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Dans le Sud-Ouest, des milliers de porcs, deux présidents, et un ancien camp de concentration

mars 13, 2021

par Célia Izoard

Dans le Tarn-et-Garonne, l’extension d’une porcherie industrielle là où furent internés des républicains espagnols à la fin des années 1930 rencontre une farouche résistance. D’une part, pour la préservation de ce lieu de mémoire ; de l’autre, contre l’élevage intensif, qui soulève ici un parallèle historique plus que morbide.

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Touche pas à mes nitrates !

décembre 3, 2012

« Cette pétition doit être signée par le plus grand nombre pour amener le gouvernement à plus de raison, quitte à passer par un débat à l’Assemblée Nationale ou au Sénat sur le sujet. L’objectif est de réunir 10 000 signatures avant le 15 décembre prochain ».La FNSEA, principal syndicat agricole et chantre du productivisme est sur le sentier de la guerre.

Il y a quinze jours, ses chefs, réunis en conseil d’administration autour de leur grand manitou, Xavier Beulin, ont sorti les fourches contre « un monstre administratif qui menace l’agriculture » : la directive Nitrates. Pour protéger des nitrates les nappes phréatiques et les rivières, l’Europe avait décidé, il y a vingt et un ans, de réglementer les épandages de lisier de cochon, de fientes de poulet et autres engrais chimiques dont raffole l’agriculture intensive. À charge pour chaque État membre de recenser les « zones vulnérables », là où la concentration de nitrates dans l’eau explose les compteurs (plus de 50 milligrammes par litre) et là ou les algues vertes nourries à l’azote prolifèrent, d’y prendre dare-dare des mesures pour réduire la pollution et de rendre compte des progrès tous les trois ans à la Commission Européenne.

Depuis cette date, sous la pression de la FNSEA, la France fait sa tête de cochon, au point que Bruxelles, après s’être fâché moult fois, l’a traînée le 27 février devant la Cour de Justice de l’Union Européenne. Verdict attendu au premier semestre 2013, avec à la clé, probablement, une amende maousse. Pour limiter la casse, Paris s’est décidé à appliquer enfin la fameuse directive. En clair, étendre les zones vulnérables et serrer la vis sur les périodes et les conditions d’épandage. Ce qui a indigné le très écolo patron de la FNSEA : « La peur des contentieux européens amène les pouvoirs publics à étendre sans fondement scientifique les zones vulnérables », dénonce le compte-rendu du dernier conseil d’administration du syndicat. Et Beulin d’exiger du gouvernement « un moratoire sur l’extension des zones vulnérables dans l’attente d’une vraie étude scientifique », mais aussi « un plan en faveur de la compétitivité de l’élevage français ».

 

C’est vrai qu’en France on manque de porcheries et de poulaillers industriels ! On sait déjà ce que Xavier Beulin nous a commandé pour Noël 2013 : des nitrates plein la flotte et une grosse amende !

Le Canard Enchaîné N° 4805 du 28 novembre 2012

 

 

Manger moins de viande et la choisir bio, bon pour notre santé et l’environnement.  A nous de ne pas faire le choix de l’agriculture et de l’élevage industriels.

Arrêtez vos salades.

août 19, 2011

Par David Joly

Sur ce sujet comme sur bien d’autres, notre cher Président de la République applique consciencieusement sa dernière stratégie qui aux yeux de sa cour va lui permettre de sauver son strapontin : le silence radio total pour donner l’impression de prendre de la hauteur face à tout ce qui se passe et ainsi de se « représidentialiser ».

Stratégie encore récente dans le domaine de l’écologie. Car pas plus tard que début juillet, il s’était permis un déplacement en Bretagne pour cajoler ces chers éleveurs de porcs (peut-on parler d’élevage ?) stigmatisés par une campagne publicitaire de France Nature Environnement comme responsables de la présence devenue traditionnelle des algues vertes sur les plages voisines. À l’époque, interdiction de critiquer ces sympathiques électeurs sous peine de se voir cataloguer d’intégriste. Car ces algues n’étaient à aucun moment un problème environnemental mais bel et bien une opportunité du fait de leur possible méthanisation pour produire de l’énergie.

On peut penser que nous ne sommes pas loin de fermer les 58 réacteurs nucléaires de notre beau pays. Car au train où vont les choses, notre électricité sera bientôt estampillée « 100 % algue verte méthanisée ».

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