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Le prix « Nobel » d’économie : un néo-libéral zélateur du marché des droits à polluer

octobre 14, 2014

par Grégoire Souchet

Le lauréat du « Nobel » de l’économie est un ardent théoricien des marchés du carbone pour faire face au changement climatique. Seul problème : ce marché a échoué en Europe, là où il est appliqué à grande échelle.

La suite sur : http://www.reporterre.net/spip.php?article6422

Et aussi : http://gauchedecombat.net/2014/10/13/nous-navions-pas-besoin-de-tyrol-hyene-du-neo-liberalisme/

Et encore : http://yetiblog.org/index.php?post/tirole-prix-nobel-comique

Et toujours : http://www.legrandsoir.info/a-propos-du-prix-nobel-d-economie-a-jean-tirole.html

C’est une blague !

octobre 12, 2012

Le prix Nobel de la Paix a été attribué vendredi à l’Union européenne aujourd’hui empêtrée dans la crise de la zone euro mais qui a contribué à pacifier le Vieux Continent depuis plus d’un demi-siècle, a annoncé le comité Nobel norvégien.

L’article à lire sur : http://www.lalibre.be/actu/international/article/766311/le-nobel-de-la-paix-revient-a-l-union-europeenne.html

L’extrême-droite progresse partout, la solidarité entre les pays n’existe pas, les populations sont pressurées et on les prive de tous les droits acquis au cours de décennies de luttes,on monte les citoyens les uns contres les autres, c’est la finance qui gouverne l’Europe,…. mais « Tout va bien madame la marquise » !

Quand on voit la liste des « prix Nobel » on se demande quels sont les critères de référence pour choisir l’heureux élu !

Un exemple tout récent de démocratie : http://www.lesoir.be/97616/article/actualite/regions/bruxelles/2012-10-11/bruxelles-100-personnes-arrêtées-lors-d’une-manifestation-contre-l’austérit

http://info-espress.over-blog.com/article-pas-de-paix-111216021.html

Oybama.

décembre 29, 2009

Par Uri Avnery

Si le conflit est vraiment en train de se durcir, les États-Unis, et Obama personnellement, doivent en porter une grande part de responsabilité. Son recul sur la question des colonies et son total abandon devant le lobby pro-Israël des États-Unis a encouragé notre gouvernement à croire qu’il pouvait faire tout ce qu’il voulait.

CETTE SEMAINE, j’ai vécu une heure de bonheur.
J’étais sur le chemin de la maison, après m’être procuré le nouveau livre de William Polk sur l’Iran. J’admire la sagesse de cet ancien fonctionnaire du Département d’État. Je marchais sur la promenade le long de la mer quand je fus saisi du désir de descendre sur la plage. Je m’assis sur une chaise sur le sable, dégustai un café et fumai une pipe à eau arabe, la seule chose que je me permette de fumer de temps en temps. Un rayon du timide soleil d’hiver traçait un chemin doré sur l’eau, et un surfer solitaire chevauchait l’écume blanche des vagues.

La plage était presque déserte. Un jeune étranger qui passait me demanda d’essayer ma pipe. De temps en temps, mon regard rencontrait la lointaine Jaffa qui s’avançait dans la mer ; magnifique spectacle. Pendant un moment, je me trouvai dans un monde qui était tout-à-fait bien, loin des sujets déprimants qui dominaient dans le journal du matin. Et puis je me souvins que j’avais ressenti la même chose il y a de nombreux nombreuses années.

C’était il y a 68 ans, exactement au même endroit. C’était également une agréable journée d’hiver, face à une mer agitée. Je me relevais d’une grave crise de fièvre thyphoïde. J’étais assis sur une chaise, me réchauffant au doux soleil de l’hiver. Je sentis mes forces me revenir après la maladie qui m’avait affaibli, J’envoyai dans l’oubli la Guerre mondiale. J’avais 18 ans et le monde était parfait. Je me souviens du livre que je lisais : “Le déclin de l’Occident” d’Oswald Spengler, un volume interdit qui peignait un tableau entièrement nouveau de l’histoire du monde. Au lieu du paysage alors accepté constitué d’une ligne droite de progrès conduisant des temps anciens au Moyen âge et de là à l’époque moderne, Spengler peignait un paysage de chaînes de montagnes, dans lequel une civilisation en suit une autre, chacune d’elle naissant, grandissant, vieillissant et mourant, à peu près comme un être humain.

J’étais assis et lisais, en fait je sentais mes horizons s’élargir. De temps à autre je posais le volume afin d’assimiler les nouvelles connaissances. Et puis, j’ai regardé vers Jaffa, à l’époque encore une ville arabe. Spengler affirmait que chaque civilisation vit environ mille ans, créant à la fin un empire mondial, après quoi une nouvelle civilisation prend sa place. Dans cette conception, la civilisation occidentale était sur le point de créer un empire mondial allemand (Spengler était allemand, bien sûr) après lequel la civilisation suivante serait russe. Il avait raison et il avait tort : un empire mondial était sur le point de naître, mais il était américain, et la civilisation prochaine sera probablement chinoise.

EN ATTENDANT, l’Amérique gouverne le monde , et cela nous conduit, naturellement, à Barack Obama. J’ai suivi son discours d’acceptation de son Prix Nobel. Ma première impression fut qu’il était presque impertinent : venir à une cérémonie de paix et y justifier la guerre. Mais quand je l’ai relu une seconde puis une troisième fois, j’y ai trouvé d’indéniables vérités. Moi aussi je crois qu’il y a des limites à la non-violence. Aucune non violence n’aurait pu arrêter Hitler. L’ennui est que cette idée sert très souvent de prétexte à l’agression. Quiconque veut lancer une guerre stupide – une guerre qui tout simplement ne résoudra pas le problème qui l’a justifiée – ou une guerre pour un objectif indigne, prétend qu’il n’y a pas d’alternative.

Obama essaie de coller le label “pas d’alternative” sur la guerre afghane – guerre cruelle, superflue et stupide s’il en est, beaucoup comme nos trois propres dernières aventures militaires. Les observations d’Obama méritent réflexion. Elles invitent au débat, et même l’exigent. Mais il était étrange de les entendre à l’occasion de la remise d’un prix de paix. Il aurait été plus approprié de les prononcer à l’École militaire, où il s’exprimait une semaine auparavant. (Un humoriste allemand fit remarquer qu’Alfred Nobel, qui institua le prix, avait inventé la dynamite. “C’est le bon ordre des choses” dit-il, “d’abord vous faites tout sauter, et puis vous faites la paix.”)

JE M’ATTENDAIS à ce qu’Obama utilise son discours pour présenter une vraie vision mondiale d’ensemble, au lieu de tristes réflexions sur la nature humaine et le caractère inévitable de la guerre. Qu’en tant que Président des États-Unis, à une telle occasion festive, alors que l’humanité entière l’écoute, il souligne la nécessité du nouvel ordre mondial qui doit voir le jour au cours du XXIème siècle. La grippe porcine est un exemple qui montre comment un phénomène mortel peut se propager sur toute la planète en quelques jours. La fonte des icebergs au Pôle nord provoque l’engloutissement d’îles dans l’océan Indien. Le krach du marché du logement à Chicago fait que des centaines de milliers d’enfants en Afrique meurent de faim. Les lignes que j’écris en ce moment atteindront Honolulu et le Japon en quelques minutes.

La planète est devenue une entité – des points de vue politique, économique, militaire, environnemental, de la communication et médical. Un dirigeant qui est aussi un philosophe devrait montrer la voie pour créer un ordre mondial contraignant, un ordre qui relèguerait au passé les guerres comme moyens de résoudre les problèmes, pour abolir les régimes tyranniques dans tous les pays et pour ouvrir la voie d’un monde libéré de la faim et des épidémies. Pas demain, bien sûr, ni dans notre génération, mais comme un but à atteindre, pour diriger nos efforts.

Obama doit sûrement penser à tout ceci. Mais il représente un pays qui s’oppose à tant d’aspects importants d’un ordre mondial contraignant. Il est naturel qu’un empire mondial s’élève contre un ordre mondial qui limiterait ses pouvoirs et les transférerait à des institutions mondiales. C’est pourquoi les États-Unis s’opposent à une cour de justice mondiale et empêchent les efforts du monde entier pour sauver la planète et en éliminer toutes les armes nucléaires. C’est pourquoi ils s’opposent à ce qu’une véritable gouvernance mondiale remplace les Nations unies, qui sont presque devenues un instrument de la politique américaine. C’est pourquoi ils font l’éloge de l’OTAN, bras armé des États-Unis et refusent l’émergence d’une force internationale réellement efficace.

La décision norvégienne de décerner à Obama le prix Nobel de la paix frise le ridicule. Dans son discours d’Oslo, Obama n’a fait aucun effort pour fournir, post factum, une justification plausible à cette décision. Après tout, ce n’est pas un prix destiné à des philosophes mais à des gens d’action, pas pour des mots mais pour des actes. Quand il fut élu président, nous nous attendions à avoir des déceptions. Nous savions qu’aucun homme politique ne pouvait être réellement aussi parfait que le candidat Obama semblait l’être. Mais la déception est beaucoup plus grande et beaucoup plus douloureuse que nous l’avions prévu.

Pratiquement elle concerne tous les domaines possibles. Obama n’a pas encore quitté l’Irak, mais s’enfonce des deux pieds profondément dans le bourbier afghan – guerre qui menace d’être plus longue et plus stupide même que la guerre du Vietnam. C’est en vain que l’on chercherait un quelconque sens à cette guerre. Elle ne peut pas être gagnée, et même il n’est pas clair de savoir ce qui constituerait une victoire dans ce contexte. Elle est menée contre le mauvais ennemi – le peuple afghan, à la place de l’organisation Al Qaida. C’est un peu comme si l’on réduisait une maison en cendres pour la débarrasser des souris.

Il a promis de fermer Guantanamo et les autres camps de torture – alors qu’ils sont toujours en fonctionnement. Il a promis de sauver les masses de chômeurs dans ce pays, mais verse de l’argent dans les poches des gros chats qui sont aussi prédateurs et gloutons que jamais. Sa contribution à la solution de la crise climatique est surtout verbale, comme l’est son engagement pour la destruction des armes de destruction massive. Certes, la rhétorique a changé. L’arrogance moralisatrice de la période Bush a été remplacée par un style plus réconciliateur et l’apparence d’une recherche d’accord réel. Ceci doit être dûment apprécié. Mais sans exagération. En tant qu’Israélien, je suis naturellement intéressé par son attitude à l’égard de notre conflit. Quand il fut élu, il suscita de grands, et même trop grands espoirs. Comme le chroniqueur du Haaretz Aluf Ben l’a écrit cette semaine : “On l’a considéré comme un croisement entre le prophète Isaïe, la mère Térésa et Uri Avnery.” Je suis flatté de me trouver en compagnie si élevée, mais je dois être d’accord : la déception est à la hauteurs des espoirs.

Dans l’ensemble du long discours d’Oslo, Obama nous a consacré en tout et pour tout seize mots : “Nous le voyons au Moyen-Orient, le conflit entre Arabes et Juifs semble se durcir.” Bien, d’abord ce n’est pas un conflit entre Arabes et Juifs. Il est entre Palestiniens et Israéliens. C’est une différence importante : quand on veut résoudre un problème, on doit en premier lieu en avoir une image claire. Plus important : ceci est la remarque d’un spectateur. Quelqu’un assis dans son fauteuil qui regarde l’écran de télévision. Un critique de théâtre qui fait un rapport sur une pièce. Est-ce ainsi que le Président des États-Unis considère le conflit ? Si le conflit est vraiment en train de se durcir, les États-Unis, et Obama personnellement, doivent en porter une grande part de responsabilité. Son recul sur la question des colonies et son total abandon devant le lobby pro-Israël des États-Unis a encouragé notre gouvernement à croire qu’il pouvait faire tout ce qu’il voulait.

Au début, Benjamin Netanyahou était inquiet à propos du nouveau président. Mais la crainte s’est dissipée, et aujourd’hui notre gouvernement traite Obama et ses gens avec un dédain frôlant le mépris. Les engagements pris avec la dernière administration ont été violés tout-à-fait ouvertement. Le Président George W. Bush avait reconnu les “blocs de colonies” en échange de l’engagement de geler toutes les autres de façon permanente et de démanteler les avant-postes établis depuis mars 2001. Non seulement pas un seul avant-poste n’a été démantelé, mais cette semaine le gouvernement a accordé le statut de “zone prioritaire” à des dizaines de colonies en dehors des “blocs”, y compris les pires des repaires kahanistes. C’est de l’un d’entre eux que cette semaine des voyous sont sortis pour aller mettre le feu à une mosquée.

Le “gel” est une plaisanterie. Dans ce théâtre de l’absurde, les colons tiennent le rôle d’une opposition violente qui est à la fois invitée et payée par le gouvernement. La police n’emploie pas contre eux des gaz au poivre, des gaz lacrymogènes, des balles encaoutchouc et des matraques – comme elle le fait chaque semaine contre les manifestants israéliens qui protestent contre l’occupation. Pas plus qu’elle ne fait des incursions nocturnes dans les colonies pour arrêter les activistes – comme elle le fait aujourd’hui à Bilin et autres villages palestiniens.

À Jérusalem, bien sûr, l’activité de colonisation fonctionne à plein régime. Des familles palestiniennes sont jetées hors de leur maison sous les cis de jubilation des colons, et les quelques Israéliens qui protestent contre l’injustice sont envoyés dans les hôpitaux et dans les prisons. Les groupes de colons engagés dans ces activités reçoivent des donations venant des États-Unis qui sont déductibles des impôts – donc Obama paye indirectement les actes même qu’il condamne.

Pendant une heure heureuse sur la plage, sous le doux soleil de l’hiver, j’ai réussi à repousser au loin la situation déprimante. Avant d’atteindre la maison, une marche de dix minutes, cette situation m’est revenue et m’est retombé dessus de tout son poids. Il n’y a pas de temps pour s’abandonner aux fauteuils. Il y a encore un combat à mener devant nous, et pour le gagner nous devons nous mobiliser de toutes nos forces.

Et Obama ? Oybama.

Article publié sur le site de Gush Shalom
Traduit de l’anglais « Oybama » pour l’AFPS : SW
france-palestine.org

Trois poids, trois mesures : le Mahatma Gandhi, Barack Obama, Aminatour Haïdar.

décembre 17, 2009

Par Chems Eddine Chitour

« Quelle différence cela fait-il aux morts, aux orphelins et aux sans-abri que la destruction aveugle ait été amenée au nom du totalitarisme ou au nom sacré de la liberté et de la démocratie ? Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais aucune cause pour laquelle je suis prêt à tuer. » (Le Mahatma Gandhi)

Barack Obama a reçu officiellement, ce 10 décembre 2009 à Oslo, son prix Nobel de la paix. Empêtré dans deux conflits en Irak et en Afghanistan, il est néanmoins distingué par l’académie norvégienne du prix Nobel. C’est, dit-on, une héroïque infirmière militaire britannique, qui convainquit Alfred Nobel de créer un prix de la paix pour compenser le mal fait par la dynamite dont il était l’inventeur. Or, parmi les lauréats qui ont reçu le prix depuis sa création, en 1901, quelques-uns ne s’étaient pas montrés particulièrement rétifs à l’utilisation militaire des explosifs. À commencer par le président américain Théodore Roosevelt, prix Nobel en 1906 qui, en dépit de son aimable sobriquet de « Teddy », était un militariste avéré, de même que certains en vrac : l’Egyptien Anouar al-Sadate, l’Israélien Menahem Begin, le Palestinien Yasser Arafat, l’Américain Henry Kissinger, ou encore le Vietnamien Le Duc Tho, qui devait, lui, prudemment le décliner. Avec 21 prix Nobel de la Paix à ce jour, les États-Unis détiennent le record du genre, devant le Royaume-Uni et la France. Mais de Jimmy Carter à Barack Obama, Washington aura initié nombre d’opérations militaires dans le monde entier, parfois comme en Irak, sans motifs justifiables a posteriori. Les archives du comité Nobel s’ouvrant au bout de 50 ans, on connaît maintenant les finalistes auxquels le prix a échappé dans la dernière évaluation. Ainsi Adolph Hitler a-t-il été proposé en 1939, Mussolini en 1935 et Staline par deux fois, en 1945 et 1948.

Le Nobel de la paix au pays de la guerreOn sait aussi que le Nobel est avant tout une récompense de ceux qui sont dans la mouvance de la doxa occidentale. Pendant la guerre froide, toutes les méthodes de déstabilisation de l’Union soviétique ont été utilisées. Souvenons-nous du prix Nobel de littérature attribué à Boris Pasternak pour un manuscrit sorti de derrière le rideau de fer, par la CIA, dans des conditions rocambolesques. Souvenons-nous de Soljenitsyne à qui on a attribué le prix Nobel pour lui donner une réputation d’intouchable et qui fut par la suite récupéré par l’Ouest. Ce fut par la suite durant l’ère Reagan, l’électricien Lech Walesa qui déstabilisa la Pologne, eut le prix Nobel, devint président mais ne fit pas illusion trop longtemps, il fut balayé au bout d’un mandat. Ce fut aussi Mgr Belo (inconnu jusqu’alors) qui eut à lutter contre l’Indonésie pour l’indépendance de son île, le Timor oriental, et le prix Nobel lui a donné une dimension planétaire. Je citerai pour mémoire les deux prix Nobel de la honte acceptés par Sadate et Arafat pour reddition en rase-campagne devant Israël. Seul Jean-Paul Sartre eut la dignité et le courage de refuser le prix Nobel.

Peut-on recevoir le Nobel de la paix tout en faisant une guerre en Irak et en Afghanistan ? Barack Obama n’a pas cherché à esquiver la polémique en recevant jeudi son prix à Oslo, en Norvège. Le président américain a accepté sa médaille avec « une profonde gratitude et humilité ».

Relevant l’ironie qu’un président d’un pays « au milieu de deux guerres » reçoive le Nobel de la paix, le démocrate a souligné « la dure vérité qui veut que les conflits armés ne seront pas éradiqués de notre vivant ». « Dire vouloir la paix ne suffit pas à l’obtenir », a asséné le président américain, ancien professeur de droit. « Si la paix est l’objectif, la guerre est parfois justifiée », a-t-il insisté. « Un mouvement non violent n’aurait pu stopper Hitler ou persuader Al Qaîda de déposer les armes », a-t-il cité en exemple. « Dire que la violence est nécessaire n’est pas cynique mais une reconnaissance de l’histoire et des imperfections de l’homme. »

Rappelant que la paix suppose non seulement le respect des droits politiques et civils mais aussi la « sécurité économique », le président américain a exhorté le monde à faire face au changement climatique et aider les pays pauvres. « Il faut tenter d’atteindre le monde tel qu’il devrait être, atteindre l’étincelle de divin qui est en chacun de nous », a lancé le chef d’État américain. « Nous pouvons comprendre qu’il y aura encore des guerres mais encore et toujours poursuivre la paix. Nous pouvons y arriver, c’est l’histoire du progrès humain. » Ovations de l’assistance.

Obama a défendu le concept de « guerre juste ». Il se prend pour saint Thomas qui, dans « La Somme Théologique », définit les principes d’une guerre juste : « Si la paix est l’objectif, la guerre est parfois justifiée », a-t-il insisté. « Avec le sang de nos citoyens nous avons oeuvré à un monde plus juste de l’Allemagne à la Corée. Nous avons amené la démocratie dans les Balkans. Nous n’agissons pas par intérêt mais nous voulons un avenir meilleur pour nos enfants. » « Même confronté à un adversaire qui ne respecte aucune règle, les États-Unis doivent rester la référence en matière de respect du droit dans la conduite de la guerre. »

Lire la suite de l’article : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article12440

Prix Nobel : un parfum de corruption.

janvier 31, 2009
Un procureur suédois a lancé une enquête préliminaire sur des membres du comité.

A QUI SE FIER?... Qui est encore parmi les puissants et les influents au-dessus de tout soupçons?  Si même le « Nobel » dégage un parfum de corruption….Un PROCUREUR suédois, Niels Erik Schultz, de la Swedish Corruption Authority, vient de lancer une enquête préliminaire sur des soupçons de « corruption et de fraude » de la part de membres de plusieurs comités du prix Nobel. L’affaire, révélée par la radio publique suédoise Sveriges Radio, au début du mois, n’avait pas été jusqu’à présent reprise dans la presse internationale. Le Figaro y consacre un article qui (hélas!) ternit la belle Académie.

Lire la suite : http://www.relatio-europe.eu/journal/societe/5166-prix-nobel-un-sale-parfum-de-corruption


IgNobel : Harward décerne un prix aux recherches ridicules.

octobre 5, 2008

http://www.rue89.com/infusion-de-sciences/2008/10/04/ig-nobel-harvard-decerne-un-prix-aux-recherches-ridicules

Suite, et probablement pas fin, du feuilleton Bettancourt.

septembre 11, 2008

Le Chili a officiellement proposé I. Bettancourt comme prix Nobel de la Paix, ne manque plus qu’une statue et la béatification !

Il est plus que temps.

août 8, 2008

Désastre climatique : des mesures radicales s’imposent

(src : World Science Summit – Credit Suisse)

Pour éviter le désastre climatique, des mesures radicales s’imposent : c’est ce qu’ont affirmé les scientifiques et les urbanistes réunis fin mai à New York à l’occasion du  » World Science Summit** « , soutenu par le Credit Suisse.

Le physicien Steven Chu, directeur du Lawrence Berkeley National Laboratory, ne mâche pas ses mots : « Si nous n’inversons pas la tendance d’ici à 2050, la production alimentaire diminuera de 20% aux Etats-Unis. Il y aura alors trop peu de neige sur les montagnes pour irriguer les champs californiens. L’Amérique aura faim. » Selon Steven Chu, Prix Nobel, le dépérissement des forêts et l’inondation des côtes ne sont pas de la fiction. « Pour éviter la catastrophe climatique, il faudra une technologie révolutionnaire. » Steven Chu était le premier intervenant de la table ronde « Radical Science for a Warming Planet ». Il a décrit l’état d’esprit des chercheurs, qui réfléchissent sans cesse à des projets innovants.

Plantes de synthèse à l’étude

Steven Chu a expliqué comment les nanotechnologies permettaient de créer de nouvelles piles solaires. Il a présenté des herbes génétiquement modifiées fournissant des sucres plus complexes, et donc des biocarburants de qualité supérieure à ceux tirés du maïs ou de la canne à sucre. Il a ensuite évoqué des plantes de synthèse capables de produire de l’énergie via la photosynthèse.

Zhenhua Xie, le ministre chinois de l’environnement, partage cette opinion. « La croissance fulgurante du pays n’est pas durable », a-t-il déclaré, ajoutant que si la Chine ne réagissait pas, le boom économique causerait des dommages irréparables. Le gouvernement chinois a donc chargé la société d’ingénierie britannique Arup de construire une ville écologique modèle, Dongtan, sur une île proche de Shanghai. Peter Head, directeur d’Arup, a présenté le projet et expliqué pourquoi toutes les villes du monde devraient s’inspirer de Dongtan. « Il y a cent ans, chaque être humain disposait de huit hectares de terres, contre deux aujourd’hui, et nous faisons comme si de rien n’était. »

Des cultures en plein cœur des villes

Pas encore assez près, estime Dickson Despommier. « Pour pouvoir nourrir trois milliards d’hommes supplémentaires d’ici à 2050, il nous faudra la surface du Brésil », a annoncé ce professeur de sciences environnementales à l’Université Columbia. Près de 80% des surfaces agricoles mondiales étant déjà cultivées, il propose de faire pousser choux et pommes de terre en plein cœur des villes. « Il faut produire les aliments là où les gens vivent. C’est possible, et c’est une nécessité absolue. La nature ne pourra se rétablir que si nous la laissons tranquille. »

Bureaux, logements et… serres

Depuis huit ans, Dickson Despommier planche avec ses étudiants sur un curieux concept : l’agriculture verticale. Des gratte-ciel de verre abriteront des bureaux, des logements et des serres. Les eaux usées urbaines serviront à irriguer les plantations. Des piles solaires fourniront l’énergie nécessaire à ces fermes verticales. Il espère pouvoir construire une première tour à Incheon, près de Séoul, pour y cultiver du riz et des fraises, mais aussi élever des poulets et des crevettes.

Tous les intervenants sont d’accord sur un point : l’impulsion de ces projets révolutionnaires ne vient pas de l’Etat, mais surtout du secteur privé. « Les investisseurs ont réalisé qu’avec des idées radicales, ils pouvaient sauver la planète en gagnant de l’argent », a résumé Peter Head.

** Fin mai, le « World Science Summit » parrainé par le Credit Suisse s’est tenu dans les prestigieux locaux de l’Université Columbia, à New York. Le débat sur le réchauffement climatique a rassemblé d’éminents intervenants: Steven Chu, directeur du Lawrence Berkeley National Laboratory, Prix Nobel de physique; Peter Head, directeur de la société britannique Arup; Dickson Despommier, professeur à l’Université Columbia; Andy Karsner, sous-secrétaire du DOE aux énergies renouvelables; Walter Isaacson, président et CEO de l’Aspen Institute.

http://www.enerzine.com:80/14/5588+desastre-climatique—des-mesures-radicales-simposent+.html