Posts Tagged ‘mémoire’

Congo : mémoire partagée ou mémoire des vainqueurs ?

mars 25, 2018

par Grégory Mauzé

Détourner le regard ne permettra pas aux blessures de l’Histoire de cicatriser. Rompre avec les anciens rapports de subordination passe par un récit commun intégrant une analyse critique de la colonisation du Congo.

[Ce texte est une réponse à l’ « Opinion » de l’entrepreneur Eric De Lamotte parue dans La Libre du 6 mars. Sans surprise, la rédaction du journal a refusé de le publier.]

La suite sur : http://www.revuepolitique.be/congo-memoire-partagee-ou-memoire-des-vainqueurs/

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Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu’il lui faut oublier. (Frédéric Dard)

mars 25, 2017

« Ces enfants volés de la République »

février 19, 2014

par Bernard Delattre

Un acte officiel de contrition de la France à propos de son passé, c’est du jamais vu depuis les années Chirac. Lors du quinquennat précédent, pour mémoire, Nicolas Sarkozy prohibait toute repentance mémorielle, notion abhorrée. Mardi, en revanche, l’Assemblée a voté une résolution reconnaissant solennellement que « l’Etat a manqué à sa responsabilité morale » envers plus d’un millier d’enfants de la République.

La suite sur : http://www.lalibre.be/actu/international/france-un-acte-de-contrition-pour-les-enfants-de-la-reunion-5303bb7b35704ec4c3a6c1eb

France, patrie des droits de l’homme, …..

De riz ou d’Arménie

septembre 25, 2013

« Le rangement des souvenirs d’Alphonse rythme la vie d’Odette. Mais un jour il n’y en a plus. Il ne reste plus a Odette qu’a inviter Alphonse a danser. »

A voir sur : http://vimeo.com/25395506

Découvert grâce à : http://alter-et-caetera.over-blog.com

Ecrit sur un tronc d’olivier

août 25, 2013

Tawfiq Zayyad

Parce que je ne file pas de laine
Parce que je suis chaque jour
Aux mandats d’arrêts
Et ma maison exposée
Aux descentes de police
Aux perquisitions
Aux « opérations de nettoyage »

Lire la suite sur : http://hobo-lullaby.over-blog.net/ecrit-sur-un-tronc-d%E2%80%99olivier

Alzheimer

août 19, 2013

par André Comte-Sponville

Mon père ne me reconnait plus. Il ne reconnait plus personne. Cela a commencé par des troubles de la mémoire immédiate : Il oubliait la question qu’il venait de poser, la réponse qu’on venait de lui faire, il reposait la même, l’oubliait aussitôt, la reposait… C’était comme un disque rayé qui tournait encore. Cela amusait les enfants, inquiétait les adultes. Puis les troubles s’accentuèrent emportant des morceaux de plus en plus importants d’un passé de moins en moins récent.

La suite à lire sur : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article23733

« Station d’attente »

juillet 31, 2013

de Amir HASSAN

Assise, depuis plus de trente ans, depuis que le chant de la guerre a fait le tour du village, depuis que les hommes sont partis à la recherche de la paix perdue, depuis ce mensonge antique, depuis que la rose n’est plus la rose, depuis que l’hiver égorge la beauté des saisons, depuis que les retrouvailles ne sont plus possibles et depuis que la mort a tenu ses promesses.

Assise comme un vieux papier qui résiste face à la poussière, la mémoire est faible, cependant l’oubli n’y a pas trouvé sa place.

Le corps est fragile mais le cœur bat encore, indifférent, juste pour l’harmonie et la symphonie du geste.

Je n’ai pas vu les années passer, elles étaient toutes complices. Je n’ai pas senti les cheveux blancs pousser dans le champ sur ma tête. Des cheveux comme une couronne de sagesse dans ce vieux royaume qui n’a plus envie de repeindre le ciel avec trois couleurs, n’a plus envie de confisquer les nuages, la pluie et n’a plus envie de faire du temps des leçons d’histoire pour une génération naïve. Une génération qui croit à tout quand ce vieux royaume prend du recul.

Ô fils de ma patrie, je ne vous regarde plus depuis que j’ai appris que le dernier regard n’adoucit pas l’adieu, ne fait pas revenir les martyrs, ne rassure pas les futures victimes de la machine aveugle de la guerre .

Ô soldats de mon pays, qu’elle est noire ma nation sans vous, qu’il est hypocrite ce Noël sans vous, qu’elle est cruelle la vie sans vous et qu’elle est profonde la poésie après vous.

Voyez en moi l’invisible, comprenez en moi l’incompréhensible, regardez bien comment la guerre transforme les dames en stations d’attente.

Regardez bien comment la guerre a fait de la terre un énorme cimetière gris, où les morts ont du mal à mourir correctement, dignement. Un cimetière où les orphelins semblent être des courriers sans adresse et où les graines germent sur les cadavres des innocents.

Ô soldats, je n’ai plus le privilège de parler comme avant, le silence a fait de moi son fief, et le temps m’a fait oublier les mots, à part vos prénoms car ce ne sont pas des mots, mais des rimes.

J’aurais aimé vous dire combien de jeunes rêveurs sont passés par là, devant mes yeux, à cette époque où mes yeux avaient encore le droit de bouger de droite à gauche. A cette époque, où ils avaient encore le droit de croire au retour des arbres combattants, j’aurais peut-être crié pour briser cette atmosphère maudite qui vous dicte des mensonges horribles, qui vous dit que la guerre fait des héros.

On n’a pas besoin d’un héros immobile jeté par terre avec deux balles qui lui décorent sa dernière apparence.

Regardez la neige triste autour de moi, elle a mes larmes, mes pleurs. Sans parler que ce soleil ancien n’ose même pas apparaître face à la grandeur de cette montagne de douleur et de chagrin. Pourtant, avant, je ne savais pas que le chagrin pouvait être un pays, je ne savais pas que les femmes pouvaient être des demeures de deuil à jamais.

Le rythme des canons n’est pas plus fort que le rythme du silence que nous portons au creux de nos cœurs. Nous, femmes de la planète masculine guerrière ; nous, les derniers refuges pour les instants qui assassinent ; nous, les figures qui feront de beaux tableaux à la mairie ; nous, les soldats inconnus sur la place de la république ; nous, les oubliées sur un banc dans les jardins publics ; nous, les enterrées vivantes dans ce monde sophistiqué ; nous, la longue queue aux portes des cliniques et des boulangeries ; nous, les statues nues que les regards des passagers violent sans merci ; nous, le message de paix qui parle sans voix, les cris sans bruit, les caresses et les câlins parfumés d’amour, les prières tardives qui font veiller Marie, les chants rebelles qui luttent contre l’injustice, et le regard profond qui dit tout ou qui ne dit rien du tout…

Ô soldats, je ne suis pas toute nue et je ne suis pas Jésus, mais un seul regard vous aurait peut-être sauvé la vie. »

http://www.europalestine.com/spip.php?article8505

« Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot. » de Béatrice Pignède

octobre 9, 2012

Vingt ans après l’adoption de la loi Gayssot, de nombreux historiens, philosophes, hommes politiques de tous bords, dénoncent les dérives qu’elle a engendrées. La « mère de toutes les lois mémorielles », votée en 1990, pénalise la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis par le Tribunal de Nuremberg. Présentée à l’époque comme un rempart contre l’antisémitisme, son bilan est pourtant aujourd’hui désastreux : atteintes aux libertés, concurrence génocidaire, surenchère victimaire, renouveaux identitaires et racistes, gigantesques détournements financiers. Au plan international, le verrou idéologique institutionnalisé par la loi Gayssot participe également à justifier les guerres coloniales de ces dernières années et à couvrir la politique d’Israël d’une caution inoxydable.

A voir sur : http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article21197

Eric Fassin : « La politique d’identité nationale a construit une France blanche. »

avril 30, 2012

Par Zineb Dryef

Eric Fassin, sociologue (Paris VIII) et chercheur à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (Iris), travaille sur la politisation des questions sexuelles et raciales, et sur leurs articulations autour de la politique d’immigration. Depuis 2007, cette dernière est au cœur de son travail. Avec Michel Feher, leur collectif « Cette France-là » propose une contre-expertise en forme d’annales.

La suite à lire sur : http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/29/eric-fassin-la-politique-didentite-nationale-construit-une-france

Massacre du 17 octobre 1961 : les morts algériens que Sarkozy ne veut pas voir.

octobre 12, 2011

Par Robert Zaredsky  

Il y a cinquante ans, 300 Algériens étaient tués dans la « Bataille de Paris », menée par le préfet Papon.

A lire sur : http://www.rue89.com/2011/09/27/17-octobre-1961-lalgerie-la-revolution-arabe-qui-ne-passe-pas-pour-sarkozy-223999

A signaler également à propos du 17 octobre 1961 :

La compagnie ’la tête dans les étoiles ’ vous invite à la représentation de la pièce ’c’était un 17 octobre …’

le samedi 15 octobre à 20 h 30 ou le dimanche 16 octobre à 16 h

à la salle Max Jacob – 3 rue de Vienne. 93000 Bobigny – Réservations au 01 41 60 97 16 ou 01 41 60 94 24

La pièce de théâtre a été écrite par Marie-Christine Prati-Belmokhtar à partir de récits familiaux. C’était un octobre… évoque la nécessité de retrouver la mémoire de ces événements afin de pouvoir reconstuire collectivement.

Et aussi : http://menilmontant.typepad.fr/7ici/2011/10/17-octobre-1961-50-ans.html

Ou encore : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article121287