Posts Tagged ‘conte’

Arrêt sur visage

janvier 1, 2020

Découvrez le conte de Frank Andriat, illustré par Julie Jospeh.

L’adolescent et sa mère ont les yeux cernés. Ils sont assis dans l’entrée du centre commercial. Ils observent les passants sans prononcer un mot, vides de tout et surtout d’eux-mêmes. Lui : quatorze ans, le teint hâlé, les yeux noirs, les cheveux brouillons comme un champ de lave. Elle : la petite quarantaine, mais avec, sur le visage, des chemins de peur, d’angoisse, de violence et de misère. Et une toux sèche qui la secoue régulièrement. Leur présence dérange les badauds préoccupés par la valse des cadeaux durant cette période de fêtes. Certains regards se détournent, d’autres semblent désolés, d’autres froids comme des tombes traversent la mère et son fils, les exilent une nouvelle fois vers des terres de solitude et de mépris. Certains allongent le pas, se serrent dans leur indifférence et dans leur bonheur-brillantine, certains regrettent que le monde ne soit pas plus solidaire et se consolent en songeant qu’après tout ce n’est pas de leur faute s’il y a tant d’injustice sur la planète, que c’est désolant, mais qu’eux n’ont causé de tort à personne.

La suite sur : https://enmarche.be/culture/lectures/conte-de-noel-arret-sur-visage.htm

Le chemin des mots.

juin 26, 2013

Il était une fois une petite fille qui ne trouvait jamais les mots pour dire ce qu’elle ressentait.

Lire la suite sur : https://tarotpsychologique.wordpress.com/2013/06/11/le-conte-de-la-petite-fille-qui-cherchait-en-elle-le-chemin-des-mots/

A Liège : l’art de la promenade.

août 18, 2011

Festival de promenade : du 19 au 28 août 

Vous voulez pratiquer l’art de la promenade en cet fin d’été ? Investissez l’espace qui revient à chaque promeneur à la ville comme à la campagne et partez bon pied bon oeil; le pied pour assurer tous les kilomètres que vous allez parcourir et l’oeil pour ne rien manquer de ce que vous allez découvrir…, du 19 au 28 août. 

Au menu de la 8ème édition du Festival de Promenade, nous vous proposons une centaine d’activités qui mêlent balade, histoire, patrimoine, urbanisme, architecture, nature, environnement, contes, art, artisanat, littérature, musique… pour 10 jours de découverte d’un bout à l’autre de Liège mais également à Ans, Awans, Crisnée, Flémalle, Grâce-Hollogne, Saint-Nicolas et Seraing.

Infos et programme sur : http://www.liege.be/liege/nouveautes/festival-de-promenade-19-au-28-aout-2011

 

Blanche-Neige, la suite.

décembre 4, 2009

La Deux – 23h40 – vendredi 4/12        film d’animation de Picha

http://www.youtube.com/watch?v=AT72fKR-kFU

Résumons-nous. Blanche-Neige a été ressuscitée d’un smack par le Prince Charmant. Sur ce, ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Fin de l’histoire. Ce qui est, admettons-le, un peu hâtif.
Reprenons. Ils se marient. Et puis après ?
Après, une pseudo Bonne Fée plus très fraîche rapplique dare-dare dans le paysage. Elle en pince sévère pour le Prince, c’est rien de le dire. Elle le veut, elle l’aura, morbleu. Un revers de baguette magique et voilà qu’apparaît la Belle au Bois Dormant. Dormant donc.
Le Prince Charmant, obligeant, la réveille d’un baiser. Funeste erreur. Dès lors, rien ne va plus : la chasse à la Blanche Neige est déclarée ouverte, Cendrillon déboule au débotté, les Sept Nains s’énervent tout vert et un ogre gravement sous-alimenté met les orteils dans le plat. Déjà, on soupçonne le rififi olympique, le conte de fées qui part en quenouille…

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=35781.html

Conte de Noël.

décembre 21, 2008

Mais est-ce vraiment un conte ?

En l’an 1163, l’abbé de Sully, évêque de Paris, décida de construire une cathédrale. Il désigna un architecte qui lui présenta des plans magnifiques.

Avec lui, il appela des maîtres tailleurs de pierre, des sculpteurs, des verriers pour les vitraux, des maçons, des menuisiers. Ils venaient de toute la France, de Belgique et même de plus loin. En plus d’être les meilleurs dans leur spécialité, ils devaient aussi être acrobates, car les murs s’éleveront, et la nef et les tours à septante mètres de hauteur, s’accrochant à des échafaudages de fortune, ils devaient tailler la pierre, poser les vitraux, cimenter les fabuleux arcs-boutants qui créaient l’art Gothique.

Et l’abbé de Sully allait de l’un à l’autre, sévère mais généreux et juste. Il était d’autant plus heureux que le peuple de Paris venait sans cesse visiter le chantier, au milieu des vendeurs de friandises, de pain chaud, des jongleurs, des singes savants et des montreurs d’ours.

Un jour de grand orage, un arbre énorme s’effondra dans un vitrail, et, miracle, n’en abîma que le centre.

Le lendemain matin, l’abbé de Sully était sur les lieux pour se rendre compte des dégâts. A l’extérieur, un monde fou, mais éloigné du parvis, comme en un cercle superstitieux, il entra.

A l’intérieur, le vide, le silence. Fini le bruit des tailleurs de pierre, plus de maçons, plus d’artistes. Plus rien.

Plus rien, sauf un ours.

L’abbé Suger crut avoir une hallucination, peut-être une vision ? Il pria, se frotta les yeux, mais l’ours était bien là. L’abbé était courageux, mais lorsqu’il entendit l’ours lui parler, il craignit un instant d’avoir perdu la raison.

« Monsieur en noir, dit l’ours, je sais que tu es le chef de cette grande maison que l’on construit. Je le sais car je faisais des jongleries sur la place avec un montreur méchant. Je me suis enfuit cette nuit. J’ai bien fait car dans l’arbre qui est tombé il y avait une ruche. Toutes les abeilles se sont enfuies, engourdies, car tu sais qu’en hiver, les abeilles dorment. Elles sont parties, en en oubliant une ». Et disant cela, il ouvrit ses deux grosses pattes et l’abbé vit une minuscule abeille. « Je l’ai recueillie et je te l’apporte car j’ai confiance en toi et en ta maison. Elle a eu si peur de l’orage, je crois qu’elle est sauvée mais elle doit rester ici au chaud dans une nouvelle famille ».

L’abbé eut un grand sourire et lui dit : « les hommes ont eu peur et toi tu es là. Tu peux rester là aussi si tu ne sais pas où aller, il fait si froid en hiver ».

L’histoire s’arrêterait là, mais…

Le 12 décembre, on essaya de refaire le vitrail, mais il se brisait toujours.

Le 15 décembre , l’abeille disparut.

Le 22 décembre, l’ours disparut.

Le 25 décembre au matin, le maître-verrier découragé vint voir son ouvrage, ne comprenant pas les raisons de son échec, leva les yeux et là ….tomba à genoux, pria, pleura, rit et sortit en courant pour dire à tous la merveille.

Et les siècles passèrent….

Aujourd’hui encore au milieu d’un vitrail de Notre Dame de Paris, on voit un ours avec ses deux grosses pattes porter une petite abeille venue de je ne sais où.

(Roger)

http://www.youtube.com/watch?v=LKbuMuRo5bw