Posts Tagged ‘BCE’

L’Union européenne n’est pas corrompue, elle est la corruption

juillet 9, 2019

La désignation à la tête de la Banque centrale européenne de Christine Lagarde, ancienne locataire de Bercy (sous Nicolas Sarkozy), accusée de complicité de détournement puis condamnée pour négligence, est-elle moralement contestable ? Oui, mais elle n’est pas surprenante. Plusieurs responsables de l’UE ont eu par le passé des CV pour le moins douteux.

http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article41732

Le gouvernement belge annonce fièrement une diminution du déficit et de la dette : un trompe-l’oeil

juin 17, 2019

par Jérémie Cravatte

Le gouvernement a récemment annoncé avoir clôturé l’année budgétaire 2018 avec un déficit de 3 milliards d’euros (0,67 % du PIB), soit un déficit quatre fois moins élevé qu’il y a quatre ans.

Il est également fier d’annoncer que la dette publique par rapport au PIB a baissé, même si elle n’est pas passée sous la barre symbolique des 100 % comme il se l’était promis. Elle est en effet passée de 107 % en 2014 à 102 % fin 2018.

L’austérité appliquée par le gouvernement Michel (et par le gouvernement Di Rupo avant lui [1].) permettrait-elle de réduire la dette et le déficit budgétaire ? En réalité, et au-delà des effets destructeurs de l’austérité sur la société en général et l’économie en particulier, la réduction actuelle du volume relatif de la dette et la baisse du déficit sont dans l’essentiel dues à trois facteurs.

La suite sur : http://www.cadtm.org/Le-gouvernement-belge-annonce-fierement-une-diminution-du-deficit-et-de-la

Justice pour la Grèce

janvier 26, 2018

Notre priorité est-elle l’argent ou l’entraide ?

Le peuple grec continue d’être écrasé sous la pression des clauses d’austérité. Les hôpitaux peuvent à peine dispenser les soins de base, avec une infirmière pour 40 patients [1]. Les salaires continuent de dégringoler. Les retraites ont été plusieurs fois réduites depuis 2010 [2]. Le chômage a plus que doublé [3].

Et l’argent du plan de sauvetage était censé « aider » la Grèce à sortir de cette situation ? Les pays de la zone euro en ont tiré des milliards d’euros d’intérêts [4].

Mais les ministres des finances européens ont le pouvoir de changer de cap. Ils viennent de se réunir à Bruxelles, et leur prochain rendez-vous est dans moins d’un mois. Si nous leur montrons que les Européens ne veulent pas profiter du désespoir de la Grèce, ils ne pourront plus agir à leur guise et en notre nom.

Il ne s’agit pas d’argent – Il s’agit de savoir quel genre de peuple nous voulons être. Si nous sommes plus de 100 000 à signer la pétition, nous serons en mesure de faire parvenir notre message avant que les ministres prennent une décision. Ensemble, rappelons-leur : l’Europe doit d’abord être solidaire, pas lucrative !
Signez la pétition pour exiger que l’argent soit rétrocédé à la Grèce

La Banque Centrale Européenne a commencé à acheter des bons du trésor grecs en 2010, quand le pays a eu besoin d’un premier prêt. Si la BCE n’achetait pas les titres, la Grèce aurait été obligée de faire baisser leur prix. Mais la BCE a empêché la Grèce de le faire, par une condition incluse dans le plan d’aide. Chaque année, ces bons surévalués génèrent des profits colossaux, auparavant reversés à la Grèce [5].

Ça a changé en 2015, quand les Grecs ont voté contre les coupes budgétaires qui affectent leur vie quotidienne. Pour punir ce vote, la zone euro a décidé d’empocher les profits engendrés par les bons, au lieu de les reverser à la Grèce comme convenu au départ [6].
Signez pour montrer aux ministres des finances que nous soutenons la Grèce

Après des années d’austérité, douze augmentations successives des impôts et autant de réductions drastiques des services publics, le peuple grec n’en peut plus et ne peut plus être exploité. Les pays de la zone euro vont sûrement discuter des intérêts provenant des bons grecs dans moins d’un mois, et plus que jamais, le peuple grec a besoin de nous pour les soutenir.

Si nous laissons les élites politiques décider eux-mêmes, ils oublieront notre principe le plus élémentaire : la solidarité. Les citoyens européens ne veulent pas être des vautours qui tirent profit de la détresse de leur voisin.

Unis, nous pouvons agir pour que ces intérêts soient rétrocédés à la Grèce, et exiger que la reprise économique d’un pays prenne en compte la vie et la dignité des gens. Ensemble, nous avons le pouvoir de montrer au peuple grec que nous les soutenons. Et aux gouvernements que nous attendons de la solidarité, pas de l’exploitation.

Bien à vous,

Mika Leandro (Bordeaux), David Schwartz (Bruxelles), Virginia Lopez Calvo (Madrid), Joerg Rohwedder (Lübeck) et toute l’équipe WeMove.EU

PS : L’UNICEF a déclaré que la moitié des enfants grecs vivait dans la pauvreté. Plus d’1,5 million de Grecs vivent dans des conditions de pauvreté extrêmes [7]. Avons-nous vraiment le droit de faire du profit sur le dos de la dette grecque ? Signez la pétition

Références:

[1] http://www.liberation.fr/planete/2017/06/14/dans-les-hopitaux-grecs-des-malades-renoncent-a-se-soigner_1576853

[2] http://fr.euronews.com/2017/04/04/grece-les-retraites-en-colere-contre-la-12eme-baisse-de-leurs-pensions

[3] https://www.francetvinfo.fr/monde/grece/grece-le-taux-de-chomage-a-depasse-la-barre-des-25_153761.html

[4] http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/10/26/comment-la-bce-a-gagne-7-8-milliards-d-euros-grace-a-la-dette-grecque_5206484_3234.html

[5] https://www.reuters.com/article/us-ecb-greece/ecb-to-swap-greek-bonds-to-avoid-forced-losses-sources-idUSTRE81F1EK20120216

[6] https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2015/08/27/depuis-cinq-ans-le-malheur-des-grecs-fait-les-benefices-de-l-allemagne

[7] http://grece-aube.fr/2017/04/02/remy-3/

WeMove.EU est un mouvement ouvert à toutes celles et ceux militant pour une meilleure Union européenne, attachée à la justice sociale et économique, à la gestion durable de l’environnement, et à l’implication des citoyens dans les processus démocratiques.

L’UE choisit de défendre l’intérêt du grand capital contre l’intérêt de la majorité

janvier 5, 2018

par Eric Toussaint , Stefan Slavković

Depuis quelques décennies il écrit sur les systèmes financiers internationaux. Selon Toussaint, il faudrait que leur fonctionnement soit complètement et facilement compréhensible pour tous. Or d’après lui, il n’est pas toujours facile de convaincre les éditeurs de publier vos livres si vous y ajoutez aussi une autre demande : que ces livres soient gratuitement accessibles sur Internet. Avec les années il a acquis la réputation d’un auteur souvent lu et cité, ce qui l’aide à trouver pour ses recherches du soutien parmi les citoyens qui veulent des alternatives à mettre en pratique. Son nouveau livre qui est paru en France fin 2017 est intitulé Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation (éditions Les Liens qui Libèrent, Paris, 2017). Il avait été précédé, entre autres et à titre indicatif, par les titres Bancocratie (2014) et par 65 questions 65 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale (2013).

La suite sur : http://www.cadtm.org/L-UE-choisit-de-defendre-l-interet

La BCE se comporte comme un fonds vautour à l’égard de la Grèce

octobre 30, 2017

par Eric Toussaint

La crise grecque a permis à la Banque centrale européenne de réaliser de plantureux profits, par la mise en place de toute une série de mécanismes financiers. Une rétrocession au peuple grec ne serait que justice.

La suite sur : http://www.cadtm.org/La-BCE-se-comporte-comme-un-fonds

La BCE « capturée » par le monde financier, accuse une ONG

octobre 27, 2017

par Martine Orange

La banque centrale européenne est « indépendante de tous sauf du monde financier », écrit l’ONG Corporate Europe Observatory dans un rapport publié début octobre. Les grandes banques ont totalement investi l’institution monétaire, pour mieux influencer ses décisions.

La suite sur : http://www.cadtm.org/La-BCE-capturee-par-le-monde

Les profits odieux de la BCE sur le dos du peuple grec

octobre 13, 2017

par Eric Toussaint

Mario Draghi vient de reconnaître que les banques centrales membres de la zone euro avaient accumulé 7,8 milliards d’euros de profits grâce aux titres grecs que la BCE a achetés au cours des années 2010-2012 dans le cadre du programme SMP (Securities Markets Programme) |1|. À cela s’ajoutent d’autres sommes, dont ne parle pas le président de la BCE : les profits réalisés par ces mêmes banques centrales dans le cadre des achats dits « ANFA » (Agreement on Net Financial Assets). Il faut également ajouter les profits réalisés par les 14 pays de la zone euro qui ont octroyé un prêt bilatéral à la Grèce en 2010 à un taux d’intérêt abusif d’environ 5%.

La suite sur : http://www.cadtm.org/Les-profits-odieux-de-la-BCE-sur

Et : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article35902

Grèce : la violence imbécile des créanciers

juin 3, 2017

par Michel Husson

Le 18 mai 2017, le Parlement grec a voté à une courte majorité (les députés de Syriza et ANEL : soit 153 députés sur 300) un nouveau train de mesures d’austérité qui couvre la période 2018-2021. En réalité, il s’agit de la transposition d’un volumineux document de 941 pages préparé par les créanciers et de la mise en musique de « l’accord » conclu avec la Commission européenne le 2 mai. Le document préparatoire, le Draft Preliminary Agreement |1| (que le site Keep Talking Greece a fait fuiter) donne un aperçu de l’étendue des champs couverts. La Grèce n’est plus une démocratie : ce sont les créanciers qui rédigent les lois.

La suite sur : http://www.cadtm.org/Grece-la-violence-imbecile-des

http://www.greekcrisis.fr/2017/06/Fr0620.html#deb

Grèce : la poule aux œufs d’or de la BCE

avril 26, 2017

par Anouk Renaud

De l’art de se faire des bénéfices sur un pays en crise

En mai 2010, en plus du premier plan de « sauvetage » octroyé à la Grèce, la Banque centrale européenne (BCE) lance le programme SMP (Securities Markets Programme), qui consiste à racheter de la dette grecque sur le marché secondaire, c’est-à-dire le marché de seconde-main des dettes. Les banques centrales nationales lui emboîtent le pas avec le programme ANFA (Agreement on Net Financial Assets). Ces programmes sont alors présentés comme une main tendue vers la Grèce. Une « action charitable » pourtant très rentable… En effet, la BCE a racheté ces dettes à prix cassé (forcément, avec la crise grecque, plus grand monde n’en voulait) mais réclame à la Grèce le remboursement du montant initial. Elle réalise donc une plus-value entre le prix de rachat et le prix auquel lui rembourse la Grèce. La BCE a ainsi dépensé 40 milliards d’euros pour obtenir des titres grecs d’une valeur initiale de 55 milliards |1|.

La suite sur : http://www.cadtm.org/Grece-la-poule-aux-oeufs-d-or-de

Quand l’Europe sauve ses banques, qui paye ?

janvier 13, 2017