Posts Tagged ‘Kouchner’

La consternation sélective du gouvernement belge.

novembre 15, 2010

Par Luk Vervaet    

Le 2 novembre 2010, le Comité International contre la Lapidation publiait un communiqué annonçant que Sakineh Mohammadi Ashtiani devait être exécutée rapidement : « Le premier novembre, les autorités de Téhéran ont donné l’ordre de l’exécuter à la prison de Tabriz. Elle doit être exécutée ce mercredi 3 novembre ». Très vite, Bernard Kouchner, le ministre français des affaires étrangères, a fait savoir que cette information était fausse et que le travail de la justice iranienne dans cette affaire n’était pas fini.  

 Lire la suite de son article sur : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article15150

 

 

 

Pauvre Bernard !

novembre 7, 2010

Par Claude-Marie Vadrot.   

Questionné à l’assemblée nationale le 3 novembre dernier sur la visite du Président Chinois, Bernard Kouchner, a parlé de toute sauf des Droits de l’Homme et des libertés en Chine. Monsieur le ministre des Affaires étrangères a sans doute mal digéré le dernier chapeau que le président de la République a souhaité lui faire manger avant de le virer. Après avoir raté une belle occasion de démissionner au cours de l’été, Ce pauvre Bernard joue les utilités (enfin, s’il est encore utile) dans un gouvernement qui s’est définitivement assis sur toute morale internationale, même minimale. L’agenda officiel de Kouchner fait simplement apparaître qu’il a « participé » aux deux entretiens de Nicolas Sarkozy avec le président chinois mais le service de presse de son ministère d’ordinaire si prolixe n’a diffusé aucune information sur ce qu’il aurait pu dire ou entendre.

Lire la suite de son article : http://www.politis.fr/Bernard-Kouchner-vient-de-deceder,12072.html

CRIF, CRAC, BOUM et Kouchner s’aplatit.

décembre 14, 2009

C. Léostic

  

Le 10 décembre, et pour la première fois depuis 20 ans, le Prix des Droits de l’Homme s’est déroulé dans des locaux de « Sciences Po. » à 17 heures et non pas, comme le veut l’usage pour marquer la solennité des nominations, dans un le Palais national que constitue le Quai d’Orsay.

Le carton d’invitation envoyé de longue date bien avant pour assister à cette cérémonie était pourtant clair : « Remise du Prix des droits de l’Homme de la République française par Bernard Kouchner à 15 heures au Quai d’Orsay ».

La raison de ce changement brutal de lieu décidé la veille est hautement significative. Elle tient à une déclaration du CRIF s’en prenant au choix opéré par la « Commission consultative des droits de l’Homme » qui, en toute indépendance, a voulu honorer cette année, notamment le PNGO, c’est-à-dire le réseau des ONG palestiniennes – pas moins de 200 – au titre que celui-ci œuvrait, hors les partis, à une réconciliation nationale inter-palestinienne pour déboucher sur une issue pacifique au conflit israélo-palestinien.

Le CRIF s’est insurgé contre ce choix souverain, attaquant violemment le PNGO d’être partie prenante de la campagne BDS visant, pacifiquement mais efficacement, à mettre un terme à l’impunité dont bénéficie Israël et qui constitue une des raisons majeures de l’absence de paix basée sur le droit au Proche-Orient.

Bernard Kouchner, en plein débat sur l’identité nationale où est remis en cause toute forme de communautarisme, a cédé à une organisation communautaire qui, bien que française, se comporte désormais, hors son rôle initial, en soutien absolu et systématique de la politique de l’Etat israélien ce qui est loin d’être le cas de ladite communauté que cette institution prétend représenter.

Mais non seulement le ministre a cédé – provoquant publiquement le désaveu du Président de la « Commission consultative des Droits de l’Homme » sur ce changement de lieu – mais il en a rajouté dans son intervention. S’en prenant directement au PNGO et à ses représentants présents, il a condamné toute forme de boycott de l’Etat israélien entachant ainsi gravement, d’un seul coup et à lui tout seul, la décision prise.

Si la communauté internationale faisait son « travail » depuis le temps que dure ce conflit la société civile n’aurait pas à utiliser cette forme d’action pacifique mais efficace. Si Bernard Kouchner, apôtre du droit d’ingérence, n’était pas porteur d’une connivence intellectuelle avec Israël nous n’en serions pas là.

En somme, si Bernard Kouchner avait été en poste à l’époque, jamais Nelson Mandela n’aurait été libéré et jamais le régime d’apartheid n’aurait été vaincu comme cela fut le cas précisément sous l’effet d’un boycott international de l’Afrique du Sud raciste et ségrégationniste.

C’est pitoyable et c’est indigne la France. Mais cela en dit long sur la politique française qui n’est pas prête de jouer un rôle positif dans cette région du monde et qui s’isole du monde arabe chaque jour un peu plus. Faudra-t-il, comme il a été fait aux USA [1], sortir un livre décapant sur « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère française » ?

En ces circonstances peu glorieuses, nous voulons redire tout l’honneur qui revient à la « Commission consultative des Droits de l’Homme » et à son président et tout le déshonneur que portera désormais comme à la boutonnière, comme un signe distinctif, le soit disant Ministre des Affaires étrangères de la France.

Nous exprimons notre solidarité et adressons nos félicitations à nos amis du PNGO. Nous leur disons aussi que la France qu’ils ont entendue à « Sciences Po. » par la voix d’un ministre, ce n’est tout simplement pas la France « Patrie des droits de l’Homme », c’est la France défigurée, une France amputée de ses valeurs fondatrices.

 

[1] « Le lobby pro-israélien et la politique extérieure étrangère américaine » de John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, éditions « La découverte ».

http://www.silviacattori.net/article842.html

Et nos « démocraties » se permettent de donner des leçons !

novembre 5, 2009
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a donné mercredi un nouvel aperçu de son cynisme, à propos de l’Afghanistan, où les justifications de la sale guerre menée par l’OTAN, dont la France, s’effondrent les unes après les autres.

Au cours d’une conversation avec un groupe de journalistes étrangers, dont le correspondant du New York Times Steven Erlanger, Kouchner a notamment eu à répondre sur le scandaleux tour de passe-passe opéré par l’OTAN à l’occasion de la farce électorale afghane, et la reconduction de la marionnette Hamid Karzaï à la présidence de cette République islamique.

« Karzaï est corrompu ? OK », a déclaré Kouchner, avant d’ajouter : « mais c’est notre homme là-bas, et il faut asseoir sa légitimité ».

Il est vrai qu’en matière de corruption, Kouchner traîne lui aussi quelques casseroles.

A lire, ci-dessous, l’article de Steve Erlanger paru dans le New York Times (traduction CAPJPO-EuroPalestine)

http://www.europalestine.com/spip.php?article4487

 

Salah Hamouri encore oublié.

octobre 5, 2008
En visite au Proche-Orient, Bernard Kouchner, le héraut de l’intervention humanitaire, demande la libération du caporal tankiste franco-israélien Gilad Shalit et ne dit rien de public – il ne demande rien d’autre en privé que la « clémence » – pour Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien.

Bernard Kouchner, le « French doctor » devenu le ministre « d’ouverture » des Affaires étrangères du gouvernement de la France a rapidement succombé à ce syndrome majeur : un dédoublement aigu et patenté de la personnalité.

Ainsi vient-il à nouveau de déclarer, ce jour même à Jérusalem, que la France faisait tout pour obtenir la libération de Gilad Shalit capturé à Gaza. Mais il n’a pas eu le moindre mot, bien que de nouveau fortement alerté par nos soins, pour exiger la libération de notre jeune compatriote français de 23 ans, incarcéré 7 ans dans les geôles israéliennes, Salah Hamouri.

Le premier, Gilad Shalit, est franco-israélien tandis que le second, Salah Hamouri, est franco- palestinien. Le premier a été capturé sur un char israélien, en uniforme, à Gaza. Il est membre, de facto, d’une armée d’occupation. Le second a commis le « crime » de passer en voiture devant le domicile d’un chef religieux extrémiste. Arrêté trois mois plus tard, un tribunal militaire l’a condamné , sans pouvoir fournir la moindre preuve, à sept ans de prison affirmant que ce fait témoigne qu’il avait « naturellement » l’intention d’attenter à la vie dudit rabbin.

Et Bernard Kouchner, le héraut de l’intervention humanitaire, demande la libération du premier et ne dit rien de public – il ne demande rien d’autre en privé que la « clémence » – pour le second. Allez comprendre quelque chose, vous. Ou plus exactement on comprend bien : quand on est israélien et français, même si on est membre d’une armée d’occupation, libération est demandée ; quand on est palestinien et français, quand bien même on n’a rien fait de coupable, on ne demande rien de tel.

Pire, on vous expliquera que Salah Hamouri ayant, sous peine d’encourir une peine encore plus lourde, « plaidé coupable » c’est donc bien que le tribunal militaire israélien, qui juge ceux qui sont occupés, dit le vrai ! Et être capturé sur un char d’une armée d’occupation, c’est quoi ? Ce n’est rien… pour Bernard Kouchner.

Ce simple fait, grave s’il en est, témoigne de la vérité des faits de la politique française : pour les autorités françaises il y a Français et Français. Du moins il y a des Français de seconde catégorie, des déchets en quelque sorte, et il y a des Français tout court. Mieux vaut s’appeler Gilad que Salah, Shalit que Hamouri.

Personne ne demande ici un deux poids deux mesures et d’inverser les termes actuels des demandes françaises.

Nous demandons au contraire, et cela vaut pour toute notre politique au Proche-Orient, l’égalité de traitement et, en conséquence, la libération de Salah Hamouri. Celle-ci doit être plus facile à obtenir que celle de Gilad Shalit dès lors qu’il n’est pas aux mains, on ne sait où, d’un groupe mais aux mains d’un Etat. Faut-il encore pour cela être animé d’une même passion et d’un même courage pour exiger l’universalité des droits de l’Homme qui ne saurait s’arrêter là où commence Israël.

Exiger cela, Bernard Kouchner n’en a ni l’envie politique, ni la force morale. Raison de plus pour ne pas baisser la garde et de rejoindre le Comité de soutien pluraliste qui s’est constitué pour Salah.

http://www.france-palestine.org

 

Mise au pas ou mise au ban !

septembre 4, 2008

Richard Labévière, viré pour mal pensance. http://agoravox.tv/article.php3?id_article=20762

 

Nathalie Nougayrède expulsée d’une conférence diplomatique par la police. http://www.rue89.com/2008/09/03/kouchner-en-rogne-contre-une-journaliste-du-monde

Certains Français sont-ils plus Français que d’autres ?

août 20, 2008
Déclaration de Denise Hamouri à l’occasion de la libération de 199 prisonniers palestiniens
publié le mercredi 20 août 2008

Denise Hamouri

 
Hier, la liste de 199 prisonniers palestiniens libérables a été publiée. Cette libération est paraît-il un geste de bonne volonté des israéliens vis-à-vis de Abou Mazen.

Comme beaucoup de mères, d’épouses, de soeurs de prisonniers, j’ai vite cherché (sans trop d’espoir) le nom de mon fils, Salah Hamouri, dans cette liste. Il n’y était pas. Pourtant Salah n’a pas de « sang sur les mains », comme disent les israéliens pour qualifier certains prisonniers. Salah n’a tué ni blessé personne. Mais Salah fait partie de ces prisonniers de Jérusalem qui sont toujours exclus des échanges ou des libérations. Leur sort désintéresse de même que leur statut est hybride : ni palestiniens, ni israéliens, ils sont sans nationalité. Salah fait partie de ces prisonniers condamnés à finir leur peine derrière les barreaux sans qu’on se soucie d’eux. Pour lui c’est encore 4 ans. Pour d’autres il reste 20, 30 années de prison à faire ou plus encore.

Si Salah est un des 11.000 prisonniers palestiniens, il présente cependant une caractéristique particulièrement importante : il est de nationalité française tout comme Gilad Shalit ? Ingrid Betancourt ou Eric Breteau.

Cette décision de libérer des prisonniers palestiniens avait été annoncée publiquement à Paris par M. Olmert, le 14 juillet dernier. Et depuis cette date nous avons envoyé de nombreux courriers pour demander aux autorités politiques françaises de saisir cette opportunité auprès de leurs chers « amis » israéliens. Mais rien ne s’est produit.

Ont-ils simplement demandé ? Ont-ils essuyé un refus ? Ont-ils insisté ? On n’en saura rien. Une fois de plus c’est l’opacité la plus totale et l’arbitraire qui règnent s’agissant de mon fils, Salah Hamouri, un jeune franco palestinien de 23 ans.

Je constate une fois de plus que Salah est un français sans « F » majuscule. Je constate une fois de plus que certains français sont plus français que d’autres. La France exige le libération de Gilad Shalit, un soldat d’une armée d’occupation enlevé en uniforme sur son char (et je n’ai rien contre) mais elle ne saisit aucune occasion véritable pour exiger la libération de Salah. La France a même demandé un « procès rapide » pour lui mais jamais le mot « libération » n’a été utilisé le concernant alors qu’il n’a strictement rien fait. Pourtant sa libération n’aurait pas gêné la « justice militaire » israélienne, comme on me l’a souvent répété, ni non plus gêné celle de Shalit.

Je suis très heureuse pour les familles qui recevront bientôt leurs prisonniers comme Saïd Al-Atabeh qui a passé 32 ans en prison. Mais on pouvait espérer un geste, une action de Monsieur Sarkozy qui avait déclaré solennellement pendant la campagne vouloir aller chercher les français victimes d’arbitraires « partout où ils se trouvent ».

Mais il est vrai que le Président tout comme M. Kouchner sont des « très chers amis d’Israël ». Ils n’ont rien à lui demander, encore moins à exiger de sa part. Pauvre France et non pas « Douce France »…

Denise Hamouri Jérusalem Le 19 août 2008

http://www.france-palestine.org