Posts Tagged ‘pépinière’

L’UJFP lance un appel pressant à développer la solidarité avec les agriculteurs de Gaza : Khuza’a saison 4

septembre 9, 2019

Les graines de l’avenir :
Pour la pépinière des paysans de Khuza’a et Abasan

Sous la menace des balles,
sur leurs terres souvent ravagées par les chenilles des bulldozers et les aspersions de défoliants,
soumis à un blocus interdisant toute exportation et décidant arbitrairement les maigres importations,
étranglés financièrement pas un système bancaire aussi impitoyable que partout au monde,

Les paysans de Khuza’a et Abasan proclament :

« Nous continuerons à cultiver nos terres, maîtres de nos savoirs et de notre travail,
et pour cela, nous vous demandons votre aide pour échapper au lobby des semenciers et produire nous-mêmes les graines de nos jardins maraîchers. »

La suite sur : http://ujfp.org/spip.php?article7367

OGM : Monsanto installe un discret centre d’expériences dans le Loiret.

août 3, 2010

Par Claude-Marie Vadrot

Lentement mais sûrement, souvent par l’intermédiaire de dirigeants ou de sociétés qui servent de poissons-pilotes, Monsanto quadrille le territoire français pour développer ses activités actuellement interdites. De façon à être présent partout pour le cas où le lobby des OGM réussisse à arracher quelques autorisations. À force d’essais sous serre ou d’essais clandestins en plein champ. Ce qui se passe dans un lieu-dit (Bruyères de l’Étang) d’une petite commune du Loiret, Autry-le-Chatel, est révélateur des méthodes et manoeuvres en cours dans de nombreux départements.

Quoi de plus innocent, sur l’emplacement d’une pépinière, que l’installation au bord d’un étang, il y a une bonne dizaine d’années, d’une société dénommé « Loiret Semence ». Ça fait local. Que le propriétaire, se trouve être un Néerlandais, n’est pas extraordinaire puisqu’aprés tout nous sommes en Europe. Evidemment que le Hollandais en question soit aussi le gestionnaire de la société Ruiter Seeds spécialisée dans les semences de légumes hybrides, pourrait éveiller l’attention. Mais, bon, pas de quoi inquiéter les élus et la presse locale et régionale…

Lire l’article : http://horreurecologique.blogspot.com/2010/07/installations-dun-centre.html

La pépinière du désert.

février 21, 2009

ARTE – 23h15 – samedi 21/2       documentaire de Laurent Chevalier

Deux Marocains tentent un pari fou : créer, en plein désert, une pépinière pour empêcher les jeunes paysans de leur région de céder aux mirages de l’émigration.

C’est l’histoire d’une rencontre entre deux Marocains, tous deux originaires de Bouarfa, une petite ville du sud-est du pays. Mostafa « le vieux » est depuis trente ans installé en France, dans une cité d’Évry, et revient pour les vacances ; Mostafa « le jeune », lui, s’est fait paysan dans le désert du Mengoub. Là où la misère grandit au rythme du sable, qui avance et dessèche les cultures, où faute de pouvoir gagner leur pain, les hommes ne trouvent plus à se marier et où les jeunes ne rêvent que d’une chose : partir. « El Mostafa » signifie « l’élu » en arabe. Mais l’aîné des Mostafa, sous son allure joviale, cache une fêlure : il y a quelques années, il a tenté de vivre dans un village de l’Essonne en reprenant le seul café du coin. Le racisme ordinaire a fini par l’en faire partir. Depuis, il considère son intégration en France comme un échec.

Une barrière verte contre le sable
Le cadet, lui, est revenu de ses rêves d’exil après quelques années de galère hors du Maroc. Ancien soudeur, il a finalement choisi son désert natal pour bâtir une maison, créer une ferme, fonder un foyer (après trente-six demandes en mariage infructueuses !). Il s’efforce aussi de montrer aux fils des fellahs très pauvres de la région que l’on peut s’en sortir sans émigrer, même avec très peu de moyens. « Il y a quelque chose de plus grand que l’argent, c’est l’espoir », aime à répéter à ses ouailles celui qui est devenu l’imam et l’homme- orchestre de sa communauté villageoise, dans la petite mosquée qu’il a construite au bout de son terrain. C’est lui qui a eu l’idée de la pépinière : dresser une barrière verte contre le sable qui avance. Et c’est Mostafa le vieux qui, avec son association Solidamoun, a trouvé les fonds pour financer cette utopie. Depuis, l’un en première ligne, l’autre en renfort, ils se battent contre le vent, le sable, le gel, les invasions de criquets. Et une petite école a fleuri à côté de la mosquée, pour les enfants du village. Cinéaste familier des chemins détournés, Laurent Chevallier (Djembéfola, Circus baobab, La vie sans Brahim…) raconte comment les deux Mostafa, le déraciné et le paysan, ont fait reverdir le désert.