Posts Tagged ‘finance’

Les banques éthiques font trois fois mieux que les grandes banques

février 7, 2019

Les grandes banques ont gagné le sprint pendant que les banques éthiques couraient un marathon. Sur les 10 années qui ont suivi la chute de Lehman Brothers, les banques éthiques ont réalisé des résultats trois fois supérieurs à ceux des grandes banques.

Pourquoi les pays européens ont dû sortir 654 milliards d’euros de leur poche pour sauver une douzaine de banques de la faillite alors qu’il n’a pas été nécessaire de verser un seul centime aux 23 banques éthiques basées en Europe ? C’est la question à laquelle tente de répondre le second rapport sur la Finance éthique et durable présenté au Parlement européen ce mercredi.

Le but : confronter l’impact réel des 23 banques éthiques aux 15 banques systémiques européennes de taille assez conséquentes pour faire basculer l’économie en cas de problème. Et sur la période 2007-2017, on note donc que la rentabilité annuelle moyenne des premières est bien supérieure à celles des grandes institutions (3,98% chaque année, contre 1,23% pour les autres).

En réalité, les banques systémiques ont connu des résultats bien plus spectaculaires jusqu’en 2006-2007. Mais la fête a pris fin et les banques éthiques qui n’avaient alors pas cédé aux sirènes des produits financiers exotiques aux rendements vertigineux ont été récompensées à plus long terme. Elles font donc mieux, ou en tout cas plus longtemps. Le rapport Liikanen, du nom de celui qui présidait le groupe d’experts chargés d’entamer une réforme bancaire post crise, avait déjà montré il y a quelques années que les banques coopératives jouissaient d’une meilleure stabilité.

Mais surtout, les banques éthiques le font sans l’intervention des autorités. Car rien qu’en Belgique, l’Etat et les Régions avaient dû intervenir pour sauver plusieurs institutions qui n’étaient pourtant pas considérées comme systémiques : Fortis, KBC, Dexia et l’assureur Ethias. Bilan provisoire 10 ans après la crise selon Eric Dor ( https://www.lecho.be/economie-politique/belgique/economie/sauver-les-banques-a-coute-885-millions-d-euros/9981143.html ), directeur des études économiques à IESEG School of management : des comptes encore dans le rouge de 885 millions d’euros malgré la perception d’intérêts et de dividendes.

De la reconnaissance pour les banques éthiques

Avec la présentation du rapport au Parlement européen, la Fondation finance éthique invite surtout à reconnaître une chose : la différence structurelle entre les banques éthiques et les banques purement commerciales.

C’est par ailleurs l’occasion d’encourager les autorités européennes à arrêter de limiter la notion de « durable » aux seuls aspects environnementaux, alors même que les impacts sociaux et économiques peuvent être démontrés. En 2017 par exemple, les prêts à l’économie réelle représentaient 77% des activités des institutions durables, contre 40,52% pour les autres.

Reste encore à légiférer sur les investissements à très court terme, les paradis fiscaux et les produits risqués qui circulent toujours sur les marchés financiers. « A la lumière des catastrophes de ces dernières années, il est difficile de comprendre comment la spéculation peut être entièrement absente des propositions actuelles sur la finance durable », s’interroge la Fondation finance éthique.

Financité

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55 MILLIARDS VOLÉS PAR LA FINANCE : L’ÉTAT COMPLICE ?

janvier 27, 2019

Évolution positive pour les investissements durables

janvier 4, 2019

Les préoccupations sociétales et durables actuelles semblent aussi toucher les marchés financiers. La finance durable évolue petit à petit : alors que l’intérêt pour ce genre de produit avait augmenté en 2017, celui-ci s’amplifie en 2018. 2017 pourrait donc en réalité représenter une année charnière qui amorcerait une croissance durable au vu des dernières tendances.

La suite sur : https://www.newb.coop/fr/blog/evolution-positive-pour-les-investissements-d?utm_source=B_Cooperators_FR&utm_campaign=6272e7281f-EMAIL_CAMPAIGN_2018_12_19_01_45&utm_medium=email&utm_term=0_b144e76033-6272e7281f-73313395

Les boucliers de la finance

décembre 20, 2018

par Gérard Charollois

L’humain et la nature ont un ennemi commun : la finance. Elle a des noms et des visages. Elle représente une très petite oligarchie regroupant moins de 1 % de la population mondiale. Pour ce groupe d’individus dont les revenus sont supérieurs à cent mille euros par mois et les fortunes à plusieurs centaines de millions d’euros, les autres hommes sont des « gueux », y compris ceux qui leur servent de piétailles et qui s’imaginent « bourgeois ».

La suite sur : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article39912

 » L’argent n’a pas de patrie; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence; leur unique objectif est le gain. » (Napoléon Bonaparte)

L’histoire montre que les courtiers ont utilisé toutes les formes d’abus, d’intrigues, de duplicité et de moyens violents pour maintenir leur contrôle sur les gouvernements. » (James Madison)

Denis Robert : « Juncker est la marionnette des milliardaires »

décembre 12, 2018

Bis repetita : la finance de nouveau au service de l’effondrement (à l’insu de son plein gré)

octobre 11, 2018

Les profanes, pour s’en réjouir ou (feindre de) s’en plaindre, pensent que la finance occidentale s’est triomphalement tirée du séisme de 2008. Ils ont tort et voici pourquoi…

En juin 2018, il y a quatre mois, l’économiste et financier libéral (ne pas confondre avec “néolibéral”), Charles Gave, écrivait un article au titre fort alarmant :

La suite sur : https://yetiblog.org/la-finance-au-service-de-leffondrement-a-linsu-de-son-plein-gre/

http://www.lalibre.be/economie/placements/les-bourses-mondiales-degringolent-donald-trump-accuse-la-fed-5bbeff05cd70e3d2f61b2141

Climat : le libre-échange nous conduit à la ruine

octobre 10, 2018

par Laura Drompt

Le rapport publié lundi par le GIEC confirme que la maison brûle et qu’il est temps d’agir. Le seuil des 2 degrés de réchauffement climatique à éviter à tout prix – sous peine de dégâts irréversibles: montée des eaux, extinction massive des espèces ou encore destruction d’écosystèmes – est rentré dans le discours politique. En théorie. Dans les faits, l’immobilisme et la passivité des gouvernements, aveuglés par les lobbies des industries les plus polluantes, nous mènent au bord du gouffre.

La suite sur : https://lecourrier.ch/2018/10/09/climat-le-libre-echange-nous-conduit-a-la-ruine/

La prochaine crise économique en perspectives.

septembre 25, 2018

par Chris Hedges

Pendant la crise financière de 2008, les banques centrales du monde entier, y compris la Réserve fédérale américaine, ont fait marcher la planche à billets pour injecter des milliers de milliards de dollars dans le système financier mondial. Cet argent, produit pour l’occasion, a créé une dette mondiale de 325 000 milliards de dollars, soit plus de trois fois le PIB mondial. Cet argent artificiel a été accumulé par les banques et les grandes entreprises, prêté par ces banques à des taux d’intérêt usuriers, utilisé pour le service de dettes insoutenables ou pour racheter des actions, pour le plus grand bénéfice des élites qui en ont tiré des millions. L’argent ainsi fabriqué n’a pas été investi dans l’économie réelle. Aucun produit n’a été fabriqué ni vendu. Les ouvriers n’ont pas accédé à la classe moyenne avec des revenus, une couverture sociale et des retraites pérennes. Aucun projet d’infrastructure n’a été lancé. L’argent ainsi produit a gonflé de nouvelles bulles financières colossales bâties sur la dette et couvertes par un système financier en ruine et voué à la faillite.

La suite sur : https://www.les-crises.fr/la-prochaine-crise-economique-en-perspectives-par-chris-hedges/

Et : http://www.cadtm.org/10-ans-apres-l-eclatement-de-la-crise-les-financiers-se-portent-bien-les

Et : http://www.cadtm.org/Sauvetages-bancaires-apres-Lehman-Brothers-Union-sacree-pour-sacree-arnaque

Bon anniversaire la crise de 2008

septembre 24, 2018

En guerre – pour la préemption salariale !

juin 5, 2018

par Frédéric Lordon

On ne résiste à la puissance suffocante du film de Stéphane Brizé (En guerre) qu’à y discerner une place vide, la place du discours manquant. Il faut absolument y voir cet espace inoccupé, et la possibilité de le remplir, l’espace d’une réponse, c’est-à-dire d’un discours à déployer, opposable aux impossibilités montrées par le film, capable d’en faire sauter un mur, sinon c’est insupportable. C’est insupportable, car ce que montre le film, c’est la force d’un ordre institutionnel capable de se donner raison à lui-même, un ordre qui mure portes et fenêtres, qui bouche toutes les issues pour ne laisser subsister que sa vérité. Lorsque les économistes stipendiés, les experts de service, les éditorialistes débiles et les patrons odieux disent qu’« il n’y a pas d’alternative », c’est vrai. C’est vrai parce que les structures ont été aménagées pour que ce soit vrai. Lorsqu’ont été installés la déréglementation financière et le pouvoir actionnarial, le libre-échange commercial au mépris de toute norme sociale et environnementale, la libéralisation du régime des investissements directs, c’est-à-dire de la localisation des sites industriels (à laquelle on ajoutera celle des sièges sociaux), il est exact que tout est joué ou presque, et qu’en effet il n’y a plus d’alternative. En somme, la disparition des alternatives, ça s’organise.

La suite sur : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article38097

« Quand les riches volent les pauvres cela s’appelle du business; quand les pauvres luttent pour récupérer leurs biens cela s’appelle de la violence. »