Posts Tagged ‘azote’

Un monde très « lait »

février 28, 2017

C’est désormais un classique. Chaque année pour sa com’, le Salon de l’Agriculture nous sort de l’étable une vache rustique quasiment en voie de disparition. L’égérie 2017 s’appelle Fine. Une starlette dont nos politiques en campagne iront flatter l’encolure dès l’ouverture du salon, ce samedi 25 février à Paris.

La suite sur : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article33910

Une Bretagne inventive et autonome

novembre 14, 2013

par Lisa Giachino

De l’herbe, rien que de l’herbe ! Jeune éleveur breton, Ronan Guernion fait brouter ses vaches toute l’année, leur donne le moins de céréales possible et n’utilise pas du tout de soja. Il s’inspire de la méthode testée par André Pochon dès les années 50. Parcours croisés.

Le soja, Ronan Guernion n’en veut pas. Cet éleveur breton de 26 ans, qui a repris la ferme de ses parents en 2008, est l’un des initiateurs du documentaire « Terres à taire ». Il est parti avec d’autres membres de mouvements de jeunesse et d’éducation populaire, enfants d’agriculteurs comme lui, étudier la filière soja au Paraguay.

La suite sur : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article24462

Une énorme zone morte se forme dans le Golfe du Mexique.

juin 29, 2013

par Christine Talos

C’est un phénomène inquiétant qui frapperait actuellement le Golfe du Mexique. Une énorme zone morte, de la taille de la moitié de la Suisse, est en train de se former dans les profondeurs de cette mer intérieure entre les USA et le Mexique.

La suite sur : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article23355

Les OGM, bientôt subventionnés au nom de la lutte contre le réchauffement climatique ?

janvier 17, 2013

Par Sophie Chapelle

Les engrais industriels contenant de l’azote émettent un gaz à effet de serre extrêmement puissant, qui contribue au dérèglement climatique. Une firme californienne a mis au point des plantes OGM capables de limiter ces émissions de gaz. Le procédé vient d’être homologué par l’Onu. Les entreprises, telles Monsanto, qui développeront ces OGM, à grand renfort de pesticides, pourront bénéficier de financements estampillés « climat ».

La suite à lire sur : http://www.bastamag.net/article2885.html

Touche pas à mes nitrates !

décembre 3, 2012

« Cette pétition doit être signée par le plus grand nombre pour amener le gouvernement à plus de raison, quitte à passer par un débat à l’Assemblée Nationale ou au Sénat sur le sujet. L’objectif est de réunir 10 000 signatures avant le 15 décembre prochain ».La FNSEA, principal syndicat agricole et chantre du productivisme est sur le sentier de la guerre.

Il y a quinze jours, ses chefs, réunis en conseil d’administration autour de leur grand manitou, Xavier Beulin, ont sorti les fourches contre « un monstre administratif qui menace l’agriculture » : la directive Nitrates. Pour protéger des nitrates les nappes phréatiques et les rivières, l’Europe avait décidé, il y a vingt et un ans, de réglementer les épandages de lisier de cochon, de fientes de poulet et autres engrais chimiques dont raffole l’agriculture intensive. À charge pour chaque État membre de recenser les « zones vulnérables », là où la concentration de nitrates dans l’eau explose les compteurs (plus de 50 milligrammes par litre) et là ou les algues vertes nourries à l’azote prolifèrent, d’y prendre dare-dare des mesures pour réduire la pollution et de rendre compte des progrès tous les trois ans à la Commission Européenne.

Depuis cette date, sous la pression de la FNSEA, la France fait sa tête de cochon, au point que Bruxelles, après s’être fâché moult fois, l’a traînée le 27 février devant la Cour de Justice de l’Union Européenne. Verdict attendu au premier semestre 2013, avec à la clé, probablement, une amende maousse. Pour limiter la casse, Paris s’est décidé à appliquer enfin la fameuse directive. En clair, étendre les zones vulnérables et serrer la vis sur les périodes et les conditions d’épandage. Ce qui a indigné le très écolo patron de la FNSEA : « La peur des contentieux européens amène les pouvoirs publics à étendre sans fondement scientifique les zones vulnérables », dénonce le compte-rendu du dernier conseil d’administration du syndicat. Et Beulin d’exiger du gouvernement « un moratoire sur l’extension des zones vulnérables dans l’attente d’une vraie étude scientifique », mais aussi « un plan en faveur de la compétitivité de l’élevage français ».

 

C’est vrai qu’en France on manque de porcheries et de poulaillers industriels ! On sait déjà ce que Xavier Beulin nous a commandé pour Noël 2013 : des nitrates plein la flotte et une grosse amende !

Le Canard Enchaîné N° 4805 du 28 novembre 2012

 

 

Manger moins de viande et la choisir bio, bon pour notre santé et l’environnement.  A nous de ne pas faire le choix de l’agriculture et de l’élevage industriels.

Algues vertes en Bretagne : carton rouge à l’agriculture intensive.

juin 5, 2012

Alors que débute la triste saison de prolifération des algues vertes sur les plages bretonnes, l’UFC-Que Choisir réagit à la récente publication d’un rapport officiel [1] épinglant les agriculteurs comme étant responsable de ces marées vertes et demande aux pouvoirs publics nationaux et européens des mesures ambitieuses pour juguler ce fléau environnemental et économique.

Après l’avoir gardé sous le boisseau pendant deux mois, les Ministères de l’Environnement et de l’Agriculture viennent de publier en catimini un rapport accablant sur les responsabilités de l’agriculture intensive dans le développement des algues vertes en Bretagne. Commandité par l’État suite aux contestations des professionnels agricoles d’une précédente publication de l’Ifremer les mettant en cause, ce nouveau rapport enfonce le clou. Ainsi, contrairement à ce que prétendent les tenants de l’agriculture intensive, ce ne sont ni les évolutions du climat ni de nouvelles espèces invasives qui expliquent les proliférations d’algues vertes, car celles-ci sont bel et bien dues à la présence massive d’azote et de phosphore dans l’eau de mer.   

La suite à lire sur : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article20151

L’azote des engrais coûte cher à la santé des Européens.

avril 11, 2011

AFP  

200 chercheurs de 21 pays proposent un diagnostic et des pistes d’actions pour réduire les excès d’azote et leurs impacts sur l’eau, l’air, les sols, les écosystèmes et l’effet de serre.

Les excès d’azote, essentiellement émis par l’agriculture, coûtent entre 70 et 320 milliards d’euros à l’échelle européenne, en impacts sur la santé humaine et l’environnement, selon une étude publiée lors d’une conférence internationale à Edimbourg (Ecosse).

La suite de l’article sur : http://www.lalibre.be/societe/sciences-sante/article/654285/l-azote-des-engrais-coute-cher-a-la-sante-des-europeens.html

http://www.dailymotion.com/video/xh2fiy_fr5-magazine-de-la-sante-isabelle-saporta_news

Manger moins de viande est meilleur pour notre santé et celle de la planète. 

http://www.unjoursansviande.be/

http://unjoursansviande.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=99

http://www.vegetarisme.be/index.php?option=com_content&view=article&id=866&Itemid=255

http://cdurable.info/Le-livre-noir-de-l-agriculture-Isabelle-Saporta-comment-on-assassine-nos-paysans-notre-sante-environnement,3262.html

Les déserts, pièges à CO2 ?

février 25, 2011

ARTE – 22h05 – vendredi 25/2                  

Notre planète est constituée pour un tiers de déserts, savanes, steppes et autres étendues glaciaires. 30 % de cette superficie, soit plus de 50 millions de km2 (cinq fois l’Europe), sont couverts de vastes plaques d’une micro-végétation composée de cyanophycées (algues bleu-vert ou cyanobactéries), de chlorophycées (algues vertes), de lichens et de mousses. Cette sorte de « peau végétale » se retrouve dans des contrées aussi différentes que la calotte glaciaire du Groenland ou la savane du Queensland en Australie. Or les chercheurs ont constaté que ces « croûtes biologiques » ont la propriété de fixer l’azote et surtout le CO2. Selon eux, il est urgent de les protéger, voire de favoriser leur développement dans les régions où progresse la désertification.

Rediffusions :
26.02.2011 à 10:00
12.03.2011 à 05:00
www.arte.tv

Un tour de cochon.

août 24, 2010

Vous avez aimé les algues vertes, vous allez adorer les cyanobactéries. Comme chaque été, des dizaines de milliers de tonnes de laitues de mer déferlent sur les côtes bretonnes. 200 000 tonnes l’année dernière. Un cauchemar qui coûte de plus en plus cher.

Non seulement il faut évacuer les algues vertes à coups de tractopelles, avant qu’elles ne pourrissent en libérant des vapeurs toxiques (comptez 30 00 euros par jour), mais aussi construire des usines pour les réduire en compost. La dernière en date, à Lantic, dans les Côtes-d’Armor, inaugurée en grande pompe il y a un mois par le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, flanqué de sa collègue à l’Écologie Chantal Jouanno, a coûté la bagatelle de 3,8 millions d’euros.

Quatre autres projets du même genre sont dans les cartons. On croise les doigts pour que les 134 millions d’euros sur cinq ans promis par Fillon suffisent. D’autant que personne ne parle de réduire le nombre de cochons (13 millions de groins), dont les déjections nitratées et azotées engraissent les algues vertes. Nouvelle idée géniale : distribuer des subventions aux éleveurs (7 millions d’euros pour 2010) pour qu’ils fabriquent de l’électricité avec leur lisier, et dans le même temps se débarrassent des nitrates. Sauf qu’une fois le biogaz produit il leur reste sur les bras un résidu farci d’azote et de phosphore.

Or, ce dernier est l’aliment favori des cyanobactéries. Des micro cochonneries qui se multiplient l’été dans les rivières et étangs et qui, gavées de phosphore, larguent au choix toxines amnésiantes, urticantes, paralysantes ou hépatotoxiques. L’an dernier en Bretagne, il était ainsi déconseillé de tremper un orteil dans 40 % des « sites de loisirs nautiques ». Qu’à cela ne tienne, les industriels du cochon veulent continuer d’épandre en guise d’engrais du phosphore à gogo. Jusqu’à 100 kilos à l’hectare alors qu’un sol commence à saturer à 60.

Le président de la Cooperl, une des plus grosses coopératives agricoles (plus de 1 milliard de chiffre d’affaires et près de 4 millions de porcs par an), écrivait le 3 juin au préfet de la Région Bretagne : « Nous sommes très inquiets d’une application stricte et purement théorique de la réglementation sur le phosphore ». Avec cette conclusion toute en finesse : « Vous mesurez bien notre attente forte de voir s’assouplir les règles concernant la restructuration des exploitations et se raccourcir les délais d’instruction des dossiers. » Ça coule de source !…

Le Canard Enchaîné N° 4686 du 18 août 2010

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article14474