Posts Tagged ‘libération conditionnelle’

La justice n’est pas la vengeance.

août 3, 2012

Par Antoine Leroy, avocat  

Non, je suis désolé, mais je ne trouve pas monstrueuse la décision prise par le Tribunal d’application des peines de libérer Michelle Martin, conformément à la loi, étant entendu que, selon les informations disponibles dans la presse, elle était admissible à cette libération depuis plus de cinq années et qu’une décision analogue avait déjà été prise il y a plus d’un an, mais n’avait pu être mise en œuvre pour des raisons pratiques.

Par contre, je suis effrayé par ces projets de marches de la haine, ces propos orduriers, voire ces appels au meurtre, diffusés sur Internet, suivis de ces dégradations commises au préjudice de cette communauté religieuse qui a le tort d’accepter en son sein celle dont personne ne veut, contraignant la police à protéger cette institution et ses membres.

La suite de l’article sur : http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/753270/la-justice-n-est-pas-la-vengeance.html

Michelle Martin : dépasser sa répulsion.

juillet 31, 2012

Par Jean-Claude Matgen  

Personne, à commencer par les proches des victimes de Marc Dutroux, ne pourra jamais oublier que Michelle Martin, institutrice et maman, a pu, au-delà de tout entendement humain, laisser mourir sans soins des fillettes innocentes que son mari a torturées, violées, salies, jetées au fond d’une cave, où elles sont mortes au terme d’une agonie d’une horreur sans nom.

La suite à lire sur : http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/752764/edito-michelle-martin-depasser-sa-repulsion.html

 

A propos de la possible libération conditionnelle de Michèle Martin.

mai 18, 2011

Par Luk Vervaet 

L’annonce de la libération conditionnelle de Michelle Martin, compagne et complice de Marc Dutroux, après 15 ans de réclusion, par le Tribunal d’application des peines (TAP) de Mons, a été suivi d’un scénario médiatique sans surprise. Scoop dans les médias, avec des titres, face à cette libération, variant entre « incompréhension, stupéfaction et colère ».

 
Interviews de certaines familles des enfants assassinés ou disparus, exprimant leur désarroi et tristesse. Groupes sur Facebook de 80000 personnes et un appel à une Marche Noire fin mai. Et pour conclure, l’inévitable réaction des partis politiques, allant dans le sens du poil, qui se disent favorables à un renforcement des conditions d’une libération conditionnelle, en y introduisant la possibilité d’un simple appel contre une décision du TAP, si pas pour l’introduction des peines incompressibles ou pour l’annulation pure et simple de la loi Lejeune. Après, la déception lorsque le procureur général a annoncé qu’il n’irait pas en cassation, parce qu’il n’y avait pas eu de fautes dans ce jugement. Puis la satisfaction s’installait à nouveau quand les autorités françaises, opposition socialiste inclue, annonçaient qu’elles ne voulaient pas accueillir Martin sur leur territoire, même pas dans un couvent.

Tout ça m’a laissé avec cette question : est-ce vraiment de la mémoire des enfants assassinés dont il s’agit ? Ou s’agit-il, après la loi sur le renvoi des détenus marocains vers les prisons surpeuplées au Maroc ou la joie pour l’assassinat extra-judiciaire de Ben Laden, d’une nouvelle occasion pour exprimer notre dureté et notre intransigeance, notre vengeance et notre haine. Car ce sont ces sentiments qui caractérisent de plus en plus le climat inhumain dans notre société quand il s’agit de la délinquance et de la criminalité ou des problèmes sociaux en général.

Lire la suite de son article sur : http://www.michelcollon.info/Affaire-Dutroux-La-liberation.html