Posts Tagged ‘nappes phréatiques’

Comment des choix politiques assèchent le pays

août 8, 2020

par Wim Debucquoy et Thierry Warmoes

Le printemps 2020 a été anormalement chaud et sec dans notre pays. Et le mois de juillet, très sec, a fait oublier les précipitations du mois de juin. Certains s’en réjouiront. Mais pas les agriculteurs qui risquent de perdre jusqu’à 50 % de leurs récoltes. Ni les ménages qui risquent de se retrouver sans eau potable… Pourtant, malgré la sécheresse il tombe assez de pluie en Belgique toute l’année pour satisfaire tout le monde. Comment l’expliquer… et surtout quelles solutions ?

La suite sur : https://www.solidaire.org/articles/comment-des-choix-politiques-assechent-le-pays

Nous devrions tous apprendre à limiter notre consommation d’eau

mai 25, 2020

Approvisionnement en eau sous contrôle en Wallonie et à Bruxelles : https://www.levif.be/actualite/belgique/approvisionnement-en-eau-sous-controle-en-wallonie-et-a-bruxelles/article-news-1292181.html

Ces Lorrains qui luttent courageusement pour un avenir dépollué de l’héritage minier

juillet 4, 2017

par Sophie Chapelle

C’est une victoire judiciaire qui en appelle d’autres : le 30 juin, la compagnie Charbonnages de France a été condamnée à verser 5,9 millions d’euros à Rosbruck, une commune lorraine, sinistrée par les dégâts miniers. Dans cette région, la vie de milliers d’habitants est empoisonnée par d’anciennes mines de fer et de charbon, dont les exploitants ont laissé derrière eux d’immenses problèmes : maisons fissurées à la limite de l’effondrement, rivières mortes à force d’être goudronnées, pollution des nappes phréatiques, risque d’inondations… Habitants, élus et associations luttent ensemble sur le front judiciaire et législatif. Alors que des mines de sel sont toujours en activité et que des permis d’exploration de gaz de houille viennent d’être accordés, ils se désespèrent des orientations prises par la réforme du code minier, qui écarte les enjeux environnementaux. Mais conservent une détermination intacte pour défendre les droits des générations futures. Reportage.

La suite sur : https://www.bastamag.net/Ces-Lorrains-qui-luttent-courageusement-pour-un-avenir-depollue-de-l-heritage

Au Mexique, la population manque d’eau potable mais Coca-Cola prospère

avril 27, 2015

par Alain Sousa

Comment dit-on « eau potable » en mexicain ? Réponse : Coca-cola… Cette blague est malheureusement loin d’être une boutade : dans tout le pays, il est plus facile — et souvent moins cher — d’acheter une bouteille de boisson gazeuse que de se procurer de l’eau. Pollution, réseau vétuste, surexploitation des nappes… Etat des lieux.

A lire sur : http://reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d

Le monde merveilleux de coca-cola

Bhopal, déjà 30 ans d’impunité

décembre 3, 2014

Cette année marque le 30e anniversaire de l’une des pires catastrophes industrielles du monde – la fuite de gaz à Bhopal, en Inde, en 1984. Cependant, trois décennies après cet événement, les victimes et les survivants se battent encore pour obtenir justice et les entreprises concernées n’ont pas rendu compte de leurs actes de manière adéquate. Beaucoup de survivants continuent de souffrir de problèmes de santé graves et à long terme, de plus la contamination de l’environnement continue de porter atteinte aux droits humains des nouvelles générations de personnes vivant à proximité du site de l’usine.

Le 3 décembre 1984, un gaz toxique contenant des produits chimiques mortels s’est échappé d’une usine de pesticides à Bhopal. L’impact immédiat de cette fuite de gaz sur les droits humains de la population a été dévastateur. On estime qu’entre 7 000 et 10 000 personnes sont mortes dans les trois jours qui ont suivi.
L’impact à long terme de cette fuite de gaz a touché plusieurs générations. Cette catastrophe a aggravé la pauvreté et la marginalisation existantes. Des dizaines de milliers de personnes continuent de souffrir de graves problèmes de santé à long terme, y compris les enfants qui sont nés de parents contaminés par ce gaz. Les femmes ont particulièrement été touchées au point que cette situation a été décrite comme une « épidémie de maladies gynécologiques ».

Ce désastre a été provoqué par l’entreprise américaine Union Carbide, filiale de Dow Chemical. Or, depuis 1992, l’une et l’autre refuse de faire face à la justice en s’abstenant systématiquement de comparaître aux audiences du tribunal pénal de Bhopal. Parallèlement, la passivité du gouvernement américain face à l’attitude délétère de l’entreprise est pointée du doigt. En plus d’être jugée pour homicide volontaire, Dow Chemical est exhortée à financer le processus de décontamination du site et à revoir à la hausse les montants d’indemnisation des victimes.

Aujourd’hui encore, l’usine continue de tuer. En effet, lors de son installation à Bhopal en 1969, Union Carbide avait mis en place de grands bassins pour stocker ses produits chimiques. Or ces réservoirs et leurs quelques centaines de tonnes de produits toxiques fuient depuis leur implantation, contaminant les nappes phréatiques environnantes. Concrètement, cela fait trente ans que l’eau souterraine est contaminée sur un rayon de trois kilomètres autour du site. Un scandale étouffé qui affecte encore des milliers de personnes en Inde.

Pour agir : http://info.amnesty.be/adserver2/petition_17508_17320_bhopal-deja-30-ans-d-impunite.html?petitionOptin=yes&language=fr_BE

Un oléoduc de Total provoque une mini marée noire en Seine-Maritime

juin 25, 2014

par Morgane Thimel

La rupture d’un oléoduc a provoqué un geyser de pétrole dans un parc régional de Seine-Maritime, fin mai. L’entreprise Total, responsable de cet équipement, s’emploie à faire disparaître les traces de la pollution. Ce pipeline alimente la raffinerie de Grandpuits, principal pourvoyeur de produits pétrochimiques pour la région Ile-de-France, qui tourne désormais au ralenti. Quelles seront les conséquences écologiques et humaines de cet accident ?

La suite sur : http://www.bastamag.net/Pollution-au-petrole-en-Seine

Des tomates au goût amer !

février 4, 2012

Leur chair est rouge, pulpeuse. Elles sentent bon, elles sont fruitées. Elles ont même obtenu l’étiquette Saveur 2011. Elles arrivent sur les étals des grandes surfaces car elles ont l’avantage de mûrir en hiver.

Ces belles tomates odorantes ont la saveur de la répression, de l’injustice, de l’illégalité et du gaspillage écologique. Elles viennent de Dakhla,  deuxième ville du Sahara Occidental, administrée officieusement par le Maroc sans aucune reconnaissance de l’ONU.

Le Sahara Occidental est, parmi les territoires non-autonomes, les colonies, le seul qui n’est pas administré selon les références internationales, les habitants, les Sahraouis, vivent séparés par un mur, en camp de réfugiés au sud de Tindouf, dans le Sahara algérien, ou dans leur pays occupé.

Pendant ce temps, les belles tomates bien rouges et bien mûres, sont cultivées par les colons marocains pour des entreprises françaises. Pas de travail, pas d’argent pour les Sahraouis, juste le pillage des nappes phréatiques fossiles.

Bien sûr, c’est illégal car l’ONU reconnaît que les richesses du Sahara occidental doivent être exploitées sur décision du peuple originaire et lui revenir.

Alors bien sûr on transporte les tomates bien rouges et bien mûres à Agadir où elles deviennent « produit du Maroc ».

Si vous passez devant le rayon légumes, regardez bien les étiquettes, vous risquez de ne manger que des belles tomates bien rouges et bien mûres au goût de la misère et du désespoir.

Elles ont pour nom Idyl, Azura, Les Domaines, Etoiles du Sud, …

(Eric Berger – Silence n° 398 )