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Les grandes banques françaises derrière le projet d’oléoduc combattu par les Sioux

novembre 21, 2016

par Olivier petitjean

Les Sioux de la réserve de Standing Rock, dans le Dakota du Sud, s’opposent à un projet d’oléoduc qui menace des sites culturels ancestraux et leurs sources d’eau [1]. Le Dakota Access Pipeline, d’une longueur de 1800 kilomètres, doit transporter le pétrole de schiste extrait dans le Dakota du Nord vers les côtes Est et Sud des États-Unis et, au-delà, vers d’autres marchés. Or, selon les chiffres compilés par l’ONG Food and Water Watch, les banques françaises sont engagées dans le projet du Dakota Access Pipeline, pour des sommes dépassant le milliard de dollars.

La suite sur : http://www.bastamag.net/Les-grandes-banques-francaises-derriere-le-projet-d-oleoduc-combattu-par-les

Banksters.

janvier 15, 2013

Pour améliorer sa retraite, martine a accepté quelques petits boulots. Au titre d’une de ses modestes activités pratiquées en 2007, elle a eu droit, en 2008, à un bonus de 103 euros, sous forme d’épargne salariale.

Une somme bloquée pour cinq ans sur un compte à Natixis. Malgré un prélèvement CSG-CRDS de 8 euros, 95 euros c’est toujours ça de pris, s’est alors dit Martine. Mais en 2009, une lettre de Natixis informe la retraitée que, « suite à une erreur de calcul de la part du cabinet comptable de la société » où elle a travaillé, le montant de la participation est réduit à 82 euros. L’année suivante, après facturation de 26 euros de frais de gestion, Martine détient encore 57 euros. En 2012, à cause des mêmes frais, il ne reste plus que 31 euros.

Et une question : cette année, combien Martine devra-t-elle payer à Natixis pour solde de tout compte ?

Le Canard Enchaîné N° 4810 du 2 janvier 2013

Agrocarburants, environnement et souveraineté alimentaire.

août 20, 2008

Agrocarburants : les banques françaises financent une fausse solution selon une organisation écologique

Les Amis de la Terre viennent de publier un nouveau rapport sur le financement européen des agrocarburants en Amérique latine qui révèle l’implication des plus grandes banques françaises, avec BNP Paribas en tête, la Société Générale, le Crédit Agricole, Natixis et Banque Populaire parmi les sources de financement.

Les Amis de la Terre demandent aux banques françaises impliquées de cesser immédiatement leur participation à l’expansion rapide des agrocarburants, qui aggravent la déforestation à grande échelle et les conflits sociaux, menacent la souveraineté alimentaire .

Alors que, selon les Nations Unies et la Banque mondiale, plus de 100 millions de personnes font actuellement face à une famine aigüe à cause de la hausse des prix des denrées alimentaires, les agrocarburants sont de plus en plus accusés de participer à cette crise et même de l’aggraver. Le rapport « Le financement européen de la production d’agrocarburants en Amérique latine » publié aujourd’hui par Les Amis de la Terre met en évidence les milliards d’euros d’investissements réalisés par les plus grandes banques européennes telles que HSBC, BNP Paribas, Barclays ou UBS, dans la production et le commerce de sucre de canne, de fèves de soja et d’huile de palme en Amérique latine.

Sylvain Angerand, chargé de campagne Forêts aux Amis de la Terre, explique : « Les agrocarburants d’Amérique latine sont de plus en plus importés en Europe. Leur production à grande échelle dans des pays comme le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et la Colombie est extrêmement controversée car elle mène à la destruction de l’Amazonie et d’autres écosystèmes précieux, ainsi qu’à la contamination d’eau potable. Les plantations géantes mènent également à la violation des droits humains des paysans locaux qui travaillent dans des conditions allant jusqu’à des formes d’esclavage moderne au Brésil ».

« Toutes les grandes banques européennes ont investi des milliards d’euros ces dernières années dans les entreprises lucratives de production d’agrocarburants comme Cargill, Bunge, ADM, Cosan et Brasil Ecodiesel. Plusieurs de ces entreprises ont été impliquées et condamnées pour leurs activités illégales en Amérique latine [2] « , dénonce Sébastien Godinot, coordonnateur des campagnes aux Amis de la Terre.

On retrouve parmi ces investisseurs les grandes banques françaises telles que BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole, Natixis, la Banque Populaire ou encore AXA qui sont chacune impliquées financièrement dans trois ce ces compagnies de production, et même dans cinq pour BNP Paribas. Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre, demande : « Les agrocarburants constituent un business en plein boom dans lequel les banques françaises ont largement investi alors que des millions de personnes souffrent de la famine et que la destruction de l’environnement se poursuit. Les banques doivent immédiatement stopper leurs investissements dans ce secteur ».

Les Amis de la Terre demandent également à la Commission Européenne la révision de son objectif de 10% d’agrocarburants obligatoires dans les transports d’ici 2020, un objectif « irresponsable » selon les Nations Unies [3] et qui ne fera qu’exacerber les tensions. Les agrocarburants sont présentés comme une solution aux changements climatiques alors que les dernières recherches scientifiques mettent en doute leur intérêt climatique : ils pourraient au contraire accroître les émissions de gaz à effet de serre, notamment en incluant l’impact du changement d’usage des sols.

 

publiée le 20/05/2008

source: Les Amis de la Terre

http://news.deforestation-amazonie.org/actu.php?id=252