Posts Tagged ‘patriarcat’

Se tapir dans l’ombre de l’homme : le langage au service du patriarcat

novembre 29, 2020

par Marie Nicolay

Que se cache-t-il derrière le langage ? Est-il discriminant dans sa constitution même, dans son vocabulaire et dans sa grammaire ? En s’appuyant sur un exemple précis, celui de l’expression des droits de l’homme, le Collectif droits humains pour tou.te.s (CDHPT) signe un livre-manifeste éponyme qui force la lectrice1 à regarder en face le sexisme de la langue française. Paru en 2020 aux Éditions Libertalia, il a été dirigé par Géraldine Franck.

La suite sur : https://www.revuepolitique.be/se-tapir-dans-lombre-de-lhomme-le-langage-au-service-du-patriarcat/

Une victime de violences écope de 7 ans de prison: il faut protéger, pas incarcérer!

octobre 30, 2020

Adriana Sampaïo a voulu protéger sa fille aînée, que son conjoint battait. Après l’avoir poignardé pour se défendre, elle fut condamnée à 7 ans de prison. Un ensemble de militant·e·s et de collectifs féministes déplorent que l’État, au lieu de les protéger, inflige aux victimes de violences une « double peine en les traitant comme des coupables quand elles n’ont plus d’autre choix que celui que la société leur a laissé: se défendre d’elles-mêmes ».

La suite sur : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/261020/une-victime-de-violences-ecope-de-7-ans-de-prison-il-faut-proteger-pas-incarcerer

« Il est d’ailleurs étonnant de constater que, deux jours après le procès d’Adriana Sampaïo, la même présidente et la même Cour d’assises ont eu à traiter de faits similaires, à savoir une affaire de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » – à la différence que l’homme accusé, qui avait frappé à mort un inconnu dans un bar, s’est vu écoper d’une peine autrement plus légère : deux ans de prison avec sursis. Pourtant, l’inconnu ne l’avait pas agressé physiquement, mais seulement insulté… »

Les femmes en politique : une bataille loin d’être gagnée

octobre 14, 2020

par Laury-Anne Cholez

Il est toujours ardu de se faire une place dans l’univers politique lorsqu’on est une femme. On assisterait même à une « réaction conservatrice » — un retour de bâton après l’obtention de victoires. Écolos, insoumises, communistes… Elles témoignent dans Reporterre.

La suite sur : https://reporterre.net/Les-femmes-en-politique-une-bataille-loin-d-etre-gagnee

« Les barrières sociales et mentales demeurent. Mais nous avançons en les faisant tomber une à une. C’est à nous de prendre le pouvoir sans attendre qu’on nous le donne. » (Karima Delli)

« Les femmes n’ont pas plus à compter sur les hommes que les travailleurs n’ont à compter sur la bourgeoisie. » (Benoîte Groult)

« Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires, c’est comme l’oxygène : ça se raréfie avec l’altitude. » (Isabelle Alonso)

Les Grenades réveillent les rues de Paris

octobre 12, 2020

par Pierre Lagnel

Reportage dans les rues de la capitale avec un groupe de militantes féministes, « Les Grenades », qui collent des slogans percutants et futés sur les murs pour éveiller les consciences, mettre fin à l’oppression patriarcale et obtenir une réelle égalité des droits entre hommes et femmes.

La suite sur : https://www.legrandsoir.info/les-grenades-reveillent-les-rues-de-paris.html

Sans commentaire.

octobre 9, 2020

Transphobie sous couvert d’écologisme

octobre 1, 2020

par Jérémie Cravatte , Chiara Filoni , Anouk Renaud , Noëmie Cravatte , Camille Bruneau , Mats Lucia Bayer

Le texte ci-dessous est une réaction à l’article intitulé « La différenciation sexuelle comme fondement » paru en octobre 2018 dans le numéro spécial de la revue Kairos « Illimitations. Transhumanisme, capitalisme numérique, déni de la différence des sexes, nucléaire… ». Cet article a été republié le 28 février 2020 sur le site internet de Kairos [1]. Il est signé Alexandre Penasse, rédacteur en chef du journal.

La suite sur : http://www.cadtm.org/Transphobie-sous-couvert-d-ecologisme

La société israélienne malade de ses viols

septembre 18, 2020

par Jean Stern

Une adolescente de 16 ans a été violée par une trentaine d’hommes mi-août dans une chambre d’hôtel d’Eilat. Certains ont filmé la scène pour la diffuser sur des réseaux sociaux. Ce viol collectif secoue le pays et entraîne une mobilisation inédite. Au-delà de la colère, des féministes s’interrogent sur l’origine de la violence qui gangrène la société.

La suite sur : https://orientxxi.info/magazine/la-societe-israelienne-malade-de-ses-viols,4130

Marlène Schiappa, le fémonationalisme et nous

août 7, 2020

Dans le cadre d’« opérations de reconquête républicaine », Marlène Schiappa en appelle au « bon sens », entendre : « Si la maison de votre voisin s’effondre, vous l’accueillez. Mais s’il se met à tabasser votre sœur, vous le virez ! » C’est en ces termes qu’elle se félicite de la mise en place, par ses soins, de la double peine pour les étrangers coupables de violences sexistes et sexuelles. Accusée de promouvoir le fémonationalisme — c’est-à-dire un féminisme qui instrumentalise les droits des femmes à des fins nationalistes et identitaires —, la porte-voix du gouvernement Macron a répondu n’avoir « aucune leçon de féminisme à recevoir de qui que ce soit ». Plus qu’une participation à la présente polémique, la sociologue et écrivaine Kaoutar Harchi entend ici, en guise de prolongement, rappeler la nécessité de déployer, face aux menées libérales et xénophobes, « un féminisme antiraciste et anticapitaliste ».

La suite sur : https://www.revue-ballast.fr/marlene-schiappa-le-femonationalisme-et-nous/

IVG : Histoire de la loi de 1990 et d’une époque

juillet 4, 2020

par Pierre DE LOCHT et Roger LALLEMAND

Le 3 avril 1990, l’avortement devient un droit en Belgique. Mais la loi de dépénalisation est le fruit d’un compromis politique délicat. Elle poussera le roi à une « démission » temporaire, qui fera date. L’Église, tout aussi mal à l’aise, accuse le coup. Comment ne pas revenir sur ces événements et le contexte de l’époque, avec deux témoins et acteurs de première ligne ?

La suite sur : https://www.revuepolitique.be/histoire-de-la-loi-et-dune-epoque/

30 ans après, (re)lire Backlash de Susan Faludi

juin 8, 2020

Par Rafaëlle Gandini Miletto

Au début des années 1990, l’universitaire étasunien Allan Bloom compare sa situation à celle des réfugiés du Cambodge : les explosions de bombes, ce sont cette fois les féministes qui auraient pris le contrôle du monde universitaire… À l’époque, les femmes occupent pourtant 10 % seulement des chaires du pays — et, dans la discipline de l’intéressé, la philosophie, ne sont à l’origine que de 2,5 % des publications. Comment comprendre pareille réaction ? C’est à cette tâche que s’attelle Susan Faludi dans son ouvrage phare Backlash, paru en 1991. Celui-ci décrit et analyse les mobilisations hostiles qui, aux États-Unis, ont alors suivi l’affirmation du mouvement féministe. Alors même que la situation du début des années 1990 reste profondément inégalitaire, l’émancipation des femmes qui se profile est en elle-même une possibilité insupportable pour les partisans de l’ordre social en place. S’ensuit une réaction violente : un « backlash ».

La suite sur : https://www.revue-ballast.fr/30-ans-apres-relire-backlash-de-susan-faludi/