Jean-François Lauwens – Le Soir 27/4)

Les incidents nucléaires connus de 1960 à nos jours : http://www.echoslogiques.com/incidents%20nucleaires.php

En 2008 : http://nucleaire-nonmerci.net/actualite/risque-nucleaire-europe.html

http://www.dailymotion.com/video/x8upzk_edf-rend-visite-a-greenpeace-authen_news