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La victoire du MR N-VA compatible

novembre 13, 2019

https://www.levif.be/actualite/belgique/la-victoire-du-mr-n-va-compatible/article-opinion-1215371.html

Avec une :
 » faible participation électorale. Seulement 13.000 votes sur plus de 24.000 membres du parti alors que ces élections ont reçu toute l’attention des médias » : https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/eliminee-christine-defraigne-reagit-le-resultat-du-premier-tour-prouve-qu-il-existe-un-courant-social-et-progressiste-fort-au-mr-5dcaf1bed8ad58130da8d699

https://www.levif.be/actualite/belgique/denis-ducarme-rejette-les-consignes-de-vote/article-news-1215125.html

Les USA et Israël sans explications cohérentes.

novembre 2, 2011

Par Baudouin Loos  

Quelle mouche a donc piqué l’administration américaine ?

Elle vient de décider de geler la participation des Etats-Unis au budget de l’Unesco, ce qui correspond à une amputation de 22% pour cet organisme des Nations-Unies spécialisé dans l’éducation, la science et la culture. Pour quel motif ?

Parce qu’une majorité de ces membres a admis la Palestine, le 31 octobre, comme membre à part entière.

La logique qui soutient cette démarche est difficile à saisir.

Pour quoi l’entrée de la Palestine au sein de cet organisme, même controversée, devrait-elle être payée par la suppression, faute de financement, de programme d’éducation dans le tiers-monde (des programmes par exemple adressés aux filles) ou de sauvegarde du patrimoine mondial ?

Il n’y a pas de bonne réponse à cette question de bon sens.

L’administration américaine explique ne faire qu’appliquer une loi adoptée naguère par le Congrès, qui proscrit tout financement des agences internationales qui reconnaîtraient la Palestine.

Pour ajouter un argument politique concret, Washington avance que cette admission de la Palestine à l’Unesco est regretable, prématurée et mine le but partagé : une paix complète, juste et durable au Proche-Orient.

Là encore, hélas ! on reste privé d’explications logiques : en quoi la paix recherchée souffrirait-elle de cette admission ?

Et bien ! parce qu’Israël y est  opposé, tout simplement.

Pourquoi ?

Le gouvernement israélien parle de démarche de confrontation, ce qui n’apparaît en réalité pas clairement. Il évoque une manoeuvre unilatérale palestinienne qui repousse la possibilité d’un accord de paix.

Il faut parfois répéter des évidences. Les marteler.

En matière de manoeuvres unilatérales, les gouvernements israéliens successifs, depuis vingt ans de négociations, n’ont jamais pu trouver leurs maîtres.

La colonisation juive des territoires palestiniens occupés n’a jamais vraiment cessé. Elle a vu le nombre de colons juifs plus que doubler depuis qu’on parle de paix !

Elle consiste aussi à judaïser Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville, qui sera pourtant la capitale de la Palestine. Ou alors la paix ne sera jamais signée.

Le gain, surtout symbolique, que les Palestiniens ont engrangé lundi à l’Unesco ne torpille même pas le processus de paix, puisque celui-ci se trouve depuis longtemps dans le formol.

(Le Soir du 02 -11 -2011)

La Palestine est devenue membre de l’UNESCO.

octobre 31, 2011

 La Palestine est devenue lundi Etat membre à part entière de l’Unesco.

La demande d’adhésion de l’Autorité palestinienne, qui jouissait jusqu’à présent d’un statut d’observateur auprès l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, a été validée par un vote au siège de l’organisation à Paris.

A lire sur : http://www.europalestine.com/spip.php?article6592

Les abeilles vont-elles disparaître ?

août 22, 2008

[…] L’apiculture garantit la continuité du capital naturel par le

biais de la pollinisation des plantes agricoles et sauvages. Les

plantes à fleurs et les abeilles entretiennent une relation

d’interdépendance: l’une ne peut pas exister sans l’autre. Les

abeilles récoltent leur nourriture en butinant les fleurs et leur

activité pollinisatrice assure la perpétuation des générations

futures de plantes pour les générations futures d’abeilles, ainsi que

pour l’homme[…]

Extrait de la brochure « Apiculture et moyens d’existence durables »

par Nicola Bradbear (FAO, 2005)

Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du

Développement durable et de l’Aménagement du territoire,

Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche,

Madame la Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie,

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Mesdames et Messieurs les Députés

Citoyens impliqués dans la vie de notre pays, et soucieux de leur

environnement, nous sommes alarmés du sort des abeilles en Europe et

tout particulièrement en France.

Ces insectes, acteurs indispensables de la biodiversité et du

développement rural durable sont en grave danger (1).

Victimes avant tout des pesticides, plusieurs ruches disparaissent

également, infectées par un parasite mortel.

Nous sommes plusieurs Blogonautes, à avoir publié dernièrement des

billets au sujet des menaces qui pèsent sur les abeilles (2)

 

L’exemple édifiant d’une région de la Chine, où les ouvriers doivent

désormais polliniser à la main les poiriers pour pallier à la

disparition des abeilles a notamment suscité nos plus vives

inquiétudes. Sans vouloir céder au catastrophisme, nous ne

souhaiterions pas que notre pays connaisse une telle situation.

Aussi, nous avons l’honneur de bien vouloir vous inviter à agir à

votre niveau de responsabilités pour faire de la survie des abeilles

une cause nationale/européenne.

Par ailleurs, nous estimons que cette cause mériterait légitimement

de faire l’objet d’un débat national afin d’aboutir à des mesures

concrètes pour assurer la survie de cet insecte irremplaçable et

nécessaire à notre autosuffisance alimentaire.

En effet, sans abeilles, toute notre production agricole pourrait se

trouver très gravement affectée, et la biodiversité serait menacée.

 

Nous portons à votre connaissance deux initiatives émanant du monde

associatif qui ont pour finalité de sensibiliser le grand public au

rôle majeur que jouent les abeilles en matière de préservation de la

biodiversité. Il s’agit d’une part du projet de l’Union nationale de

l’apiculture Française UNAF (3), et des actions menées par

l’association ’’Terre d’abeilles‘’(4) d’autre part.

En relais de la préconisation de mise en œuvre de mesures avancées

par les associations, nous avons l‘honneur de vous soumettre les

propositions suivantes :

* Etablissement d’un calendrier conduisant à terme au retrait

définitif du marché des pesticides neurotoxiques et systémiques et

des produits à usage agricole contenant ces substances. Dans

l‘immédiat, il serait opportun de réfléchir à l’élaboration d’un

premier plan de réduction de 50 % l’usage des pesticides sur cinq ans.

* Application du principe constitutionnel de précaution dans la

procédure de mise sur le marché des pesticides et des OGM, mesures de

respect de l’environnement d’une part, et de santé publique d‘autre

part.

* Instauration d’un moratoire sur les cultures des OGM en plein

champ dans l’attente de la création d’un comité européen d’experts

indépendants incluant des apidologues, chargés de l’évaluation de la

toxicité des pesticides et des OGM. A cet égard, nous prenons note de

la décision de modifier le fonctionnement de l’Agence européenne de

sécurité des aliments (actée lors de la réunion informelle du 4

juillet 2008 par les 27 ministres de l’environnement).

* Reconnaissance de l’abeille en tant qu’ingénieur écologique et

indicateur biologique remarquable et comme acteur irremplaçable de la

pérennité de la biodiversité, à la base de l’alimentation végétale.

* Généralisation à l’ensemble du territoire national du

dispositif de suivi de la situation des abeilles actuellement

opérationnel dans trois régions (Aquitaine, Rhône Alpes, et Midi

Pyrénées).

* Au niveau européen, nous avançons l’idée de la création d’une

Agence européenne apicole qui aurait vocation à fédérer et coordonner

les initiatives nationales des Etats membres de l’Union en matière de

préservation des abeilles. Ce volet pourrait figurer dans le cadre de

la révision de la politique agricole commune qui va être initiée.

* Sans plus attendre, il conviendrait d’évaluer le niveau des

crédits à allouer à la recherche tant au niveau national qu’au niveau

européen. Ces crédits devront être à la hauteur de l’enjeu que

constitue le danger de la disparition des abeilles.

Nous insistons sur le fait que notre initiative est affranchie de

toute considération partisane.

Elle émane de citoyens inquiets du risque majeur de mise en danger de

l’équilibre de la biodiversité que la raréfaction voire la

disparition des colonies d’abeilles engendreraient.

Nous avons donc l’honneur de proposer l’idée d’ouvrir un débat

national ouvert à tous les acteurs concernés par ce dossier. Ce débat

s’inscrirait dans le droit-fil du large débat public et consensuel

ouvert à l’occasion du Grenelle de l’environnement.

 

Nous citerons pour conclure le poète latin Virgile qui évoqua le sort

des abeilles au Livre IV des « Géorgiques » :

« Comme nous cependant ces faibles animaux

Eprouvent la douleur et connaissent les maux »

 

Nous vous remercions, Mesdames et Messieurs, de toute l’attention que

vous voudrez bien accorder à notre démarche et nous vous prions de

bien vouloir accepter nos salutations citoyennes les plus cordiales.

Notes :

(1) Pour information, un dossier complet sur la disparition des

abeilles dans le monde est disponible sur le site du Ministère de

l’enseignement supérieur et de la recherche (mis en ligne le 16 mai

2008)

(2) (Farid Taha, Marie-Isabelle Pichon,Werner, l’Hérétique (1 et 2 et

3)et Dominique Lemoine).

(3) UNAF : projet afin de sensibiliser les citoyens au rôle de

l’abeille comme sentinelle de l’environnement.

(4) L’association Terres d’Abeilles, reconnue d’intérêt général, est

parrainée par l’Institut européen d’écologie

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