Posts Tagged ‘vérité’

Les abus montrent que l’affaire Assange n’a jamais été une affaire de droit

juin 2, 2022

Par Jonathan Cook

Il est étonnant de voir combien de fois on entend encore des gens bien informés et raisonnables dire de Julian Assange : « Il a fui les accusations de viol portées contre lui en Suède en se réfugiant à l’ambassade de l’Équateur à Londres. »

Cette courte phrase comporte au moins trois erreurs factuelles. En fait, pour la répéter, comme tant de gens le font, il faudrait avoir vécu sur une île déserte au cours de la dernière décennie – ou, ce qui revient à peu près au même, s’être fié aux médias commerciaux pour s’informer sur Assange, y compris auprès d’organes de presse prétendument progressistes comme le Guardian et la BBC.

La suite sur : https://www.legrandsoir.info/les-abus-montrent-que-l-affaire-assange-n-a-jamais-ete-une-affaire-de-droit.html

Et : https://www.investigaction.net/fr/il-sest-battu-infatigablement-pour-la-verite-et-la-liberte-de-la-publier-desormais-nous-devons-lutter-pour-le-sauver/

Lire aussi : https://www.legrandsoir.info/chers-journalistes-et-presentateurs-tele.html

Et : https://www.legrandsoir.info/mises-a-jour-importantes-intervenues-dans-les-affaires-d-espionnage-de-julian-assange-et-de-ses-avocats.html

Solidaire d’Hadama Traoré, @gerardcollomb, nous ferez-vous tous inculper ? (c’est pour un sondage… ;)

mai 10, 2018

par Gauche de combat

En France, sous Macron, serait-il soudainement devenu formellement interdit de dire la vérité ?

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Le châtiment de Julian Assange (Counterpunch)

février 27, 2018

par John Wight

La dernière tentative de Julian Assange pour obtenir l’annulation de son mandat d’arrêt en Grande Bretagne a échoué ; au sein de ce qui apparaît comme l’un des exemples les plus flagrants et les plus cruels du système juridique britannique, utilisé comme un outil de persécution contre un homme dont l’unique crime est de dire la vérité au pouvoir.

La suite sur : https://www.legrandsoir.info/le-chatiment-de-julian-assange-counterpunch.html

La mort de la Vérité, par Chris Hedges

juillet 31, 2017

Cet entretien a été publié la première fois le 6 mai 2013. C’est un projet commun à Truthdig et au magazine The Nation. Nous republions l’article de Chris Hedges paru dans Truthdig, alors que la Suède vient d’abandonner l’enquête pour viol visant Julian Assange.

La suite sur : http://www.les-crises.fr/la-mort-de-la-verite-par-chris-hedges/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

Sous une dictature, il y a une chose pour laquelle nous avons plus de chance que vous en Occident. Nous ne croyons à rien de ce que nous lisons dans la presse, à rien de ce que nous voyons à la télévision, parce que nous savons que c’est de la propagande et des mensonges. Contrairement aux Occidentaux, nous avons appris à voir au-delà de la propagande et de lire entre les lignes et, contrairement à vous, nous savons que la vérité est toujours subversive. Zdener Urbanek

octobre 23, 2016

Responsabilités des intellectuels

août 7, 2016

Si la responsabilité des intellectuelles est de dire la vérité, il semble que l’énergie déployée varie selon les sujets. Noam Chomsky compare le traitement des atrocités commises par les Khmers rouges avec celui de celles commises au Timor-Oriental par l’armée indonésienne pour mettre en évidence un processus idéologique au service des seuls intérêts économiques des pays riches, États-Unis en tête.

La suite sur : http://bibliothequefahrenheit.blogspot.be/2016/08/responsabilites-des-intellectuels.html

Amour, liberté, vérité

décembre 13, 2015

« L’essence des médias n’est pas l’information. C’est le pouvoir. »

novembre 30, 2014

par John Pilger

Aujourd’hui les médias sont, comme l’avait décrit le père de la propagande, Edward Bernays, « un gouvernement invisible ». Ils font partie du gouvernement. Ils défendent les intérêts du gouvernement. Le premier ministre est un chargé de relation publique de profession, et pas des meilleurs. C’est tout ce qu’il est. Il ne doit pas être pris au sérieux, c’est juste son rôle. Cette position lui confère certains aspects du pouvoir. Mais le véritable pouvoir réside dans la propagande et les médias. C’est aujourd’hui le cas sur la planète entière.

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Ils n’oseraient pas nous refaire le coup de l’Irak ?

décembre 11, 2012

Plus le mensonge est gros, plus les gens le croient. Nous savons tous qui a dit cela, mais cela marche toujours. Bachar al-Assad possède des armes chimiques. Il va peut-être les utiliser contre les Syriens, son peuple. S’il le fait, l’Occident ripostera. Nous avons déjà entendu cette histoire l’an dernier, et le régime de Assad a répété à qui veut l’entendre que s’il –s’il – avait des armes chimiques, jamais il ne les utiliserait contre son peuple.  

La suite à lire sur : http://michelcollon.info/Bachar-al-Assad-la-Syrie-et-la.html

Et aussi : http://michelcollon.info/Syrie-les-rebelles-menacent-d-un.html

Et encore : http://www.ptb.be/nieuws/artikel/syrie-de-faux-arguments-pour-la-presence-de-missiles-de-lotan-en-turquie.html

 

 

 

Les aveugles volontaires. Jean-Paul Marthoz

mars 24, 2009

Nos sociétés démocratiques – et le journalisme – sont fondées sur l’idée que les citoyens ont envie de savoir. Vraiment ? Le refus de savoir semble pourtant l’emporter très souvent sur la quête de la vérité, comme si l’ignorance était plus convaincante et l’illusion plus confortable. Il y a des « vérités qui dérangent » et beaucoup préfèrent fermer les yeux plutôt que d’être éblouis par la réalité.

Comment expliquer que, durant des années, les mises en garde lancées par ceux qui nous annonçaient une catastrophe financière n’aient pas réussi à convaincre les gouvernants et les citoyens ? Depuis le début de l’an 2000, dans ses chroniques du New York Times, Paul Krugman (prix Nobel d’économie 2008) avait sonné le tocsin, démonté les arguments spécieux et les paris exaltés des partisans de l’ultralibéralisme débridé. Beaucoup évitèrent de le lire ou cherchèrent à le discréditer. Les Cassandre sont rarement invités aux cocktails où l’on célèbre la fatuité.

Le même sort touche depuis des décennies ceux qui prédisent un cataclysme écologique. Il y a plus de cinquante ans déjà, dans son livre Le printemps silencieux, Rachel Carson avait dénoncé les dégâts environnementaux de la pollution chimique agricole. Le cri d’alerte du Club de Rome sur « les limites de la croissance » date de 1972. Et malgré tout, l’immense majorité de la population se comporte aujourd’hui encore comme s’il suffisait de composter quelques déchets et de sélectionner quelques vieux papiers pour sauver la planète et l’humanité.

L’histoire la plus tragique est gorgée de ces refus de savoir. « Nous ne savions pas », proclamèrent des millions d’Allemands confrontés en 1945 aux photos des camps d’extermination, alors que la propagande nazie avait martialement clamé sa volonté d’éradiquer la présence juive en Europe.

« Nous ne savions pas », se défendirent des compagnons de route du stalinisme lorsqu’on ouvrit les dossiers noirs du communisme, alors que, dès 1937, André Gide, de retour d’URSS, avait dénoncé l’imposture soviétique.

L’histoire coloniale, tout particulièrement, a été la terra incognita de la vérité.

Il aura fallu attendre un demi-siècle pour que l’opinion française ose prendre conscience de la brutalité de ses forces armées, des viols massifs et de la torture généralisée lors de la guerre d’Algérie. Un demi-siècle pour qu’elle affronte l’évocation des massacres coloniaux oubliés de Madagascar (1947) ou de Côte d’Ivoire (1950).

Aujourd’hui encore, des nostalgiques du Congo belge continuent à prétendre que les dénonciations d’Adam Hochschild dans son livre Les fantômes du roi Léopold (Belfond, 1999) sont une fabrication éhontée.

Aujourd’hui encore, une grande partie du monde arabo-musulman refuse de reconnaître la traite négrière qui, pendant treize siècles, ravagea l’Afrique noire, ce génocide voilé (Gallimard, 2008), comme l’appelle l’écrivain sénégalais Tidiane N’Diaye.

Au Japon, l’amnésie officielle sur le massacre de Nankin et les autres atrocités de la guerre de Quinze ans (1931-1945) corrompt l’enseignement de l’histoire et ronge la culture démocratique.

Et que dire du peuple turc, persuadé par un négationnisme d’État agressif qu’il n’y a pas eu de génocide arménien ?

Cette cécité touche le grand public, mais aussi ceux qui s’en prétendent les guides intellectuels ou moraux. Au début des années 1970, des écrivains et des journalistes occidentaux, aveuglés par leur détestation de l’Empire américain, refusèrent d’admettre que les révolutionnaires cambodgiens étaient en train de commettre un génocide. « Je n’ai pas voulu croire à cette horreur, avoua courageusement Jean Lacouture, alors grand reporter au Monde. De la prise du pouvoir par les Khmers rouge, en avril 1975, au mois de janvier suivant, je m’en suis tenu à un silence que je croyais professionnel mais qui n’était que de l’entêtement ».

Ce déni de la réalité peut sourdre de l’arrogance intellectuelle, de l’égarement idéologique ou du désengagement moral. Mais il peut également exprimer la volonté d’un Etat de ne pas agir. On sait ce qui se passe, mais « on ne veut pas le savoir » parce qu’on ne veut rien faire. En 1994, malgré les reportages de journalistes décrivant la campagne anti-tutsis qui régnait à Kigali, malgré les alertes de leurs ambassades, les gouvernements occidentaux directement concernés décidèrent de fermer les yeux et, comme le prêtre et le lévite dans la parabole du Bon Samaritain, « de passer outre ».

Plus profondément peut-être, cet aveuglement rejoint la fameuse sentence de La Boétie sur la « servitude volontaire » et exprime une crainte angoissée de la liberté. « La majorité des hommes redoutent en fait leur propre liberté, écrivait Stefan Zweig en 1937, dans son livre Conscience contre violence (Le Castor astral). Par lassitude devant l’effroyable multiplicité des problèmes, la complexité et les difficultés de la vie, la grande masse des hommes aspirent à une mécanisation du monde, à un ordre définitif, valable une fois pour toutes, qui leur éviterait tout travail de la pensée ».

La responsabilité des « autorités morales » mais aussi des « citoyens concernés » n’en est dès lors que plus urgente, en particulier pour contrer tous ceux qui, en niant la réalité des génocides ou du totalitarisme, poursuivent l’acte criminel et préparent la voie aux bégaiements barbares de l’histoire.

Dans cette exigence de vérité, le journalisme, par la mission qu’il s’octroie, est en première ligne. L’histoire du métier n’a aucune tendresse pour ceux qui accompagnent l’opinion publique dans sa volonté de ne pas savoir. Ses archives condamnent ceux qui ont tu, ou se sont tus, et célèbrent les esprits libres qui ont osé troubler les silences complices et déranger les bonnes consciences confites.

« Notre rôle, écrivait George Orwell, est de dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre ».

Et Hubert Beuve-Méry, fondateur du Monde, renchérissait : « Dire la vérité quand ça fait mal, surtout quand ça fait mal ».

Pour que personne ne puisse dire : « Je ne savais pas. »

http://www.lesoir.be/forum/chroniques/enjeux-les-aveugles-volontair-2009-03-24-697405.shtml