Posts Tagged ‘patriarcat’

IVG : Histoire de la loi de 1990 et d’une époque

juillet 4, 2020

par Pierre DE LOCHT et Roger LALLEMAND

Le 3 avril 1990, l’avortement devient un droit en Belgique. Mais la loi de dépénalisation est le fruit d’un compromis politique délicat. Elle poussera le roi à une « démission » temporaire, qui fera date. L’Église, tout aussi mal à l’aise, accuse le coup. Comment ne pas revenir sur ces événements et le contexte de l’époque, avec deux témoins et acteurs de première ligne ?

La suite sur : https://www.revuepolitique.be/histoire-de-la-loi-et-dune-epoque/

30 ans après, (re)lire Backlash de Susan Faludi

juin 8, 2020

Par Rafaëlle Gandini Miletto

Au début des années 1990, l’universitaire étasunien Allan Bloom compare sa situation à celle des réfugiés du Cambodge : les explosions de bombes, ce sont cette fois les féministes qui auraient pris le contrôle du monde universitaire… À l’époque, les femmes occupent pourtant 10 % seulement des chaires du pays — et, dans la discipline de l’intéressé, la philosophie, ne sont à l’origine que de 2,5 % des publications. Comment comprendre pareille réaction ? C’est à cette tâche que s’attelle Susan Faludi dans son ouvrage phare Backlash, paru en 1991. Celui-ci décrit et analyse les mobilisations hostiles qui, aux États-Unis, ont alors suivi l’affirmation du mouvement féministe. Alors même que la situation du début des années 1990 reste profondément inégalitaire, l’émancipation des femmes qui se profile est en elle-même une possibilité insupportable pour les partisans de l’ordre social en place. S’ensuit une réaction violente : un « backlash ».

La suite sur : https://www.revue-ballast.fr/30-ans-apres-relire-backlash-de-susan-faludi/

Quelle place pour les femmes dans le folklore ?

juin 4, 2020

par Stéphanie Jassogne

Telle était la question posée à la Maison Losseau de Mons par le PAC (Présence et Action Culturelles) et les FPS de la région Mons-Borinage, lors de la conférence du 18 février dernier dans le cadre du cycle Toutes Soeurcières.

À Mons, ville où le folklore est bien présent, la Ducasse fait partie des chefs d’oeuvre du Patrimoine oral et immatériel reconnus par l’UNESCO. Qui ne connaît pas le Doudou et le combat de Saint-Georges contre le dragon ? Mais, ce rituel ancestral du combat regroupant en grande majorité des personnages traditionnels masculins, laisse très peu de place aux femmes, tant au coeur de l’arène où a lieu le spectacle, qu’au sein des groupes de spectatrices·teurs. En effet, durant tout le combat, l’activité physique qui consiste à arracher du crin de la queue du dragon pour porter chance est presque totalement réservée à un public d’hommes.

La suite sur : http://www.femmes-plurielles.be/quelle-place-pour-les-femmes-dans-le-folklore/

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-folklore-est-il-sexiste-les-traditions-sont-vivantes-et-doivent-evoluer?id=10440435

Déconstruire le sexisme ordinaire

juin 1, 2020

par Christine Vanden Daelen , Camille Bruneau

Les mouvements féministes le clament hauts et fort et depuis (trop) longtemps : tant que les identités et possibles de chacun.e resteront façonnés par des représentations de genre nous enfermant, depuis que nous sommes dans le ventre de nos mères, dans des rôles définis par notre sexe physiologique, toute tentative d’émancipation individuelle et collective restera partielle. Le patriarcat continuera à imposer ses normes et hiérarchies qui interfèrent au plus intime de nos vies et ce tous les jours, dans tous les domaines. Prendre conscience de l’existence du sexisme, scruter ses multiples manifestations et effets pour le déconstruire collectivement est une nécessité. Cet article espère être une contribution à cette lutte de longue haleine, de tous les instants, mais emplie d’une infinité de perspectives libératrices. Avant d’entrer dans les subtilités tacites du sexisme “ordinaire, voyons comment le sexisme fonctionne et se reproduit.

La suite sur : http://www.cadtm.org/Deconstruire-le-sexisme-ordinaire

Comment le patriarcat et le capitalisme renforcent-ils conjointement l’oppression des femmes ? : http://www.cadtm.org/Comment-le-patriarcat-et-le

Quelle vision du développement pour les féministes : http://www.cadtm.org/Quelle-vision-du-developpement-pour-les-feministes

Les femmes seront-elles les perdantes de l’après-Covid?

mai 8, 2020

par Titou Lecoq

Comme l’a dit je ne sais plus qui, «elles cousent, ils causent».

Au début du XXe siècle, les féministes sont mobilisées depuis plusieurs années pour obtenir le droit de vote. Elles forment des groupes d’action, manifestent, troublent l’ordre public, fondent des journaux, écrivent des articles, utilisent parfois la violence. Elles arrivent à mettre la question au premier plan. Et puis, c’est la guerre. La vraie.

La suite sur : http://www.slate.fr/story/190431/titiou-droits-egalite-femmes-homme-feminisme-apres-crise-pandemie-covid-19-changement-systeme

Valérie Rey-Robert : « Le problème, c’est la manière dont les hommes deviennent des hommes »

avril 25, 2020

Ainsi, le fémi­nisme serait à la mode, au point d’être deve­nu « cool » ? Ce serait là le signe, nous dit Valérie Rey-Robert, mili­tante et essayiste à qui l’on doit deux ouvrages parus aux édi­tions Libertalia, qu’il aurait per­du sa radi­ca­li­té. Et c’est pré­ci­sé­ment de radi­ca­li­té dont il est ques­tion dans sa der­nière publi­ca­tion, Le Sexisme, une affaire d’hommes, puisque Rey-Robert entend remon­ter à la source : com­ment se per­pé­tue cette « guerre » menée contre les femmes au nom d’un sys­tème idéo­lo­gique struc­tu­ré, arti­cu­lé, connu sous le nom de « patriar­cat » ? Tandis que le confi­ne­ment se double d’une aug­men­ta­tion des vio­lences domes­tiques, nous reve­nons avec elle sur la réflexion qu’elle porte, comme blo­gueuse ini­tia­le­ment, depuis près de 15 ans.

La suite sur : https://www.revue-ballast.fr/valerie-rey-robert-le-probleme-cest-la-maniere-dont-les-hommes-deviennent-des-hommes/

Femmes d’Argentine (Que sea ley) : un film coup de poing

avril 24, 2020

L’avortement est encore illégal dans la plupart des pays d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie et d’Amérique du Sud. En France, il n’ a été légalisé qu’en 1975 avec la loi Veil. Deux ans avant l’arrivée de Juan Solanas.

Fuyant la dictature militaire argentine avec sa famille, celui qui deviendra plus tard réalisateur arrive en France en 1977. Il pense que l’avortement est un droit universel. Ce n’est qu’à la fin des années 90, de retour dans son pays natal, qu’il prend conscience que l’avortement n’est pas permis ici. Pire, des femmes meurent tous les mois d’un avortement clandestin. Aujourd’hui c’est une toutes les semaines.

La suite sur : https://infosparisiennes.wordpress.com/2020/04/08/femmes-argentine-que-sea-ley-juan-solanas-film-documentaire/

« Le travail domestique est la matrice pour penser le travail gratuit »

avril 15, 2020

Réflexions sur les frontières du travail avec Maud Simonet

Alors que la gestion de la pandémie de COVID-19 accélère les dynamiques de mise au travail de certaines catégories de population par l’État sans contrepartie financière (ou si peu), nous vous proposons la lecture de cet entretien avec la sociologue Maud Simonet publié dans le dernier numéro de Panthère Première (printemps-été 2020), paru juste avant le confinement.

La suite sur : https://pantherepremiere.org/texte/le-travail-domestique-est-la-matrice-pour-penser-le-travail-gratuit/

Laure Murat : « La posture d’Adèle Haenel a fait l’effet d’une déclaration de guerre entre un monde à quai, que je veux croire moribond, et un monde en route. »

mars 7, 2020

par Sophie Joubert

Historienne et essayiste, professeure à l’université de Californie (UCLA), Laure Murat a publié en 2018 « Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l’après-Weinstein » (Stock). Elle revient sur le César attribué à Roman Polanski, analyse la portée du geste d’Adèle Haenel et la résistance française au mouvement MeToo. Entretien.

La suite sur : https://www.humanite.fr/laure-murat-la-posture-dadele-haenel-fait-leffet-dune-declaration-de-guerre-entre-un-monde-quai-que

A l’assaut des murs

mars 3, 2020

par C. M.

Où que l’on aille en France, ou presque, on les croise désormais sur notre chemin : des collages visant à dénoncer, en lettres capitales, les féminicides, les agressions sexuelles et sexistes, la domination masculine au quotidien. Une manière, pour les activistes anonymes qui les réalisent, de marquer l’espace public et l’esprit des passants et des passantes — au risque, la nuit tombée, de croiser les forces de l’ordre. L’une d’entre elles, impliquée au sein d’un collectif, raconte ici son expérience des collages. Sans ambition de généraliser ni de parler pour autrui, précise-t-elle.

La suite sur : https://www.revue-ballast.fr/assaut-murs/

« Tu veux dire qu’on a plus de chance de passer 24 heures au poste que le connard qui tape sa meuf ? »