Posts Tagged ‘Copenhague’

Pourquoi « curieuse » ? Bonne décision au contraire.

mai 19, 2015

http://www.lalibre.be/actu/international/la-curieuse-decision-du-bourgmestre-de-copenhague-il-interdit-a-ses-employes-d-utiliser-ryanair-555ac32b3570fde9b34e0cee

Copenhague : désolé, je ne suis pas très 11 janvier

février 16, 2015

par Daniel Schnelderman

Désolé, je ne vais pas être très 11 janvier. Mais l’ambassadeur de France, que faisait-il, au juste, à ce débat de Copenhague, ensanglanté par cette terrible agression ? Avait-il demandé l’avis du Quai d’Orsay ? Cet avis a-t-il été donné ? Suivi ?

La suite sur : http://www.arretsurimages.net/breves/2015-02-16/Copenhague-desole-je-ne-suis-pas-tres-11-janvier-id18564

Coup de chaleur sur Copenhague.

novembre 29, 2010

La Trois – 21h05 – lundi 29/11            documentaire

En 2009, 192 Etats se réunissent à Copenhague pour sauver la planète du réchauffement climatique. Le sommet se solde par un échec.

Copenhague a montré l’incapacité des Européens à parler d’une voix commune et leur mise à l’écart par les grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Chine.

Tous les pays portent leur part de responsabilité dans l’échec des négociations,où l’égoïsme national a primé.

Ajoutons à cet échec la criminalisation de toutes formes de protestations citoyennes : http://www.bastamag.net/article1313.html

http://www.bastamag.net/article812.html

Mister carbone.

novembre 23, 2010

ARTE – 22h05 – mardi 23/11     documentaire

Responsable désigné du réchauffement climatique, le gaz carbonique fait une entrée remarquée dans la politique internationale lors de la signature du protocole de Kyoto, en 1997. Depuis, au fil des ans, il s’est affirmé comme une préoccupation majeure, sinon comme un ennemi public numéro un. Les mesures laborieuses prises pour limiter les émissions de ce gaz à effet de serre se sont heurtées au dogme de la croissance industrielle à tout prix. La conférence de Copenhague, l’année dernière, en fut l’implacable illustration. L’emprise du carbone a envahi toutes les activités humaines, de la production de jus d’orange à l’explosion des transports. Pays consommateurs et producteurs se retrouvent dans le même cycle de dépendance, de responsabilité et… d’intérêts. Mister Carbone a encore de beaux jours devant lui, comme le montre cet état des lieux des forces en présence.

Rediffusions :
25.11.2010 à 10:30
06.12.2010 à 05:00
www.arte.tv

Natagoya mon amour (les charlatans au pouvoir).

novembre 2, 2010

Par Fabrice Nicolino   

 La ville japonaise de Nagoya vient d’accueillir 12 journées de blabla. Soit la dixième Convention mondiale sur la biodiversité depuis la signature d’un traité au cours du Sommet de la terre de Rio, en 1992. La quasi-totalité des commentaires publiés au sujet de Nagoya sont ineptes, sous-informés, ridicules. Ne rayez aucune mention, car nulle n’est en l’occurrence inutile. Rappelons qu’à Rio, il s’agissait déjà de « conserver la diversité biologique », de « veiller à l’utilisation durable » de la biodiversité et de « partager équitablement ses ressources ». Vingt ans plus tard, rien n’a bougé. Ou plutôt, tout s’est aggravé dans des proportions inouïes. Il existe – faut-il réellement le rappeler ? – un consensus chez les biologistes de la conservation de la nature : nous vivons la sixième crise d’extinction des espèces, probablement plus grave que celle qui entraîna la mort des dinosaures il y a 65 millions d’années.

Autrement exprimé, nous sommes plongés dans une crise biblique, ou plutôt biosphérique, dont personne ne peut prévoir les conséquences. Elles sont d’ores et déjà au-delà du drame. Mais qu’importe aux politiciens de ce monde ? Avant même que quiconque ait pu lire les articles techniques et foisonnants du soi-disant Accord de Nagoya, tout le monde était sur le pont pour enfumer un peu plus un public enivré. La palme à Chantal Jouanno, sous-ministre à l’Écologie présente au Japon, qui avait lâché dès le 28 octobre : « Disons-le franchement, c’est une négociation qui a l’obligation d’aboutir. Après Copenhague, l’échec de Nagoya n’est pas permis ». Comme c’était interdit, cela ne s’est donc pas produit, et dès la fin de la conférence de Nagoya, madame Jouanno a pu clamer devant les caméras sa joie devant la « réussite extraordinaire » d’un « Accord historique ».

Lire la suite de son article : http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=991

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=993

Lire aussi : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article15011

Le faux scandale du climategate.

juillet 8, 2010

Par Sylvain Biville   

Une commission d’enquête réhabilite les chercheurs de l’université d’East Anglia, accusés d’avoir manipulé des données.

(De Londres) Aprè-s six mois d’enquête, une commission indépendante blanchit les scientifiques britanniques accusés à tort d’avoir manipulé les données sur le réchauffement de la planète.

Trop tard. Le pseudo scandale a contribué à faire capoter le sommet de Copenhague et a réussi à semer le doute sur le rôle de l’homme dans les changements climatiques.

Depuis huit mois, les chercheurs de l’Université d’East Anglia vivaient comme des parias. Ils peuvent désormais relever la tête. La commission d’enquête indépendante sur « l’affaire des emails » les dédouane de toute pratique frauduleuse.

« Leur rigueur et leur honnêteté ne peuvent être mis en doute » affirment les auteurs de ce rapport très attendu, publié ce mercredi. Le document est censé mettre un point final à l’un des épisodes les plus désolants de la lutte contre le changement climatique.

Le « Climategate » a plombé le sommet de Copenhague fin 2009

Le prétendu scandale, baptisé « Climategate », débute en novembre 2009, lorsque plusieurs centaines d’emails privés de membres de l’Unité de recherche climatique (CRU) de l’université d’East Anglia se retrouvent mystérieusement en ligne. Ce prestigieux laboratoire, basé à Norwich, à 170 kilomètres au nord-est de Londres, est réputé pour ses mesures de la température mondiale.

Le CRU a donc un rôle éminemment stratégique. Ses données servent de base aux rapports du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), l’instance suprême chargée de prédire l’avenir de la planète.

Dans un des emails, daté du 16 novembre 1999, le chef du CRU se vante d’avoir trouvé une « ruse » pour « dissimuler la baisse » d’une courbe de températures.

Avec ces trois mots, extraits d’une correspondance frauduleusement piratée, les climatosceptiques pensent avoir trouvé la preuve irréfutable d’un complot mondial contre le mode de vie à l’occidentale.

La suite de l’article : http://www.rue89.com/blog-londres/2010/07/08/comment-le-faux-scandale-du-climategate-sest-degonfle-157963

LES RENTIERS DE L’OPEP : « Satisfaction » après la débâcle de Copenhague.

décembre 27, 2009

«Mon père chevauchait un chameau, je roule en Cadillac, mon fils vole en jet, son fils chevauchera un chameau.»

Proverbe saoudien

45.000 accréditations, 12 jours de négociations et une énergie équivalente à 46.200 tonnes de carbone- soit l’équivalent de la consommation d’énergie d’un pays comme la Somalie en une année- pour aboutir à «un crime contre l’humanité» : Copenhague reste un échec quasi complet. Le texte final ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 ou 2050 et aucune obligation sur l’aide à l’adaptation pour les pays les plus pauvres. Les Etats-Unis et la Chine ont déçu en restant sur des positions qui défendent un système de société à court terme et irresponsable. De plus, aucun calendrier n’a été prévu pour la signature d’un traité l’année prochaine : Copenhague représente une régression par rapport à Kyoto et une fin de non-recevoir pour la feuille de route conclue à Bali. Finalement, chaque pays fera ce qu’il veut.

Petit rappel : le réchauffement climatique est responsable de 300.000 morts par an et coûte 125 milliards de dollars (90 milliards d’euros) chaque année, selon un rapport publié vendredi 29 mai par le Forum humanitaire mondial, présidé par l’ex-secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Cette étude, qui se présente comme la première à avoir mesuré l’impact mondial du changement climatique, souligne que ce sont les 325 millions de personnes les plus pauvres de la planète qui sont le plus affectées. Elle relève, notamment les difficultés du Bangladesh, où des millions de personnes doivent affronter régulièrement des inondations et des cyclones, de l’Ouganda, où les agriculteurs souffrent de la sécheresse et de certaines îles des Caraïbes et du Pacifique menacées de disparition à cause de l’élévation du niveau de la mer. Or les 50 pays les moins avancés contribuent à moins de un pour cent des émissions mondiales de CO2, relève le rapport. «L’alternative est une famine de masse, une migration de masse, des maladies de masse, et des morts en masse», a averti Kofi Annan. Le réchauffement climatique est «la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps», a-t-il insisté. Selon ce rapport, vers 2030, les morts dues au réchauffement atteindront près d’un million par an et le coût montera à 300 milliards de dollars.(1)

Après l’échec avéré et reconnu de Copenhague, les langues commencent à se délier pour situer les responsabilités de chacun. Un bouc émissaire qui assume est désigné à la vindicte populaire : l’Opep ; cette organisation de rentiers qui n’en finit pas de mourir mais qui est toujours là du fait qu’elle permet de canaliser pour le compte des pays industrialisés, les turbulents du pétrole sous l’oeil vigilant de l’Arabie Saoudite qui se sent pousser des ailes et qui fait du zèle surtout depuis qu’elle a un strapontin au G20.

Comme tout rentier qui vit d’une rente qui n’est pas le fruit d’un effort, et d’une intelligence, les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) redoutaient les «retombées négatives sur leur économie» d’une éventuelle nouvelle taxation du pétrole et du gaz, lors de la conférence internationale sur le climat de Copenhague. En clair, ces pays ont peur d’encaisser moins, peu importe ce qui se passe dans le monde. S’il est vrai qu’il ne faut pas être naif au point de croire que c’est l’Opep qui a fait capoter Copenhague- comme on se plaît à l’insinuer dans les articles- ou que la Chine ou les Etats-Unis sont des prophètes qui veulent sauver la Terre, il n’en demeure pas moins que l’ostentation de l’Opep est quelque chose d’obscène

Quels sont les enjeux pour l’Opep?

Les pays exportateurs de pétrole, écrit Etienne Dubuis, ont beaucoup à perdre dans la bataille du climat. Ils revendiquent une aide financière des pays industrialisés pour compenser la chute de leurs revenus si la Conférence de Copenhague atteignait ses objectifs. C’était joué d’avance. Le chef de la délégation saoudienne à la Conférence de Copenhague, Mohammed al-Sabban, a profité de l’affaire des e-mails controversés de l’université britannique d’East Anglia pour remettre en cause le réchauffement climatique. «Le niveau de confiance est affecté, a-t-il déclaré lundi, au premier jour du sommet. Le Climategate va clairement influencer la nature de ce en quoi nous pouvons croire […] et les orientations qui seront prises dans les jours qui viennent.» Dès 1992, écrit Etienne Dubuis, l’Arabie Saoudite et, derrière elle, l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) se sentent menacées par la lutte contre le réchauffement climatique depuis qu’elle s’est dessinée, en 1992, au Sommet de la Terre de Rio.(…) Les membres de l’Opep se considèrent, malgré leur richesse comme des pays en développement et revendiquent pour eux-mêmes une aide financière des pays industrialisés si leurs revenus pétroliers en viennent à baisser. Une aide qui doit leur permettre de compenser les pertes financières subies et d’assurer leur transition vers une nouvelle économie.(2)

D’après le site E 24, sans changement de politiques énergétiques, «les revenus de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se chiffreront à 28 milliers de milliards de dollars entre 2008 et 2030. Ils ne seront «que» de 24 milliers de milliards» si des mesures décisives contre le réchauffement climatique permettaient de limiter au niveau de 450 ppm (parties par million) les émissions de CO2, a affirmé Fatih Birol, le directeur des études de l’AIE. Même dans cette dernière hypothèse, a aussitôt souligné Fatih Birol, «les revenus de l’Opep seraient 4 fois supérieurs» à ceux de la période 1985-2007. L’adoption de mesures décisives contre le réchauffement climatique représenterait certes un manque à gagner de 4 milliers de milliards de dollars, mais «on peut le voir comme un simple ajournement de revenus (pour les producteurs), car les réserves plus importantes laissées dans le sous-sol seront une source de revenus pour les générations futures», précise l’agence dans son rapport. La concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, limitée à 450 ppm (parties par million) permettrait, selon les scientifiques, de limiter la hausse de la température mondiale à +2 degrés. Sans infléchissement des politiques énergétiques actuelles, la demande de pétrolière devrait atteindre 105,2 millions de barils par jour (mb/j) d’ici 2030. En revanche, elle n’atteindrait que 89 mb/j dans le scénario de 450 ppm, soit une progression de seulement 5 mb/j sur 20 ans. (3)

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a, sans surprise, maintenu ses quotas de production pour soutenir les cours du baril de brut, dont le prix oscille autour de 75 dollars depuis plusieurs semaines. Réunis dans la capitale angolaise, Luanda, mardi 22 décembre, ses douze membres ont décidé qu’ils ne pomperaient pas plus de 24,84 millions de barils par jour (hors Irak), le niveau fixé en décembre 2008, pour enrayer la chute du prix du baril tombé à 32 dollars. Certains ministres de l’Opep, écrit Jean-Michel Bezat, dont les pays étaient représentés à Copenhague, se sont aussi félicités que le sommet mondial des Nations unies sur le climat n’ait pas débouché sur des mesures contraignantes – notamment l’instauration d’une taxe carbone – qui auraient pénalisé les producteurs d’or noir.

Pour Jean-Michel Bezat du Monde, «Les Etats du Golfe ne se sentent pas responsables du dérèglement climatique. Le Qatar, les Emirats arabes unis, Bahrein ou le Koweït ont certes le niveau d’émissions de CO2 par tête le plus élevé de la planète (extraction des hydrocarbures, climatisation, véhicules gourmands…), mais ils comptent aussi très peu d’habitants comparés à la Chine, à l’Inde ou aux Etats-Unis. L’Opep affirme également que les pays consommateurs profitent de la manne pétrolière : en cinq ans, ils ont encaissé autant de taxes que le cartel a engrangé de recettes, soit 3400 milliards de dollars.(4)»

«Les prix sont excellents», a résumé à Luanda le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Nouaïmi, chef de file de facto de l’Organisation. L’horizon n’est pourtant pas entièrement dégagé : l’abondance de l’offre pétrolière et la fragilité de la demande risquent toujours d’entraîner les prix du pétrole à la baisse. Les stocks de brut atteignent des niveaux historiquement élevés dans les pays riches. 55 millions de barils de brut et 98 millions de barils de produits pétroliers s’entassent par ailleurs dans des bateaux à l’ancre, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Mais la donne a changé depuis l’échec, la semaine dernière, des négociations de Copenhague sur le climat. Et à Luanda, les ministres de l’Opep avaient peine à cacher leur soulagement. Le ministre algérien Chakib Khelil, s’est toutefois dit déçu du résultat de Copenhague. Selon lui, les engagements pris par les pays riches de financer des transferts de technologie énergétique vers les pays du Sud n’ont pas été réitérés à Copenhague. «C’est un pas en arrière», a-t-il estimé. (5)

On le voit, les préoccupations de l’Opep sont aux antipodes des préoccupations de la Terre. Ce qui les intéresse en priorité c’est le niveau de leur rente. D’une façon ridicule, ils demandent aux pays industrialisés de les aider dans la transition énergétique eux qui ne font rien de sérieux, qui ne disposent pas de stratégie énergétique, pas d’institut de recherche sur les énergies, maintes fois annoncé et qui n’essaient même pas de prendre leur part du fardeau en annonçant une double tarification du brut avec un avantage significatif pour les pays très pauvres qui représentent moins de 1% de la consommation mondiale.

A qui profite aussi l’échec de Copenhague?

En dehors de l’Opep pointée du doigt à juste titre par la presse en des termes durs, il y a naturellement les lobbies : la fête peut continuer ! Plutôt discrets pendant l’ensemble de la Conférence, les sociétés pétrolières – Exxon est allée jusqu’à financer des études niant le réchauffement climatique – les industriels liés, notamment au pétrole ou au charbon, ont la cote. Ils n’ont pas eu à se faire plus pressants pendant la négociation tant les dirigeants des pays les plus polluants (Chine, États-unis, Russie, Inde notamment) avaient intégré dans leurs positions ces arguments économiques. Transports aériens et maritimes eux aussi peuvent continuer leurs affaires sereinement. Il y a aussi la Chine et l’Inde : pas de manifestation de joie, certes, mais ces 15 jours à Copenhague ont célébré l’intransigeance de la Chine qui n’a pas voulu céder sur les contrôles des émissions de gaz à effet de serre sur son sol par des entités extérieures. Ces deux pays, qui avaient placé leur croissance économique au premier rang de leurs priorités repartent satisfaits. Il y a enfin les Etats-Unis : Obama est reparti avec ce qu’il voulait : peu d’engagement et surtout pas de contrainte. Barack Obama perd en revanche beaucoup de crédit vis-à-vis de tout ceux qui ont cru à un miracle, perdant de vue que c’est le Sénat qui décide de l’avenir du monde. Johan Hari dresse un catalogue des contradictions qu’il décèle dans les positions défendues à Copenhague. «Les Etats acceptent sans barguigner de se soumettre aux sanctions de l’OMC, note-t-il, mais l’idée d’une instance de contrôle des émissions a été largement repoussée. Le copyright d’une marque serait-il plus important que le climat? Comment les Etats peuvent-ils affirmer vouloir limiter les émissions et dans le même temps rechercher frénétiquement de nouveaux carburants fossiles? Comment ne pas tenir compte de la «dette environnementale» des pays développés qui sont responsables de 70% du CO2 présent dans l’atmosphère?»(6)

Nous laissons Nicolas Hulot conclure sur les vrais enjeux du futur : «Avec Copenhague, on a changé d’échelle d’appréciation. En revanche, nous sommes encore au milieu du gué sur l’ambition politique ; rien n’est fait. Il faut s’interroger sur ce qui nous a amenés à la situation actuelle du climat : c’est une crise de l’excès, de la démesure – une dérive que l’on a constatée aussi dans la crise financière. La démesure : c’est là un point commun à toutes les civilisations qui ont sombré. Copenhague est un carrefour : il faut désormais dépasser la confrontation entre les néolibéraux et les adeptes de la décroissance. La décroissance est un phénomène subi, ce qui n’est jamais bon. De plus, la décroissance des flux de matières et d’énergies, si elle est accompagnée d’une perte de richesse économique, aboutira au chaos social. La croissance et la décroissance sélectives, c’est autre chose ».(7)

« Il y a deux raisons de passer au «postcarbone» : la dégradation du climat, si on croit au réchauffement, et le pic pétrolier, c’est-à-dire le début de l’épuisement des réserves. Il n’y a pas de plan B immédiat pour se passer du pétrole, mieux vaut donc organiser la décroissance en ce domaine plutôt que la subir. Impossible de poursuivre la croissance économique, de créer des richesses et de les partager vraiment sans réguler les flux, surtout pour les matières en voie d’épuisement. Nous devons donc fixer des limites. Or, l’homme n’est pas très apte à la limite. La crise de la démesure est dans la nature humaine. C’est donc à la puissance publique d’organiser cette régulation, ce qui exige, pour éviter tout autoritarisme, de repenser en même temps le principe démocratique. (…) Le problème climatique ne peut se résoudre sur le dos des pauvres. La contrainte n’est pas l’ennemie de la liberté, elle en est la condition». (7)

1.Le réchauffement climatique coûte 125 milliards de dollars par an. Le Monde 29 mai 2009

2.Etienne Dubuis : Copenhague L’Opep joue des billions. Le Temps 9 décembre 2009

3.L’Opep E24 avec AFP 18 decembre 2009

4.Jean-Michel Bezat : L’Opep n’est pas fâchée de l’échec de Copenhague. Le Monde 23.12.09

5.L’Opep maintient ses quotas et garde un oeil inquiet sur la reprise. Le Monde 22.12.2009.

6.Tribune : les contradictions de Copenhague, par Johan Hari 21 décembre 2009

7.Christophe Barbier Pour Hulot, «Copenhague est un carrefour», L’Express 17/12/2009

Pr Chems Eddine CHITOUR

Ecole Polytchnique enp-edu.dz

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article96118

Hugo Chavez : lutter contre le changement climatique et les inégalités.

décembre 21, 2009

« Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Eradiquons la pauvreté. Stoppons immédiatement les niveaux élevés d’émission de gaz, freinons la dégradation environnementale et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Adhérons au noble objectif d’être tous plus libres et solidaires ! » S’exprimant devant les délégués réunis à Copenhague, Hugo Chavez a lancé un vibrant plaidoyer contre les inégalités et un modèle économique d’accumulation illimitée, citant l’ouvrage d’Hervé Kempf « Les riches détruisent la planète » et faisant sienne l’interrogation du théologien de la libération Leonardo Boff : « une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ? »

Discours prononcé par Hugo Chavez Frias, président de la République bolivarienne du Venezuela, au Sommet des Nations unies sur le changement climatique, à Copenhague, le 16 décembre 2009, transcription Granma

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Excellences, chers amis,

Je vous promets de ne pas parler plus longuement que celui qui a parlé le plus ici, cet après-midi.

Permettez-moi un premier commentaire, que j’aurais voulu aborder avec le point précédent, traité par les délégations du Brésil, de Chine, de l’Inde et de la Bolivie. Depuis notre place, nous avons demandé la parole, mais il ne nous a pas été possible de la prendre.

Un processus non démocratique

La représentante de Bolivie a dit -j’en profite pour saluer le camarade président Evo Morales, ici présent (Applaudissements), président de la République de Bolivie-, elle a dit entre autres choses ce qui suit -je l’ai noté sur ce papier : « Le texte présenté n’est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».

A peine suis-je arrivé que nous avons entendu la présidente de la séance précédente, la ministre, dire qu’il y avait un document, mais personne ne le connaît. J’ai réclamé le document, mais il ne nous est pas encore parvenu. Je crois que personne ne sait au juste ce que c’est que ce document, il doit être « top secret ». La camarade bolivienne n’avait donc pas tort de dire : « Il n‘est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».

Mais, Mesdames et Messieurs, ceci n’est-il pas justement à l’image de la réalité du monde ? Vivons-nous dans un monde démocratique ? Le système mondial se base-t-il sur l’inclusion ? Y a-t-il une once de démocratie ou d’inclusion à attendre du système mondial actuel ? Cette planète est régie par une dictature impériale, et depuis cette tribune, nous continuons de le dénoncer. A bas la dictature impériale, et vivent les peuples, la démocratie et l’égalité sur cette planète ! (Applaudissements)

L’exclusion que nous constatons ici en est le reflet. Il existe un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous, ceux du Sud, à nous, ceux du tiers monde, à nous, les sous-développés, ou, comme le dit le grand ami Eduardo Galeano : nous, les pays écrasés par l’histoire qui nous est passée dessus comme un train.

Il n’y a donc vraiment pas lieu de s’en étonner : il n’y a pas de démocratie dans ce monde, et nous sommes confrontés ici, une fois de plus, à une preuve évidente de l’existence de la dictature impériale mondiale.

Deux jeunes gens ont fait irruption ici, bien heureusement les forces de l’ordre se sont comportées correctement, il n’y a eu qu’une petite bousculade, et ils se sont montrés coopératifs, si j’ai bien compris…

Mais dehors, vous savez, il y a beaucoup de monde. Bien sûr, ils ne tiennent pas tous dans cette salle. J’ai lu dans la presse que quelques personnes ont été arrêtées, qu’il y a eu des manifestations intenses dans les rues de Copenhague, et je tiens à saluer tous ces gens qui sont dehors, des jeunes pour la plupart (Applaudissements). Ce sont des jeunes qui s’inquiètent, et avec raison, beaucoup plus que nous de l’avenir du monde. La plupart d’entre nous qui sommes dans cette salle ont le soleil dans le dos, alors qu’eux le reçoivent en pleine figure, et ils s’en inquiètent sérieusement.

On pourrait dire, Monsieur le Président, qu’un spectre hante Copenhague, pour paraphraser Karl Marx, le grand Karl Marx. Un spectre hante les rues de Copenhague, et je crois qu’il hante cette salle en silence, il est là, parmi nous, il se glisse dans les couloirs, monte, descend. Ce spectre est un spectre qui épouvante tellement que presque personne n’ose même le nommer. Ce spectre, c’est le capitalisme ! (Applaudissements) Presque personne n’ose le nommer, mais il s’appelle capitalisme, et les peuples grondent dehors, entendez-les !

Je lisais certains des slogans que les jeunes scandaient dans les rues, et je crois en avoir entendu de nouveau quelques-uns quand ces deux jeunes gens ont fait irruption ici. J’en cite un : « Ne changez pas le climat, changez le système. » (Applaudissements). Je le reprends à notre compte : Ne changeons pas le climat, changeons de système, et c’est ainsi que nous pourrons commencer à sauver la planète. Le capitalisme, ce modèle de développement destructeur, est en train d’en finir avec la vie, il menace de détruire définitivement l’espèce humaine.

Un autre slogan donne à réfléchir, parce qu’il est tout à fait d’actualité, avec cette crise bancaire qui a ébranlé le monde et qui continue de le secouer, et la manière dont le Nord riche a volé au secours des banquiers et des grandes banques. Les Etats-Unis à eux seuls… Le montant de la somme qu’ils ont versée pour sauver les banques est astronomique, on s’y perd… Voilà ce qu’on dit dans la rue : « Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé. » Et je crois que c’est vrai (Applaudissements). Si le climat avait été une banque capitaliste, une des plus grandes, il y a belle lurette que les gouvernements riches l’auraient sauvé.

Je crois qu’Obama n’est pas arrivé. Il a reçu le prix Nobel de la Paix pratiquement le même jour où il envoyait 30 000 soldats de plus tuer des innocents en Afghanistan, et le président des Etats-Unis va se présenter ici auréolé du prix Nobel de la Paix.

Les Etats-Unis détiennent la planche à billets, la machine à faire des dollars. C’est ainsi qu’ils ont sauvé, ou du moins croient avoir sauvé, les banques et le système capitaliste.

Lire la suite : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2930

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?page=imprimer&id_article=12471

http://www.dailymotion.com/video/xbjy95_slam-charlie-bauer-djamal-jdelmaire_music

Le monde après Copenhague.

décembre 19, 2009

Et si on parlait enfin des vraies solutions face au réchauffement

Par Sophie Chapelle (19 décembre 2009)

Pendant que les chefs d’Etat discourent indéfiniment et compromettent l’avenir de la planète, des mouvements et collectifs tentent d’agir concrètement. Les propositions, initiatives et expérimentations en faveur d’une société plus écologique et plus juste socialement ne manquent pas. Passage en revue de quelques-unes de ses « vraies » solutions au changement climatique, présentées à Copenhague par des citoyens ou des associations.

« Les vraies solutions ne sont pas dans l’agenda des négociations officielles », assène Naomi Klein, journaliste et altermondialiste canadienne, sur la scène du sommet alternatif à Copenhague. C’est en arpentant les rues à l’extérieur du Bella Center que l’on croise des militants venus du monde entier témoigner d’alternatives locales et mondiales.

Manger moins de viande

Kathy Bai se tient chaque jour à l’entrée du Bella Center. Son credo : une loi « pour le végétarisme ». Elle offre un sandwich végétal à toutes celles et ceux prenant le temps de s’arrêter : « L’industrie du bétail est responsable d’au moins 50 % du réchauffement climatique. 80 % des enfants souffrant de la faim vivent dans des pays qui exportent des aliments pour nourrir les animaux d’élevage des pays développés », assène-t-elle à ses interlocuteurs. Le végétarisme est pour elle « la première manière de stopper la faim dans le monde et le réchauffement climatique » [2].

Kathy peine à se faire entendre dans son pays – les Etats-Unis – comme au Danemark, qui exporte plus de 85% de sa production de porc. Largement nourris au soja génétiquement modifié selon la Via Campesina, ces élevages de porcs illustreraient « un modèle de gaspillage, de profit et de destruction environnementale et sociale [qui] a fait son temps ». Alors que des alternatives à l’alimentation à base de soja transgénique existent (comment se nourrir sans soja OGM ?).

Agriculture paysanne, droit à la terre et semences locales

En réponse à ce modèle, des paysans ne cessent de manifester pour la souveraineté alimentaire. Autrement dit, le droit des paysans de nourrir le monde et de se nourrir eux-mêmes. « Une conversion massive de la monoculture industrielle à l’agriculture paysanne durable et le développement des marchés locaux permettraient une réduction massive de tous les gaz à effet de serre », assure Josie Riffaud de la Via Campesina, qui regroupe des mouvements paysans du monde entier. Pour Henry Saragih, coordinateur général de ce syndicat paysan, « l’agriculture soutenable c’est aussi l’utilisation des semences locales ». Ces dernières connaissent une appropriation sans borne par les firmes semencières. Selon le rapport 2008 d’ETC Group, dix firmes contrôlent les deux tiers du marché mondial de la semence. « Nous voulons pouvoir conserver, ressemer, échanger et vendre nos semences et nous réclamons aussi le droit à la terre, précise Henry. Sous couvert de l’ONU, les gouvernements ont distribué 9 millions d’hectares dans le cadre de REDD mais sans jamais de compensation pour les personnes expropriées ».

Lire la suite de l’article :  http://www.bastamag.net/spip.php?article814

http://www.youtube.com/watch?v=P_9mjBUSDng&feature=player_embedded

Copenhague : Yes Men :-)

décembre 16, 2009

Joli canular organisé par les Yes Men ce lundi au sommet sur le climat de Copenhague. Le duo d’activistes altermondialistes américains, qui s’était déjà fait remarquer en singeant le pétrolier ExxonMobil, a frappé fort ce lundi en faisant croire que le Canada devenait leader de la lutte contre le changement climatique.

Lundi, à 14h00, les journalistes recevaient un communiqué de presse parfaitement imité du ministère canadien de l’Environnement annonçant que, devant les pressions des pays pauvres du G77, le pays allait s’engager à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à 40% sous le niveau de 1990 et à 80% d’ici à 2050, ce qui correspond exactement aux demandes des ONG.

Un « saut digne des jeux olympiques ! », remarque le quotidien canadien Le Devoir « en déhoaxant », alors que le Canada est le deuxième plus mauvais élève au monde après les Etats-Unis en terme d’émissions de gaz à effet de serre par personne. Ottawa a augmenté ses émissions de 35% depuis 1990, alors qu’il s’était engagé, lors du protocole de Kyoto, à les réduire de 6% d’ici 2012.

Lire la suite de l’article : http://www.rue89.com/planete89/2009/12/15/un-canular-des-yes-men-ridiculise-le-canada-a-copenhague-130209