Posts Tagged ‘terre agricole’

Afrique : Les agro-impérialistes font main-basse sur les terres agricoles

janvier 27, 2015

par Lyès Menacer

Le Continent africain, qui possède à lui seul un quart des terres fertiles mondiales, concentre 41% des transactions foncières, sur un nombre total de 1 515 transactions à travers le monde, selon un récent rapport de l’ONG ActionAid International, datant de fin mai 2014. « Depuis l’an 2000, plus de 1 600 transactions de grande échelle ont été documentées, soit une superficie totale de 60 millions d’hectares », a avancé l’ONG qui a précisé qu’« aussi, il est probable que bon nombre d’acquisitions de moyenne ou grande envergure demeurent à ce jour ni documentées, ni quantifiées ». Ce rapport d’une vingtaine de pages, intitulé « Hold-up sur les terres : comment le monde ouvre la voie aux accaparements des terres par les entreprises », nous révèle en effet l’ampleur de ce phénomène qui menace, non seulement la survie de millions de personnes dans le monde, mais également les écosystèmes, les forêts et les espèces animales en danger de disparition.

A lire sur : http://michelcollon.info/Afrique-Les-agro-imperialistes.html?lang=fr

Le revers écologique

Mainmise sur les terres agricoles

Les zones humides disparaissent silencieusement

février 4, 2014

par Marie Astier

Le 2 février était la Journée mondiale des zones humides. Un événement passé sous silence, alors que, de l’aéroport de Notre Dame des Landes à l’autoroute A 831 en marais poitevin, la machine à détruire continue son avancée. Pourtant, des solutions existent pour assurer la pérennité agricole de ces écosystèmes essentiels à la santé de la biosphère.

La suite sur : http://www.reporterre.net/spip.php?article5359

Ces aéroports qui coûtent chers et ne servent presque à rien.

novembre 16, 2012

Par Nolwenn Weiler et Sophie Chapelle 

Le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, est-il vraiment utile, à l’heure où le trafic aérien est en berne ? Basta ! s’est penché sur le cas de ces aéroports français qui sont aujourd’hui largement sous-utilisés, grèvent les finances publiques et ne vivent que grâce aux compagnies low-cost, elles-mêmes sponsorisées par le contribuable. L’aéroport voulu par Jean-Marc Ayrault ressemblera-t-il demain à ces zones d’embarquement quasi désertes ?

La suite à lire sur : http://www.bastamag.net/article2770.html

Lire aussi sur le même sujet : http://partageux.blogspot.be/2012/11/un-elephant-blanc-pour-le-jumelage-de.html

Planète à vendre.

avril 19, 2011

ARTE – 20h40 – mardi 19/4     suivi à 22h10 d’un débat

Comment les pays riches et la finance internationale font main basse sur les terres arables du monde. Une remarquable enquête sur un phénomène qui s’accélère, de l’Arabie Saoudite à l’Uruguay, des États-Unis à l’Éthiopie.

En 2009, 50 millions d’hectares de terres arables ont changé de main dans le monde et des dizaines de millions d’autres sont sur le point d’être cédés. Avec la croissance programmée de la population mondiale (9,2 milliards en 2050) et la raréfaction de certaines ressources naturelles, la demande pour les produits agricoles va augmenter en flèche. À partir de 2008, la flambée des prix alimentaires et les révoltes qu’elle a provoquées un peu partout dans les pays pauvres, conjuguée à la crise financière, ont accéléré le phénomène. Désormais, les gouvernements qui dépendent majoritairement des importations pour nourrir leur population, ceux qui craignent pour leur autosuffisance alimentaire, mais aussi les multinationales de l’agroalimentaire et les investisseurs internationaux (banques et fonds de pension) se ruent sur les terres cultivables partout où elles sont à vendre. Et la nécessité nourrit la spéculation. Ainsi, une nation comme l’Éthiopie, qui recourt à l’aide internationale pour nourrir sa population, n’hésite pas à brader ses terres.

À hauteur d’homme
Du premier échelon (représentants des gouvernements et des organisations internationales) au dernier (les petits paysans) en passant par les hommes d’affaires et les militants altermondialistes, Alexis Marant, Prix Albert-Londres 2006 *, a mené une enquête rigoureuse pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette ruée vers l' »or vert ». Au plus près des réalités concrètes d’un marché multiforme et mondial, de la Bourse de Chicago à un bidonville de Montevideo, ses belles et fortes images laissent s’exprimer tous les points de vue. Mais le constat est implacable. Si, après l’industrie et les services, comme le résume l’homme d’affaires indien Ram Karuturi, la « troisième vague de délocalisations » est en marche, elle concerne désormais un bien aussi vital que symbolique. Lui-même a acquis quelque 300 000 hectares de terre en Afrique de l’Est pour vendre des roses à l’Europe, et bientôt du riz au monde entier. Le film montre ainsi une monoculture intensive s’installer sur les terres ancestrales de villageois qui n’ont d’autre choix que de louer leurs bras pour quelques centimes d’euros ou de migrer. Peut-on laisser la sécurité alimentaire dépendre de la seule logique du profit ? Si Jacques Diouf, de la FAO, pointe « le risque d’un néocolonialisme agraire », Alexis Marant montre également l’absence totale de contre-pouvoirs, sinon celui que représente l’information.

Rediffusions :
28.04.2011 à 10:00

www.arte.tv

http://www.gomafocus.org/index.php?option=com_content&view=article&id=206:la-grande-braderie-des-terres-agricoles&catid=52:agriculture&Itemid=59

 


 

Il faut mettre fin à l’accaparement mondial des terres agricoles.

novembre 17, 2009

« Plus de 40 millions d’hectares, dont 20 millions rien qu’en Afrique, ont changé de mains ou sont l’objet de négociations, » souligne l’ONG GRAIN, qui note l’apparition depuis juillet 2008 des « fonds de couverture, groupes de capital-risque, banques d’investissement » parmi les nouveaux acquéreurs de terres agricoles. Intervenant dans des pays où l’auto suffisance alimentaire n’est pas garantie, ces prises de contrôle vont renforcer « la tendance à la production alimentaire contrôlée par les multinationales et tournée vers l’exportation, » au détriment de l’agriculture de subsistance, a averti l’organisation, à l’occasion d’une conférence de presse commune avec Via Campesina.

Déclaration de GRAIN à la conférence de presse commune tenue avec Via Campesina, 16 novembre 2009

Cela fait maintenant plus d’un an et demi que nous observons attentivement la façon dont les investisseurs essaient de s’emparer de terres agricoles en Asie, en Afrique et en Amérique latine, pour apporter une réponse aux crises alimentaire et financière. Au début, durant les premiers mois de 2008, les investisseurs justifiaient l’acquisition de ces terres au nom de la « sécurité alimentaire », ou du moins de l’idée qu’ils se font de la sécurité alimentaire. Des représentants des États du Golfe ont alors commencé à faire le tour du monde à la recherche de vastes étendues de terre cultivable à acquérir pour y faire pousser du riz, dans le but de nourrir leurs populations en plein essor, sans avoir recours au commerce international. Les Coréens, les Libyens, les Égyptiens et d’autres nations ont fait de même. La plupart des discussions ont impliqué directement des représentants haut placés des gouvernements, qui ont accepté des transactions de marchands de tapis pour mettre en place une coopération politique, économique et financière qui tourne autour de contrats fonciers.

Mais vers le mois de juillet 2008, la crise financière s’est aggravée et nous avons remarqué qu’à ces « accapareurs de terres motivés par la sécurité alimentaire » venait s’ajouter un nouveau groupe d’investisseurs qui tentaient d’acquérir des terres arables dans le Sud : fonds de couverture, groupes de capital-risque, banques d’investissement et autres organismes du même genre. Eux ne s’intéressaient pas du tout à la sécurité alimentaire : Ils avaient compris qu’on peut faire de l’argent en investissant dans l’agriculture, parce que la population mondiale continuant à s’accroître, les prix alimentaires risquent de rester élevés sur le long terme ; de plus, les terres agricoles sont très bon marché. En acceptant de mettre un peu de technologie et quelques compétences en gestion dans ces acquisitions de terres agricoles, ils peuvent diversifier leur portefeuille, se prémunir de l’inflation et garantir leurs bénéfices, grâce aux récoltes et à la terre elle-même.

La suite de l’article : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2891